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    Aperçu de la série Lightning-Red Wings

    Par Corey Masisak, Corey Long et Paul Harris - Journalistes LNH.com

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    Aperçu de la série Lightning-Red Wings
    Aperçu de la série Lightning-Red Wings

    Steve Yzerman est une légende du hockey en raison de sa carrière avec les Red Wings de Detroit. Mais maintenant, le voici qui a bâti une équipe qui tentera de renverser son ancienne organisation.

    Le Lightning de Tampa Bay et son directeur général Yzerman affronteront les Red Wings en première ronde des séries éliminatoires de la Coupe Stanley dans l’Est.

    Tampa Bay a établi un record d’équipe avec 108 points et a terminé en deuxième place de la section Atlantique, alors que Detroit a confirmé sa place en séries pour une 24e saison de suite, ou deux de plus que l’entière existence du Lightning. Les Red Wings ont atteint le plateau des 100 points pour une 17e fois depuis 1992-93 et ont conclu l’année au troisième rang de l’Atlantique.

    Un des duels les plus intéressants de la première ronde opposera Steven Stamkos à Pavel Datsyuk et Henrik Zetterberg. Stamkos a terminé au deuxième rang des buteurs de la LNH, mais il devrait souvent avoir à se mesurer à deux des meilleurs attaquants défensifs du sport.

    Les deux équipes possèdent de la profondeur à l’attaque et comptent sur de jeunes et talentueux joueurs qui complètent bien les joueurs étoiles. Detroit a perdu de nombreux éléments clés de ses deux présences de suite en Finale de la Coupe Stanley, mais une nouvelle vague de talent développé à même l’organisation a donné aux Red Wings une puissante attaque.

    Stamkos est le point d’ancrage du premier trio et les étoiles du jeu de puissance, le deuxième trio de Tampa Bay, est une des meilleures unités de la ligue. Un trio de vedettes émergentes est devenu une des unités les plus productives de la LNH.

    Yzerman a disputé 22 campagnes avec les Red Wings de 1983-2006, et quatre saisons avec la haute direction de l’équipe avant d’accepter son poste à Tampa Bay en 2010. Il a hérité d’une formation remplie de joueurs de talent comme Stamkos et Victor Hedman, mais il a ajouté plusieurs éléments clés soit par l’entremise du repêchage (Ondrej Palat, Nikita Kucherov, Jonathan Drouin), soit par l’entremise de transactions (Ryan Callahan, Ben Bishop, Braydon Coburn), soit par l’entremise du marché des joueurs autonomes (Anton Stralman, Jason Garrison, Valtteri Filppula).

    Cette série mettra en vedette deux des meilleurs entraîneurs de la LNH. Mike Babcock a atteint la Finale de la Coupe Stanley à trois reprises, l’emportant une fois, et est un double médaillé d’or aux Jeux olympiques pour son travail derrière le banc du Canada en 2010 et 2014. Depuis que Babcock est devenu l’entraîneur des Red Wings en 2005-06, Detroit a signé 64 gains en séries, six de plus que toute autre équipe de la ligue.

    Jon Cooper a été finaliste pour le Jack Adams en 2014 et serait un tout aussi bon candidat pour le trophée cette année. L’incroyable ascension de Cooper d’avocat à entraîneur dans la LNH a débuté non loin du Joe Louis Arena. Son premier emploi comme entraîneur était au Lansing Catholic Central High School, à environ 145 kilomètres de Detroit.

    Bishop et Jimmy Howard sont clairement les gardiens no 1, mais chaque équipe compte sur un jeune auxiliaire qui pourrait voir de l’action pendant la série si nécessaire. Petr Mrazek a fait toute une poussée pour soutirer le poste à Howard, tandis qu’Andrei Vasilevskiy est un des espoirs élites à cette position et a bien joué lors des rares fois où le Lightning lui a confié le filet.

    Le Lightning est une des équipes qui a le plus de profondeur à l'attaque dans la LNH. Neuf joueurs ont marqué 12 buts ou plus cette saison. Steven Stamkos a dépassé le cap des 40 buts pour la quatrième fois de sa carrière même s'il y a eu beaucoup de roulement à ses côtés au sein de son trio, alors qu'il a notamment été jumelé à Alex Killorn, Ryan Callahan, Valtteri Filppula et Jonathan Drouin.

