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    Aperçu de la série Canadiens-Sénateurs

    Par Arpon Basu et Chris Stevenson - Journalistes LNH.com

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    Aperçu de la série Canadiens-Sénateurs
    Aperçu de la série Canadiens-Sénateurs

    Qualifiés pour les séries éliminatoires de la Coupe Stanley à la suite d'une incroyable poussée de fin de saison, les Sénateurs d'Ottawa ont été récompensés avec ce qui pourrait constituer l'affrontement le plus intéressant du premier tour.

    Les Sénateurs ont remporté leurs trois derniers matchs contre les Canadiens de Montréal par un score combiné de 13-5, signant notamment une victoire de 4-2 à domicile le 18 février, à l'occasion du premier départ en carrière du gardien Andrew Hammond dans la LNH. Ce dernier en a ensuite remporté quelques-unes de plus par la suite.

    La seule série éliminatoire que les Sénateurs ont remportée depuis qu'ils ont atteint la finale de la Coupe Stanley, en 2007, a été disputée face aux Canadiens en 2013.

    La série d'une durée de cinq matchs a été lancée sur une note amère, alors que le défenseur des Sénateurs Eric Gryba a sorti le joueur de centre des Canadiens Lars Eller de la série en y allant d'une dure mise en échec à ses dépens au centre de la glace. L'incident est arrivé pendant le premier match.

    Avant cette série, il n'y avait pas véritable rivalité entre ces deux équipes, en dépit du fait que les villes d'Ottawa et de Montréal ne se trouvent qu'à deux heures de route l'une de l'autre.

    Ç'a été le cas par la suite, et les Sénateurs ont donné du fil à retordre aux Canadiens depuis qu'ils ont remporté cette série, il y a deux ans.

    Hormis les antécédents entre les deux équipes, cette série mettra de l'avant des duels intéressants à quelques positions-clés.

    Devant le filet, Hammond continuera d'écrire son conte de fée en se retrouvant face à Carey Price, le favori pour remporter les trophées Vézina et Hart.

    Price a mené la LNH aux chapitres de la moyenne de buts alloués par match (1,95), du pourcentage d'arrêts (,934) et des victoires. Il a d'ailleurs établi un nouveau record d'équipe chez les Canadiens en récoltant 44 gains cette saison.

    Il a clairement été le meilleur gardien dans la LNH cette saison, mais Hammond a peut-être été le meilleur gardien du dernier quart de la campagne, avec une moyenne de 1,79, un pourcentage d'arrêts de ,941 et une fiche de 20-1-2 durant cette période de temps.

    Tout aussi formidable qu'ait été Price cette saison, il n'a pas très bien fait contre Ottawa. En deux matchs, il a affiché une moyenne de 3,03 et un taux d'arrêts de ,887. Les Sénateurs sont une des trois équipes contre lesquelles Price a présenté un pourcentage d'arrêts sous les ,900 cette saison.

    Il y aura aussi un duel entre joueurs vedettes à la ligne bleue, alors que deux anciens lauréats du trophée Norris, et deux candidats pour remporter cet honneur encore une fois cette saison, rivaliseront d'adresse.

    Le capitaine des Sénateurs Erik Karlsson et le défenseur des Canadiens P.K. Subban sont deux des joueurs les plus électrisants de la LNH à leur position. Ils sont tous deux capables de changer le rythme d'un match avec leur coup de patin et leur habileté à créer des occasions de but en zone offensive.

    Les Sénateurs semblent être l'équipe de la destinée cette saison, et le fait de se retrouver devant les Canadiens en séries pourrait ajouter à la magie. Sauf qu'il y a 10 joueurs au sein de la formation montréalaise qui ont vécu la douleur de l'élimination aux mains d'Ottawa, il y a deux ans, et ils voudront s'assurer que l'histoire ne se répète pas.

    Les Canadiens sont bâtis autour d’un joueur d’élite à chaque position, mais la présence de leur meneur à l’offensive est incertaine en vue des séries éliminatoires.

