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    Aperçu de la série Ducks-Jets

    Par Corey Masisak, Curtis Zupke et Patrick Williams - Journalistes LNH.com

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    Aperçu de la série Ducks-Jets
    Aperçu de la série Ducks-Jets

    Teemu Selanne est une légende et un héros dans deux villes de la LNH, et ces métropoles abritent deux équipes qui s’affronteront dans une série de première ronde dans l’Ouest.

    Les Jets de Winnipeg ont atteint les séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour la première fois depuis qu’ils ont déménagé au Manitoba en 2011. Selanne a été la grande vedette de l’édition précédente des Jets au début de sa carrière, avec que l’équipe ne quitte Winnipeg pour l’Arizona. Il a également été le meilleur joueur de l’histoire des Ducks d’Anaheim, et les Jets seront au Honda Center à Orange County pour le match no 1 de cette série.

    Anaheim a terminé au premier rang de l’Association de l’Ouest pour une deuxième saison de suite et les Ducks sont champions de la section Pacifique pour une troisième fois d’affilée sous les ordres de l’entraîneur Bruce Boudreau. Les Ducks ont perdu un match no 7 au Honda Center contre une équipe moins bien classée lors des deux dernières séries, et tenteront de se rendre en deuxième moitié de bal printanier pour la première fois depuis qu’ils ont gagné la Coupe Stanley en 2007.

    Winnipeg a établi un record d’organisation avec 99 points, mais a terminé en cinquième place dans la section Centrale. La seule autre présence de l’histoire de l’équipe en séries est survenue en 2007, alors que les Thrashers d’Atlanta avaient été balayés en première ronde contre les Rangers de New York.

    La position à surveiller dans cette série pourrait être devant le filet. Aucune des deux équipes n’a attribué plus de 52 départs à un de ses gardiens. Frederik Andersen a obtenu 52 départs pour les Ducks, mais ça l’a placé au 18e échelon de la ligue. Andersen a été d’office 10 fois depuis la date limite des transactions de la LNH, tandis que John Gibson a amorcé huit rencontres.

    Winnipeg a eu un gardien no 1 clair pendant la majeure partie de la saison. Le problème est que l’identité de cette personne a changé à quelques reprises. La recrue Michael Hutchinson a pris le poste du vétéran Ondrej Pavelec, mais Pavelec l’a repris et a été un des meilleurs gardiens de la ligue au cours du dernier mois de la saison pour aider les Jets à atteindre les séries.

    Un autre intrigant duel sera au centre. Ryan Getzlaf a connu une autre fantastique saison pour les Ducks, et devrait finir parmi les cinq ou six premières places dans les votes pour le trophée Hart. Il pourrait devoir affronter Bryan Little, un des centres les plus sous-estimés de la ligue.

    Les Ducks ont gagné chacune des trois rencontres entre les deux équipes en saison régulière, mais une d’entre elles a nécessité la prolongation et une autre s’est terminée en fusillade. Anaheim a marqué quatre buts lors de chacun de ces matchs. Ducks et Jets ne sont cependant pas affrontés depuis janvier, et les deux équipes ont procédé à des transactions significatives avant la date limite.

    Ryan Kesler a été à la hauteur des attentes et a donné à Anaheim ce dont l’équipe avait besoin au centre afin de contrer les puissances de l’Association de l’Ouest. Kesler a connu sa meilleure saison à l'attaque depuis la campagne 2011-12, mais sa réelle valeur vient du fait qu’il est un centre efficace dans les deux sens de la patinoire qui peut remporter ses mises en jeu. Les Ducks ont conservé une fiche de 4-0-1 contre les Kings de Los Angeles, et l’entraîneur des Kings Darryl Sutter a mentionné que Kesler, acquis dans une transaction avec les Canucks de Vancouver, avait fait une grande différence.

    Le capitaine Ryan Getzlaf a atteint le plateau des 20 buts pour la cinquième fois de sa carrière, et bien que son total de point ait diminué par rapport à la saison dernière, son nom a été mentionné dans les discussions portant sur le trophée Hart. Son compagnon de trio Corey Perry a inscrit au moins 30 buts pour la cinquième fois malgré le fait qu’il ait raté 15 parties en raison d’une blessure au genou et des oreillons.

    Matt Beleskey, qui pourrait devenir joueur autonome sans compensation cet été, a excellé dans son rôle sur le premier trio et a mené les Ducks au chapitre des buts jusqu’à la fin du mois de janvier.

