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Kevin Fiala fait partie de la nouvelle génération de talent suisse

jeudi 2014-07-24 / 17:38 / LNH.com - Nouvelles

Par John Manasso - correspondant LNH.com

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Kevin Fiala fait partie de la nouvelle génération de talent suisse
Kevin Fiala fait partie de la nouvelle génération de talent suisse

Le directeur du dépistage amateur des Predators de Nashville Jeff Kealty se souvient du moment où il a commencé à observer un changement dans le niveau de la qualité de jeu offert par les équipes nationales suisses, particulièrement au niveau amateur.

C’était en août 2007, et Kealty se trouvait au tournoi commémoratif Ivan Hlinka, l’un des plus prestigieux tournois au monde pour les moins de 18 ans. Il avait remarqué de quelle manière le défenseur suisse Roman Josi avait tenu son bout contre l’attaquant du Canada Steven Stamkos, qui était unanimement considéré comme le futur premier choix au total du prochain repêchage de la LNH. Kealty a vu que Josi, que les Predators ont finalement sélectionné en deuxième ronde (38e au total) en 2008, n’était pas du tout intimidé de jouer contre Stamkos.

La saison dernière, Josi a passé en moyenne 26:25 par rencontre sur la glace, ce qui lui a conféré le cinquième rang dans la LNH, et il est devenu l’un des piliers de l’équipe à Nashville. Au total, neuf joueurs originaires de la Suisse ont évolué dans la LNH en 2013-14. Nashville a été la seule équipe à compter sur deux joueurs suisses dans son alignement. L’autre est le centre Simon Moser, qui a joué pour l’équipe olympique suisse. Les Predators avaient embauché Moser, maintenant âgé de 25 ans, en tant que joueur autonome l’été dernier.

Les Predators sont retournés en Suisse avec le 11e choix au total du repêchage 2014 de la LNH et ont sélectionné le centre Kevin Fiala.

Fiala, dont les parents sont Tchèques, a vu le jour en Suisse et parle cinq langues : le tchèque, l’allemand, le suédois, l’anglais et le français.

« On pouvait voir à quel point Josi était confiant en ses moyens », a indiqué Kealty en se remémorant le tournoi Ivan Hlinka. « Il voulait la rondelle et souhaitait faire une différence. Kevin agit de la même manière. On pouvait voir la confiance qu’il avait en ses habiletés, et il souhaite faire la différence dans toutes les situations. »

Fiala a joué en Suède la saison dernière. À ses 27 premiers matchs avec son équipe junior, le HV71, il a inscrit 10 buts et 15 passes, ce qui lui a valu une promotion dans la ligue élite. Au niveau supérieur, il a amassé trois buts et huit passes en 17 rencontres à l’âge de 17 ans. Il a eu 18 ans le 22 juillet.

Le directeur général des Predators David Poile a confié que Fiala, qui mesure 5 pieds 10 pouces et pèse 183 livres, est un joueur habile qui pourrait, selon lui, évoluer à toutes les positions en attaque, et il l’a comparé à d’autres joueurs au gabarit similaire qui ont connu de très belles carrières dans la LNH. Poile a considéré que l’ancien des Predators Steve Sullivan, qui a marqué 290 buts dans la LNH malgré ses 5 pieds 9 pouces, et Paul Kariya (5 pieds 11 pouces, 402 buts) étaient les meilleurs comparables pour Fiala.

Puis Poile a utilisé un autre joueur à titre comparatif, et il l’a qualifié de comparatif « coup de circuit » : Patrick Kane des Blackhawks de Chicago.

« C’est l’espoir que nous entretenons, a expliqué Poile. Ce sont de gros noms, des joueurs qui ont connu beaucoup de succès. Il n’a que 18 ans, mais nous espérons qu’il obtiendra ce genre de succès un jour. »

Fiala est l’un des trois joueurs à avoir participé au tournoi Ivan Hlinka, au Championnat mondial junior et au Championnat du monde au cours de la même année. Les deux autres joueurs à avoir accompli cet exploit sont de la Biélorussie, et l’un d’eux est l’imposant Andrei Kostitsyn, qui a brièvement joué à Nashville.

Fiala a confié que sa participation au Championnat du monde en 2014 lui a vraiment ouvert les yeux. Au cours d’une partie contre la Russie, il a affronté Alex Ovechkin des Capitals de Washington, triple récipiendaire du trophée Hart. Fiala réalise qu’il devra travailler sur son jeu avant d’être prêt à faire le saut dans la LNH.

« Je dois travailler sur tout, a-t-il admis. La LNH est la meilleure ligue au monde, alors il faut être bon partout. Je dois hausser le niveau de mon jeu en zone défensive. Je dois m’améliorer dans toutes les facettes. »

Fiala s’inscrit dans ce qui semble devenir une tendance continue en Suisse de produire des joueurs de grande qualité. L’an dernier, les Sharks de San Jose ont sélectionné le défenseur Mirco Mueller avec le 18e choix au total, et en 2010, les Islanders de New York avaient repêché Nino Niederreiter au cinquième rang. Niederreiter a marqué 14 buts et récolté 22 passes en 81 matchs avec le Wild du Minnesota la saison dernière, et il a inscrit le but gagnant en prolongation du septième match de la série de première ronde du Wild en séries éliminatoires pour éliminer l’Avalanche du Colorado.