    L’ailier gauche Max Pacioretty est la locomotive de l’offensive, un des rares joueurs qui peut marquer sur un tir de routine.

    Quand l’entraîneur-chef Michel Therrien a besoin de briser le momentum de l’autre équipe, Pacioretty est envoyé normalement sur la glace.

    Cette saison, il a aussi rempli un rôle important en désavantage numérique, faisant équipe avec le joueur de centre Tomas Plekanec pour former un duo responsable défensivement tout en étant dangereux offensivement, au sein de la première unité.

    La disponibilité de Pacioretty sera clarifiée cette semaine. Il a subi une blessure au haut du corps le 5 avril contre les Panthers de la Floride quand il a donné violemment contre la rampe après avoir été projeté sur la glace par le défenseur des Panthers Dmitry Kulikov.

    Pacioretty n’a pas pris part aux deux derniers matchs de la saison régulière mais Therrien a indiqué qu’il était possible qu’il soit en mesure de jouer cette semaine.

    Pacioretty et ses 37 buts sont importants en raison du manque de sources constantes de production à l’attaque.

    Plekanec et les attaquants de troisième année Alex Galchenyuk et Brendan Gallagher ont atteint le cap des 20 buts chacun, mais ils sont les seuls. Les joueurs de centre David Desharnais et Lars Eller ainsi que l’ailier droit Dale Weise ont été les seuls autres attaquants à réussir au moins 10 buts.

    Les attaquants de soutien, Brandon Prust, Jacob De La Rose et les anciens joueurs des Sabres de Buffalo Torrey Mitchell et Brian Flynn sont solides en défensive mais ils sont peu menaçants à l’attaque.

    Quand les Sénateurs ont amorcé leur formidable poussée de fin de saison à la mi-février, on dirait qu'à chaque match, il y avait un joueur ou un trio différent qui y allait d'une performance-clé. Cela a fait en sorte que les Sénateurs ont pu utiliser leurs quatre trios régulièrement dans la plupart des rencontres.

    Ils n'ont peut-être pas de superstars à l'avant, mais ils ont de la profondeur et de l'équilibre. Les Sénateurs comptent cinq marqueurs de 20 buts (et Bobby Ryan a en marqué 18).

    L'ailier droit recrue Mark Stone – qui a inscrit 50 de ses 64 points cette saison à armes égales – a montré qu'il méritait pleinement qu'on lui accorde une place au sein d'un des deux premiers trios, et il a été jumelé au joueur de centre Kyle Turris. Il a complété la saison fort d'une séquence de neuf matchs avec au moins un point (huit buts et cinq aides) et il a bataillé pour le premier rang dans la Ligue pour les revirements provoqués cette saison.

    « Il est bon depuis un bon moment », a dit l'entraîneur des Sénateurs Dave Cameron de Stone. « Il a été bon dès le départ, et plus récemment ç'a commencé à porter ses fruits.

    « Il a un sens du hockey très aiguisé, il voit bien la surface de jeu, il manie le bâton incroyablement bien. Il veut la rondelle, il veut faire la différence. Peu importe dans quel trio il a joué, il a été très bon. Il a été un de nos chefs de file. »

    Que ce soit avec Milan Michalek (blessé à l'heure actuelle) ou Clarke MacArthur (de retour d'une commotion cérébrale) à l'aile gauche, Stone et Turris ont animé un premier trio très efficace chez les Sénateurs.

    Le niveau de performance du joueur de centre Mika Zibanejad a beaucoup progressé en deuxième moitié de saison. Il procure une belle vitesse et de la robustesse au deuxième trio. Ryan a connu des difficultés dans le dernier droit et cela reste inquiétant au moment d'amorcer les séries. Pour que les Sénateurs continuent d'avoir du succès, il devra rehausser son niveau de jeu.

