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Site officiel des Canadiens de Montréal

De plus grandes responsabilités pour Big Cubano

Al Montoya pourrait voir davantage d'action à sa deuxième saison à Montréal

par Steven Nechay, traduit par Hugo Fontaine @CanadiensMTL / canadiens.com

Le « Big Cubano » pourrait être encore plus utilisé au cours de sa prochaine campagne avec le Tricolore.

Et la preuve pourrait être survenue lors des dernières séries éliminatoires.

Des quatre équipes qui ont pris part aux finales d'associations, seule une d'entre elles comptait dans ses rangs un gardien ayant obtenu 60 départs en saison régulière : Pekka Rinne des Predators avec 61.

D'un autre côté, seulement deux des huit clubs éliminés au premier tour avaient un gardien qui avait amorcé moins de 60 rencontres : les Blackhawks et les Flames avec 55 et 45 respectivement.

Coïncidence? Pas selon l'entraîneur des gardiens des Canadiens, Stéphane Waite.

«Je ne crois pas que ton gardien no 1 peut encore disputer entre 65 et 70 parties de nos jours. C'est trop exigeant - physiquement et mentalement - et ça va te rattraper c'est certain. C'est pour ça qu'un bon adjoint peut amorcer 20, 22 ou même 24 matchs, pour donner à ton numéro un, un petit répit en plus de t'aider à te rendre en séries», explique le Sherbrookois d'origine, qui a vu Carey Price effectuer 62 départs en 2016-2017, le huitième plus haut total de la LNH.

«Si ton adjoint ne peut présenter une fiche d'au-dessus de 0,500, tu vas être dans le trouble. C'est pour ça qu'il a un boulot très important.»

Video: Al Montoya décrit le design de son masque

Montoya a bien sûr réussi cet objectif crucial à sa première saison à Montréal, méritant au passage une prolongation de contrat de deux saisons, en janvier.

En tout et partout, le gardien de 32 ans a récolté 20 points sur une possibilité de 36 (0,555) en 18 parties en 2016-2017, présentant un dossier de 8-6-4 devant le filet des siens.

«Il nous donne une chance de gagner chaque fois qu'il joue. C'est très important lorsque ton adjoint doit débuter en moyenne de 20 rencontres dans la LNH actuelle, mentionne Waite. On avait besoin qu'il joue du hockey d'au moins 0,500 si on voulait accéder aux séries et c'est ce qu'il a fait. Il a été un élément important de notre équipe.»

En plus d'être un gros morceau du Tricolore, le natif de Chicago a été un gros problème pour ses anciennes équipes, présentant un dossier de 3-0-0 contre les Islanders, les Jets et les Panthers cette saison.

Alors que tous les signes pointent vers une charge de travail accentuée pour Montoya en 2017-2018, il faut noter que le sentiment de vengeance n'est pas au haut de la liste des facteurs à considérer des entraîneurs lorsque vient le temps d'établir leur stratégie devant le filet.

«On n'a pas peur d'opposer Al à n'importe quelle autre équipe de la Ligue», assure Waite, lors d'un entretien téléphonique depuis son domicile des Cantons-de-l'Est. [Le voir vaincre ses anciennes équipes] n'est qu'une coïncidence. On ne regarde pas qui il affrontera. On regarde le calendrier qu'on a préparé en début de saison. Notre priorité est de donner à Carey les bonnes journées de congé au bon moment.»

De plus, présenter la meilleure équipe possible soir après soir devant Price sera toujours la priorité des Canadiens. En l'occurrence, Marc Bergevin n'a pas chômé pour apporter des améliorations au cours de l'été avec les ajouts notamment de Jonathan Drouin, Karl Alzner et David Schlemko.

Si ces joueurs seront cruciaux aux succès de l'équipe, le héros obscur derrière le finaliste au trophée Vézina en 2017 le sera tout autant.

«Le métier de gardien adjoint est un des plus durs de la LNH parce que tu peux être 20 jours sans jouer avant d'être utilisé dans un match sans lendemain, explique Waite. C'est difficile et j'ai beaucoup de respect pour ceux qui peuvent le faire.»

Sans oublier que lorsqu'il est question de son coéquipier vedette, Montoya a beaucoup plus à offrir qu'une soirée de congé mérité.

«Ce que j'aime c'est qu'il est un excellent coéquipier, ce qui est très important pour un adjoint. Il est toujours là pour Carey et je sais que ses coéquipiers l'aiment beaucoup aussi», poursuit l'entraîneur de gardiens de longue date, qui a remporté la coupe Stanley avec les Blackhawks en 2010 et 2013.

Donc, existe-t-il des doutes quant à savoir si l'ancien de l'Université du Michigan sera en mesure de relever le défi qui l'attend à sa deuxième année à Montréal?

«Al travaille très fort tous les jours. En tant qu'auxiliaire, il doit être sur la glace tous les jours, il n'a pas de journée de congé. Il fait souvent d'autres choses après les entraînements, ce qui est une qualité importante pour un adjoint. Il a une excellente éthique de travail. Il connait très bien son rôle et il sera prêt pour une grosse saison», conclut Waite.

Video: Al Montoya explique sa routine d'entraînement estival

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