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    Aperçu de la Finale de la Coupe Stanley: l’expérience des Blackhawks contre la jeunesse du Lightning

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    Aperçu de la Finale de la Coupe Stanley: l’expérience des Blackhawks contre la jeunesse du Lightning
    Aperçu de la Finale de la Coupe Stanley: l’expérience des Blackhawks contre la jeunesse du Lightning

    On peut dire sans se tromper que les Blackhawks de Chicago constituent l’équipe la plus riche de la LNH en termes d’expérience en séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

    À l’aube de la série ultime contre le Lightning de Tampa Bay, qui s’amorcera mercredi en Floride, les Blackhawks ont déjà vécu à peu près toutes les situations possibles au cours d’une série.

    Les meilleurs joueurs de Chicago se sont levés dans les matchs importants et leur ont notamment permis de venir à bout des coriaces et talentueux Ducks d’Anaheim en finale de l’Association de l’Ouest, une série qui pourrait cependant avoir laissé des traces si l’on pense à la manière dont les Ducks ont malmené la défensive des Blackhawks physiquement.

    Mais les joueurs de Joel Quenneville ont démontré qu’il en faudrait plus pour ébranler la confiance de leur groupe expérimenté, qui tentera de remporter la Coupe Stanley pour une troisième fois en six ans.

    Pour y parvenir, les Blackhawks devront cependant trouver le moyen de contenir les prolifiques deux premiers trios du Lightning, qui ont participé à eux seuls à plus de 80 pour cent de la production offensive de l’équipe.

    Tampa Bay s’est beaucoup appuyé sur sa capacité à rebondir après de mauvaises performances tout au long de l’année, mais encore plus en séries. Après des revers à domicile dans les matchs no 4 et 6 de la finale de l’Est contre les Rangers de New York, le Lightning a rebondi avec des gains de 2-0 au Madison Square Garden dans les rencontres no 5 et 7.

    La résilience a été un thème récurrent pour le Lightning ce printemps. Le capitaine Steven Stamkos a éprouvé des difficultés à marquer au début des séries, mais il a nettement retrouvé ses repères depuis. Le gardien Ben Bishop a connu des moments difficiles, mais il a signé un jeu blanc sur la route dans le match no 7 pour envoyer son équipe en grande finale. Peu importe le défi auquel faisait face le Lightning, les joueurs ont répondu à l’appel.

    Tampa Bay en sera à sa première participation à la Finale de la Coupe Stanley depuis 2004, alors que le Lightning avait remporté les grands honneurs grâce notamment au brio de Martin St Louis, Vincent Lecavalier et Brad Richards, ce dernier étant maintenant un membre des Blackhawks.

    Les Blackhawks possèdent le groupe d'attaquants avec le plus de profondeur et de talent dans la LNH, et le groupe peut encore s'améliorer.

    Patrick Kane devait initialement rater 12 semaines de jeu en raison d'une fracture à la clavicule qu'il a subie à la fin du mois de février. Il en a seulement raté sept, et il était prêt pour le match no 1 de la première ronde des séries éliminatoires de la Coupe Stanley face aux Predators de Nashville. Kane a inscrit 10 buts et récolté 20 points en 17 matchs jusqu’à maintenant ce printemps, lui qui n'affiche aucun symptôme de la blessure.

    Kane a été promu sur premier trio pour les deux dernières rencontres de la finale de l'Association de l'Ouest aux côtés du capitaine Jonathan Toews et de l'étoile en devenir Brandon Saad pour former une unité qui a dévasté les Ducks. Toews figure au deuxième rang de l'équipe avec neuf buts et 18 points, incluant cinq buts lors des quatre derniers matchs face aux Ducks.

    Quand Kane ne joue pas avec Toews et Saad, il évolue habituellement sur le deuxième trio avec Brad Richards et Bryan Bickell. Richards sera une grande histoire dans cette série, lui qui affrontera l'équipe qui l'avait repêché et avec qui il a remporté le trophée Conn Smythe en 2004. Marian Hossa a été relégué au deuxième trio pour faire de la place à Kane, et il demeure l'un des meilleurs attaquants dans les deux sens de la patinoire de toute la LNH.