    La recrue Mike Hoffman mène les Sénateurs avec 27 buts en raison de sa vitesse et de ses mains souples. Il a manqué de constance en deuxième moitié de saison et il a parfois été exclu du deuxième trio.

    Le troisième trio composé d'Erik Condra – qui est venu près d'être échangé avant la date limite des transactions 2015 de la LNH –, de Jean-Gabriel Pageau et de la recrue Curtis Lazar s'est révélé être très apte à contrôler la rondelle (ils ont tous les trois un différentiel positif au chapitre des tentatives de tir) et a marqué des buts-clés dans le dernier droit. Pageau a inscrit le filet vainqueur lors du match contre les Flyers de Philadelphie qui a permis aux Sénateurs d'assurer leur place en séries. Cameron n'a pas peur de les garder sur la patinoire même quand ils font face au meilleur trio de l'équipe adverse.

    Le joueur d'énergie Zack Smith, le vétéran David Legwand et Alex Chiasson, de qui on attendait une production supérieur à neuf buts cette saison, dotent les Sénateurs d'un quatrième trio adéquat. Ils passent tous plus de 12 minutes par match en moyenne sur la patinoire.

    Le duo formé de P.K. Subban et Andrei Markov est la pierre angulaire à la ligne bleue. Ils font face aux meilleurs attaquants de l’autre équipe, ils obtiennent la majeure partie du temps de glace en supériorité numérique et quand ils sont sur la glace à égalité numérique, les Canadiens sont plus souvent en zone offensive.

    Compte tenu des difficultés de l’équipe pour marquer, ce duo est un grand égalisateur pour les Canadiens. Subban et Markov ont généralement l’avantage en ce qui concerne la possession de la rondelle contre les meilleurs joueurs de l’équipe rivale.

    La deuxième paire a reçu un excellent coup de pouce quand le directeur général Marc Bergevin a acquis Jeff Petry des Oilers d’Edmonton à la date limite des transactions dans la LNH. Après avoir pris un peu de temps à s’adapter, Petry a prouvé qu’il peut être une menace à l’offensive en raison de son coup de patin pour appuyer l’offensive. Petry a joué aux côtés d’Alexei Emelin, un défenseur robuste qui a eu des hauts et des bas cette saison, mais qui a excellé lors des séries éliminatoires la saison dernière contre les Bruins de Boston en deuxième ronde.

    Le groupe des six meilleurs défenseurs a été complété par Nathan Beaulieu et Tom Gilbert, un autre duo de défenseurs mobiles qui peuvent sortir la rondelle rapidement de la zone, mais qui n’ont pas été très bons pour enlever la rondelle à l’autre équipe pour pouvoir le faire.

    Les vétérans Sergei Gonchar et Mike Weaver ainsi que la recrue Greg Pateryn donnent à Therrien des options fiables et variées si un des six défenseurs partants n’est pas disponible ou s’ils ne sont pas à la hauteur des attentes. Pateryn, notamment, a fait bonne impression sur le personnel d’entraîneurs cette saison.

    Comme le reste de l'équipe, le capitaine des Sénateurs Erik Karlsson a mal joué au cours des 20 premiers matchs de la saison, mais il a retrouvé son aplomb au point de devenir le meneur chez les défenseurs de la LNH au chapitre des points récoltés et il est désormais un aspirant légitime au trophée Norris, remis au meilleur défenseur de la Ligue.

    Le partenaire de jeu de Karlsson, le vétéran Marc Méthot, a raté les 35 premiers matchs en début de saison en raison d'une blessure. Son retour au jeu a permis de stabiliser le premier duo d'arrières de l'équipe et a fait en sorte que les défenseurs derrière lui dans la hiérarchie ont pu être affectés à des rôles plus propices à leurs capacités.

    Patrick Wiercioch semble avoir mis derrière lui le manque de constance qui l'a affligé en début de campagne – il avait alors été rayé de l'alignement pour 19 rencontres – et a trouvé ses repères au sein du deuxième duo de défenseurs en compagnie de Cody Ceci, un joueur fiable qui fait bien tant offensivement que défensivement.

