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    Aperçu de la série Rangers-Penguins

    Par Dan Rosen et Wes Crosby - Journalistes LNH.com

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    Aperçu de la série Rangers-Penguins
    Aperçu de la série Rangers-Penguins

    La série du premier tour de l'Association de l'Est entre les Rangers de New York et les Penguins de Pittsburgh mettra aux prises les gagnants du trophée des Présidents et une équipe qui a franchi la ligne d'arrivée de peine et de misère, ne décrochant sa place en séries éliminatoires de la Coupe Stanley qu'au tout dernier jour de la saison régulière.

    C'est à tout le moins une des façons d'envisager ce duel. L'autre façon, ce serait de rappeler qu'il s'agira de la revanche d'une des séries les plus mémorables des séries du printemps dernier.

    Les Rangers, qui ont remporté cette saison le trophée des Présidents pour la première fois depuis 1993-94 en vertu d'une récolte de 113 points, ont effacé un déficit de 3-1 contre les Penguins, l'an dernier, pour finalement remporter la série du deuxième tour en sept matchs.

    Les Penguins, qui ont eu besoin d'une victoire de 2-0 contre les Sabres de Buffalo, samedi, pour accéder aux séries cette année, chercheront sans aucun doute à obtenir leur revanche.

    Le retour des Rangers contre les Penguins dans la série du printemps dernier est sans doute la raison qui explique la présence de Mike Johnston derrière le banc de l'équipe de Pittsburgh, ainsi que celle de Jim Rutherford au poste de directeur général.

    Dan Bylsma et Ray Shero ont cédé leurs places à Johnston et Rutherford durant la saison morte, mais une saison régulière initialement prometteuse a failli dérailler et même tourner au désastre au cours du dernier mois.

    Pittsburgh a affiché un dossier de 4-9-2 à ses 15 derniers matchs après avoir montré une fiche de 39-18-10 à ses 67 premières rencontres. La quatrième victoire de la récente séquence est venue samedi, et elle s'est avérée suffisante pour amener les Penguins en séries pour une neuvième année d'affilée. Il s'agit de la plus longue séquence active du genre dans la LNH, derrière celle des Red Wings de Detroit (24).

    Les Penguins ont toutefois été limités à 25 buts à leurs 15 derniers matchs, pour une moyenne de 1,67 par rencontre. Ils avaient affiché une moyenne de 2,86 buts marqués par match à leurs 67 premiers affrontements.

    Marquer des buts a été le plus grand problème des Penguins à leurs deux dernières éliminations en séries. Ils n'ont enfilé que trois buts à leurs trois derniers matchs contre les Rangers, l'an dernier, et ils ont inscrit deux filets au cours d'un balayage de quatre matchs réussi par les Bruins de Boston à l'occasion de la finale de l'Association de l'Est en 2013.

    Les Rangers n'ont pas eu de difficulté à marquer des buts cette saison, particulièrement face aux Penguins. Ils ont pris le troisième rang dans la LNH avec une moyenne de 3,02 filets par match, et ils ont dominé les Penguins 16-7 au chapitre des buts en route vers une fiche de 3-0-1 lors des matchs entre les deux équipes.

    New York a battu Pittsburgh 5-0 le 11 novembre et 5-2 le 18 janvier. Entre les deux, les Penguins s'en sont tirés avec un gain de 3-2 en fusillade, le 15 novembre, tandis que les Rangers l'ont emporté 4-3 en prolongation le 8 décembre.

    L'attaquant des Rangers Rick Nash, qui a complété la saison avec 42 buts, a été à son meilleur contre les Penguins comme en témoigne sa fiche de quatre buts et sept points en quatre rencontres. C'est là le plus grand total de points qu'a récolté Nash contre un même adversaire cette saison.

    Henrik Lundqvist a présenté un pourcentage d'arrêts de ,950 et une moyenne de buts alloués par match de 1,69 en quatre sorties contre Pittsburgh. Il a accordé sept buts en 140 tirs.

    Le capitaine des Penguins Sidney Crosby a été limité à deux points et un différentiel de moins-2 dans les quatre rencontres contre les Rangers. Le joueur de centre des Penguins Evgeni Malkin a inscrit trois buts en quatre affrontements.

    La profondeur au centre jumelée à un mélange de vitesse et de robustesse sur les ailes a permis à Alain Vigneault d’utiliser ses quatre trios sur une base régulière pendant l’ensemble de la saison.