    Patrick Sharp n'est pas un « joueur de troisième trio », mais lui, Antoine Vermette et Teuvo Teravainen ont composé la troisième ligne des Blackhawks dans tous les matchs depuis le début de la deuxième ronde, sauf un. Teravainen a éclos pendant ces séries éliminatoires, et son jeu dans les deux sens de la patinoire et ses talents de passeur ont ajouté un autre joueur de qualité à un groupe déjà talentueux. Il a brillé aux côtés de Sharp.

    Marcus Kruger, Andrew Shaw et Andrew Desjardins pourraient être le troisième trio de plusieurs équipes dans les séries éliminatoires, mais ils représentent le quatrième trio des Blackhawks. Kruger et Shaw évoluent également souvent sur les unités spéciales.

    Les Blackhawks ont Kris Versteeg et Joakim Nordstrom en réserve si nécessaire. Versteeg a passé beaucoup de temps sur le deuxième trio pendant la saison régulière, mais il n'a disputé qu'un seul match lors des deux dernières rondes.

    Chicago a affronté deux des finalistes pour l'obtention du trophée Vézina (Pekka Rinne et Devan Dubnyk) ainsi qu'un troisième gardien (Frederik Andersen) qui a affiché un pourcentage d'arrêts de ,925 lors des deux premières rondes. Rinne a démontré un taux d’efficacité de ,909 face aux Blackhawks, alors que Dubnyk et Andersen ont chacun présenté un pourcentage d’arrêts de ,901.

    Le Lightning a été mené pas ses six meilleurs attaquants. Ils ont participé à 45 des 55 buts de Tampa Bay. Le Lightning n’a obtenu que quatre buts de ses huit autres attaquants qui ont disputé au moins un match en séries, mais la contribution secondaire à l’attaque n’a pas été un problème en raison de la production offensive des deux premiers trios.

    Même s’il est techniquement considéré comme le deuxième trio de Tampa Bay, celui des « Triplés », formé de Tyler Johnson, Ondrej Palat et Nikita Kucherov, a été plus que dynamique depuis le début des séries. Johnson mène le Lightning avec 12 buts et 21 points. Kucherov figure à égalité au premier rang de l’équipe avec 10 aides et au deuxième échelon avec 19 points. Palat a inscrit sept buts et amassé 15 points.

    Le premier trio du Lightning est composé du centre Valtteri Filppula, de Steven Stamkos à l’aile droite et d’Alex Killorn à l’aile gauche.

    Stamkos a amorcé les séries au centre (sa position naturelle), mais il éprouvait des difficultés à marquer alors son entraîneur Jon Cooper l’a muté à l’aile. Stamkos a rebondi avec sept buts et 14 points à ses 12 matchs suivants. Il a touché la cible dans quatre rencontres de suite contre les Rangers.

    Killorn a aussi inscrit sept buts, dont deux filets victorieux, et récolté 16 points. Il a marqué le but gagnant lors du match no 7 contre les Rangers. Filppula a amassé 11 points.

    Tampa Bay a régulièrement déployé une formation de 11 attaquants et sept défenseurs. Les cinq autres attaquants (Brian Boyle, Ryan Callahan, Cédric Paquette, J.T. Brown et Brenden Morrow) ont le mandat d’être robustes et d’apporter de l’énergie. Paquette et Boyle sont des joueurs clés en désavantage numérique.

    Vladislav Namestnikov, Jonathan Marchessault et Jonathan Drouin ont également joué à quelques reprises.

    Les Blackhawks ont perdu les services de Michal Rozsival en raison d'une fracture à la cheville lors du match no 4 de leur balayage face au Wild du Minnesota en deuxième ronde. L'entraîneur Joel Quenneville utilisait déjà le défenseur no 6 Kimmo Timonen avec parcimonie pendant les séries, mais il a commencé à compter encore plus sur ses quatre meilleurs défenseurs en l'absence de Rozsival.

    Heureusement pour lui, les Blackhawks possèdent un des meilleurs groupes de défenseurs du top-4 de la ligue. Tout commence avec Duncan Keith, deux fois vainqueur du trophée Norris, qui pourrait être en train de jouer mieux que jamais en ces séries 2015.

