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Touchette : Le poste du capitaine du Canadien a perdu de son lustre

dimanche 2014-08-31 / 10:20 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : Le poste du capitaine du Canadien a perdu de son lustre
Touchette : Le poste du capitaine du Canadien a perdu de son lustre

Le Canadien de Montréal n'a toujours pas identifié son capitaine en prévision de la prochaine saison alors que les Sharks de San Jose, à la surprise de plusieurs, ont rétrogradé le leur, en l'occurence Joe Thornton, au rang de simple soldat, il y a quelques jours.

On ne laisse pas un navire sans capitaine et, d'ici peu, ces deux équipes auront quelqu'un derrière la barre. Juré, craché.

Ce qui amène la question suivante: les responsabilités du rôle de capitaine sont-elles un brin démesuré ?

À San Jose, la direction de l'équipe, en posant pareil geste, a ni plus ni moins pointé du doigt Thornton à la suite de l'élimination des Sharks aux mains des Kings de Los Angeles dès le premier tour des séries éliminatoires. Voilà un verdict pour le moins sévère dans un sport où tu gagnes ou tu perds en ... équipe.

Mais bon. Les Sharks, depuis nombre d'années, déçoivent amèrement en séries et, vraisemblablement, il fallait lancer la pierre à quelqu'un.

Pendant ce temps, le dossier du capitaine fait jaser abondamment à Montréal. Un peu tout le monde, arguments à l'appui, y va de sa prédiction. Andrei Markov ? Tomas Plekanec ? P.K. Subban ? Max Pacioretty ? Les paris sont ouverts.

Le poste de capitaine du Canadien, on s'entend, est synonyme de prestige. Mais est-il aussi convoité qu'avant ?

Je me pose la question.

Quel joueur a envie de passer l'hiver avec une vingtaine de micros dans la face à raison de trois ou quatre fois par semaine ?

À une certaine époque, le capitaine du Canadien, en plus, bien sûr, de faire preuve de leadership, se contentait de représenter l'équipe dans certains événements et, après une victoire à domicile, de serrer la main aux invités du Canadien, politiciens ou artistes de renom, et bonsoir, la visite.

L'omniprésence des médias

Cette époque est déjà bien lointaine.

L'omniprésence des médias et des réseaux sociaux a changé la donne. Et pas à peu près.

Dès qu'une « crisette » secoue l'équipe, que les victoires se font trop rares ou qu'un coéquipier se permet une déclaration un peu controversée, le capitaine est sollicité massivement par les journalistes.

Le capitaine, par la force des choses, devient l'attaché de presse de l'équipe ! C'est bien juste si on ne lui demande pas de commenter la hausse constante du prix de l'essence.

Et il doit constamment marcher sur des œufs, parler sans en dire trop, jouer du violon, protéger ses coéquipiers et dédramatiser une situation, qui parfois s'envenime.

Or, pareille tâche n'est pas mince au sein d'une équipe qui fait l'objet d'une couverture médiatique mur à mur, 24 heures sur 24.

Et c'est évidemment ce qui répugne Markov, qui devrait être le candidat logique pour succéder à Brian Gionta, qui s'est fort bien acquitté de sa tâche.

Et si le prochain capitaine traverse un passage à vide, il s'en trouvera sûrement pour dire que le titre de capitaine lui pèse lourd. Et je n'exagère même pas.

En attendant, le Canadien est toujours à la recherche de son capitaine.

À une certaine époque, le meilleur joueur de l'équipe ou encore le plus respecté se voulait le candidat idéal.

Aujourd'hui, le candidat idéal doit également jouer les politiciens, les attachés de presse et j'en passe.

Et, petit détail, il a intérêt à performer.

À tout considérer, je ne suis pas certain qu'ils soient si nombreux que cela à vouloir se pavaner avec un ‘C’ sur leur chandail.

Kovalev critique

Alex Kovalev a toujours eu le don de me faire sourire.

L'autre jour, il a critiqué le jeu de Subban, un défenseur à haut risque, selon lui, un joueur capable de procurer cinq buts à son équipe et cinq autres ... à l'adversaire.

« Il joue comme il le faisait dans la rue dans son enfance », a dit Kovalev à RDS.

Sapré, Kovalev !

On ne peut lui reprocher de dire ce qu'il pense celui-là.

N'empêche qu'il n'est pas le gars le mieux placé pour critiquer la vedette du Canadien.

Subban, c'est vrai, est un joueur talentueux, qui commet parfois de grossières erreurs, mais l'Artiste, comme on le surnommait dans le temps, avait la fâcheuse habitude de jouer un match sur trois.

En termes clairs, je préfère les erreurs à la paresse.


 

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