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À l’avant-plan

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Alors que le chemin vers les succès en séries ne provient pas d’un seul élément, le vétéran du printemps Brian Gionta insiste qu’il n’existe pas de recette magique derrière les équipes championnes.

Actuellement à sa 11e présence au tournoi printanier de la LNH depuis le début de sa carrière, et quatrième comme membre des Canadiens, le champion de la coupe Stanley en 2003 a vécu des moments mémorables, ainsi que des déceptions qui sont inévitables lorsque vous atteignez la terre promise, tout en apprenant d’importantes leçons en cours de route.

« Tout revient à se tenir ensemble. Vous devez avoir une équipe qui fait ça, peu importe ce qui arrive, surtout lorsque vous faites face à de l’adversité dans les séries. Chose à laquelle chaque équipe sera inévitablement confrontée », partage le capitaine des Canadiens, qui a inscrit 32 buts et 65 points en 103 matchs éliminatoires au cours de sa carrière avec le New Jersey et Montréal.

« Vous remportez quatre matchs consécutifs et les choses peuvent paraître faciles et il n’y a pas vraiment d’adversité, mais soudainement vous perdez une rencontre. Tout dépend de la façon que vous répliquez ou vous perdrez le momentum », ajoute le vétéran de 12 saisons dans la Ligue, qui a amassé un but et quatre points en huit matchs jusqu’ici lors des séries 2014, aux côtés de Rene Bourque et Lars Eller. « Ça revient aussi au fait que si oui ou non tout le monde va dans la même direction. C’est difficile de composer avec l’adversité. Vous devez avoir un groupe solide. »

Le natif de Rochester, dans l’État de New York, prétend que la manière avec laquelle le Tricolore s’est battu durant toute la saison pour maintenir sa place dans la féroce division Atlantique, avant de donner du fil à retordre au Lightning et aux Bruins en séries, est une claire indication que tous les membres de l’édition 2013-2014 des Canadiens est sur la même longueur d’onde depuis le premier match du calendrier cet automne.

« J’ai remarqué ce sentiment, cette proximité- là. Nous avons fait face à notre part d’adversité durant toute la saison régulière avec les blessures et les mauvaises passes. Il y a des équipes qui sont capables de les éviter durant toute l’année, se rendent en séries et y font seulement face là et ils sont incapables de composer avec. Faire face à l’adversité durant la saison nous a rapprochés », confie l’attaquant de 35 ans, père de trois enfants, qui a avait obtenu un but et neuf points en 24 rencontres lors du parcours des Devils en 2002-2003 qui s’est conclu avec la troisième conquête de la coupe Stanley dans l’histoire de l’équipe.

Selon Gionta, renforcir cet esprit d’équipe à l’intérieur du vestiaire des Canadiens se fait en partageant la charge de travail au niveau du leadership, un concept que l’Olympien en 2006 estime essentiel pour bâtir un esprit d’équipe au cours d’une saison de 82 rencontres.

« Ce n’est pas une seule voix, ni deux ou trois. C’est tout le monde qui a son mot à dire et qui sent qui fait partie de l’équipe. C’est ce que je tente de m’assurer, que tout le monde est ici ensemble et que tous ont le même pouvoir décisionnel et qu’ils se sentent inclus dans tout », divulgue Gionta, qui était le capitaine de Boston College lorsqu’ils ont remporté le championnat national de la NCAA en 2000-2001, menant les Eagles avec une récolte de 33 buts et 54 points en 43 matchs.

« Il faut que tout le monde accepte le rôle qu’il leur est confié en s’assurant qu’ils sachent qu’ils sont une partie importante du processus », poursuit le marqueur de 20 buts à sept reprises, qui détient toujours le record pour le plus de buts marqués en une saison chez les Devils avec 48, en 2005-2006. « Tout le monde doit être impliqué. Tout le monde a un rôle. S’ils le font, nous connaîtrons du succès. »

C’est exactement ce qui est survenu pour la troupe de Michel Therrien jusqu’à présent en séries, alors que 13 des 20 patineurs ont trouvé le fond du filet et 18 joueurs ont réussi à inscrire leur nom sur la feuille de pointage. L’habileté du Tricolore à bénéficier de la production offensive de tous ses membres n’est pas étrangère à Gionta, qui a remporté sa bague de la coupe Stanley alors qu’il faisait partie d’un groupe similaire au New Jersey.

« Notre profondeur en première ronde a été cruciale à nos succès. Voir tout le monde contribuer de cette façon a joué un primordial dans notre victoire en première ronde », explique Gionta, qui a observé fièrement les jeunes joueurs des Canadiens, moins expérimentés en séries, démontrer leur sang-froid dans des situations délicates face au Lightning.

« À ce moment de l’année, c’est ce que vous avez besoin. Les confrontations sont cruciales en séries. Votre premier trio ne l’aura pas facile sur la glace et ce sera une série importante, longue et difficile pour eux puisqu’ils seront visés », ajoute celui de qui le nom a été gravé aux côtés des membres du Temple de la renommée des Devils Scott Niedermayer, Scott Stevens et Joe Nieuwendyk, à qui il donne beaucoup de crédit pour lui avoir appris l’art du leadership à ses débuts dans la LNH. « C’est au reste des gars de remporter leurs confrontations, que ce soit le deuxième, troisième ou quatrième trio. « Si vous remportez ces batailles face à l’équipe adverse, vous avez de bonnes chances de remporter votre série. C’est difficile d’arrêter une équipe avec autant de profondeur. »

La même chose peut être dite pour les équipes qui comptent dans leurs rangs des joueurs passionnés pour les séries au hockey comme Gionta, qui pensait déjà à l’exigeant printemps au mois d’octobre.

« Vous vivez pour les séries. C’est où vous voulez être chaque année. La saison régulière ne sert qu’à vous préparer pour les séries éliminatoires. Remporter une coupe Stanley est votre rêve. Lorsque vous atteignez les séries, tout le monde recommence à zéro et vous avez une nouvelle opportunité de gagner », confie Gionta. « J’aime l’intensité et la pression qui vient avec le territoire. J’aime aussi l’atmosphère, peu importe où vous êtes. J’aime le fait que chaque jeu est important. Il n’existe pas meilleur moment dans l’année. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Texte traduit par Hugo Fontaine.

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