    Keith a récolté 18 points en 17 rencontres et passe en moyenne plus de 31 minutes par match sur la glace. Il devrait être l’un des favoris pour remporter le trophée Conn Smythe à l'aube de la Finale de la Coupe Stanley.

    Brent Seabrook est le partenaire défensif de Keith depuis longtemps, mais Quenneville a souvent brouillé ses cartes depuis la blessure de Rozsival. Seabrook et Niklas Hjalmarsson passent chacun en moyenne plus de 26 minutes par match sur la glace.

    Seabrook a marqué six buts et amassé 10 points, tandis que Hjalmarsson est probablement le deuxième meilleur défenseur de l'équipe à ce stade-ci. Johnny Oduya a connu des difficultés par moment en saison régulière, mais il dispute en moyenne plus de 25 minutes par match en séries éliminatoires en livrant de solides performances.

    Timonen a été acquis avant la date limite des transactions et bien que ce soit une extraordinaire histoire qu'il soit revenu au jeu après s'être rétabli de problèmes liés à des caillots de sang, David Rundblad et Kyle Cumiskey l'ont dépassé dans l’alignement lors de la finale de l'Ouest. Rundblad a connu un match no 1 décevant et a été laissé de côté en faveur de Cumiskey, mais il est revenu plus tard dans la série et a mieux joué avec des responsabilités limitées.

    Cumiskey a été solide, surtout avec la rondelle. Le Lightning voudra exploiter la troisième paire de défenseurs quand il en aura l'occasion. Anaheim a tenté de malmener les meilleurs défenseurs des Blackhawks, mais ils ont survécu. Il est cependant possible que la vitesse du Lightning pose problème pour un groupe de joueurs fatigués et amochés.

    La défensive de Tampa Bay débute avec une des meilleures paires de la LNH en Victor Hedman et Anton Stralman.

    Hedman a démontré l’étendue de ses habiletés au cours de ces séries. C’est comme si l’athlète de 24 ans, sélectionné au deuxième rang lors du repêchage 2009 de la LNH, avait éclos ce printemps. Il a été excellent dans les deux sens de la patinoire et son coup de patin a été phénoménal. Il mène les défenseurs du Lightning avec 10 points et un différentiel de plus-11. Il a démontré un pourcentage de tirs tentés de 54,98.

    L’attitude calme et posée de Stralman a bien servi au Lightning lors des matchs les plus importants. Stralman a amassé sept points avec un pourcentage de tirs tentés de 53,50. Sa présence permet à Hedman de ne pas avoir peur d’appuyer l’attaque.

    La deuxième paire, composée de Jason Garrison et Braydon Coburn, amène un peu de tout, du jeu robuste aux habiletés avec la rondelle en passant par des tirs puissants. Le seul hic avec ces deux défenseurs, c’est qu’ils font face à beaucoup plus de lancers qu’ils n’en tentent par rapport aux autres défenseurs du Lightning (Garrison : pourcentage de tirs tentés de 41,95; Coburn : 39,36).

    Matthew Carle et Andrej Sustr forment la troisième paire. Ils ont été constants et robustes, mais un peu trop enclins à commettre des revirements.

    Le Lightning aime utiliser sept défenseurs pour équilibrer le temps de glace et inclure Nikita Nesterov. Même s’il est le septième défenseur, il a amassé sept points et mène le Lightning avec un pourcentage de tirs tentés de 57,28. Nesterov joue surtout dans des situations offensives et passe en moyenne 11:37 sur la glace par match.

    Corey Crawford a été cloué au banc pendant la première ronde, mais il a rebondi face au Wild et face aux Ducks. Il a compilé une fiche de 9-5 avec un pourcentage d'arrêts de ,919 et une moyenne de buts alloués de 2,56 pendant les séries éliminatoires 2015.

