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Après sa léthargie en séries éliminatoires, Rick Nash redevient un marqueur d’élite avec les Rangers

vendredi 2014-10-31 / 6:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Après sa léthargie en séries éliminatoires, Rick Nash redevient un marqueur d’élite avec les Rangers
Après sa léthargie en séries éliminatoires, Rick Nash redevient un marqueur d’élite avec les Rangers

GREENBURGH, N.Y. – La rondelle est retombée devant Rick Nash tel un cadeau emballé avec une carte sur laquelle on pouvait lire: « Ouvrez pour réussir pour un but. »

Elle est tombée aux pieds de l’attaquant des Rangers de New York, qui était bien placé devant le filet. Quand il s’est élancé pour la frapper, il a parfaitement coordonné le bond de la rondelle avec la lame de son bâton.

Oubliez Nash de rire tout bas de sa chance. Pardonnez-lui d’avoir le sentiment qu’il méritait d’avoir de la chance.

« L’an dernier en séries éliminatoires [de la Coupe Stanley], je me rendais au filet et la rondelle ne retombait jamais de la sorte sur mon bâton », a rappelé Nash.

C’est ce qui s’est produit à 4:48 de la troisième période lundi contre le Wild du Minnesota au Madison Square Garden. Nash en a profité pour inscrire son neuvième but en autant de matchs cette saison alors qu’il n’avait marqué que trois buts en 25 matchs lors des séries éliminatoires la saison passée.

« La rondelle est retombée parfaitement alors que je m’élançais avec mon bâton et elle s’est retrouvée dans le filet, a dit Nash. C’est seulement amusant de penser à la façon qu’elle est allée dans le filet. »

Il n’y avait rien d’amusant cependant en ce qui concerne sa léthargie en séries éliminatoires la saison dernière. Il ne pouvait l’expliquer. Il ne pouvait croire ce qui lui arrivait.

Avant la finale de l’Association de l’Est, après 14 matchs et aucun but, Nash a affirmé que sa léthargie était « l’éléphant dans la pièce » même si les Rangers remportaient des victoires.

Il a finalement mis fin à sa disette, si on peut l’appeler ainsi, en marquant trois buts lors de la série que les Rangers ont remportée en six matchs contre les Canadiens de Montréal. Ce fut ainsi et la chance n’a plus été avec lui.

Nash n’a pas marqué lors de la finale de la Coupe Stanley contre les Kings de Los Angeles. Il n’a pas réussi un seul point. Il a même été incapable de trouver le fond d’un filet ouvert en prolongation lors du cinquième match. Son tir a plutôt frappé le manche du bâton de Slava Voynov, ce qui a empêché les Rangers de poursuivre la série à New York.

« Ça résume très bien ce qui s’est produit », a dit Nash.

Ce n’était pas attribuable à un manque d’effort ou d’opportunité. L’entraîneur-chef des Rangers Alain Vigneault a noté que Nash était le meneur chez les Rangers au chapitre des occasions de marquer en séries éliminatoires. Il a mené la Ligue avec 83 tirs au but. Il a réussi neuf buts à l’aide de 29 tirs cette saison.

« Peu importe la raison, il ne pouvait pas compléter », a dit Vigneault en faisant référence à la production de Nash en séries éliminatoires.

Ce qui était exaspérant.

« De toute évidence, c’était difficile, a admis Nash. À chaque match, j’essayais de marquer, d’aider l’équipe, mais j’ai aussi contribué dans d’autres aspects du jeu. J’ai bien fait pour écouler le temps lors des pénalités. J’étais sur la patinoire lors de plusieurs bons moments en défensive. »

Tout cela est vrai et c’est important. C’est une des raisons pour lesquelles les Rangers ont atteint la finale de la Coupe Stanley. Mais les Rangers n’accordent pas à Nash un salaire de 7,8 millions $ pour être un joueur défensif.

Ce n’est cependant pas une préoccupation maintenant.

Nash a réussi neuf buts lors des neuf premiers matchs de la saison pour la première fois de sa carrière. Il présentait une fiche de huit buts après neuf matchs en 2007-08 quand il a terminé la campagne avec 38 buts. Il avait réussi six buts en neuf matchs en 2003-04 quand il a totalisé 41 buts pour partager le trophée Maurice-Richard avec Jarome Iginla et Ilya Kovalchuk.

Comment Nash explique-t-il sa production ?

