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L'adaptation à une nouvelle vie

Andrew Shaw se sent de plus en plus chez lui à Montréal

par Hugo Fontaine @canadiensMTL / canadiens.com

MONTRÉAL - Passer des Blackhawks aux Canadiens a entraîné de nombreux changements dans la vie d'Andrew Shaw.

Après une première moitié de saison en dents de scie à Montréal, le fougueux attaquant démontre depuis quelques semaines qu'il sera un élément important aux succès du Bleu-Blanc-Rouge dans la dernière portion de la campagne et au printemps.

Les performances qu'offre Shaw depuis quelque temps illustrent parfaitement pourquoi l'entraîneur-chef des Blackhawks Joel Quenneville était déçu l'été dernier de le voir partir pour le 514. 

Quelques jours après son deuxième duel face à son ancienne équipe, le patineur de 25 ans a confié s'être rapidement habitué à ses nouvelles couleurs et le fait d'affronter ceux avec qui il a passé les cinq années précédentes n'est plus du tout bizarre pour lui.

«C'était probablement plus difficile pour eux que pour moi. J'avais averti certains d'entre eux de garder la tête haute, confie Shaw en riant au sujet de ses anciens coéquipiers.

«Je parle encore à l'occasion à certains joueurs des Hawks. Nos calendriers ne concordent pas, ils sont en congé lorsque nous jouons et vice versa. Nous nous envoyons des textos de temps en temps. Mais lorsque le hockey commence, nous nous concentrons là-dessus. Tout le reste prend le bord.»

S'il n'a pas eu besoin de beaucoup de temps pour se sentir à l'aise au sein de sa nouvelle famille de hockey, le scénario a été identique loin de la patinoire. Habitué au style de vie de citadin qui l'a fait profiter des nombreux attraits de cette mégapole qu'est Chicago - la troisième ville la plus habitée des États-Unis - le natif de Belleville, en Ontario, n'a pas hésité à emprunter une nouvelle avenue lorsqu'il s'est établi au Québec à l'aube de la saison.

«Vivre sur la Rive-Sud est bien parce que ça me permet de m'échapper de la ville. C'est plus tranquille et c'est parfait lorsque vous quittez l'aréna pour vous détendre. Lorsque j'habitais à Chicago, j'ai demeuré au centre-ville durant cinq ans. J'ai vécu ma vie de la grosse ville. Je vais me marier cet été et je me suis dit que si je voulais commencer une famille, valait mieux le faire en banlieue», admet celui qui a demandé la main de sa copine de longue date, Chaunette, quelques semaines après avoir été acquis par les Canadiens.

Tweet from @shawz15er: Finally did it guys, getting married to this beautiful girl @Chaunetteb pic.twitter.com/ozEiXj3dTa

Ce que représente Montréal, autant sur la patinoire que dans la vie quotidienne à l'extérieur, peut sembler effrayant aux yeux de plusieurs. Mais Shaw et sa conjointe sont loin d'avoir été intimidés par ce nouveau défi. La preuve : le double vainqueur de la coupe Stanley a décidé d'apposer sa signature à un contrat de six ans avec sa nouvelle équipe avant même de disputer un seul match dans son nouvel uniforme.

C'est pour cette raison que le jeune couple n'a pas perdu de temps pour s'intégrer à leur nouvel environnement et de tenter de le découvrir dans toutes ses facettes au cours des derniers mois.

«Chaunette adore ça ici. Elle suit des cours de français. Ce qu'elle apprend, elle le pratique avec moi et elle tente de m'aider en même temps. Elle aime la mode, elle aime l'architecture. Nous avions visité la Basilique Notre-Dame dans le Vieux-Montréal à notre arrivée et c'était tellement beau. Tous les bâtiments ici sont incroyables à admirer», indique celui qui apprécie également le fait qu'il peut continuer de suivre les activités de ses équipes favorites, même s'il n'est plus à Chicago, dont ses Cubs adorés.

«Il y a tellement de bons restaurants ici, ce qui est positif parce que j'adore essayer de nouveaux endroits et de nouveaux plats, poursuit Shaw. Je suis plus un foodie que Chaunette. Je suis le genre de gars qui va essayer plein de mets différents, des choses que vous ne commandez pas habituellement.»

Tandis qu'Andrew et Chaunette n'ont pas encore reçu visite de la cigogne, ils n'étaient pas les seuls de leur clan à s'établir à Montréal. Leurs deux chiens, Charlie et Bailey, se sont également établis dans la nouvelle demeure familiale dans le 450, à leur plus grand plaisir. 

 Shaw était heureux de pouvoir vivre dans une plus grande maison, tout comme ses deux compagnons, qui n'ont pas caché leur joie lorsqu'ils ont vu qu'ils profiteraient dorénavant d'un plus grand terrain de jeu. Même s'ils ne parlent pas notre langue, leur langage corporel a rapidement fait comprendre à leurs propriétaires qu'ils étaient également heureux de ce changement.

Instagram from @shawz65: Family pic! @chaunetteb #charman #bails

«Nous n'avions pas de cour à Chicago, donc nous emmenions toujours nos chiens au parc. Ils adorent être à l'extérieur et n'arrêtent jamais de courir chercher la balle. Ils sont des chiens d'extérieur. Ils adorent leur nouvel environnement. Chaque fois que je rentre à la maison, ils veulent toujours aller faire une promenade », indique Shaw, au sujet de ses animaux de compagnie.

Un peu comme ses deux chiens qui sont à leur aise lorsqu'ils peuvent se délier les jambes dehors, leur maître semble être une boule d'énergie qui ne manque jamais de carburant lorsqu'il est sur la glace. Une bougie d'allumage pour les Canadiens depuis le début de la campagne, Shaw - qui a retrouvé ses repères après avoir raté 14 rencontres plus tôt cette année en raison d'une commotion cérébrale - a toujours démontré qu'il est à son meilleur lorsque l'enjeu est important. Ses 16 buts et 35 points en 67 matchs en séries éliminatoires le prouvent bien.

Le double vainqueur de la coupe Stanley sait exactement ce qu'il devra faire s'il veut ajouter une troisième bague à sa collection au cours des prochains mois.

 «Je ne peux pas changer mon style de jeu. Je dois me présenter, travailler fort, compétitionner et faire ce que je peux faire pour créer de l'espace pour mes coéquipiers, conclut celui qui a soulevé le précieux trophée en 2013 et en 2015. Je ne jouais pas mon meilleur hockey [plus tôt cette saison] et je ne pratiquais pas le style avec lequel j'ai connu du succès : avec de l'acharnement et de la hargne au travail. C'est différent maintenant.»

Avec seulement une poignée de parties à disputer d'ici la fin du calendrier régulier, le fougueux attaquant n'aura pas à attendre bien longtemps pour démontrer son savoir-faire en séries. Et si Shaw est tombé en amour avec Montréal en automne et en hiver, imaginez ce qu'il pensera de la ville au printemps…

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