    Crawford a été particulièrement alerte pendant deux longs matchs qui se sont terminés en prolongation lors de la finale de l'Ouest, et a repoussé 65 des 70 tirs auxquels il a fait face lors des matchs no 6 et no 7 pour éliminer les Ducks. Il a connu certains moments difficiles, incluant deux rencontres au cours desquelles il a accordé au moins cinq buts en séries cette année, et une séquence de 25 buts alloués en six matchs pour mettre fin au parcours des Blackhawks en séries 2014 face aux Kings de Los Angeles.

    Les Blackhawks se sont tournés vers le réserviste Scott Darling pendant la série contre Nashville. Darling a gagné le match no 1 en relève et a ensuite entamé les matchs no 3 jusqu'au no 6, avant que Crawford ne remporte le match décisif en relève. Darling avait affiché de bonnes statistiques à titre d'auxiliaire à Crawford cette saison.

    Crawford pourrait rejoindre Jonathan Quick en tant que les seuls gardiens à avoir gagné la Coupe Stanley deux fois au cours des 14 dernières saisons.

    Tout ce qu’a fait Ben Bishop depuis le début des séries, c’est de faire taire ses critiques, qui ont été assez virulentes à son endroit. On a beaucoup parlé de sa mitaine, de son contrôle sur les retours de lancers et de son inconstance générale, mais chaque fois qu’il a connu une soirée plus difficile, il a rebondi avec une solide performance.

    Bishop a présenté une fiche de 7-1 avec une moyenne de buts accordés de 1,25, un taux d’efficacité de ,951 et deux jeux blancs lors de ses matchs suivants une défaite en séries. Il a affiché un dossier de 12-8 avec un pourcentage d’arrêts de ,920 et une moyenne de buts alloués de 2,15 au total ce printemps. Et il a établi quelques records de la LNH au passage.

    Bishop est devenu le premier gardien de l’histoire de la ligue à envoyer son équipe en Finale de la Coupe Stanley grâce à un blanchissage sur la route (2-0 lors du match no 7 contre les Rangers). Il est également devenu le premier gardien de tous les temps dans la LNH à signer le jeu blanc lors des deux premiers matchs no 7 de sa carrière (match no 7 face à Detroit et match no 7 contre New York).

    En plus de tout ça, Bishop est devenu le premier gardien de l’histoire de la ligue à réussir des blanchissages sur la route lors des matchs no 5 et no 7 d’une série (26 arrêts dans un gain de 2-0 lors du cinquième match face à New York; 22 arrêts dans une victoire de 2-0 dans le septième match contre New York).

    Le seul point négatif est que Bishop a alloué cinq buts dans trois matchs, chaque fois une défaite, en finale de l’Association de l’Est.

    Quenneville doit être considéré comme l'un des deux ou trois meilleurs entraîneurs dans la LNH en 2015. Il aura une chance de gagner la Coupe Stanley pour une troisième fois, ce qui fera de lui le 10e entraîneur de l'histoire de la LNH à réussir l'exploit, et le quatrième (après Scotty Bowman, Al Arbour et Glen Sather) à le faire depuis l'expansion de la LNH en 1967. Il aura besoin de 29 victoires la saison prochaine pour dépasser Arbour et s’emparer du deuxième rang du classement pour les victoires à titre d'entraîneur dans l'histoire de la LNH, derrière Bowman.

    Il représente la main ferme et stable qui guide la machine de Chicago. Quenneville n'a pas modifié son approche pendant la finale de l'Ouest, demeurant confiant que ses quatre meilleurs défenseurs allaient survivre au jeu physique des Ducks.

    Quenneville bénéficie certainement du fait qu'il a souvent de meilleures pièces sur l'échiquier, mais la combinaison de Kane avec Toews et Saad pendant les deux dernières rencontres était une décision à laquelle les Ducks n'ont pas été en mesure de répliquer.

    Les Blackhawks sont depuis longtemps en avance sur leurs concurrents du point de vue des statistiques avancées, et Quenneville prêche l'importance de la possession de rondelle et optimise la production de son équipe selon la zone dans laquelle les mises en jeu sont faites depuis plusieurs années.

    Cooper tentera de poursuivre sur sa lancée unique en séries éliminatoires. Dans presque chacun de ses arrêts en route vers la LNH, Cooper a remporté un championnat à sa deuxième saison dans une ville. Il en est actuellement à sa deuxième campagne derrière le banc du Lightning, lui qui a été embauché le 25 mars 2013.

