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Apprendre à la dure

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL -- Suivre les pas des capitaines légendaires qui l’ont précédé représente certainement un défi de taille, mais Max Pacioretty est prêt à le relever.

Un an après avoir abroré le « A » sur sa poitrine, comme P.K. Subban, Tomas Plekanec et Andrei Markov, Pacioretty a été voté capitaine du Tricolore au terme d’un vote intraéquipe.

Il est toutefois juste de dire, dans le contexte d'une exclusion probable du club des séries éliminatoires, que la première saison du choix de première ronde en 2007 en tant que capitaine ne s’est pas déroulée comme prévue.

« Il y a certainement un processus d’apprentissage pour devenir capitaine. J’espère pouvoir apprendre beaucoup de cette saison. Je suis confiant que le fait d’avoir fait face à autant d’adversité fera de moi un meilleur capitaine », de partager Pacioretty, qui avoue avoir vécu l’une de ses plus étranges saisons dans la LNH. « Je crois qu’il y avait plus de 30 gars à la photo d’équipe. C’est rare de voir ça dans la LNH, mais pour nous c’était simplement normal, en considérant comment s’est déroulée notre saison. »

Pour un capitaine de première année, un changement constant de coéquipiers ne rend certainement pas la tâche facile. Le match du 11 mars dernier, lorsque seulement sept des vingt joueurs en uniforme l’étaient lors du match d’ouverture en octobre dernier, illustre bien l’impact des blessures sur la saison du Tricolore.

Heureusement, guider un capitaine de première année à travers les aléas du métier n’est pas un travail méconnu pour Michel Therrien, qui a aidé Sidney Crosby à devenir l’un des capitaines les plus respectés de la LNH.

« Pacioretty est un jeune capitaine; cette saison fait partie de son processus d’apprentissage. Il apprendra beaucoup de cette année, pour devenir un bon capitaine et un bon leader », d’affirmer Michel Therrien, qui s’est rendu chez les Pacioretty à l’automne dernier pour lui apprendre la bonne nouvelle. « Il ne faut pas oublier qu’il y a une courbe d’apprentissage pour devenir un bon capitaine. Pacioretty se concentre à faire les bonnes choses et à améliorer la communication avec ses coéquipiers. Ça prend du temps à développer. Tu ne peux pas juste donner le « C » à quelqu’un. Ça prend du temps pour apprendre et s’adapter. L’expérience de cette saison et l’adversité que nous avons connue l’aideront dans son travail. »

À seulement 27 ans, Pacioretty a déjà prouvé sa capacité à surmonter l’adversité dans sa jeune carrière. Son trophée Bill-Masterton en 2012 – remis au joueur ayant démontré le plus de qualité de persévérance et d'esprit d'équipe – en est un bon exemple. Pour ce qui est de l’adversité en tant qu’équipe, toutefois, le capitaine n’a connu l’exclusion des séries qu’une seule fois en sept saisons.

« Composer avec l’adversité m’a aidé à faire de moi le joueur que je suis aujourd’hui. Ce n’est pas tout le monde dans ce vestiaire qui a vécu ce genre de situation, où on fait face à certains obstacles. Donc c’est nouveau pour beaucoup d’entre nous », de partager Pacioretty, qui est devenu le troisième Américain à arborer le « C » sur le chandail Tricolore, suivant les pas de Brian Gionta et Chris Chelios. « Mais nous avons fait un pacte dans le vestiaire de se tenir debout tous ensemble, peu importe ce qui arrive. »

Comment un capitaine inspire-t-il son équipe lorsqu’elle fait face à des probabilités qui semblent insurmontables?

« Mon message aux gars est de jouer au maximum de leurs capacités. La porte est ouverte pour plusieurs gars qui voudraient faire bonne impression, c’est à eux de saisir l’occasion », de répondre Pacioretty, qui a disputé deux saisons complètes dans l'AHL avec les Bulldogs de Hamilton avant de s’établir pour de bon dans la LNH. « Au début de la saison, on semblait se diriger vers une année complète sans rappels, mais rapidement, on en est venu à rappeler des joueurs pratiquement chaque semaine en raison des blessures. »

Devant l’adversité à laquelle le Tricolore a fait face cette année, Pacioretty entend prouver qu’il possède la force mentale de motiver ses coéquipiers.

« Ma plus grande motivation pour le moment est de jouer pour nos partisans. Ils nous ont supportés pendant ces temps difficiles. Chaque soir au Centre Bell, nous avons travaillé fort et les partisans reconnaissent cela. C’est bien de voir le support que nous avons reçu », de conclure Pacioretty. « Les partisans ici à Montréal, ils connaissent le hockey et comprennent ce qui se passe dans ce vestiaire. »

L’adage dit que ce qui ne te tue pas te rend plus fort. Tous espèrent et s’attendent ainsi à ce que l’expérience de cette année rende l’équipe et le capitaine plus forts et plus résilients face aux défis qui les attendent dans le futur.

Jared Ostroff écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Régis.

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