En décrivant ses compatriotes, Fiala a mentionné que les joueurs suisses étaient des travailleurs acharnés (Kealty a aussi noté qu’ils étaient de très bons patineurs). En quatre parties aux Jeux olympiques 2014 de Sotchi, la Suisse n’a alloué que quatre buts, dont un seul en ronde préliminaire. Cependant, la Suisse a subi un décevant revers de 3-1 contre la surprenante Lettonie à son premier match éliminatoire.

« L’an dernier, au Championnat du monde, l’équipe a remporté la médaille d’argent, a rappelé Fiala. Je crois que la Suisse s’améliore chaque année. Il s’agit d’un pays où les joueurs travaillent peut-être plus forts qu’ailleurs. Ils bloquent davantage de lancers que tous les autres pays.

« La Suisse est un pays qui ne compte peut-être pas sur quatre puissants trios talentueux comme les États-Unis ou le Canada. Elle possède peut-être deux trios avec des joueurs plus talentueux et deux trios à vocation plus défensive, mais tout le monde doit faire son travail afin de pouvoir l’emporter. Nous ne pouvons l’emporter 8-0 comme le font la Russie, les États-Unis ou le Canada, et les matchs sont toujours serrés lorsque nous gagnons. Si nous voulons l’emporter, nous devons d’abord nous concentrer sur notre défensive et ensuite créer nos chances de marquer. »

Bien que le hockey amateur soit en progression, il lui reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Poile a comparé le développement de Fiala à celui de Blake Geoffrion, l’ancien des Predators qui était devenu le premier joueur originaire du Tennessee à jouer dans la ligue. Comme Geoffrion, un récipiendaire du trophée Hobey Baker alors qu’il évoluait à l’Université du Wisconsin, avait quitté le Tennessee pour s’inscrire à l’Académie Culver dans l’Indiana avant de jouer pour le Programme de développement de l’équipe américaine (USNTDP) à Ann Arbor, au Michigan, Fiala a quitté la Suisse pour évoluer en Suède.

« Leur hockey s’améliore beaucoup », a indiqué Poile, qui était le directeur général de l’équipe olympique des États-Unis en 2014, « J’imagine qu’il existe des cycles, mais je pense que l’on peut dire que la Suisse n’avait pas produit beaucoup de joueurs de la LNH jusqu’à tout récemment, alors oui, leur hockey s’améliore. Ils ont été très bons au Championnat du monde, et même aux Jeux olympiques. Je sais que nous avons dû nous battre contre eux pour nous sauver avec une victoire par un but en 2010 au cours d’un match qui avait été très, très serré.

« De toute évidence, lorsque nous connaissons du succès avec un joueur comme Roman Josi et que l’on voit à quel point il est bon, nous n’avons certainement pas peur de repêcher un autre joueur de la Suisse. Comme nous avons pu le constater, [Fiala est arrivé] au point où il dominait ses pairs dans son groupe d’âge en matière d’habiletés, alors il s’est dirigé vers la Suède pour jouer à un niveau plus élevé. »

Au cours du camp de perfectionnement des Predators, Poile a déclaré qu’il n’était pas encore certain du plan concernant Fiala, qui a signé un contrat le 15 juillet. Il a dit qu’il savait que Fiala voulait venir au camp d’entraînement afin de pouvoir se comparer aux autres, et les Predators ont démontré de l’intérêt envers cette option.

L’organisation des Predators a toujours pris soin de ne pas précipiter l’arrivée de ses jeunes joueurs dans la LNH, une tendance que Nashville a l’intention de poursuivre avec Fiala. Cependant, il ne fait aucun doute que l’équipe s’est engagée à afficher un style de jeu plus offensif sous les ordres du nouvel entraîneur Peter Laviolette.

Kealty a dit de Fiala qu’il était créatif, qu’il avait un esprit de compétition et qu’il « avait ce désir que l’on souhaite voir chez un joueur. On peut voir qu’il veut la rondelle, qu’il exige de l’avoir ». Sachant que les Predators n’allaient probablement pas choisir parmi les cinq premiers, les dépisteurs de Nashville ont ciblé Fiala très tôt et ce dernier était sur leur radar avant qu’il ne quitte la Suisse pour la Suède.

« Pour résumer, nous avons terminé la saison à un certain rang, et nous avons donc repêché au 11e rang, et il était toujours disponible, a conclu Poile, alors comme j’aime le répéter, si nos dépisteurs ne se sont pas trompés, nous venons de mettre la main sur un très bon joueur, car c’était sans aucun doute celui qu’ils voulaient avoir. Point final. »

 

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