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L'espoir du Canadien Tim Bozon fait de grands progrès après un combat avec une grave maladie

mercredi 2014-07-23 / 16:40 / LNH.com - Nouvelles

Par Tal Pinchevsky - Journaliste LNH.com

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L'espoir du Canadien Tim Bozon fait de grands progrès après un combat avec une grave maladie
L'espoir du Canadien Tim Bozon fait de grands progrès après un combat avec une grave maladie

Avec 20 buts à ses 22 derniers matchs, l'attaquant du Ice de Kootenay Tim Bozon jouait si bien que personne n'a prêté beaucoup d'attention quand son nez a soudainement commencé à saigner pendant la période d'échauffement avant son match de la Ligue de hockey de l'Ouest (WHL) contre les Blades de Saskatoon le 28 février.

Tirant de l'arrière 2-0, le choix de troisième ronde (64e au total) du Canadien de Montréal au repêchage 2012 de la LNH a même marqué un but tard en première période pour propulser Kootenay vers une victoire de 4-2. Le matin suivant, il a été transporté à l'hôpital et placé dans un coma artificiel.

Cinq mois après s'être rétabli d'un combat avec une forme grave de méningite, Bozon est de retour sur la glace en vue du camp d'entraînement du Canadien en septembre.

« Je me sens très bien. Je suis très proche d'être à 100 pour cent comme je l'étais auparavant, a déclaré Bozon au LNH.com. La chose la plus importante pour moi était d'être content et de m'assurer que j'ai une bonne mentalité. Ça revient lentement. Chaque fois que je saute sur la patinoire, je vois les progrès et ça me rend heureux. »

À la suite de la victoire à Saskatoon, Bozon est allé souper avec ses coéquipiers avant de rentrer à son hôtel. Ayant encore faim, Bozon, âgé de 19 ans à cette époque, et son colocataire Luke Philp étaient en train de commander plus de nourriture du service de chambre quand Bozon a commencé à se plaindre de maux de tête. Le thérapeute de l'équipe Cory Cameron a soupçonné que c'était une migraine et lui a donné des médicaments. Personne n'aurait pu prévoir ce qui allait se passer.

« J'ai passé du temps avec lui et je l'ai surveillé sporadiquement alors qu'il dormait et enfin j'ai pris la décision vers 7 h que je devais appeler une ambulance, a raconté Cameron. Je savais qu'il ne comprenait pas ce que je lui disais, il semblait avoir son regard fixé derrière moi. Quelque chose d'étrange se passait. Selon tous les professionnels médicaux avec lesquels j'en ai parlé, cela aurait pu tourner très mal très rapidement. »

À quelques minutes de son arrivée à l'hôpital Royal universitaire à Saskatoon, Bozon a été intubé et des machines ont été nécessaires pour l'aider à respirer. Il s'est réveillé quelques jours plus tard sans aucun souvenir de ce qui est arrivé et avec ses parents, qui avaient immédiatement volé vers Saskatoon depuis leur maison en Suisse, à son côté.

Avec un diagnostic de Neisseria meningitidis, Bozon a été dans un état critique et a passé les quatre semaines suivantes à l'hôpital en subissant ce que les médecins ont plus tard décrit comme « des traitements agressifs, notamment l'induction d'un coma ». Lorsqu'il a finalement reçu son congé le 28 mars, quatre jours après son 20e anniversaire, son père Philippe Bozon, qui a joué pendant quatre saisons avec les Blues de St. Louis, a retenu des larmes et a fait l'éloge de Cameron pour avoir sauvé la vie de son fils.

« Les personnes peuvent dire, 'Tu as fait un excellent travail et tu as sauvé sa vie.' Mais pendant les premiers 15 à 20 jours quand il était à l'hôpital, on ignorait si j'avais réellement sauvé sa vie, parce qu'il aurait pu encore mourir, a noté Cameron. C'était un moment vraiment stressant. »

Après avoir passé 12 jours aux soins intensifs et près d'un mois à l'hôpital, Bozon a perdu presque 50 livres (22,5 kilos) et sa voix était rauque en raison des opérations. Il espérait retourner sur la glace un jour, mais il devait d'abord réapprendre certains des aspects les plus fondamentaux de la vie quotidienne.