    Plus récemment, Cooper a gagné la Coupe Calder à sa deuxième année dans la Ligue américaine. Johnson, Palat et Killorn jouaient à l’époque sous ses ordres en 2011-12 avec les Admirals de Norfolk.

    Cooper a également remporté les grands honneurs à sa deuxième saison complète dans la Ligue de hockey des États-Unis et la Ligue nord-américaine. Il l’a aussi fait au niveau junior à deux endroits différents.

    Il a appuyé sur tous les bons boutons depuis qu’il a été embauché par le Lightning. Il a également acquis assez d’expérience au cours des présentes séries pour croire qu’il peut égaler ses succès passés comme entraîneur contre quiconque.

    La meilleure décision de Cooper au cours des séries 2015 pourrait être d’avoir muté Stamkos à l’aile, ce qui n’a sûrement pas été évident puisque Stamkos s’est bâti une carrière comme joueur de centre. Cooper a suivi son intuition et ç’a fonctionné. Il a également découvert que le Lightning travaillait mieux avec 11 attaquants et sept défenseurs qu’avec le traditionnel 12-6.

    Les Blackhawks ont touché la cible lors de moins de 18 pour cent de leurs jeux de puissance en saison régulière, mais ils ont élevé d'un cran leur taux de réussite pendant le tournoi printanier jusqu'à 19,6 pour cent. Chicago utilise presque également ses deux unités en avantage numérique grâce à la profondeur de l'équipe.

    La première unité comprend typiquement Toews, Kane et Shaw à l'attaque avec Keith et Sharp à la ligne bleue. Cela signifie que Hossa, Saad et Bickell jouent devant le filet alors que Richards et Seabrook patrouillent les pointes sur la deuxième unité. Toews mène l'équipe avec trois buts en avantage numérique, dont un lors du match no 7 face aux Ducks.

    Les Blackhawks étaient une des meilleures équipes en désavantage numérique en saison régulière, eux qui ont fermé la porte lors de 83,4 des jeux de puissance des adversaires. Ce pourcentage a chuté un peu en séries éliminatoires, l'unité en infériorité numérique ayant présenté un taux de réussite de 75,5 pour cent au cours des trois premières rondes.

    Les quatre meilleurs attaquants en infériorité numérique sont Kruger, Hossa, Toews et Saad. Quenneville compte presque exclusivement sur ses quatre meilleurs défenseurs pour écouler des pénalités. Quand l’un d'entre eux a été puni lors de la finale d'association, les Blackhawks ont tenté d'écouler les deux minutes avec les trois autres défenseurs. Timonen, Cumiskey et Rundblad ont amassé un total de 51 secondes de temps de glace en infériorité numérique pendant les séries éliminatoires.

    Tampa Bay n’a pas eu besoin d’un jeu de puissance pour gagner le match no 7 face aux Rangers, mais son avantage numérique a été efficace au cours des six premières rencontres de la série, présentant une efficacité de 7-en-22 (32 pour cent).

    Cependant, le Lightning a éprouvé des difficultés en infériorité numérique jusqu’au septième match, quand il a écoulé deux pénalités en deuxième période alors que le pointage était de 0-0. Le désavantage numérique de Tampa Bay contre les Rangers a affiché une efficacité de 17-en-24 (70,8 pour cent).

    Au total, le jeu de puissance du Lightning en séries a présenté une efficacité de 22 pour cent (16-en-72); cela inclut la séquence de 0-en-23 entre le match no 3 contre les Red Wings et le match no 1 face aux Canadiens. À ses 12 rencontres depuis, le Lightning a démontré une efficacité de 14-en-38 (36,8 pour cent).

    Palat a inscrit quatre buts en avantage numérique, Kucherov en a trois et Johnson, Stamkos et Filppula en ont chacun deux. Johnson et Stamkos ont aussi amassé huit points chacun sur le jeu de puissance.