    L’ailier gauche Rick Nash a connu autant de succès à l’attaque parce qu’il compte sur son jeu défensif pour se créer des occasions de marquer. Il sait comment contourner la défense adverse pour s’installer près du filet. Il doit faire la même chose pendant les séries éliminatoires. Il ne l’a pas fait suffisamment l’an dernier et il n’a compté que trois buts en séries.

    Nash a connu ses meilleurs moments aux côtés de Derick Brassard et Mats Zuccarello. Ils parvenaient à bien faire circuler la rondelle pour créer de l’espace pour Nash, surtout devant le filet. Brassard a connu la meilleure saison de sa carrière et Zuccarello a atteint le plateau des 50 points pour une deuxième année de suite.

    Le trio misant sur la vitesse de Chris Kreider et les talents de fabricant de jeu de Derek Stepan se veut tout aussi menaçant. Vigneault peut utiliser Martin St-Louis ou J.T. Miller, qui s’est épanoui cette année, sur cette unité pour stimuler sa production offensive. S’il opte pour l’aspect physique, il choisira Miller, tandis que s’il cherche plus de vitesse, il se tournera vers St-Louis.

    L’émergence de Kevin Hayes permet aux Rangers de compter sur trois trios offensifs. L’unité formée de Hayes au centre de Miller et Carl Hagelin peut être dominante grâce à son excellent contrôle de la rondelle. St-Louis a aussi évolué en compagnie de Hayes et Hagelin.

    Dominic Moore est le pilier du quatrième trio en raison de son brio dans le cercle des mises en jeu, en défensive et en infériorité numérique. Jesper Fast peut jouer sur les trois premiers trios au besoin. Tanner Glass complète ce groupe de 12 attaquants.

    Les Penguins se retrouvent dans une situation similaire à celle d’il y a un an en attaque, excepté que cela pourrait être encore pire. Pittsburgh a été critiqué pour trop se fier sur ses canons lorsque l’équipe a perdu trois rencontres de suite après avoir pris une avance de 3-1 face aux Rangers de New York en deuxième ronde des séries éliminatoires de la Coupe Stanley 2014 dans l’Association de l’Est.

    Eux qui étaient trop dépendants de deux trios contre les Rangers, cette fois, ils dépendent d’un seul.

    Avec l’attaquant Evgeni Malkin qui en a arraché après deux séjours hors de l’alignement à cause des blessures survenues à la fin du mois de mars et au début du mois d’avril, les Penguins dépendaient presque entièrement de leur premier trio, formé de Sidney Crosby au centre de l’ailier droit Patric Hornqvist et de l’ailier gauche Daniel Winnik. Le trio a fait son travail, mais cela n’a pas suffi pour que Pittsburgh arrive à éviter une mauvaise séquence en fin de saison, une séquence qui est passée bien près d’exclure l’équipe du portrait des séries éliminatoires pour la première fois depuis 2005-06.

    Les trios ont été remaniés à plusieurs reprises, ce qui rend difficile de prédire de quoi les Penguins auront l’air lors du premier match des séries. L’attaquant David Perron a surtout joué aux côtés de Crosby depuis qu’on l’a acquis des Oilers d’Edmonton, le 2 janvier, mais ses récents déboires l’ont fait rétrograder au sein du groupe des six derniers attaquants avant d’aboutir à la droite de Malkin.

    Pittsburgh aura besoin de production offensive de la part des joueurs de soutien ajoutés durant la saison morte et en cours de saison si l’équipe veut faire un peu de bruit dans l’Est.

    Les Rangers disposent du meilleur groupe de six défenseurs de l’Association de l’Est et peut-être même de la LNH.

    Quand Kevin Klein est en santé (il est actuellement blessé à un bras), Vigneault peut former trois paires équilibrées avec les gauchers Ryan McDonagh, Marc Staal et Keith Yandle et les droitiers Dan Girardi, Dan Boyle et Klein. Matt Hunwick, un gaucher, constitue une autre option.

    De plus, les défenseurs des Rangers sont mobiles et ils déplacent rapidement la rondelle. Les Rangers excellent lorsqu’ils imposent un rythme élevé et cela commence à la ligne bleue.

