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Jeunesse éternelle

Andrei Markov n'a pas l'intention d'accrocher ses patins de sitôt

par Vincent Régis @canadiensmtl / canadiens.com

MONTRÉAL - L'âge, c'est juste un chiffre. Parlez-en à Andrei Markov.

Seule sa chevelure - plutôt absente - pourrait trahir son âge vénérable de 38 ans. Parce que sur la glace, le défenseur russe n'a rien d'un quasi quadragénaire.

Celui qui pourrait devenir joueur autonome sans compensation le 1er juillet prochain a complété sa 16e saison dans la LNH - toutes à Montréal - en étant le troisième défenseur le plus utilisé par l'entraîneur-chef Claude Julien avec une moyenne de 21 min 50 s de temps de jeu par match - 26 min 9 s en séries.

Ses six buts et 30 mentions d'aide lui ont permis d'atteindre le plateau des 30 points en une campagne pour une 11e fois en carrière. Avec une moyenne de 0,58 point amassé par match, il est le seul du top 20 dans cette catégorie chez les défenseurs du circuit à avoir soufflé plus de 34 bougies d'anniversaire.

Video: Andrei Markov à propos de son désir de rester à MTL

La retraite? Pas pour tout de suite.

«J'aimerais jouer ici pour le reste de ma vie», a blagué Markov, dans sa meilleure imitation d'un certain Jaromir Jagr, lors de son point de presse de fin de saison.

Ce qui ne déplairait certainement pas à Max Pacioretty.

«J'ai dit à Chucky : "Je ne veux pas que Marky prenne sa retraite, parce qu'il me donne au moins 10 buts par année!"» avait déclaré le capitaine en mars dernier, en soulignant le sens du jeu et la justesse des passes du vétéran défenseur.

«On n'a pas parlé de ça, a ajouté Markov, plus sérieusement. Honnêtement, je ne pense pas à mettre fin à ma carrière encore. J'ai hâte à la prochaine saison.»

Et pour cause. Deux marques prestigieuses sont à la portée du défenseur.

Le 28 mars dernier, Markov a rejoint Guy Lapointe au deuxième rang des meilleurs pointeurs chez les défenseurs des Canadiens en obtenant le 572e point de sa carrière dans une victoire de 5 à 1 face aux Stars de Dallas.

Blanchi au cours des cinq matchs suivants, il devra attendre à son premier point en 2017-2018 - s'il arbore toujours le bleu, blanc et rouge, bien sûr - avant de s'emparer seul de la deuxième position.

Video: DAL@MTL : Lehkonen marque, Markov passe à l'histoire

Il devra également attendre sa dixième partie en 2017-2018 avant d'atteindre un autre plateau important : son 1000e match dans la LNH. Il aurait franchi cette marque en mars dernier, n'eût été une blessure à l'aine qui l'a tenu à l'écart du jeu pendant 19 rencontres.

Il deviendrait alors le sixième joueur de l'histoire des Canadiens à réaliser pareil exploit dans l'uniforme tricolore, après Jean Béliveau, Claude Provost, Henri Richard, Larry Robinson et Bob Gainey.

Montréal, la priorité

Même s'il aura le loisir de discuter avec les 30 autres formations de la LNH lorsque s'ouvrira le marché des joueurs autonomes, celui qui a obtenu la citoyenneté canadienne en 2010 est clair dans ses intentions.

«Ma première option sera Montréal. J'aimerais rester ici. J'ai toujours joué ici, et j'aimerais probablement terminer ma carrière ici. On va voir ce qui va arriver au cours de l'été, a indiqué le défenseur qui a été sélectionné au sixième tour du repêchage de 1998 par le Tricolore.

«Ma famille aime la ville, j'aime la ville. Ma priorité est de demeurer ici et de jouer ici.»

Video: Pop up vidéo avec Andrei Markov

La famille, la stabilité, les records; toutes des bonnes raisons pour prolonger d'une année - ou de plusieurs - sa carrière avec les Canadiens. Mais il y a plus important encore : les partisans.

«Chaque fois que tu sautes sur la glace, c'est un sentiment incroyable. La foule, les fans, la ville -- on peut voir comment ils sont passionnés ici. C'est quelque chose de spécial», a attesté Markov.

Ne reste donc qu'à amorcer les négociations et espérer que les deux parties en viennent à une entente. Et avis à ceux qui s'inquiètent de voir le dossier traîner en longueur, Markov n'a pas l'intention de faire languir qui que ce soit, à commencer par lui-même.

«Je préférerais être fixé avant le 1er juillet, parce que j'ai un mariage le 7», a conclu le numéro 79, avec l'humour qu'on lui connaît bien.

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