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Touchette: Le défenseur aux patins blancs

dimanche 2014-08-31 / 12:45 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette: Le défenseur aux patins blancs
Touchette: Le défenseur aux patins blancs

Tôt dimanche matin, j'ai appris le décès de l'ancien défenseur Carol Vadnais, qui a été emporté par un cancer à l'âge de 68 ans.

Je le savais très malade depuis un certain temps déjà, mais pas au point de le voir partir aussi vite.

Prévisible ou non, la mort frappe toujours aussi fort.

Vadnais, qui a amorcé sa carrière avec le Canadien, a joué plus de 1 000 matchs dans la LNH et il a été parmi les bons défenseurs de son époque.

Non, je n'étais pas au nombre de ses intimes, mais je me souviens d'avoir partagé à l'occasion une bière ou deux avec lui dans un resto-bar de Laval. Chacune de nos rencontres était ponctuée d'éclats de rire.

Je l'ai connu par l'entremise de mes collègues André Rousseau et Mario Brisebois, qui, tout comme Vadnais, partageaient la passion du golf.

Avant de le connaître, je le trouvais, je l'avoue, un brin suffisant. Sans doute parce qu'il avait souvent le cigare au bec ce qui lui donnait une allure de « big shot ».

Or j'ai vite réalisé que ma première impression n'était pas la bonne. J'ai découvert un homme charmant et drôle, doublé d'un bon raconteur, qui a grandi dans le même quartier que moi, Ahuntsic.

Quand je pense à lui, je revois ce défenseur aux patins blancs, qui évoluait avec les Seals d'Oakland, une drôle d'équipe, à la fin des années 1960, début 1970.

Les patins blancs, c'était une idée farfelue du propriétaire des Seals, Charlie O. Finley, qui, à titre de propriétaire des A's d'Oakland, avait aussi lancé la mode des longues moustaches avec son équipe de baseball, notamment avec Rollie Fingers, Catfish Hunter et Dick Williams.

Un défenseur offensif

Si les Seals ne faisaient pas toujours sérieux, Vadnais, lui, n'avait rien d'un clown sur la glace.

Un excellent patineur, il appartenait à cette catégorie de défenseurs offensifs qui a fait sa marque dans la Ligue nationale de hockey.

La preuve, il a totalisé 587 points, y compris 169 buts, au cours de sa carrière. Il a aussi connu deux saisons de 20 buts, un exploit plutôt rare à l'époque pour un défenseur.

La vie lui a fait un beau clin d'œil lorsque les Seals l'ont échangé aux Bruins de Boston en 1972. Avec les Bruins, il a connu les meilleurs moments de sa carrière. Non seulement parce qu'il a aidé son équipe à remporter la Coupe Stanley en 1972, mais aussi parce qu'il a eu le privilège de côtoyer celui que plusieurs considèrent encore aujourd'hui comme le meilleur joueur de tous les temps, Bobby Orr.

Chaque fois qu'il parlait de l'ancien No. 4 des Bruins, son regard s'illuminait.

Pour lui et bien d'autres, Orr c'était le bon Dieu sur patins.

À mon confrère Rousseau, il a déjà dit : « Si j'avais joué avec Bobby pendant dix ans, j'aurais accumulé assez de points pour être admis au Panthéon! »

Non, Carol n'a pas eu le bonheur d'accéder au Panthéon, mais il ne lui manquait pas grand-chose.

Un échange historique

Le moins qu'on puisse dire, c'est que Vadnais n'a pas connu une carrière banale.

En 1975, il a été impliqué dans l'une des transactions les plus spectaculaires de l'histoire alors que les Bruins l'ont échangé aux Rangers de New York en compagnie de Phil Esposito, gagnant de cinq championnats des marqueurs, en retour notamment de Brad Park et Jean Ratelle. Une transaction quatre étoiles, comme on dit.

En 1979, il a aidé ces mêmes Rangers à atteindre la finale de la Coupe Stanley.

Outre le Canadien avec lequel il a savouré sa première Coupe Stanley en 1968, les Seals, les Bruins et les Rangers, Vadnais a aussi porté les couleurs des Devils du New Jersey en 1982-83, sa 17e et dernière campagne dans le circuit.

Quelques années plus tard, il a travaillé comme recruteur sous le régime de son grand ami Serge Savard, alors directeur général du Canadien.

Une journée noire

En 1995, il a été victime, comme Savard et bien d'autres, du désormais célèbre nettoyage orchestré par le président du Canadien, Ronald Corey. Une journée combien triste dans sa vie s'il en fut une.

Par la suite, il a œuvré dans le domaine immobilier où il a connu beaucoup de succès.

Oui, il a eu une vie bien remplie, Carol Vadnais.

Le défenseur aux patins blancs n'a peut-être sa place au Panthéon, mais il en a certainement une dans le coeur de tous ceux qui ont eu la chance de le connaître.

Nos condoléances à la famille.

 

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