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Touchette : Qui est le véritable Lars Eller ?

lundi 2014-07-28 / 14:06 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : Qui est le véritable Lars Eller ?
Rien contre Lars Eller, mais 14 millions $ à un joueur qui n'a jamais marqué plus de 16 buts dans la LNH, c'est bien payé.

Comme bien d'autres, je me suis demandé si j'avais bien entendu, l'autre jour, lorsque j'ai appris que le Canadien de Montréal avait consenti un contrat de quatre ans et 14 millions $ à Lars Eller.

Rien contre Eller, mais 14 millions $ à un joueur qui n'a jamais marqué plus de 16 buts dans la LNH, c'est bien payé, merci. Là-dessus, on nous répond toujours que c'est la loi du marché. Et le marché, on s'entend, est le meilleur complice de l'athlète professionnel.

Parlez-en au joueur de centre David Bolland, qui, même s'il n'a jamais connu une saison de 20 buts dans la LNH (il en marqué 19 à deux reprises) a récemment décroché un pacte de 27,5 millions $ pour cinq ans chez les Panthers de la Floride à titre de joueur autonome.

Si certains observateurs parlent d'un contrat un brin démesuré dans le cas d'Eller, d'autres parlent quasiment d'une ... aubaine.

Et c'est justement pourquoi Eller se veut un curieux paradoxe.

Il est tantôt brillant, tantôt moins présent. Comme s'il avait deux personnalités.

La saison dernière, il a connu, souvenez-vous, un spectaculaire début de saison au point d'être soudainement perçu comme une vedette en puissance.

Puis il y a eu ce long passage à vide après que l'entraîneur Michel Therrien l'eût évincé du trio qu'il formait avec Alex Galchenyuk et Brendan Gallagher. À ses 35 derniers matches en saison régulière, il a été limité à six maigres points.

Ensuite, il s'est révélé contre toute attente l'un des joueurs les plus performants du Canadien pendant les séries éliminatoires de la Coupe Stanley, lui qui a récolté 13 points en 17 matches.

Dès qu'on a l'impression qu'Eller a acquis sa place parmi les premiers de classe, le ballon se dégonfle. Et aussitôt que le ballon se dégonfle, il trouve le moyen de le gonfler à nouveau. Une question de maturité sans doute.

Qui est-il ?

Mais qui est Lars Eller au juste ? Un joueur de premier-plan à en devenir ou un joueur, qui se situera quelque part dans la moyenne ou légèrement au-dessus ? Un futur centre numéro deux ou un centre condamné à évoluer au sein d'un troisième trio ?

Difficile à dire. De toute évidence, le Canadien le considère comme un joueur destiné à prendre du galon, un joueur qui n'a fini de progresser.

Eller n'a que 25 ans et ses meilleures années, vraisemblablement, sont à venir.

« Il est un compétiteur et un joueur capable de contenir les meilleurs joueurs offensifs du circuit », a mentionné sur les ondes de 98,5 fm l'ex-entraineur du Canadien, Jacques Martin, maintenant conseiller aux opérations hockey chez les Penguins de Pittsburgh.

Aux yeux de Martin, l'évaluation d'un joueur de la trempe d'Eller va bien au-delà des statistiques. Et ce qui ne se définit pas en statistiques n'est pas toujours évident à l'œil du commun des mortels.

« Son talent défensif reste encore à développer, a repris Martin. Il a peut-être le potentiel d'un centre numéro deux. Il me fait penser à Mike Fisher que j'ai dirigé chez les Sénateurs d'Ottawa ».

Bref, Eller, à cause de sa rapidité, de son éthique de travail et de son attitude, est le type de joueur qui fait le bonheur des entraîneurs.

Une bonne affaire

N'empêche que ce genre de contrat, à tort ou à raison, fait toujours sourciller les gens.

Ça me rappelle un peu la fois où le Canadien avant octroyé un contrat de six ans à raison de 6,5 millions $ par an à Carey Price.

C'était en juillet 2012, le Canadien avait terminé au dernier rang de l'Association de l’Est et Price, si on lui reconnaissait un bien beau talent, avait encore bien des choses à prouver.

À l'époque, bien des amateurs avaient émis certaines réserves sur la décision du Canadien.

Deux ans plus tard, le Canadien a certainement le sentiment d'avoir réalisé une saprée bonne affaire.

L'avenir nous dira si le Canadien, une fois de plus, a visé dans le mille.

Soixante buts ?

Il y a quelques jours, Steven Stamkos, du Lightning de Tampa Bay, n'a pas caché qu'il souhaitait à nouveau atteindre le cap des 60 buts, un sommet qu'il a atteint en 2011-2012.

Il fait bon d'entendre un athlète de haut niveau se fixer des objectifs à la mesure de son riche talent, de sortir un peu des sentiers battus.

Ça nous change du joueur, bon ou moins bon, qui, année après année, se limite à dire: « Je promets de faire mon possible ... »

 

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