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« Ce moment a été particulièrement spécial »

Le mois dernier au Scotiabank Saddledome de Calgary, la famille Phelan a vécu des moments qu'ils se souviendront toute leur vie

par Matt Cudzinowski. Traduit par Visionnaire Communications. @CanadiensMTL / canadiens.com

MONTRÉAL - Quand le calendrier de la LNH a été publié en juin dernier, un match seulement intéressait vraiment Nicholas Phelan.

L'homme de 31 ans de Calgary avait hâte de savoir quand ses favoris, les Canadiens de Montréal allaient débarquer au Scotiabank Saddledome dans leur cadre de leur visite annuelle de saison régulière à Calgary.

Ce match allait être différent cette fois puisque Nicholas et son épouse Jessica allaient être accompagnés par leurs enfants récemment adoptés pour leur tout premier match de la LNH sur place. 

Paulius, cinq ans et Erika, trois ans sont un couple de frère et sœur lituanien que les Phelans ont ramené au Canada en juillet 2019 et Nicholas désirait ardemment que ce match de hockey fasse d'eux des partisans des Canadiens dès le départ.

« J'ai retenu notre première visite au Saddledome jusqu'à la visite de Montréal. Je ne pouvais pas risquer qu'ils s'enthousiasment à voir les Flames marquer des buts, a raconté Phelan en riant. Je voulais les garder à l'écart jusqu'à ce que je les amène à un match du Tricolore. »

Cette mission a été accomplie le 19 décembre quand toute la famille était sur place pour voir la troupe de Claude Julien signer une remarquable victoire de 4-3 en prolongation grâce au but sans aide de Max Domi.

C'était la conclusion parfaite à une expérience que tout le clan Phelan n'est pas sur le point d'oublier. 

Paulius et Erika ont fièrement revêtu des chandails des Canadiens que Nicholas et Jessica leur avaient remis peu de temps après l'approbation de l'adoption par les tribunaux lituaniens, et leurs favoris ont remporté ce match.

Si la nature enlevante de cette rencontre en a fait une rencontre amusante à regarder, Nicholas a particulièrement apprécié de suivre l'échauffement avant le match avec Paulius dans ses bras.

Le jeune garçon est tombé en amour avec le hockey depuis son arrivée au pays alors de voir un match en personne a fait passer cette passion à un tout autre niveau.

« Quand les joueurs ont sauté sur la patinoire, il a tout simplement figé. C'est comme s'il était envouté par le moment, raconte Phelan. Il savait qu'il portait le chandail de Shea Weber alors quand j'ai pointé vers Shea, il est devenu très silencieux. Puis j'ai pointé vers Carey Price. Ce sont les deux noms qui sont ressortis. Quand il les a vus porter le même chandail qu'il avait sur le dos, il était très excité. » 

Jessica a saisi à la perfection l'étonnement authentique de Paulius sur cette photo que Nicholas a publiée sur ses comptes de médias sociaux pour se commémorer l'événement.

Tweet from @PhelanMTL: Six months ago this kid was living in an orphanage in Lithuania. Last night my son embraced his first #Habs game in person, after months working his tail off learning to play hockey. Couldn���t be more proud to share this special moment and sharing this passion for @CanadiensMTL pic.twitter.com/ehnj9undYh

Comment faire mieux. 

« Il y avait quelque chose à propos de ce moment qu'on peut comprendre en voyant l'expression sur son visage quand il a vu Shea Weber. J'avais un énorme sourire imprimé sur le visage toute la soirée de voir combien il était excité, raconte Phelan. Quand tu sais d'où il vient et qu'on pense aux possibilités dont il bénéficiera ici au Canada, c'est incroyable. Je réalisais que c'est là une expérience qu'il n'aurait autrement jamais vécu. C'était renversant pour chacun de nous de voir combien il était joyeux et heureux ce soir-là. »

Selon Nicholas, Paulius distribuait les tapes dans les mains des autres partisans des Canadiens dans les estrades chaque fois que les visiteurs marquaient.

Il affirme qu'Erika a aussi apprécié la sortie de tout cœur, mais elle « certainement préféré le maïs soufflé (au match) ». Adorable, non?

Comme c'est le cas pour son frère, Erika adore aller sur la patinoire. Ils suivent chacun des cours de patin une fois par semaine et Paulius joue aussi au hockey une fois par semaine. 

Cette activité s'avère est une partie importante de l'ensemble de leur processus d'intégration à la vie canadienne. 

« Paulius a simplement pris son envol. Ce qui importait pour nous était que sa confiance grandisse alors qu'il apprend différentes choses et il est tellement heureux de se retrouver avec d'autres enfants. La barrière de communication entre les enfants du voisinage et lui est encore très réelle. Son anglais s'améliore beaucoup, tout comme celui d'Erika, mais quand ils sont sur la patinoire, ils patinent et jouent avec les autres, explique Phelan. Au hockey, Paulius a trouvé un sport très inclusif. Il fait partie d'une équipe et il y trouve un groupe d'amis avec qui il aime jouer. »

First Hockey Practice. Proud.

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On peut dire sans se tromper que Paulius et Erika ont fait beaucoup de chemin depuis leur introduction à notre sport national d'hiver par Nicholas et Jessica dans leur pays d'adoption. 

À leur tout premier voyage en Lituanie, le couple s'est assuré d'apporter des mini-bâtons de hockey dans leur valise dans l'espoir de jouer un match ou deux à l'orphelinat où leurs futurs enfants se trouvaient.

« La Lituanie est un grand pays de basketball. Même à l'orphelinat, ils avaient des terrains de basketball pour les enfants. C'était très unique pour eux d'apprendre comment tenir les bâtons. Ils les tenaient par la lame au début. Je crois qu'il y avait une curiosité qui les a vraiment aidés, raconte Phelan. Quand nous sommes revenus au Canada, on a commencé par du hockey de rue avec lui. Paulius a toujours été curieux à propos du hockey. »

Aujourd'hui, il en mange. Le duo père-fils profite du décalage horaire pour regarder autant de matchs des Canadiens que possible à la télévision et un voyage au Centre Bell figure déjà sur leur liste de choses à faire un de ces quatre.

Ce qui importe le plus toutefois est que les deux enfants Phelan réussissent dans leur nouveau voisinage et que leur avenir est exceptionnellement brillant.

Alors, Nicholas, parle-nous de ce que tu préfères de ton nouveau rôle de père. 

« Simplement de les voir grandir et progresser et combien ils aiment leurs parents. Le ressentir est ce qui est la meilleure chose du fait d'être père », conclut Phelan. « C'est incroyable de voir combien ils se sont développés dans les sept mois depuis leur arrivée. Ils font très bien et nous sommes très fiers d'eux, c'est tout! »

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