    L'unité composée de Tyler Johnson, Nikita Kucherov et Ondrej Palat a été une des plus efficaces de la LNH. Ces trois joueurs ont tous récolté plus de 60 points et affiché un différentiel de plus-30 ou mieux. Kucherov avait eu de la difficulté à rester dans l'alignement par moments à sa première campagne dans la Ligue (2013-14) mais on a assisté à l'éclosion du Russe de 21 ans cette saison, sa deuxième. Bien qu'il ne soit pas le plus gros joueur sur la patinoire, Kucherov joue comme s'il était plus imposant qu'il ne l'est dans les faits à cinq pieds 11 pouces et 184 livres et il n'hésite pas à aller dans le circulation lourde pour marquer des buts.

    Brian Boyle a été utile en tant que joueur de centre du quatrième trio et au sein du désavantage numérique. Il peut contribuer à l'attaque (il a 15 buts) et il a même joué comme défenseur à l'occasion quand des blessures ont forcé la main de l'équipe. Le joueur recrue Cédric Paquette a été rappelé de Syracuse tôt cette saison et on a fini par l'utiliser régulièrement à force de le voir jouer avec détermination et de marquer des buts « laids ».

    Valterri Filppula a accepté de voir sa production offensive diminuer quelque peu en devenant le principal joueur de centre du troisième trio de l'équipe, mais il reste un élément important du jeu de puissance.

    La perte de l’ailier gauche Erik Cole, dont la saison est terminée en raison d’une contusion à la colonne vertébrale, est majeure pour le groupe d’attaquants. Cole et l’ailier gauche Justin Abdelkader, qui a été mis hors de combat tard en saison à cause d’une blessure à une main, représentaient une grosse partie du poids de leur formation à l’attaque et les deux faisaient partie des six premiers attaquants de l’équipe. Le joueur de centre Riley Sheahan est l’autre attaquant de bon gabarit des Red Wings.

    C’est de toute évidence une nécessité qu’Abdelkader, qui a connu une saison d’éclosion en franchissant le plateau des 20 buts, puisse revenir au jeu en séries éliminatoires.

    Il y a passablement de talent et de punch en attaque avec le joueur de centre Pavel Datsyuk, s’ils peuvent demeurer suffisamment en santé pour jouer, l’ailier gauche Henrik Zetterberg et les jeunes ailiers Tomas Tatar et Gustav Nyqvist. Le quatuor doit être productif pour que Detroit puisse avoir une chance de remporter une ronde en séries éliminatoires.

    Sheahan est aussi une clé. Il est le troisième centre de l’équipe lorsque Datsyuk et Zetterberg jouent sur des trios différents et il se retrouve au poste de deuxième pivot quand les deux autres jouent ensemble. La vitesse et la présence devant le filet de Darren Helm aide également. Le joueur de centre de quatrième trio Luke Glendening devrait également s’illustrer en séries en compagnie de l’ailier gauche de quatrième trio, Drew Miller. Ils sont les meilleurs pour tuer les pénalités et sont des employés de soutien efficaces, des joueurs qui deviennent encore plus importants en séries éliminatoires. Le duo, en compagnie du joueur de centre / ailier droit Joakim Andersson, ont formé une quatrième ligne solide pour la majorité de la saison. Par moments, Detroit en a arraché dans le cercle des mises au jeu en fin de saison. Les Red Wings devront s’améliorer à ce chapitre pour connaître du succès.

    Tampa Bay a dû composer avec un certain nombre de blessés à la ligne bleue pendant une bonne partie de la saison et espère qu'Andrej Sustr (haut du corps) et Braydon Coburn (pied) soient de retour au premier tour éliminatoire. On s'attend à ce que Jason Garrison (haut du corps) rate le premier tour.

    Anton Stralman a affiché une belle constance et on se fiera beaucoup sur lui jusqu'à ce que les autres soient de retour. La polyvalence de Stralman aura une influence importante sur l'issue des matchs, alors qu'il évolue autant au sein du jeu de puissance que du désavantage numérique.

    Victor Hedman est revenu d'une blessure jeudi et, à l'instar de Stralman, il se retrouvera sur la glace pendant 24 à 25 minutes par match et on aura besoin de sa contribution au sein des unités spéciales. Même s'il a raté 23 matchs, Hedman a été le meneur chez les défenseurs du Lightning au chapitre des buts, avec 10, et l'entraîneur Jon Cooper estime qu'il a maintenant un des tirs les plus dangereux chez les joueurs de son équipe.