« Le premier exercice a été seulement de marcher, de faire du vélo, mais très lentement. Rien de cardiovasculaire. Il y a également eu des exercices pour réapprendre à correctement respirer à nouveau, a dit Bozon. Ç'a été vraiment frustrant. Je voulais monter sur le vélo, je voulais courir sur le tapis roulant, je voulais faire du développé-couché. Mais je ne pouvais même pas le faire parce qu'ils m'ont dit que je devais réapprendre tout. »

Après trois semaines de réadaptation à faible impact à son domicile en France, Bozon s'est coordonné avec l'entraîneur de conditionnement physique du Canadien Pierre Allard, qui a créé un régime d'entraînement personnalisé pour lui. À partir de ce moment, il était en contact constant avec Allard et le directeur du développement de joueurs du Canadien, Martin Lapointe. Bozon a documenté en détail son entraînement sur Twitter et a effectué son retour sur la glace le 5 juin.

Avant même que son entraînement n'ait commencé, Bozon a été inspiré par une conversation téléphonique avec Joël Bouchard, le président et directeur général de l'Armada de Blainville-Boisbriand de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Un vétéran de plus de 364 rencontres dans la LNH, Bouchard a connu une longue carrière professionnelle après qu'une méningite spinale eut failli le tuer en 2000.

« Il est la personne vers laquelle je me tourne le plus pendant mon rétablissement, parce qu'on peut parler avec la famille et les médicins, mais ce n'est pas la même chose, a expliqué Bozon. Il m'a expliqué tout ce que je voulais savoir. Quand je lui ai parlé, j'ai eu un grand sourire sur mon visage, même si j'étais en mauvais état. »

Le vrai test pour Bozon surviendra le 31 juillet, quand il disputera son premier match depuis cette soirée à Saskatoon. Membre de l'équipe française moins de 23 ans, il voyagera à Ostrava, en République tchèque pour participer à un tournoi contre six équipes de la République tchèque, de la Slovaquie et de la Pologne.

« C'est vraiment excitant. Je suis assez certain que quand je jouerai mon premier match, je ressentirai plein d'émotion, a-t-il. Être de retour sur la glace et jouer un match, être dans les situations de jeu, avec toutes les routines et les rituels que je fais avant et pendant le match, je crois que ce sera très émotif. Je vais être très heureux. »

C'est Bozon qui a demandé aux responsables du hockey français la permission de jouer à Ostrava. Après en avoir discuté avec Lapointe et Allard, il a décidé que le tournoi représentait l'occasion idéale pour évaluer à quel point il sera prêt pour le camp d'entraînement du Canadien un mois plus tard.

Maintenant de retour à son poids de match (193 livres), Bozon semble avoir retrouvé la vitesse et la fluidité de ses mains qui lui ont permis d'inscrire 105 buts et récolter 231 points en 203 matchs dans la WHL avec le Ice et les Blazers de Kamloops. Mais il reste encore du chemin à faire.

« Je crois que sa détermination va l'amener partout où il veut aller. Dès le jour où je l'ai rencontré, j'ai su que tout ce à quoi il pense est d'être un joueur de hockey professionnel », a dit Cameron, qui a rendu visite à Bozon en France il y a deux semaines. « Le chemin qu'il parcoure en ce moment va l'aider à y arriver assez vite. Sa détermination et sa volonté sont plus fortes que celles de toutes les personnes que j'ai rencontrées. »

S'il participe au camp d'entraînement de Montréal, Bozon se fera sans aucun doute poser des questions à propos de la manière dont-il s'est amélioré dans un laps de temps si court. Il espère que son parcours ne fasse que commencer.

« C'est une longue histoire à raconter, mais j'aime la raconter. Cela fait partie de ma vie et c'est quelque chose qui s'est passé, a déclaré Bozon. Le fait que j'ai survécu et que je suis en bonne forme maintenant, je suis fier de ça. »

 

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