    Les Ducks n’ont pas solidifié leur poste d’ailier gauche sur le premier trio, mais ils ont utilisé Beleskey et Jiri Sekac, acquis dans une transaction en fin de saison, dans ce rôle dans la dernière ligne droite. Kyle Palmieri a de son côté maintenu son rythme de production de la saison dernière et a offert un bon rendement sur le jeu de puissance.

    Andrew Cogliano a poursuivi son excellent travail en échec avant et en infériorité numérique, tandis que Rickard Rakell a été en mesure de se tailler un poste au centre de l’un des deux derniers trios en raison de la qualité de son jeu sur toute la surface de la patinoire. Jakob Silfverberg a inscrit un but à ses 27 premiers matchs, mais 11 à ses 44 rencontres suivantes.

    Nate Thompson est un bon centre de quatrième trio, alors que Patrick Maroon et Tim Jackman offrent de la robustesse.

    Le trio d’Andrew Ladd, Bryan Little et Blake Wheeler a transporté les Jets sur ses épaules lors des quatre dernières saisons. Ladd a établi un nouveau sommet en carrière au chapitre des points. Même si une blessure en mars a coûté 11 matchs à Little, il a marqué plus de 20 buts pour une troisième fois à ses quatre dernières campagnes.

    Wheeler a alterné sur les premier et deuxième trios. Lorsqu’il a été muté sur la deuxième ligne, il a retrouvé sa chimie avec Mark Scheifele. Wheeler a mené les Jets au niveau des buts et a explosé en mars avec neuf filets et six mentions d’assistance en 15 rencontres. Scheifele s’est quant à lui établi comme un fiable deuxième joueur de centre.

    Drew Stafford a rejoint Scheifele et Wheeler en mars après s’être amené avec les Jets dans la transaction qui a envoyé Evander Kane aux Sabres de Buffalo et le trio s’est mis à produire.

    Le directeur général Kevin Cheveldayoff a ajouté le versatile Mathieu Perreault à sa formation par l’entremise du marché des joueurs autonome à l’été dernier. Le rapide Perreault, qui peut autant jouer au centre qu’à l’aile gauche, a immédiatement amené de la profondeur aux trois premiers trios. Le fiable attaquant Michael Frolik a bien fait dans une variété de rôles, du premier au troisième trio.

    Les Ducks ont modifié le quart de leur défensive lorsqu’ils ont fait l’acquisition de James Wisniewski et de Simon Despres juste avant la date limite des transactions de la LNH. Ces deux joueurs ont souvent été jumelés, Wisniewski faisant usage de son foudroyant lancer frappé tandis que Després se révèle être un défenseur physique capable de transporter la rondelle que l’entraîneur Bruce Boudreau a de la difficulté à rayer de la formation.

    Francois Beauchemin et Hampus Lindholm ont encore une fois formé une solide paire et se complètent bien. Beauchemin compte beaucoup d’expérience, mais a atteint un sommet en carrière au chapitre des buts malgré le fait qu’il ait raté 18 parties en raison de blessures.

    Sami Vatanen a mené l’équipe pour les buts en avantage numérique (ceux de Wisniewski ont été marqués avec les Blue Jackets de Columbus) et il était un candidat légitime au Match des étoiles à la mi-saison. Cam Fowler a connu une bonne saison offensivement, mais devrait probablement faire preuve de plus de robustesse, un élément dont Clayton Stoner se charge à défaut de faire étalage de vitesse.

    Le modèle des Ducks diffère de celui de bien d’autres équipes puisqu’ils ne possèdent pas de véritable défenseur numéro un capable d’affronter les meilleurs éléments adverses (comme Shea Weber des Predators de Nashville ou Drew Doughty des Kings).

    Anaheim faisait partie des 15 dernières équipes de la ligue au chapitre des buts alloués par match et à 5-contre-5, des statistiques troublantes pour une équipe qui a passé la majeure partie de la saison au sommet du classement de l’Association de l’Ouest.

    Boudreau a affirmé que les Ducks étaient meilleurs que l’an dernier à cette position. Ils comptent aussi sur plus de profondeur, ce qui devrait grandement les aider.

    La ligne bleue de Winnipeg a connu une année tumultueuse ravagée par les blessures et une transaction de mi-saison majeure qui a amené Tyler Myers pour remplacer Zach Bogosian, qui avait longtemps été considéré comme un des éléments clés des fondations de l’équipe.

