SHARE
Partagez avec vos amis


    Aperçu de la série Canadiens-Lightning

    LNH.com

    Partagez avec vos amis


    Aperçu de la série Canadiens-Lightning
    Aperçu de la série Canadiens-Lightning

    Le Lightning de Tampa Bay ne demande rien de mieux que de transporter sa domination des Canadiens de Montréal en saison régulière jusqu’en deuxième ronde des séries éliminatoires dans l’Association de l’Est.

    Le Lightning a affiché un dossier de 5-0-0 contre les Canadiens cette saison, dominant 21-8 au chapitre des buts. Ce qui inclut des victoires lors de trois rencontres au Centre Bell, là où le Lightning a gagné à ses cinq dernières visites en saison régulière.

    Toutefois, le dossier parfait en saison régulière 2014-15 ne fait rien pour atténuer la déception des séries éliminatoires de la Coupe Stanley de l’an dernier, alors que Montréal a balayé Tampa Bay en première ronde, inscrivant en moyenne quatre filets par rencontre. Les quatre victoires sont survenues alors que le gardien partant de Tampa Bay, Ben Bishop, était à l’écart à cause d’une blessure.

    Bishop était devant le filet pour chacune des cinq victoires contre Montréal cette saison et il a dominé le finaliste au trophée Hart, Carey Price, qui a subi l’échec lors des cinq affrontements. L’incapacité à battre Tampa Bay est l’une des zones d’ombre à la brillante saison de Price, qui se veut la principale raison pour laquelle les Canadiens sont l’équipe ayant accordé moins de buts en temps réglementaire ou en prolongation que toute autre équipe de la LNH.

    Alors que les Canadiens remportaient 50 victoires en empêchant l’adversaire de marquer, le Lightning a gagné 50 rencontres en menant la ligue avec 259 buts en temps réglementaire ou en prolongation. Les deux équipes ont perdu à 32 reprises, mais les Canadiens ont subi moins de défaites en temps réglementaire, ce qui leur a permis de terminer avec 110 points, devant les 108 points du Lightning, pour mériter l’avantage de la patinoire au cours de cette série.

    Les deux équipes ont eu à travailler fort pour traverser la première ronde. Montréal a remporté les trois premiers matchs contre les Sénateurs d’Ottawa par la marge d’un but, perdant les deux suivants. Ils ont ensuite eu besoin d’une performance de 43 arrêts de Price pour mettre fin à la série avec un gain de 2-0 lors du match no 6. Le Lightning a eu à remporter un match no 6 sur la route avant de défaire les Red Wings de Detroit par la marque de 2-0 lors du match no 7.

    Avant l’année dernière, la seule fois où le Lightning et les Canadiens se sont rencontrés lors des séries éliminatoires est survenue en 2004, alors que Tampa Bay avait balayé Montréal en demi-finale de l’Association de l’Est, en route vers la seule Coupe Stanley de son histoire.



    C’est réellement un effort collectif contre les Sénateurs qui a aidé les Canadiens à avancer en deuxième ronde. La production offensive est venue de chacun des trios et d’individus différents.

    Tomas Plekanec, Torrey Mitchell et Brian Flynn ont tous terminé avec un but et deux mentions d’assistance, tandis que Max Pacioretty et Dale Weise ont marqué deux fois chacun. Flynn a été le héros du match no 1 alors qu’il a marqué un but et ajouté deux aides dans un gain de 4-3 au Centre Bell de Montréal. Ils ont forcé l’entraîneur d’Ottawa, Dave Cameron, à remplacer son gardien de l’heure, Andrew Hammond, par Craig Anderson après les deux premiers matchs de la série.

    Hammond, qui a affiché un dossier de 20-1-2 avec une moyenne de buts alloués de 1,79 et un pourcentage d’arrêts de ,941 en 24 matchs en saison régulière, a accordé sept buts en deux rencontres des séries contre les Canadiens (moyenne de buts alloués de 3,44 et pourcentage d’arrêts de ,914).

    Plekanec et Pacioretty sont les joueurs qui mettent en marche le moteur offensif. Ils offrent un jeu solide d’un bout à l’autre de la patinoire et sont au cœur de l’action plus souvent qu’autrement. Pacioretty, qui a inscrit 37 buts en saison régulière, a rejoint l’équipe pour le match no 2 après avoir raté les trois rencontres précédentes à cause d’une blessure au haut du corps survenue le 5 avril. Plekanec a enregistré un temps moyen d’utilisation de 20:27 par match en six rencontres.