    Mark Borowiecki et Eric Gryba, les défenseurs les plus robustes chez les Sénateurs, composent le troisième duo.

    Les Sénateurs n'ont pas autant de profondeur à la ligne bleue qu'à l'attaque, et la marge est grande entre le premier duo et les autres.

    Carey Price est la seule raison d’importance pour laquelle les Canadiens ont eu autant de succès en saison régulière et il fait en sorte qu’il s’agit d’une équipe très difficile à éliminer en séries éliminatoires.

    Price a été le meneur chez les gardiens dans la Ligue ou il a partagé la tête dans chacune des catégories les plus importantes: les victoires (44), la moyenne de buts alloués (1,96), et le pourcentage d’arrêts (,933). Il a présenté ces statistiques même s’il a fait face à des barrages de tirs sur une base régulière et a joué avec une équipe avec un taux de possession de la rondelle inférieur, une équipe qui a eu tendance toute la saison à être coincée dans sa zone défensive.

    Les Canadiens iront aussi loin que Price les conduira, mais il a terminé les trois dernières saisons sur la liste des blessés et il n’était pas en uniforme quand son équipe a été éliminée lors des séries éliminatoires deux ans de suite.

    Son adjoint a obtenu le poste en raison de ce qu’il a accompli quand Price a été blessé lors du premier match de la finale de l’Association de l’Est l’année passée, mais Dustin Tokarski n’a pas été constant toute la saison.

    Si Price est encore blessé, les séries éliminatoires des Canadiens prendront probablement fin peu de temps après.

    Andrew Hammond s'est avéré la plus belle histoire dans la Ligue depuis qu'il a été rappelé de la Ligue américaine de hockey le 21 janvier et a obtenu un premier départ, le 18 février, contre les Canadiens, à la suite de blessures subies par Craig Anderson et Robin Lehner.

    Le gardien de 27 ans, qui a été embauché en 2013 à titre de joueur autonome, a une fiche de 20-1-2 en tant que partant et c'est avant tout grâce à lui si les Sénateurs ont été capables de remonter au classement et de décrocher une place en séries malgré un déficit de 14 points, le 10 février.

    Hammond a connu des difficultés avec une équipe faible dans la LAH avant son rappel, mais il a été solide devant le filet des Sénateurs et a montré qu'il est capable de réussir les arrêts-clés quand c'est nécessaire.

    Sa plus grande force est sans doute son calme. Le « Hamburglar » a fait fi de toute la surenchère à son propos dans les médias et son flegme devant le filet semble avoir affecté positivement le reste de l'équipe.

    « Il est silencieusement très confiant. Il est très calme », a souligné le défenseur des Sénateurs Mark Borowiecki, qui a joué avec Hammond à Binghamton dans la LAH. « Il a toujours été comme ça. Il était comme ça dans la [LAH] aussi.

    « Je crois que c'est la clé à ce niveau. J'ai vécu la même chose à mes débuts – si tu vis des émotions en montagnes russes, ça sape tes énergies mentalement. Il a très bien réussi à rester équilibré émotivement et ça paraît dans son jeu. »

    Therrien a souvent été critiqué pour un entraîneur qui a récolté environ 64 pour cent des points disponibles au classement par son équipe en trois saisons depuis qu’il est derrière le banc.

    Il y a plusieurs raisons, entre autre parce que Therrien a été incapable d’être constant avec ses combinaisons de trios, ou parce que le jeu de puissance a été très inférieur à la moyenne pendant la majeure partie des deux dernières saisons même s’il y a du talent à l’offensive, ou encore en raison du faible taux de possession de la rondelle sous sa direction.

    Mais Therrien gagne, et il a montré la capacité lors des séries éliminatoires la saison dernière de faire des ajustements au fur et à mesure avant que les problèmes majeurs émergent.