    Les Jets ont perdu les services de leurs quatre meilleurs défenseurs à long terme en raison de blessures en décembre, forçant Dustin Byfuglien de passer de l’attaque à sa position naturelle à la ligne bleue. Byfuglien s’est immédiatement réadapté à ce rôle et a inscrit sept buts en plus d’amasser 15 aides à ses 24 premiers matchs comme défenseur. En plus de sa production offensive, Byfuglien a adopté une approche plus responsable défensivement tout en tourmentant les attaquants adverses avec son style robuste.

    Myers a amené aux Jets du gabarit, un lancer puissant et la capacité de jouer des minutes substantielles qui ont donné un peu de répit au reste de la défensive décimée par les blessures pendant la majeure partie de la campagne.

    Jacob Trouba a continué de faire des progrès en tant que défenseur de deuxième année, formant un solide duo avec le vétéran Mark Stuart. Le jeu plus défensif de Stuart a permis à Trouba d’exercer son jeu dans les deux sens de la patinoire.

    Il s’agira encore une fois d’un facteur crucial, mais la situation ne devrait pas être aussi compliquée que l’an dernier alors que trois gardiens souhaitaient se trouver devant le filet en séries éliminatoires.

    Frederik Andersen est vraisemblablement le gardien numéro un. Il est passé bien près d’améliorer le record des Ducks pour le plus grand nombre de victoires en une saison détenu par Jean-Sebastien Giguere, et il a égalé un record datant de 1944 à titre de gardien le plus rapide à atteindre le plateau des 50 victoires dans la LNH.

    Andersen a affirmé qu’il voulait être le gardien partant, et il semble avoir une longueur d’avance pour ce poste. Il a été l’homme de confiance des Ducks au début de la saison alors que John Gibson était à l’écart en raison d’une blessure à l’aine, et il a effectué 20 départs consécutifs entre le 7 novembre et le 18 décembre, la plus longue séquence du genre par un gardien d’Anaheim depuis que Jonas Hiller avait entrepris 32 parties consécutives en 2012.

    Andersen, âgé de 25 ans, est plus vieux que Gibson et possède une feuille de route plus fournie, mais Boudreau n’hésitera pas à apporter un changement si Andersen connaît des difficultés.

    Gibson, âgé de 22 ans, s’est absenté pendant six semaines, mais joue de mieux en mieux depuis qu’il a été envoyé dans la Ligue américaine de hockey pour y retrouver la forme. Il a conservé un dossier de 6-1-0 avec une moyenne de buts alloués de 1,84 et un pourcentage d’arrêts de ,942 entre le 20 février et le 4 mars.

    Gibson est jeune, mais il a répondu aux attentes qui l’entourent depuis sa carrière chez les juniors.

    Les joueurs des Ducks affirment qu’ils ont confiance en leurs deux gardiens, et que l’identité de celui qui se trouve devant le filet importe peu, mais ce sera à Boudreau de faire en sorte que cela ne devienne pas une distraction comme ce fut le cas lors des dernières séries éliminatoires.

    L’entraîneur Paul Maurice a compté sur le gardien qui jouait bien pendant le plus longtemps possible toute la saison. Ondrej Pavelec avait déjà perdu son poste aux mains de la recrue Michael Hutchinson lorsqu’il a alloué un but tardif sur un tir provenant de la zone neutre dans un revers de 5-4 face aux Blues de St. Louis le 10 mars.

    Pavelec était un projet pour les Jets depuis plusieurs saisons, et il a amorcé l’année en était scruté à la loupe par les partisans de Winnipeg et les médias de la ville. Cependant, son dévouement envers son conditionnement physique et les ajustements techniques qu’il devait apporter à son jeu ont permis à Pavelec de prospérer.

    Après ce but contre St. Louis, Pavelec a éventuellement repris son titre de gardien partant, qu’il possédait depuis 2009-10, et a connu toute une séquence en fin de campagne pour mener les Jets jusqu’en séries.

    Boudreau semble en être à la croisée des chemins, lui qui possède un historique de succès en saison régulière, mais de grandes déceptions en séries éliminatoires. Boudreau n’a jamais dépassé la deuxième ronde et a perdu cinq de ses six matchs ultimes, dont les deux derniers avec Anaheim.

    Boudreau est un entraîneur proche de ses joueurs, et il possède une bonne lecture de son équipe. Il procède toutefois souvent à de curieuses modifications de son alignement, et a tendance à trop analyser certaines situations.