    Les attaquants Brendan Gallagher et Alex Galchenyuk, à leur troisième saison dans la LNH, ont contribué dans l’ombre avec un but et deux points. Lars Eller, qui en est à sa sixième campagne avec les Canadiens, a mené l’équipe avec un taux de réussite de 61,6 pour cent sur les mises en jeu (45 sur 73) et il a contribué d’un but et de deux points. Le centre de premier trio David Desharnais a amassé deux passes et il a été également étincelant dans le cercle des mises en jeu, remportant 48 de ses 92 tentatives (52,2 pour cent).

    Devante Smith-Pelly a mené l’équipe avec 22 mises en échec, tandis que les joueurs de soutien Jacob De La Rose et Brandon Prust ont été solides dans les deux sens de la patinoire.

    Tampa Bay a mené la LNH au niveau des buts en saison régulière sans doute parce que l’équipe possède le groupe d’attaquants ayant le plus de profondeur dans la ligue, alors que sept joueurs ont inscrit au moins 15 buts. Steven Stamkos, qui a inscrit 43 filets, a été limité à trois passes dans la série contre Detroit, mais son jeu défensif a été solide. Tyler Johnson et ses compagnons de trio des « Triplets », Nikita Kucherov et Ondrej Palat, ont pris la relève en attaque. Johnson a marqué à deux reprises lors de chacun des matchs 2, 4 et 6; ses six buts lui valent le premier rang, à égalité, en première ronde. L’entraîneur Jon Cooper a fait de son mieux pour faire rouler ses quatre trios contre Detroit. Aucun attaquant n’a obtenu davantage de temps de jeu que Killorn (19:51), mais huit ont obtenu au moins 15 minutes d’utilisation en moyenne. La profondeur du Lightning en attaque rend difficile, pour l’adversaire, la tâche de se concentrer pour contrer les efforts d’un trio en particulier.



    La première paire défensive formée de P.K. Subban et d’Andrei Markov a joué de grosses minutes contre les Sénateurs. Subban n’a pas seulement mené l’équipe au niveau du temps de glace par match (25:08), mais il a aussi contribué de quatre points en attaque (trois aides). Markov a disputé des minutes importantes également, avec un temps moyen d’utilisation de 25:03, bloquant 15 tirs au passage même s’il en a clairement arraché durant la série avec de nombreux revirements.

    Jeff Petry, qui a été acquis des Oilers d’Edmonton avant la date limite des transactions, a formé une solide deuxième paire en compagnie d’Alexei Emelin. Petry n’a pas débloqué offensivement contre les Sénateurs, mais il a maintenu un temps moyen d’utilisation de 22:08, distribué 16 mises en échec et bloqué 11 tirs. Emelin a distribué 19 mises en échec et son temps de glace moyen a été de 20:53.

    L’entraîneur Michel Therrien avait des options au niveau de sa troisième paire en défensive, alors que Tom Gilbert, Nathan Beaulieu et Greg Pateryn ont prouvé qu’ils étaient fiables. Pateryn, qui n’a récolté aucun point en 17 matchs en saison régulière, a amassé deux aides en trois rencontres lors des séries éliminatoires. Beaulieu a été blessé lors du match no 3 et il ratera au moins les quatre premières rencontres de la deuxième ronde.

    Les défenseurs de Tampa Bay ont inscrit cinq buts au cours de la première ronde, incluant le but gagnant de Braydon Coburn lors du match no 7.

    Le premier duo habituel de Victor Hedman et Anton Stralman est l’un des meilleurs dans la LNH. Ils sont solides dans leur propre territoire, ils effectuent un excellent travail au niveau de la possession de rondelle et ils contribuent offensivement, eux qui ont amassé plus de 30 points chacun en saison régulière. Jason Garrison possède un tir puissant de la pointe et Matt Carle, Coburn, Ondrej Sustr et Nikita Nesterov complètent une unité qui peut bouger la rondelle et ils ont joué un rôle important en limitant les Red Wings à 13 buts (à l’exception des buts inscrits dans un filet désert) en sept matchs.



    Carey Price a été un véritable mur et il a prouvé ce pourquoi il n’est pas seulement en lice pour le trophée Vézina à titre de meilleur gardien de la ligue, mais aussi pour le trophée Hart, remis au joueur le plus utile à son équipe. En six matchs contre les Sénateurs, Price a affiché une moyenne de buts alloués de 1,94 et un taux d’efficacité de ,939.

