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À qui le tour?

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Joel Hanley est devenu dimanche dernier le plus récent candidat à obtenir une audition à la ligne bleue du Tricolore.

Comme le dit le proverbe, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Tel fut le cas dernièrement pour plusieurs des membres de la brigade défensive montréalaise. Depuis la fin du mois de février, quatre défenseurs qui étaient en uniforme lors du match d’ouverture au mois d’octobre sont tombés au combat, soit Tom Gilbert, Jeff Petry, Nathan Beaulieu et P.K. Subban. Deux autres qui avaient été rappelés en renfort des IceCaps de St. John’s, Mark Barberio et Victor Bartley, sont maintenant à l’infirmerie. Sans compter Darren Dietz qui a fait la navette entre la Ligue américaine et la Ligue nationale à deux reprises au cours de la dernière semaine.

Il y a quelques jours, un autre prétendant est venu s’ajouter à cette liste. Joel Hanley a été convoqué d’urgence par les Canadiens. Après avoir été à l’œuvre vendredi et samedi à Syracuse avec les IceCaps, le défenseur de 24 ans a quitté très tôt l’État de New York dimanche matin, a parcouru les 400 kilomètres le séparant de Montréal en autobus et a disputé un premier match en carrière dans la LNH, le soir-même, au Centre Bell.

Hanley a pu bénéficier d’une journée de congé entre ses deux sorties, celle de dimanche et celle de mardi, afin de savourer chaque moment qu’il vit dans la LNH depuis son arrivée en catastrophe en ville.

« La journée de congé m’a vraiment été bénéfique puisqu’elle m’a permis de me détendre, de faire des appels et de répondre à plusieurs messages textes de mes amis. J’ai pu les remercier pour leur appui. Je viens d’une petite ville et leur soutien était incroyable », admet Hanley, qui a pu compter sur la présence de ses parents lors de son baptême dans la Ligue face aux Flames, dimanche. « Je crois que j’étais un peu moins nerveux mardi soir, mais c’est normal. J’ai essayé de me contrôler et d’utiliser ces émotions pour m’aider à bien jouer. Je ne sais pas si ça paraissait, mais j’ai simplement essayé de faire mon travail. »

Hanley en a parcouru du chemin avant d’aboutir dans le vestiaire des Canadiens. Après avoir complété son stage universitaire à l’Université du Massachusetts à Amherst en 2013-2014, le natif de Keswick en Ontario, s’est joint à l’organisation des Coyotes où il a partagé les dernières années entre leur filiale dans l’ECHL à Gwinnett et celle de la Ligue américaine à Portland. Ayant paraphé un contrat comme joueur autonome avec le Tricolore le 1er juillet dernier, l’athlète de 6-pieds faisant osciller la balance à 193 livres a fait son petit bout de chemin avec le club-école du Tricolore au cours des derniers mois, ne sachant pas si son tour viendrait dans les grandes ligues.

« Je ne savais pas quelles étaient les chances pour me retrouver ici et je tentais de ne pas trop y penser. Vous devez simplement jouer et s’ils vous rappellent, c’est ce que vous espérez », poursuit Hanley, qui a pu bénéficier d’une présence familière à ses côtés à la ligne bleue montréalaise en étant utilisé avec son coéquipier à St. John’s, Darren Dietz. « J’ai été chanceux qu’il y ait toutes ces blessures ici et je tente simplement de faire de mon mieux pour aider l’équipe le plus possible. »

Alors qu’il s’est envolé vers Détroit avec les Canadiens et qu’il sera en uniforme jeudi, Hanley sait que ses jours à Montréal pourraient être comptés en raison du possible retour prochain de P.K. Subban. Ayant bien paru à sa première audition dans la LNH, il sait qu’il ne faut pas regarder trop loin et veut simplement profiter de la chance que lui a offert le Tricolore en cette fin de campagne.

« C’est difficile de ne pas voir que certains des gars reviendront au jeu. Mais en même temps, vous ne pouvez pas rien contrôler. Vous pouvez toutefois contrôler la manière que vous jouez », conclut celui qui a obtenu ses deux premiers points dans le circuit Bettman mardi face aux Ducks. « Si je joue, tant mieux. Dans le cas contraire, je vais continuer de travailler fort et prendre ça une journée à la fois. »

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.

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