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1,2,3,... 1000

par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTRÉAL – Alors qu’il s’apprête à chausser les patins dans la LNH pour la 1 000e fois de sa carrière, Patrice Brisebois est loin d’avoir oublié la froide journée du 27 janvier 1991 où tout a commencé.


Quelques semaines après avoir raflé une deuxième médaille d’or au championnat mondial de hockey junior, Brisebois était de retour avec les Voltigeurs de Drummondville. Le 26 janvier en après-midi, sa formation junior disputait un match présenté sur les ondes du Réseau des sports dans le cadre du Week-end du Super Bowl. Au terme de la période d’entraînement, son entraîneur-chef, Jean Hamel, lui a fait signe.

« Jean est venu me voir quelques minutes avant le début du match et il m’a dit : ‘ Je viens d’avoir un appel de Serge Savard. Tu joues à Montréal demain. En attendant, joue un gros match pour moi’ », s’est rappelé Brisebois, maintenant âgé de 38 ans.

C’est exactement ce qu’il a fait. Brisebois a récolté un but et deux passes en plus de mériter la deuxième étoile de la rencontre pour guider les siens vers la victoire avant de sauter dans sa voiture en direction de la métropole pour disputer le premier match de sa carrière, le même jour où il a célébré son 20e anniversaire de naissance.

« Mathieu Schneider et Éric Desjardins étaient blessés et les dirigeants des Canadiens ont préféré me rappeler plutôt que de faire appel à un gars de la Ligue américaine », s’est souvenu Brisebois, qui avait été nommé le meilleur défenseur junior au pays en 1991. « Pat Burns m’avait alors jumelé avec Jean-Jacques Daigneault. »

Même si les Canadiens ont baissé pavillon au compte de 2 à 1 contre les Bruins de Boston, Brisebois s’est néanmoins offert comme deuxième cadeau d’anniversaire son premier point dans la LNH, se faisant complice du filet de Shayne Corson.

Dix-huit ans plus tard, Brisebois n’est pas peu fier d’avoir finalement atteint son objectif de disputer 1 000 matchs dans la LNH et surtout dans le faire dans son uniforme : celui des Canadiens.

« Je suis vraiment content de disputer ce match avec les Canadiens », a indiqué Brisebois. « Les Canadiens ont toujours été mon équipe, ma famille. Mais parfois il faut passer à travers certains obstacles pour devenir un homme meilleur. Je crois que j’ai beaucoup grandi lorsque j’ai quitté l’équipe la première fois et de mon expérience au Colorado. J’ai souvent pensé que je n’aurais jamais dû partir, mais on ne contrôle pas tout dans la vie. Je suis heureux d’avoir pu revenir avec l’équipe. »

Son ancien coéquipier Stéphane Richer se réjouit également que Brisebois puisse atteindre cet important plateau avec le Tricolore.

« Atteindre le plateau des 1000 matchs pour un défenseur est beaucoup plus difficile que pour un attaquant et je suis très content pour Patrice », a indiqué Richer qui a disputé un total de 1 054 matchs dans la LNH. « Il est un joueur très intelligent et il a toujours été très déterminé. »

Côté détermination, Richer, le dernier marqueur de 50 buts avec les Canadiens, sait, ô trop combien, par quelle gamme d’émotions le vétéran défenseur a dû passer au cours de sa carrière et ce que l’exploit peut représenter à ses yeux.

« S’il y a un joueur québécois qui a toujours été aussi fier de porter l’uniforme des Canadiens, c’est bien Patrice Brisebois », a déclaré Richer, qui tout comme Brisebois, a effectué deux séjours avec les Canadiens. « Il ne l’a pas toujours eu facile, mais il a su très bien composer avec cela. Il ne voulait porter qu’un uniforme, celui des Canadiens. La vie lui a redonné cette chance de terminer sa carrière à Montréal et de probablement poursuivre son association avec l’équipe bien après sa retraite. »

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com

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