    La nature de son travail et le marché dans lequel il travaille font que tout ce que Therrien fait est critiqué, mais tout ce qu’il a à faire est de montrer sa fiche à son deuxième séjour en tant qu’entraîneur-chef des Canadiens et ne pas dire autre chose.

    Dave Cameron a remplacé Paul MacLean le 8 décembre, au moment où les Sénateurs avaient une fiche de 11-11-5. Ottawa a un dossier de 32-15-8 depuis que Cameron a été promu du poste d'entraîneur adjoint à celui d'entraîneur-chef.

    Les succès des Sénateurs sous la direction de Cameron sont en partie l'effet d'heureux hasards. Cameron n'a eu d'autre choix que de faire jouer Hammond à la suite des blessures subies par Anderson et Lehner. Les blessures à Smith, au vétéran attaquant Chris Neil et au défenseur Chris Phillips ont forcé l'entraîneur à utiliser de jeunes joueurs et ceux-ci ont relevé le défi avec brio.

    Cameron mérite le crédit d'avoir amené les Sénateurs à jouer de manière plus combative, en mettant l'emphase sur l'échec-avant. Il a insisté pour que ses joueurs patinent davantage à l'entraînement quand il a succédé à MacLean, en plus de travailler davantage leur jeu de passes et leur maniement de la rondelle. Il a mis en place un système axé sur la vitesse et l'application d'une forte pression sur l'adversaire, et ç'a porté ses fruits.

    Cameron, qui est né à l'Île-du-Prince-Édouard, n'a pas craint de rester simple et terre à terre derrière le banc. On l'a vu rire avant une séance de tirs de barrage à l'occasion d'un match crucial de fin de saison disputé contre les Maple Leafs de Toronto. Il a alors plaisanté avec Borowiecki et Gryba, qui totalisent un but à eux deux cette saison, en leur disant à quel moment de la fusillade il prévoyait les envoyer sur la glace.

    Il en sera à ses premières armes en séries à titre d'entraîneur-chef. Ce sera intéressant de voir comment il rivalisera de stratégie avec l'entraîneur adverse dans ce contexte.

    Le jeu de puissance a été une source de préoccupation depuis un an et demi.

    Les Canadiens ont un duo idéal de défenseurs en Subban et Markov, un marqueur d’élite en Pacioretty et d’autres attaquants, Gallagher, Galchenyuk, Plekanec et Desharnais, qui devraient faire bien fonctionner le jeu de puissance.

    Mais ce n’est pas le cas depuis un bon bout de temps.

    La seule fois lors des 18 derniers mois environ où le jeu de puissance a été un facteur positif, ce fut lors de la deuxième ronde des séries éliminatoires l’an passé contre les Bruins de Boston. Ce fut une raison majeure pour expliquer la victoire des Canadiens dans la série.

    Le jeu de puissance doit s’enflammer de nouveau cette année en séries éliminatoires.

    Les Canadiens ont été solides en désavantage numérique pendant toute la saison, menés par Price mais appuyés par un solide groupe d’attaquants bons dans les deux sens de la glace qui comprend Plekanec, Pacioretty, Eller, Prust et De La Rose.

    Les Sénateurs se sont classés au 22e rang en avantage numérique avec un pourcentage d'efficacité de 16,8 pour cent. C'est donc là un aspect du jeu qu'ils devront améliorer dans les séries.

    Trois joueurs ont inscrit six buts en avantage numérique cette saison, un sommet d'équipe : Karlsson, MacArthur et Legwand.

    Le jeu de puissance dépend beaucoup de Karlsson, qui a mené l'équipe avec 30 points en avantage numérique, soit près du double du deuxième à ce chapitre, Kyle Turris (16).

    Le désavantage numérique s'est classé 11e en saison régulière et a été solide dans le dernier droit. Les Sénateurs ont cédé six buts dans ce contexte au cours des 16 dernières rencontres du calendrier régulier.