    Matthew Carle est le seul autre vétéran en santé et il a vu son temps de glace augmenter considérablement au cours des deux dernières semaines. Carle n'en donnera pas beaucoup à l'équipe à l'attaque, mais il a participé au jeu de puissance à quelques occasions.

    Les absences de Sustr, Coburn et Jason Garrison en raison de blessures ont permis à Mark Barberio, Nikita Nesterov et Luke Witkowski de jouer plus souvent. Barberio est celui qui a le plus d'expérience au sein de ce groupe et il a fait du bon travail au chapitre de la robustesse. Witkowski et Nesterov, des recrues, devraient normalement mettre l'accent sur la défensive, et contribuer en bloquant des tirs et en affichant de la robustesse.

    Le corps défensif est généralement efficace et effectif.

    Il n’y a pas de défenseur élite, mais Detroit soutire tout ce qui est possible d’une unité qui a comme premier duo Niklas Kronwall et Jonathan Ericsson. Ils sont solides, quand Ericsson ne commet pas de revirements, et ils excellent quand vient le temps de tuer les pénalités. Kronwall représente une menace en attaque, mais il n’a pas « Kronwallé » personne (les fameuses mises en échec qui l’ont rendu célèbre) depuis un moment. On pourrait assister à une ou deux mises en échec du genre durant les séries. Ericsson est gros, mais il n’offre pas vraiment un jeu robuste sur une base régulière.

    La deuxième paire défensive, Danny DeKeyser et Kyle Quincey, a été le duo le plus constant pour la majorité de la saison.

    DeKeyser, à sa deuxième saison complète, s’améliore constamment et il pourrait finir par avoir la plus belle carrière parmi les défenseurs actuels des Red Wings. Il est un excellent patineur, il est toujours bien positionné en défensive, il fait une bonne première passe et il s’améliore progressivement en offensive. Quincey apporte un jeu défensif solide, il est robuste et c’est un col bleu.

    La troisième paire s’est améliorée avec l’acquisition de Marek Zidlicky lors de la date limite pour effectuer des transactions et il a été jumelé à Brendan Smith. Zidlicky a apporté plus d’attaque et il est un défenseur qui tire de la droite et qui possède un puissant lancer frappé. Smith est plus constant cette saison, mais il est enclin à commettre des revirements dans son propre territoire et il prend des décisions douteuses sur la patinoire.

    Ben Bishop a été finaliste pour le trophée Vézina en 2013-14, quand il a établi un record d'équipe pour les victoires (37) et montré une moyenne de buts alloués par match de 2,23. Bishop a toutefois raté les séries en raison d'une blessure au coude et Tampa Bay, qui a dû se fier à Anders Lindback au poste de gardien, a été balayé en quatre matchs au premier tour aux mains des Canadiens de Montréal.

    Cette saison, Bishop a réédité sa propre marque en signant 39 victoires et il sera en santé au moment d'amorcer les séries. Son expérience des séries se limite toutefois à un match disputé dans les ligues mineures et en dépit des succès qu'il a connus en saison régulière, Bishop pourrait représenter un point d'interrogation en raison de son inexpérience dans ce contexte.

    Puisque le Lightning est une des équipes qui marque le plus de buts dans la LNH, Bishop n'aura pas besoin d'être parfait. Il devra toutefois éviter d'accorder plusieurs buts en peu de temps, comme ça lui est arrivé quelques fois ces deux derniers mois. L'arrivée de la recrue de 20 ans Andrei Vasilevskiy a permis à Bishop d'obtenir plus de repos que d'habitude dans le dernier droit. Vasilevskiy a par ailleurs l'expérience des matchs sous pression alors qu'il a pris part aux séries dans la KHL et mené la Russie à la conquête de la médaille d'or au Championnat du monde junior 2014 de la FIHG.

    Bien que Bishop soit clairement le gardien no 1 et aura droit à toutes les chances de mener Tampa Bay loin dans les séries, Cooper n'hésitera pas à apporter un changement s'il a besoin de le faire.

    Que les Red Wings décident s’y aller avec le vétéran Jimmy Howard ou avec le nouveau venu Petr Mrazek, la situation des gardiens représentera un point d’interrogation et une faiblesse jusqu’à preuve du contraire.

    Howard n’a tout simplement pas été le même depuis qu’il est revenu au jeu suite à une blessure à l’aine subie le 10 janvier et qui lui a fait rater un mois d’action. Howard a été la raison principale des succès de Detroit en début de saison et il a été choisi pour prendre part au Match des étoiles Honda 2015 de la LNH quelques heures seulement avant d’être blessé.