    Il a mis la touche finale à la série avec une performance spectaculaire de 43 arrêts dans un gain de 2-0 lors du match no 6, disputé au Centre Canadian Tire dimanche à Ottawa. Price, qui a su rebondir d’un revers de 5-1 lors du match no 5, est devenu le premier gardien à blanchir les Sénateurs cette saison.

    « Carey a été le meilleur joueur dans l’aréna, a dit Pacioretty. C’est très souvent ça, l’histoire avec notre équipe. Il a fait la différence (dimanche). »

    Price a accordé 12 buts dans la série. Il a totalisé 30 arrêts lors des deuxième et troisième périodes du match no 6, tandis que les Sénateurs tentaient de renverser la vapeur.

    Price sera celui qui déterminera ultimement jusqu’où les Canadiens iront en séries éliminatoires. Il a mené la LNH dans chacune des catégories majeures chez les gardiens de but en saison régulière : victoires, moyenne de buts alloués et pourcentage d’arrêts.

    L’absence de Bishop lors de la série de l’an dernier contre Montréal a été une raison majeure pour expliquer le fait que le Lightning a été balayé. Bishop a rebondi avec une solide performance en saison régulière (40-13-5, moyenne de buts alloués de 2,32 et pourcentage d’arrêts de 0,916), et après quelques hauts et quelques bas contre Detroit, il a effectué les arrêts qu’il devait faire lors des deux derniers matchs. Cela comprend les 31 arrêts réalisés lors du match no 7, son premier blanchissage en carrière dans les séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Il a terminé la série avec une moyenne de buts alloués de 1,87 et un pourcentage d’arrêts de 0,922.

    La recrue Andrei Vasilevskiy a entrepris 13 matchs après avoir succédé à Evgeni Nabokov à titre d’adjoint de Bishop et il a affiché des statistiques solides (moyenne de buts alloués de 2,36 et pourcentage d’arrêts de 0,918). Si quelque chose devait arriver à Bishop à nouveau, il offrirait au Lightning une meilleure chance de gagner que l’an dernier.

    Therrien a su soutirer le maximum de son alignement en saison régulière et cela s’est poursuivi contre les Sénateurs en séries éliminatoires. Le fin mot de l’histoire, c’est que Therrien trouve une manière de donner la meilleure chance à son équipe de connaître du succès.

    Il a procédé à des changements subtils au sein de son alignement tout au long de la saison et il l’a fait de nouveau contre les Sénateurs. C’est un entraîneur proactif capable d’apporter des ajustements sur-le-champ avant que les problèmes ne surviennent.

    Il a guidé les Canadiens à deux séries de première ronde victorieuses pour la première fois depuis 1993, la dernière fois que Montréal a remporté la Coupe Stanley.

    Cooper a mené le Lightning en séries éliminatoires à chacune de ses deux saisons complètes depuis qu’il a été embauché en mars 2013. Il a effectué un excellent boulot en procédant à des ajustements à la suite des matchs 1, 3 et 5, et il a été en mesure d’aider le Lightning à survivre à deux périodes énervantes lors du match no 7, avant de les voir marquer à deux reprises en troisième période. Un mouvement de personnel qui a rapporté est d’avoir habillé 11 attaquants et sept défenseurs pour les matchs 6 et 7, ce qui a aidé à tenir au silence les rapides attaquants de Detroit. Même si Cooper ne possède pas énormément d’expérience dans la LNH, il a mené Norfolk, alors le club-école du Lightning dans la Ligue américaine de hockey, vers la Coupe Calder en 2012.

    Le jeu de puissance, qui a été source de questionnements en saison régulière, a montré son visage le plus laid en séries éliminatoires. Les Canadiens ont marqué un seul but avec l’avantage d’un homme en 20 opportunités contre les Sénateurs.

    C’est un aspect qui doit s’améliorer. La supériorité numérique des Canadiens a joué un grand rôle dans la victoire contre les Bruins de Boston en deuxième ronde des séries dans l’Est l’an dernier, alors que l’équipe a terminé au huitième échelon avec un taux de réussite de 19,7 pour cent.

    L’unité d’infériorité numérique a démontré un rendement de 15-en-20 (75 pour cent) avec les défenseurs Subban, Emelin, Gilbert et Petry et les attaquants Plekanec, Prust et Eller, qui ont joué des rôles prépondérants contre les Sénateurs. Eller a d’ailleurs marqué un but en infériorité numérique lors du match no 1, dans un gain de 4-3.