« C’est seulement que la rondelle va dans le filet, a-t-il noté. J’ai toujours été un joueur qui fonctionnait par séquence. Je pense que sur certains buts cette année, j’ai lancé où je ne voulais pas et la rondelle a tout de même pénétré dans le filet. J’ai eu de la chance. »

Peut-être est-ce le cas, mais il a mérité d’avoir de la chance. Nash n’a peut-être pas le sentiment qu’il fait les choses différemment, mais les résultats sont différents parce qu’il est plus efficace chaque fois qu’il saute sur la patinoire.

Nash est le joueur des Rangers qu’on remarque le plus sur la patinoire, utilisant sa puissance et son physique (6 pieds 4 pouces, 220 livres) pour manier le bâton autour des défenseurs et les déjouer. Quand il est à son mieux, comme maintenant, il faut deux ou trois joueurs pour lui ravir la rondelle.

« Il est tellement costaud et il commande tellement de respect sur la glace qu’il attire une foule quand on veut le contrer », a expliqué le défenseur des Rangers Marc Staal. « Quand il attire des joueurs devant le filet, ça créé des ouvertures pour les autres. C’est important pour nous. »

Nash se rend au filet et il reste là alors qu’en séries éliminatoires la saison dernière, il était à l’extérieur beaucoup trop souvent. Son but contre le Wild est l’exemple parfait. Il a sauté sur la glace lors d’un changement de trio et il s’est immédiatement dirigé vers le filet. La rondelle est venue à lui.

« Quand on est dans une léthargie, on se retrouve beaucoup à l’extérieur, a dit Nash. Une des choses sur lesquelles il faut se concentrer quand on en arrache, c’est de se placer à l’intérieur. Il faut se diriger vers le filet. C’est de là que viennent les buts. »

Nash est plus mince et il semble plus rapide, deux résultats provenant de modifications à son entraînement durant la saison morte. Nash a inclut à son entraînement plus de courses à pied, des courses de longues distances et des sprints.

« Les jeunes joueurs qui s’amènent dans la Ligue sont tellement plus rapides, a dit Nash. C’était pour garder le même rythme qu’eux. »

Il y a peut-être un changement d’état d’esprit aussi qui permet à Nash de se rendre plus souvent et avec facilité au filet cette saison. Il ne pense pas à une blessure à la tête.

Nash a subi une commotion cérébrale lors du troisième match de la saison régulière l’an dernier. Il s’agissait de sa deuxième commotion en moins de huit mois. Il a raté les 17 matchs suivants.

Il est revenu au jeu et il a marqué 26 buts pour être le meneur chez les Rangers, un total qu’il dit être « vraiment bon », surtout après avoir raté 17 rencontres, mais il avait moins de courage en raison des nombreuses commotions cérébrales.

« C’est difficile d’avoir confiance après avoir eu deux blessures successives à la tête, c’est sûr, a admis Nash. Quand on a de telles blessures à la tête, ça vous incite à penser qu’il y a autre chose dans la vie. On voit ce qui arrive dans d’autres sports à des gars qui sont plus vieux et à la retraite, et on comprend qu’il y a plus dans la vie et qu’il faudra passer le reste de sa vie avec son corps. »

L’efficacité de Nash cette saison (ses buts en sont un résultat) n’a pas variée en fonction de son joueur de centre. Il a été productif avec Martin St-Louis, Kevin Hayes et Derick Brassard. Ironiquement, le joueur de centre avec lequel Nash a joué le plus souvent lors des séries éliminatoires la saison dernière, Derek Stepan, n’a pas encore pris part à un match cette saison en raison d’une fracture à une jambe.

« Nous essayons de faire le tri au centre, et la bonne chose, c’est que peu importe le joueur que j’utilise avec Rick, il semble produire, a dit Vigneault. J’ai seulement besoin maintenant de régler les autres pièces autour de lui. »

Il n’y a pas si longtemps, Nash essayait de retrouver son jeu et recommencer à marquer des buts. Il semble maintenant qu’il ne peut rien faire de mal.

Il patine avec puissance et il est confiant. Il se sert de sa taille et il semble être l’homme le plus fort sur la glace, se donnant de l’espace dans les meilleurs endroits pour marquer. Faut-il donc se surprendre alors si les rondelles retombent à ses pieds, à temps pour qu’il les frappe avec la lame de son bâton ?

« Il était là devant le filet auparavant, il avait des occasions et maintenant, les rondelles vont dans le filet, a noté Vigneault. Vous connaissez les marqueurs. Ils sont sur une lancée parfois. Il ne fait aucun doute présentement qu’il est vraiment sur une lancée. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter à: @drosennhl

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