    McDonagh, Girardi, Staal et Boyle jouent plus de 20 minutes par matchs en moyenne, mais contrairement à plusieurs autres formations, les Rangers ne surmènent pas leurs arrières en leur donnant plus de 25 minutes de temps de glace par partie. Ils répartissent bien leurs minutes de jeu, ce qui pourrait s’avérer bénéfique pendant les séries éliminatoires.

    McDonagh et Girardi sont habituellement ceux qui doivent se mesurer aux meilleurs attaquants adverses. McDonagh a tout de même récolté plus de 30 points et son jeu offensif a été particulièrement efficace vers la fin de la saison.

    Boyle a connu un lent départ en raison d’une blessure à la main et de la grippe, mais il possède les meilleures statistiques de possession de la rondelle chez les défenseurs réguliers. Dernièrement, il a été jumelé à Staal, et sa longue portée, sur la deuxième paire défensive.

    Yandle a aussi connu quelques difficultés d’adaptation après avoir été acquis des Coyotes de l’Arizona le 1er mars, mais il a retrouvé ses repères et sa production offensive a augmenté. Klein était un des défenseurs des Rangers les plus fiables dans les deux zones avant sa blessure. Tous espèrent qu’il sera prêt à temps pour le premier match des séries.

    Si les attaquants représentent un point d’interrogation majeur chez les Penguins, les défenseurs pourraient représenter un problème bien plus important.

    La défensive de Pittsburgh a été l’une des forces de l’équipe durant la majeure partie de la saison. Pendant que les attaquants peinaient à marquer plus de deux buts après une bonne séquence lors des deux premiers mois de la campagne, les défenseurs ont été constants et ont transporté les Penguins durant les mois plus difficiles, récoltant les points pendant que les avants étaient en dormance.

    Les blessures ont maintenant affaibli la principale force de Pittsburgh. On a dû s’adapter à la vie sans le défenseur de deuxième année Olli Maatta, qui n’a pas joué depuis le 6 décembre à cause d’une opération à une épaule, et une succession de blessures est devenue trop importante pour que les Penguins arrivent à la masquer.

    Kristopher Letang, qui a su rebondir cette saison après avoir été victime d’un accident vasculaire cérébral et de plusieurs autres blessures, ne sera pas en mesure de jouer après avoir subi une commotion cérébrale contres les Coyotes de l’Arizona, le 28 mars. Christian Ehrhoff a fait du va-et-vient au sein de l’alignement au cours des deux derniers mois et il est aussi aux prises avec une commotion cérébrale. Le défenseur recrue Derrick Pouliot a subi une blessure au bas du corps tard dans la saison et il a raté les deux derniers matchs des siens.

    Tout ceci a forcé les Penguins à jouer avec seulement cinq défenseurs en fin de saison. Les défenseurs restants, Paul Martin, Ian Cole, Rob Scuderi, Ben Lovejoy et Taylor Chorney, ont tous eu à jouer plus de 20 minutes par match sur une base régulière, ce qui a forcé la défensive de Pittsburgh, autrefois constante, à montrer des trous ici et là et a accorder bien souvent quatre buts ou plus par rencontre en avril.

    On s’attend à ce que les Penguins rappellent des renforts pour les séries éliminatoires, puisque le plafond salarial n’est pas en vigueur et ne représente plus une contrainte. Si Ehrhoff et Pouliot sont toujours à l’écart pour le premier match, les recrues Scott Harrington et Brian Dumoulin pourraient intégrer la formation.

    Henrik Lundqvist a vite retrouvé la forme après avoir été contraint à l’inactivité pendant sept semaines en raison d’une blessure vasculaire. C’est une bonne nouvelle, car il demeure le joueur le plus important des Rangers.

    Les Rangers ont survécu à son absence et ils ont même affiché un dossier de 18-4-3 avec Cam Talbot et Mackenzie Skapski devant le filet. Cependant, Lundqvist doit être leur meilleur joueur s’ils veulent retourner en finale de la Coupe Stanley et en ressortir gagnants cette fois-ci.

    À son retour au jeu, Lundqvist a vite chassé les doutes en jouant avec confiance profondément dans sa cage, là où il est le plus confortable. Ses déplacements d’un poteau à l’autre étaient toujours aussi rapides. Il a connu un départ difficile à son retour contre les Bruins de Boston le 28 mars en accordant quatre buts, mais il s’est ressaisi et il a terminé en force.