    Anaheim a été la meilleure équipe de la LNH dans les matchs qui se sont soldés par l’écart d’un but, mais les Ducks ont été dominés par un ratio de presque 3-pour-1 au chapitre des buts au cours de leurs défaites en temps réglementaire, et la dernière saison a été marquée par de mauvaises deuxièmes périodes.

    En d’autres mots, Anaheim parvenait à arracher la victoire, ou était déclassé.

    Boudreau doit parvenir à éliminer cette inconstance. Heureusement pour lui, il a sous la main une équipe qui est meilleure défensivement et qui est motivée par son élimination aux mains de leurs rivaux les Kings la saison dernière.

    Quand Maurice s’est amené à Winnipeg en janvier 2014, un manque de structure défensive avait assailli les Jets. Des années de défaites et du changement de personnel à répétition avaient laissé les Jets sans identité.

    En insistant sur le jeu de possession de rondelle en se fiant énormément à ses centres pour qu’ils soient plus responsables défensivement, Maurice a réussi à solidifier les Jets dans leur propre territoire sans sacrifier leur production offensive.

    Le conditionnement physique a pris une plus grande importance quand Maurice est arrivé, alors que son système se concentre sur la vitesse et les batailles le long des rampes. Un entraînement de 90 minutes à la fin de la dernière saison a envoyé le message aux joueurs qu’un camp d’entraînement exigeant les attendait cette année, et les joueurs ont bien répondu. Les entraîneurs adverses ont souvent dit que les Jets étaient une des équipes les plus travaillantes et robustes de la ligue, ce qui a ajouté une autre dimension à gérer pour les équipes visiteuses dans le bruyant MTS Centre.

    Maurice a également rebâti une attitude au sein du vestiaire de Winnipeg avec un état d’esprit prônant le « vivre dans le moment présent ». Maurice n’a jamais paniqué après des défaites et n’est jamais demeuré satisfait trop longtemps par des victoires, amenant une influence positive à une équipe qui n’est pas habituée à la pression qui vient avec les longues séquences menant aux séries.

    Le directeur général d’Anaheim Bob Murray voulait particulièrement améliorer l’avantage numérique, mais ce dernier a plutôt fait pire et a terminé dans la deuxième moitié de la ligue pour une deuxième saison consécutive.

    Les Ducks ont présenté une efficacité de 3-en-31 au cours des 15 parties ratées par Vatanen en raison de blessures, et de 1-en-20 au cours des 10 matchs qui ont précédé leur dernière rencontre. Ces déboires s’expliquent en partie par l’incapacité d’Anaheim de provoquer des punitions, alors que les Ducks ont fait partie de la deuxième moitié des équipes de la LNH au chapitre du nombre de supériorités numériques.

    Il s’agit d’une situation qui est difficile à comprendre étant donné que l’équipe compte sur des joueurs tels que Getzlaf, Perry, Kesler et Wisniewski, entre autres, et d'une situation qu’il faudra garder à l’œil.

    L’unité d’infériorité numérique des Ducks a moins bien fait que l’an dernier sur le plan des statistiques, et cela s’explique en partie par le fait qu’Anaheim a fait partie des meneurs de la ligue au chapitre du nombre d’infériorités numériques. Même les meilleurs gardiens ne peuvent pas faire grand-chose face à un tel volume.

    Les Ducks demeurent dangereux à court d’un homme avec Cogliano, Kesler et Silfverberg qui représentent des menaces. Kesler permet à son équipe de présenter une bonne possession de rondelle en remportant ses mises en jeu.

    Longtemps une source de frustration pour les Jets et leurs partisans, le jeu de puissance s’est grandement amélioré cette saison après avoir terminé au 30e rang en 2012-13 et au 25e échelon l’an dernier.

    Byfuglien, Myers et Trouba offrent tous les trois un puissant tir de la pointe aux Jets en avantage numérique et les habiletés de fabricant de jeux de Perreault le long des rampes ont ajouté une nouvelle dimension.

    Le désavantage numérique a excellé en début de saison avant de plier devant du surmenage, alors que Winnipeg a alloué le plus grand nombre d’occasions sur le jeu de puissance à l’adversaire de la ligue.

    Malgré l’excès de travail, l’unité des Jets en infériorité numérique a réussi à demeurer dans la première moitié de la LNH après une 10e place la saison dernière.