    Howard a affirmé que ses déboires sont dus au fait qu’il n’a pas été en mesure de bien suivre la rondelle comme il le faisait plus tôt dans la saison.

    Toutefois, Howard a un bon dossier en séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

    Mrazek, 23 ans, a remporté huit des 11 décisions en l’absence de Howard. Il a mené les Griffins de Grand Rapids de la Ligue américaine de hockey à la Coupe Calder en 2013, il a démontré qu’il était un futur gardien numéro un dans la LNH et il possède la capacité de laisser les mauvaises performances derrière lui. Mais il est également inconstant et il doit encore travailler sur les aspects techniques de la position de gardien de but.

    La question est la suivante : est-ce que les Red Wings iront avec un vétéran qui connaît des difficultés, mais qui a de l’expérience en séries de fin de saison où il montre un dossier décent, ou les Red Wings opteront plutôt pour un jeune qui a démontré des flashs qui prouvent qu’il peut briller, mais qui a besoin de prendre de l’expérience ?

    La volonté des joueurs du Lightning à respecter la structure de jeu et à jouer sans égoïsme est attribuable à la vision de l'entraîneur Jon Cooper. L'ancien avocat de la défense accorde beaucoup d'attention aux détails. Il n'hésite pas à louanger les joueurs qui excellent dans les phases de jeu sans la rondelle et qui sont prêts à aller se salir le nez sur la patinoire dans le but de créer des occasions de but.

    Cooper a remporté une Coupe Calder en tant qu'entraîneur-chef du Crunch de Syracuse dans la Ligue américaine de hockey en 2011-12 et il a été proclamé entraîneur par excellence de la ligue en 2012. Il a mené le Lightning jusqu'en séries à ses deux premières saisons complètes à la barre de l'équipe. Cooper utilisera chacun de ses quatre trios et puisque son équipe a beaucoup de profondeur à l'attaque, il peut s'attendre à ce que chacune de ses unités offensives crée des occasions de but. Il veut que ses joueurs y aillent à fond tant en défensive qu'à l'attaque, et il a récompensé des jeunes joueurs comme Paquette et Vladislav Namestnikov en les faisant jouer régulièrement quand ceux-ci ont affiché une belle productivité.

    Mike Babcock est considéré par plusieurs comme le meilleur entraîneur dans la LNH. Il sera assurément l’entraîneur le mieux payé pour entamer la saison 2015-16. Babcock est à la dernière année de son contrat, et une équipe, probablement Detroit, lui offrira un long contrat très lucratif au cours de la saison estivale.

    Babcock a une Coupe Stanley (2008) et deux médailles d’or aux Jeux olympiques à son palmarès, et il a su soutirer le maximum d’une équipe limitée et sujettes à plusieurs blessures au cours des deux dernières campagnes.

    Babcock en est à sa 10e campagne derrière le banc des Red Wings et il est le meneur de tous les temps au chapitre des gains pour un entraîneur. Il est un motivateur exceptionnel. Il est aussi un bon entraîneur derrière le banc durant les matchs, mais les Red Wings ont été victimes de pénalités pour avoir eu trop d’hommes sur la patinoire à plusieurs reprises cette saison, étant même chassés pour cette raison durant trois matchs de suite, tard dans la saison.

    Il sera intéressant de voir comment Babcock manœuvrera avec la situation des gardiens de but durant les séries, particulièrement si Howard et Mrazek demeurent inconstants.

    Même si le Lightning a mené la Ligue au chapitre des buts marqués, le jeu de puissance de l'équipe a manqué de constance et se retrouve en milieu de peloton. Les hauts et les bas de l'avantage numérique ont été frustrants pour Stamkos, qui a souvent remis en question le niveau d'effort de ses coéquipiers quand le jeu de puissance a connu des difficultés.

    « Nous avons probablement perdu des points cette saison parce que notre jeu de puissance ne fonctionnait pas, a souligné Stamkos. Certains soirs ça va mieux, mais c'est frustrant parce que nous savons tous à quel point l'unité pourrait être meilleure compte tenu du talent et de la vitesse que nous avons dans cette équipe. »

    En dépit des blessures, le Lightning est parmi les 10 meilleures équipes de la Ligue en désavantage numérique et cela est en grande partie attribuable aux efforts de Boyle et Stralman, qui ont pris part à chacun des matchs de l'équipe cette saison.