    La saison dernière, il a conservé un pourcentage d’arrêts de ,927 et une moyenne de buts accordés de 2,14 en 25 rencontres en séries éliminatoires. En carrière en séries, Lundqvist a participé à 92 matchs et a récolté 43 victoires, dont 9 par jeu blanc. Il possède un pourcentage d’arrêts de ,922 et une moyenne de buts alloués de 2,24.

    Lundqvist est le seul gardien de l’histoire de la LNH à avoir gagné au moins 20 parties à chacune de ses 10 premières saisons dans le circuit. Il est aussi le seul gardien de la LNH à avoir obtenu au moins 20 victoires lors des 10 dernières saisons.

    Talbot a prouvé qu’il pouvait s’acquitter de la tâche de gardien partant dans la LNH en l’absence de Lundqvist. Il a obtenu 23 des 25 départs au cours de cette période et il a présenté une fiche de 16-4-3 avec une moyenne de buts accordés de 2,16, un pourcentage d’arrêts de ,929 et deux blanchissages.

    Autrefois considéré comme étant le plus gros souci des Penguins à cette période de l’année, Marc-André Fleury est possiblement devenu le joueur le plus important au sein de l’alignement.

    Après une saison régulière où il a probablement été le joueur le plus utile à son équipe, Fleury semble décidé à poursuivre ses impressionnantes performances en séries, ce qui est une nécessité si les Penguins espèrent aller loin. Alors que les Penguins ont connu des difficultés au cours du dernier mois de la saison, le jeu de Fleury a rarement baissé de niveau, ce qui a permis à l’équipe de demeurer compétitive, malgré un dossier ordinaire.

    Mais le joueur de 30 ans a toujours été reconnu comme étant un des gardiens de but les plus doués en saison régulière. Il a impressionné en maintenant une moyenne de buts alloués de 2,36 lors des quatre dernières saisons, avant d’entamer la campagne 2014-15. Les soucis concernent son jeu qui baisse de niveau une fois le mois d’avril arrivé.

    Après avoir remporté la Coupe Stanley en 2008-09, le pourcentage d’arrêts de Fleury lors des séries de fin de saison a chuté sous la barre de ,900 au cours des quatre séries suivantes. Plusieurs se sont questionnés à savoir s’il retrouverait un jour la forme d’un gardien sur lequel on peut compter et qui peut gagner un match des séries, comme il l’a fait lors de la septième rencontre de la finale de la Coupe Stanley de 2009, match remporté par la marque de 2-1 par Pittsburgh contre les Red Wings de Detroit.

    Ces questions ont trouvé des réponses partielles lors des dernières séries éliminatoires, alors que Fleury a possiblement été le meilleur joueur de Pittsburgh. Sa moyenne de buts alloués de 2,40 et son pourcentage d’arrêts de ,915 étaient supérieurs à ses chiffres lorsqu’il a remporté la Coupe Stanley (moyenne de buts alloués de 2,61 et pourcentage d’arrêts de ,908).

    La question ne semble plus être de savoir si Fleury a la capacité de livrer la marchandise en avril. Il a prouvé qu’il le pouvait il y a un an. La question est maintenant de savoir s’il peut le faire encore.

    L’identité des Rangers repose sur le style que Vigneault a toujours inculqué à ses équipes. Il encourage ses joueurs à pousser la cadence et ses défenseurs à appuyer l’attaque. Les Rangers forment l’une des équipes les plus rapides de la LNH.

    Vigneault a excellé avec les jeunes cette saison et il a fait preuve de patience pour leur permettre de devenir des rouages intégraux de l’alignement. Hayes, Miller et Kreider en sont des exemples.

    Il a aussi été patient avec des vétérans tels que Boyle et Yandle, qui ont eu de la difficulté à s’adapter à son style après avoir passé plusieurs saisons dans l’Association de l’Ouest. De plus, Vigneault n’a jamais paniqué quand Lundqvist s’est blessé et il a immédiatement accordé un vote de confiance à Talbot.

    Les formations de Vigneault, dont les Canucks de Vancouver, ont remporté le titre de leur section à six reprises au cours des sept dernières années et sept fois en neuf ans. Les Rangers ont terminé au premier rang de la section Métropolitaine sous les ordres de Vigneault, qui en est à sa deuxième saison avec le club.

    Vigneault a remporté la 500e victoire de sa carrière le 14 février lors d’un gain de 5-1 des Rangers en Arizona.

