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Apprendre à mener

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – À sa première saison comme capitaine, Max Pacioretty est passé par toute la gamme des émotions.

D’un début de saison sur les chapeaux de roues à la fin de saison décevante, en passant par la blessure subie par Carey Price et la Classique Hivernale, la campagne 2015-2016 en a été une éprouvante pour le Tricolore, mais aussi pour son nouveau capitaine.

Plébiscité par les joueurs à quelques jours de l’ouverture de la saison, Max Pacioretty et ses adjoints P.K. Subban, Tomas Plekanec, Brendan Gallagher et Andrei Markov ont perdu un gros morceau en Carey Price, lui qui n’aura disputé que 12 matchs au cours de la saison.

«C’est facile d’expliquer nos insuccès en mettant l’emphase sur la question du leadership. Et ce n’est pas faux. Nous avons eu des lacunes à ce niveau et je prends ça sur mes épaules, mais aussi sur notre groupe de leaders et sur chacun des joueurs. Nous devons être meilleurs dans toutes les facettes du jeu et le leadership en est une », explique Pacioretty, qui a terminé en tête des pointeurs de l’équipe pour une cinquième saison de suite. «Pour moi de dire ça, c’est important. Ça veut dire que tout le monde doit prendre ses responsabilités pour ce qui s’est passé cette année. »

Lorsqu’il est question de leadership, Max Pacioretty assure qu’il n’est pas nécessaire d’être sur le premier trio, d’être un défenseur étoile ou un incroyable gardien pour avoir un impact dans le vestiaire. À preuve, sa plus grande inspiration lorsqu’il est question de leadership est son ancien coéquipier pendant une seule saison, Manny Malhotra.

« Manny Malhotra était un des meilleurs leaders avec qui j’ai eu l’occasion de jouer. Sa façon de capter l’attention de tout le monde quand il parlait était exceptionnelle. Il pouvait te dire d’être meilleur, mais il le faisait avec la bonne émotion et le bon ton », mentionne Pacioretty qui admet que le travail du capitaine est certes de montrer l’exemple sur la glace, mais aussi savoir trouver la bonne façon de dire les choses. « Je dois faire un meilleur travail là-dessus. Je ne suis pas un gars extraverti alors parfois ce que je veux dire ne sort pas de la bonne façon. Je peux apprendre de ça et devenir plus confortable. »

Si dans le vestiaire Pacioretty veut devenir plus confortable, sur la glace, il y a déjà un bon bout de travail de fait. Depuis la saison 2012-2013, le numéro 67 a dominé la colonne des buteurs et des pointeurs du Tricolore. Sans oublier que depuis ses débuts dans la LNH en 2008-2009, Max Pacioretty a cumulé quatre saisons de 30 buts ou plus. Chez ses compatriotes américains, seul un autre joueur a obtenu plus de saisons de la sorte, soit Phil Kessel.

Parmi les joueurs repêchés lors de l’encan 2007 de la LNH, Pacioretty se pointe au troisième rang pour le nombre de buts marqués avec 174, tout juste derrière Jamie Benn et Patrick Kane. Au chapitre des points, ses 344 cumulés en carrière le placent à égalité au cinquième rang de sa promotion, avec Wayne Simmonds.

Malgré tous ses succès personnels, Pacioretty sait très bien que la mentalité d’un bon leader en est une d’équipe d’abord et avant tout. Avec autant de blessures et de rappels en provenance de l’AHL, le travail pour souder cette équipe s’est avéré très prenant

«Quand tu arrives dans la LNH, tu dois avoir une mentalité différente de l’AHL », explique Pacioretty, qui a fait le saut pour de bon le 15 décembre 2010. «Les entraîneurs et la direction rappellent souvent à quel point tu dois faire preuve de leadership en arrivant ici. Je ne peux pas blâmer les jeunes, moi-même, je n’avais pas cette mentalité en arrivant. Mais il y eu tellement de blessures cette année qu’en tant que leader mon travail a surtout été d’expliquer aux recrues à quel point nous avons besoin qu’ils soient professionnels dès leur arrivée. »

Avec la formation accélérée sur l’art d’être capitaine qu’a dû suivre Max Pacioretty et les conseils qu’il a dû prodiguer en cours de trajet, disons que le vestiaire des Canadiens risque d’être un âtre de leadership en 2016-2017. Et Carey Price sera également là pour le constater.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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