    La production du jeu de puissance et l’efficacité en infériorité numérique ont chuté vers la fin de la saison, après des performances surprenantes des unités spéciales en début de campagne.

    Le jeu de puissance et l’infériorité numérique ont été constamment parmi les meilleurs du circuit durant les deux premiers tiers de la saison. Des blessures à Datsyuk, une baisse de production de Zetterberg et des problèmes chez les gardiens de but sont probablement les raisons principales expliquant la récente baisse d’efficacité.

    L’ajout de Zidlicky a certainement amélioré le jeu de puissance, procurant un défenseur droitier avec un tir frappé canon et la capacité d’effectuer des jeux intelligents et efficaces.

    Glendening, Miller, Andersson et Helm sont tous d’extraordinaires éléments pour tuer les pénalités en attaque, et le duo défensif de Kronwall et Ericsson a aussi été très efficace à court d’un homme.

    Tyler Johnson
    CentRE - TBL
    Buts: 29 | Aides: 43 | Pts: 72
    Tirs: 203 | Différentiel: 33

    Tyler Johnson – Le trio des « triplets » composé de Johnson, Kucherov et Palat a été une des unités les plus productives à l'attaque dans la LNH et Johnson est le meilleur franc-tireur parmi les trois. Celui-ci affiche une belle chimie avec ses compagnons de trio et il a tendance à se retrouver au bon endroit au bon moment. Johnson n'est pas grand mais il est costaud et il n'a pas peur de batailler pour la rondelle ou d'aller au milieu de la circulation lourde. S'il y a un reproche qu'on peut faire à Johnson, c'est qu'il a parfois tendance à trop tenter la passe parfaite au lieu de tirer; mais quand il décide de tirer, cela produit souvent de bons résultats.

    Puisque les équipes ont tendance à axer leur plan de match sur la nécessité de freiner Stamkos, Johnson devrait être en mesure de provoquer des occasions de but alors que ce n'est pas à lui que reviendront les tâches les plus lourdes. Il sera par ailleurs l'élément-clé du jeu de puissance, puisque cette unité est à son mieux quand Johnson contrôle la rondelle, soit pour chercher à décocher un tir, soit pour repérer un coéquipier à découvert.

    Pavel Datsyuk
    Centre - DET
    Buts: 26 | Aides: 39 | Pts: 65
    Tirs: 165 | Différentiel: 12

    Pavel Datsyuk -- Si Datsyuk devait rater des matchs en séries, les Red Wings n’ont pratiquement aucune chance de remporter une ronde. Datsyuk, 36 ans, a raté 19 matchs au cours de la saison régulière, campagne où il a inscrit 26 buts et récolté 65 points. Sans sa production et sa créativité, son jeu sur les 200 pieds de la patinoire et sa capacité à gagner les mises au jeu, il sera difficile, pour Detroit, de sortir vainqueur de la première ronde.

    Le Lightning gagnera si… les jeunes défenseurs réussissent à jouer suffisamment bien jusqu'à ce que Sustr et Coburn reviennent au jeu, et si Bishop affiche sa forme de la saison régulière. Barberio, Nesterov et Witkowski devront tâcher de rester prudents à la ligne bleue et d'alléger le plus possible la charge de travail de Bishop. Ils ont parfois eu tendance à commettre des erreurs mentales, comme on le voit souvent chez les recrues, mais la marge d'erreur durant les séries sera considérablement réduite. Même si les jeunes font leur part, Bishop devra réaliser les arrêts difficiles et bien composer avec les longues séquences de jeu qui se dérouleront dans sa propre zone. Tampa Bay lui rendra la tâche plus facile en marquant des buts, mais il faudra éviter les festivals offensifs.

    Les Red Wings gagneront si... Datsyuk demeure en santé et que lui, Zetterberg, Tatar et Nyqvist produisent à l’attaque, et si Sheahan gagne son face-à-face en tant que centre de troisième ligne ou de deuxième trio, selon le cas. Les Red Wings auront aussi besoin d’éviter les revirements coûteux et il faudra du jeu solide d’un de leurs deux gardiens de but.

    Datsyuk a disputé seulement 108 des 164 matchs des siens lors des deux dernières saisons régulières et il se blesse plus souvent à mesure qu’il gagne en âge. S’il peut demeurer sur la patinoire lors des séries, ce sera un gros plus pour les Red Wings.

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