    La différence la plus drastique entre cette édition des Penguins et celle qui a entamé les séries au deuxième rang de l’Association de l’Est l’année passée se retrouve derrière le banc.

    Mike Johnston en sera à ses débuts en séries éliminatoires à titre d’entraîneur-chef dans la LNH, après avoir mené les Penguins à une neuvième présence de suite en séries de fin de saison. Ça n’a pas été aussi facile que ça l’a été pour l’ancien entraîneur Dan Bylsma il y a un an, mais Johnston a prêché qu’il voulait préparer son équipe pour pratiquer le style de jeu des séries, même si cela signifiait qu’il faudrait connaître des moments plus difficiles durant la saison régulière.

    Les moments plus difficiles de Pittsburgh ont été perceptibles. Ils n’ont pas joué à la hauteur des attentes de Johnston. Il a fait de nombreux changements au sein de l’alignement tout au long de la saison, et particulièrement au cours des deux derniers mois, à cause des blessures ou de problèmes survenus à certains attaquants en particulier qui sont passés par des périodes de sécheresse qui pourraient être attribuées à un manque de chimie.

    Johnston n’a peut-être pas sa formation là où il le voudrait. Mais avec deux des plus grandes vedettes de la LNH en Crosby et Malkin, des attentes élevées entourent toujours les Penguins. Ce sera à Johnston d’atteindre ces attentes construites par Bylsma et Michel Therrien avant lui.

    Les Rangers ont été une des meilleures équipes en infériorité numérique cette année dans la LNH. Par contre, le rendement de leur jeu de puissance a été le seul aspect négatif de leur saison.

    En théorie, les Rangers devraient exceller en avantage numérique avec des attaquants de qualité et des quarts-arrières comme Boyle et Yandle. Pourtant, ils ont trop souvent été passifs ou désorganisés avec la rondelle. De plus, ils ne parvenaient pas souvent à décocher de bons lancers avec de la circulation devant le filet.

    Ces problèmes se sont légèrement estompés plus tard dans la saison.

    Les unités spéciales des Rangers se sont démarquées cette année grâce à l’efficacité de leur jeu en désavantage numérique, un des cinq meilleurs de la ligue. Ils ont bien distribué le temps de glace dans ces circonstances, si bien que dix joueurs ont récolté au moins une minute de jeu en infériorité numérique par partie.

    Girardi, McDonagh et Staal ont été les défenseurs les plus utilisés, alors que Moore, Hagelin, Stepan et Nash ont pris cette responsabilité chez les attaquants.

    Les Rangers ont aussi pu créer des occasions de marquer à court d’un joueur. Ils ont été l’une des meilleures équipes du circuit pour les buts en désavantage numérique. Nash a d’ailleurs dominé les siens avec quatre buts en pareille circonstance.

    Les unités spéciales des Penguins, c’est l’histoire de deux unités.

    Le jeu de puissance a amorcé la saison en convertissant avec succès plus de 40 pour cent des occasions au cours des deux premiers mois de la campagne. Sur papier, ça devrait être l’un des jeux de puissance les plus mortels; avec Crosby et Malkin qui jouent sur les flancs, Chris Kunitz et Patric Hornqvist devant le filet et Letang, lorsqu’il est en santé, au point d’appui.

    Même si le jeu de puissance se classait encore parmi les 10 premiers tard en saison, la statistique demeure décevante. Après un début de saison du tonnerre, les Penguins se sont mis à en arracher jusqu’à la fin du calendrier régulier. Ce qui était auparavant une arme dévastatrice est devenu un aspect sur lequel les Penguins ne peuvent se fier pour apporter une contribution constante.

    L’unité d’infériorité numérique a pris le trajet inverse. Après un début de saison ordinaire, les Penguins ont pu compter sur une unité d’infériorité numérique dominante devant Fleury, ce qui a permis de passer au travers des segments plus ardus qui ont fait l’objet de beaucoup de discussions.

    Chris Kreider
    AILIER GAUCHE - NYR
    Buts: 21 | Aides: 25 | Pts: 46
    Tirs: 180 | Différentiel: 24

    Chris Kreider -- Son style de jeu est conçu sur mesure pour les séries éliminatoires, car il est rapide, il fonce directement au filet et il n’a pas peur de se faire bousculer devant le but pour marquer. Il a amassé 13 points en 15 matchs lors des séries de l’an passé grâce à son style agressif. Les partisans des Canadiens de Montréal l’accusent encore d’avoir blessé Carey Price en fonçant sur lui lors du premier match de la finale de l’Association de l’Est.