    Tampa Bay, qui a présenté le 18e meilleur jeu de puissance durant la saison régulière, a obtenu plusieurs occasions contre Detroit, mais l’équipe a eu des difficultés à marquer. Le Lightning a maintenu un rendement de 2-en-30 et a accordé un filet en désavantage numérique. Stamkos avait inscrit 13 buts en supériorité numérique en saison régulière, ses difficultés à marquer ont représenté un problème majeur. Les joueurs utilisés pour écouler les pénalités, qui ont formé la septième meilleure unité en saison régulière (83,7 pour cent), ont accordé cinq buts à Detroit en 29 occasions (82,8 pour cent) et ont contribué en marquant deux buts à court d’un homme.

    Brendan Gallagher
    Ailier droit - MTL
    Buts: 1 | Aides: 1 | Pts: 2
    Tirs: 22 | Différentiel: 2

    Brendan Gallagher – L’ailier droit de 22 ans fait un peu de tout lorsqu’il est sur la patinoire. Il peut créer le chaos devant le gardien adverse, distribuer une percutante mise en échec pour fermer l’espace, n’est jamais à court de mots et peut marquer des buts au moment opportun. Il joue beaucoup plus gros que son gabarit de 5 pieds 9 pouces et 182 livres le suggère, et l’agressivité et la détermination qu’il déploie à chaque présence l’ont rendu terriblement populaire à Montréal.

    Les Canadiens auront besoin que Gallagher continue à rendre la vie difficile à l’adversaire tout en produisant offensivement aussi régulièrement. Après tout, il a établi un sommet en carrière avec 24 buts cette saison et a terminé au troisième rang de son équipe avec six buts gagnants. Gallagher a inscrit le but décisif dans le match ultime (le match no 6) contre les Sénateurs dimanche dernier, rabattant au vol une rondelle qui l’avait d’abord atteint au dos, à 13:26 de la première période.

    Ryan Callahan
    Ailier droit - TBL
    Buts: 0 | Aides: 3 | Pts: 3
    Tirs: 12 | Différentiel: 5

    Ryan Callahan – Le compagnon de trio de Stamkos est le genre d’attaquant agressif, bon dans les deux sens de la patinoire, qui devrait s’illustrer dans des matchs où chaque pouce de glace sera ardemment disputé. Callahan a amassé trois passes en première ronde et il a présenté un différentiel de plus-5, ce qui le place à égalité avec Kucherov chez les meilleurs attaquants du Lightning. Callahan a inscrit 24 buts et amassé un sommet en carrière de 54 points en saison régulière. Une de ses tâches contre les Canadiens consistera à se rendre au filet et à rendre la vie difficile à Price, qui semble bloquer tout ce qu’il parvient à voir.

    LES CANADIENS L'EMPORTERONT SI… Ils arrivent à trouver une manière de rallumer leur jeu de puissance. C'est possible de gagner avec un jeu de puissance qui connaît des difficultés (on se souvient de la conquête de la Coupe Stanley des Bruins en 2011), mais ce n'est jamais chose facile. Montréal ne marque pas assez de buts à forces égales pour survivre à une disette prolongée avec l'avantage d'un homme. Montréal a accordé 189 buts en saison régulière, le plus bas total dans l'Association de l'Est et le plus bas total dans toute la ligue, à égalité. Oui, Carey Price est une bonne police d'assurance, mais il a besoin de quelques buts pour travailler et c'est là que le jeu de puissance de Montréal pourrait être d'une aide précieuse.

    LE LIGHTNING L’EMPORTERA SI… Stamkos et Bishop jouent à la hauteur de leurs capacités. Le Lightning a survécu aux Red Wings malgré un manque de production de Stamkos. Il a marqué cinq buts et amassé sept points dans le balayage en saison régulière contre Montréal, incluant deux buts gagnants. Tampa Bay a obtenu de la production de la part de plusieurs trios, mais Stamkos est leur frappeur de coups de circuit et ils auront besoin qu’il retrouve le fond du filet. Bishop a connu certaines difficultés contre Detroit, à l’occasion, et a eu des moments où il semblait ébranlé au début du match no 7. Mais il a suffisamment bien joué pour permettre au Lightning de traverser la première ronde des séries pour la première fois depuis 2011, et cela pourrait lui donner un regain de confiance alors que les séries éliminatoires progressent.

    2016 NHL Winter Classic Gigapixel photo

    La LNH sur Facebook