    James Wisniewski
    DÉFENSEUR - ANA
    Buts: 8 | Aides: 26 | Pts: 34
    Tirs: 147 | Différentiel: -13

    James Wisniewski – Le vétéran défenseur a été la principale acquisition de l’équipe à la date limite des transactions et devait relancer l’avantage numérique et fournir de la robustesse. Ce deuxième aspect sera peut-être le plus important puisque Wisniewski bloque des tirs, applique des mises en échec et est très actif avec son bâton, toutes des choses qui mènent au succès en séries. S'il peut apporter une contribution quelconque en attaque, il s’agirait d’un bonus.

    Wisniewski a disputé 24 matchs en carrière en séries éliminatoires. Il faisait partie de l’édition 2009 des Ducks qui avaient surpris les Sharks de San Jose, classés premiers, en première ronde avant de forcer les Red Wings de Detroit à disputer un septième match en deuxième ronde. Il sait ce qu’il faut faire pour gagner et est prêt à faire les sacrifices nécessaires. Cette attitude de guerrier devrait déteindre sur les jeunes défenseurs. Wisniewski doit demeurer en santé, car son style de jeu le rend vulnérable aux blessures, et il doit de plus rester discipliné.

    Dustin Byfuglien
    DÉFENSEUR - WPG
    Buts: 18 | Aides: 27 | Pts: 45
    Tirs: 209 | Différentiel: 5

    Dustin Byfuglien– Quand Byfuglien est au sommet de sa forme, il peut être aussi dominant que n’importe quel autre défenseur de la ligue. Son lancer puissant de la pointe génère de nombreux retours, que les attaquants des Jets sont en mesure de transformer en buts. Son gabarit de 6 pieds 5 pouces et 265 livres ont rendu les coins de patinoire et l’enclave en zone de Winnipeg des endroits punitifs pour les attaquants adverses.

    Byfuglien a subi une blessure au haut du corps au mois de mars qui l’a gardé sur la touche, et une suspension de quatre matchs pour un double-échec à l’endroit de J.T. Miller des Rangers de New York le 31 mars l’a laissé hors de l’alignement pendant la dernière ligne droite en vue des séries.

    La charge de travail de Byfuglien s’est amenuisée depuis l’arrivée de Myers le 11 février, mais il est plus que capable de disputer 25 à 30 minutes par match, surtout sur le jeu de puissance.

    Les Ducks gagneront si... S'ils demeurent fidèles à leur système et qu’ils forcent leurs adversaires à s’adapter à eux. Ce ne fut pas le cas au cours des deux derniers tournois printaniers. Les Red Wings avaient forcé Boudreau à apporter des changements qui n’étaient pas nécessaires en première ronde en 2013, puis les agitateurs des Stars de Dallas ont dérangé les joueurs d’Anaheim la saison dernière en première ronde, qui s’est rendue en six matchs.

    Anaheim profiterait d’un alignement stable plutôt que d’une rotation constante et d’une forme d’audition parmi les attaquants. Ils devraient peut-être remarquer que les Kings et les Blackhawks de Chicago ne modifient que très rarement leur formation, et se concentrent surtout sur leur façon de jouer, et non celle de leur adversaire.

    Lorsqu’ils sont pleinement engagés, les joueurs d’Anaheim peuvent générer un aussi bon échec avant que n’importe quelle équipe de la ligue, et leurs gardiens peuvent masquer plusieurs de leurs faiblesses. Si ces choses tombent en place, il n’y a aucune raison pour que les Ducks ne puissent s’imposer.

    Les Jets gagneront si... S'ils évitent le banc des punitions. Le style physique et à haute intensité des Jets les a placés dans de beaux draps côté pénalités pendant la majeure partie de la saison. Ils ont présenté un dossier de 9-10-5 lorsqu’ils accordent cinq jeux de puissance ou plus au cours d’un match cette année. Compte tenu de leur style et de leur manque d’expérience en séries, les Jets pourraient être à risques d’écoper de plusieurs pénalités. Éviter le banc des punitions sera crucial.

    Que Pavelec continue de jouer au même niveau qu’il l’a fait dans la dernière ligne droite sera vital pour Winnipeg. Il peut être un gardien de séquences, et un mauvais but ou deux l’a sorti de son match dans le passé. L’athlète de 27 ans n’a jamais joué un seul match en séries, et il n’a pas vu d’action au printemps depuis qu’il a remporté la Coupe Calder dans la Ligue américaine en 2007. Il devra trouver un équilibre.

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