    Le désavantage numérique du Lightning était de 39-en-45 (86,6 pour cent) avant la finale d’association. Le pourcentage a chuté à 81,2 après la série contre les Rangers. Tampa Bay a cependant marqué trois fois avec un homme en moins, tout comme les Blackhawks.

    Corey Crawford
    Gardien - CHI
    Fiche: 9-4
    MOY: 2,56 | % d'arrêts: ,919
    Corey Crawford -- Les Blackhawks croient avoir l'avantage à l'attaque et à la défensive dans cette série, même avec leur manque de profondeur à la ligne bleue. Crawford et Bishop ont compilé des chiffres similaires au cours des deux dernières saisons, ceux de Bishop ayant été un peu mieux l’année dernière et un peu moins bons en saison régulière cette année.

    L'expérience de Crawford à ce stade pourrait lui donner un avantage, mais les deux gardiens sont assez égaux. Chicago n'aura probablement pas besoin que Crawford surclasse Bishop afin de gagner la Coupe Stanley, mais les Blackhawks vont presque certainement gagner s'il le fait. Ce dont ils auront vraiment besoin, c'est qu'il ne connaisse pas une petite glissade similaire à celle qu'il avait eue face aux Kings en 2014.

    Anton Stralman
    Défenseur - TBL
    Buts: 1 | Aides: 6 | Pts: 7
    Tirs: 39 | Différentiel: 2
    Anton Stralman -- Cooper est à court de mots pour décrire à quel point Stralman est important pour le Lightning. Il est de loin son défenseur le plus stable et est une des raisons qui expliquent pourquoi Hedman a pu faire d’aussi extraordinaires choses sur la glace.

    « Il a tout ce qu’il faut, et il peut jouer dans toutes les situations », a dit Cooper.

    L’importance du calme et de la constance de Stralman – a-t-il déjà fait un mauvais jeu? – se manifeste dans les matchs les plus importants. Le Lightning en a disputé quelques-uns déjà, mais rien n’égale la Finale de la Coupe Stanley, et Stralman n’y est pas étranger.

    Stralman a participé à la ronde ultime l’an dernier avec les Rangers et a été leur meilleur défenseur contre les Kings de Los Angeles. Sans surprise, c’était à cause de son approche constante, calme et patiente.

    « Son attitude n’est pas vraiment différente sur et à l’extérieur de la patinoire, a déclaré Callahan. Il ne semble jamais vraiment être sous pression. Il fait toujours le jeu calme et intelligent. Beaucoup de gars se nourrissent de son énergie et de son calme. »

    Les Blackhawks vont l'emporter si... Leurs quatre meilleurs défenseurs tiennent le coup. Ce devrait être une série emballante grâce à la vitesse et au talent que chaque équipe possède à travers l'alignement. Keith, Hjalmarsson, Seabrook et Oduya ont résisté aux Ducks, mais ces derniers les ont-ils suffisamment épuisés pour permettre au Lightning d'en profiter? Si ces quatre joueurs continuent à bien jouer, le reste se mettra en place pour les Blackhawks.

    Le Lightning va l'emporter si… s’il joue bien en défensive et que son jeu en contre-attaque se nourrisse de cette défensive.

    Le Lightning compte sur plusieurs joueurs possédant leur lot d’habiletés et de vitesse qui peuvent vous étourdir avec leur rapidité, leurs passes et leurs tirs, mais Tampa Bay a découvert que la meilleure manière de gagner en séries est de se concentrer sur sa défensive d’abord.

    Ça n’a pas été évident, mais c’est de cette manière que le Lightning a remporté les matchs no 6 et no 7 contre les Red Wings, le match no 6 face aux Canadiens et les matchs no 5 et no 7 contre les Rangers, ses cinq plus importantes victoires des séries. La troupe de Cooper a alloué trois buts au total au cours de ces cinq rencontres.

    « Tu veux décocher des tirs, ce que nos joueurs aiment faire, alors on peut se contenter de tirer, a dit Cooper. Mais si tu veux gagner et te rendre en Finale de la Coupe Stanley, alors tu dois bien jouer défensivement. C’est un choix.

    « Ils ont fait leur choix. Tu veux aller en Finale ou pas? Et c’est ce qui est arrivé. »

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