    Alex Galchenyuk
    Centre - MTL
    Buts: 20 | Aides: 26 | Pts: 46
    Tirs: 163 | Différentiel: 8

    Alex Galchenyuk – Le principal candidat pour remplacer Pacioretty si ce dernier est incapable d’entreprendre les séries est Galchenyuk. Même si Pacioretty est présent, les Canadiens aura besoin du jeune attaquant talentueux pour obtenir une source constante d’attaque secondaire.

    Galchenyuk a eu une deuxième moitié de saison tranquille à l’attaque, mais il possède le talent nécessaire pour exploser en séries éliminatoires.

    Le troisième joueur réclamé au repêchage 2012 de la LNH est un joueur dynamique avec une habileté rare pour battre les défenseurs à 1-contre-1 et un tir des poignets dangereux qui peut toucher la cible dans des angles difficiles. Mais Galchenyuk doit cependant se placer plus souvent dans des endroits où le pourcentage de marquer est meilleur pour mettre ses talents à profit.

    S’il est en mesure de le faire, il y aura moins de préoccupations à l’attaque.

    Andrew Hammond
    Gardien - OTT
    Fiche: 20-1-2
    Moyenne: 1,79 | % d'arrets: ,941

    Andrew Hammond -- Le « Hamburglar » a été la coqueluche de la Ligue en deuxième moitié de saison.

    L'entrée en scène de Hammond chez les Sénateurs s'est avérée l'étincelle qui a donné naissance à la remarquable remontée de l'équipe cette saison. Il a présenté une fiche de 20-1-2 en tant que gardien partant dans la LNH, dont 10-0-2 à l'étranger avec trois jeux blancs.

    Il a un pourcentage d'arrêts de ,941 et une moyenne de buts alloués par match de 1,79.

    « Je n'ai jamais connu une séquence comme celle-là de toute ma vie, a indiqué Hammond. Je ne crois pas qu'il y ait personne qui puisse vraiment l'expliquer. »

    Les Sénateurs ont été l'équipe la plus dominante dans la LNH au cours des deux derniers mois de la saison, mais ils seront des négligés dans les séries.

    Ce sont les performances de Hammond qui détermineront si les Sénateurs peuvent surprendre et poursuivre leur formidable poussée.

    Les Canadiens gagneront si… l’équipe profite de sa formidable rapidité pour conserver la rondelle en zone offensive plus souvent et qu’elle accorde du temps à Price pour respirer.

    Le jeu de puissance de Montréal n’a pas été efficace toute la saison, mais ce problème est atténué par le fait que les Canadiens sont dans la deuxième moitié des équipes pour le nombre de supériorités numériques. Il est difficile que l’équipe rivale soit pénalisée quand on est obligé de se défendre, et les Canadiens doivent être ceux qui amènent le jeu à l’autre bout de la glace sur une base plus régulière.

    S’ils y parviennent un peu mieux qu’en saison régulière, les Canadiens comptent sur le gardien qui peut battre à peu près toutes les équipes de la LNH.

    La présence de Pacioretty dans la formation ne nuirait pas, également.

    Les Sénateurs gagneront si… Stone et Hammond réussissent à poursuivre dans la même veine qu'en saison régulière à leur première présence dans les séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Il est vrai qu'Ottawa a été confronté à un niveau de pression équivalent à celui des séries depuis un mois, alors que pratiquement chaque match en était un qu'ils devaient remporter, mais maintenant ce sera quand même une autre paire de manches.

    Les entraîneurs de l'équipe adverse élaboreront des plans de match encore plus détaillés et ils s'attarderont particulièrement à Stone et Hammond, analysant leur jeu et concoctant des façons de freiner le premier et d'exploiter toutes les faiblesses que le deuxième pourrait avoir.

    La façon dont Stone et Hammond réagiront à cette attention accrue, associé au fait qu'ils affronteront le même adversaire tout au long d'une série éliminatoire quatre-de-sept, déterminera en grande partie les chances de succès des Sénateurs.

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