    Kreider a atteint le plateau des 20 buts pour la première fois cette saison. Il a connu ses meilleurs moments lorsqu’il patinait avec intensité le long de la bande et lorsqu’il préconisait un style robuste et rapide. Seuls les plus courageux osent se dresser devant lui quand il fonce sur la glace. Les habiletés de fabricant de jeu de Stepan complètent à merveille son style.

    Kreider est l’attaquant le plus talentueux des Rangers parce qu’il est capable de réaliser des jeux dans des espaces restreints et quand il file à vive allure. Il offre une combinaison de vitesse et de robustesse qui donne du fil à retordre à tous ses adversaires.

    Evgeni Malkin
    Centre - PIT
    Buts: 28 | Aides: 42 | Pts: 70
    Tirs: 212 | Différentiel: -2

    Evgeni Malkin – Crosby est celui qui menait les Penguins au niveau des points à la fin de la saison, mais il y avait quelque chose de différent qui était assurément perceptible avec Pittsburgh quand l’autre centre étoile était disponible et qu’il jouait au sommet de son art. Alors que Crosby a amorcé la saison en connaissant des difficultés et en ayant des passages à vide, Malkin est devenu le joueur qui a apporté la contribution la plus importante.

    Après avoir bataillé en étant dans la course pour l’obtention du trophée Art Ross en compagnie de Crosby et de quelques autres attaquants à travers la ligue, Malkin a subi une paire de blessures. La première, survenue contre les Bruins de Boston le 14 mars, lui a fait rater sept matchs à la fin du mois de mars et au début du mois d’avril. Lors de ces sept matchs, les Penguins ont affiché un rendement de 2-4-1.

    Si Malkin est en santé et qu’il est à son meilleur ou presque, les Penguins sont une équipe complètement différente et ont beaucoup plus de profondeur. Sans son aide, ils deviennent une formation qui dépend d’une ligne d’attaque pour produire la majorité des buts.

    Les Rangers gagneront si… S’ils utilisent leur vitesse, si leur jeu de puissance provoque des choses et si Lundqvist est au sommet de sa forme.

    Les Rangers forment l’une des équipes les plus rapides de la LNH, si ce n’est pas la plus rapide. Quand ils imposent leur rythme, leurs adversaires se retrouvent embouteillés et ils se mettent à jouer sur les talons. C’est alors que les Rangers ont le dessus parce qu’ils attaquent constamment et ils distribuent bien leurs minutes de jeu entre leurs quatre trios et leurs trois duos défensifs.

    Ils peuvent prendre des risques en raison de leur vitesse, de la présence de Lundqvist devant le filet et de leur brigade défensive exceptionnelle.

    Les Rangers se nuisent à eux-mêmes quand ils ralentissent. C’est arrivé quelques fois cette saison et ils ont alors dû jouer du hockey de rattrapage. Quand ils déplacent vite la rondelle, ils créent des surnombres et ils passent rapidement à l’attaque.

    Les Penguins gagneront si… Les six derniers attaquants commencent à contribuer. Si ce n’est pas le cas, les Penguins auront besoin que Crosby ou Malkin se charge de la production ou que Fleury soit fantastique pour espérer l’emporter. Si Crosby et Malkin jouent bien tout au long de la série, Pittsburgh pourrait survivre malgré un manque de production des autres joueurs. En se basant sur l’histoire récente, ça pourrait très bien ne pas être le cas. Leurs deux premiers centres ont connu des difficultés lorsqu’ils ont amorcé la série de première ronde dans l’Association de l’Est contre les Blue Jackets de Columbus, lors des dernières séries éliminatoires. Alors que Malkin a commencé à produire à mesure que la série progressait, lui qui a inscrit un tour du chapeau lors de la sixième rencontre de la série, le match décisif, Crosby n’a jamais vraiment pris son envol. Si c’est à nouveau le cas, les Penguins auront besoin que des attaquants comme Brandon Sutter, Steve Downie, Blake Comeau, Nick Spaling et Beau Bennett inscrivent des buts opportuns pour qu’ils puissent avancer à la ronde suivante.