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Appelez-moi Monsieur Fusillade

par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTREAL – Il laisse peut-être paraître que c’est un jeu d’enfant, mais Saku Koivu n’est pas l’arme de prédilection des Canadiens en fusillade sans raison.


Depuis l’introduction de la fusillade en 2005-2006, Koivu s’est retrouvé sur la courte de liste de son entraîneur la plupart du temps et mardi contre les Hurricanes.

Devant s’élancer deuxième contre Cam Ward, Koivu avait eu le temps d’étudier les faits et gestes du gardien des Hurricanes. Pendant que les spectateurs du Centre Bell se mordaient les ongles durant le lancer de punition d’Alex Tanguay en première période, Koivu, lui, avait sorti son stylo et son calepin.

« J’ai vu qu’il n’a pas donné le côté du bloqueur à Alex, j’ai donc gardé ça en tête », a admis Koivu. « Je sais quelle manœuvre je vais effectuer chaque fois que je saute sur la glace avant même de sauter sur la glace. Des fois, lorsqu’un gardien se compromet, je dois m’ajuster, mais je n’ai pas eu à le faire ce soir. »

La décision de Koivu d’y aller d’un tir du revers entre les jambières de Ward a aussi été guidée par l’essai infructueux de Tomas Plekanec avant celui du capitaine des Canadiens.

« J’ai remarqué que Ward est resté profondément dans son filet pour le tir de Pleky et cela m’a confirmé ce que je devais faire », a indiqué Koivu qui a porté sa fiche en fusillade en carrière à 11 buts en 22 tentatives, tous des sommets chez les Canadiens en trois ans et quelques matchs.

Même s’il s’est retrouvé dans le cercle des vainqueurs au terme de la fusillade, le numéro 11 des Canadiens entretient néanmoins des doutes quant à la méthode pour déterminer un gagnant.
 
« La fusillade est une façon excitante de déterminer un vainqueur, mais probablement pas la meilleure », a expliqué Koivu. « C’est facile de voir pourquoi nous faisons si bien cette année. Il n’y a pas beaucoup d’équipes qui peuvent être autant en confiance d’envoyer cinq ou six gars différents qui peuvent faire le travail. »

Et des fois, il ne suffit que de trois arrêts de Carey Price et un tir de Koivu pour mettre deux autres points au classement en banque.

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com

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