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Rosen : L’Avalanche a tiré plusieurs leçons des séries éliminatoires

mercredi 2014-07-23 / 16:09 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Rosen : L’Avalanche a tiré plusieurs leçons des séries éliminatoires
Rosen : L’Avalanche a tiré plusieurs leçons des séries éliminatoires

Le gardien de l’Avalanche du Colorado Semyon Varlamov éprouve toujours de la difficulté à parler de la douleur qu’il a ressentie le soir du 30 avril, de l’agonie qui a marqué le début de sa saison morte et de celle de ses coéquipiers à la suite de leur élimination crève-cœur des séries éliminatoires 2014.

« Ce fut un cauchemar pour nous tous, particulièrement pour moi », a confié Varlamov.

CE QU'ILS ONT DIT



L’entraîneur de l’Avalanche Patrick Roy qui explique si l’un des objectifs de son équipe sera de moins s’appuyer sur le finaliste au trophée Vézina Semyon Varlamov que la saison dernière, lui qui a affronté 32 lancers en moyenne par match :
« C’est en quelque sorte lié à la manière dont nous voulons jouer. Nous sommes une équipe offensive, qui aime se porter en attaque. Nous possédons beaucoup de vitesse et de talent en attaque. Oui, nous accordons beaucoup de lancers, mais ce n’est pas un problème. Nous tentons surtout de diminuer les chances de marquer que nous accordons. C’est ce que nous sommes parvenus à faire à la fin de la saison. Nous accordions moins de chances à nos adversaires. »

L’entraîneur du Lightning de Tampa Bay Jon Cooper qui explique comment son capitaine Steven Stamkos est devenu un leader de l’équipe :
« J’ai été témoin de sa progression. Je ne suis pas l’entraîneur ici depuis bien longtemps, mais il s’agit ironiquement de mon troisième capitaine. J’ai cependant pu observer sa progression. Je ne sais pas comment cela se passe dans les autres équipes, mais il y a toujours une sorte de hiérarchie, et les joueurs le savent. Lorsque Vinny [Lecavalier] était le capitaine, Marty [St-Louis] ne parlait pas autant, tout comme Stammer. Lorsque Vinny a quitté, Marty a été beaucoup plus vocal, et Stammer aussi. Je ne sais pas si les joueurs se retenaient de dire ce qu’ils ont en tête, mais ils ne le font plus. Il s’agit de l’équipe de Stammer, et il le mérite. Puisque notre équipe est si jeune, Stammer a le même âge que notre noyau qui progresse. »

En avance par un but contre le Wild du Minnesota avec moins de trois minutes à faire au temps réglementaire dans le septième match de sa série de premier tour de l’Association de l’Ouest, l’Avalanche semblait toucher au but. Le Colorado avait surpris toute l’année en jouant du hockey très inspiré et devait tenir le coup encore quelques minutes afin d’accéder à la deuxième ronde des séries pour la première fois en six ans pour y affronter les champions en titre de la Coupe Stanley, les Blackhawks de Chicago.

Cela ne s’est pas produit, et peut-être, comme l’a répété encore et encore l’entraîneur Patrick Roy en public, et certainement en privé, que cela ne s’est pas produit pour une bonne raison.

Le défenseur du Wild Jared Spurgeon a inscrit le but égalisateur à 17:33 de la troisième période et l’attaquant Nino Niederreiter a marqué le but gagnant après 5:02 de jeu en prolongation, et le Minnesota a mis la touche finale à cette série enlevante et remplie de rebondissements en effaçant à quatre reprises des retards d’un but dans le match ultime pour remporter une première série depuis 2003.

« Je voudrais certainement pouvoir rejouer ces [2:27] à la fin du septième match, a admis Roy. En avant par un but, cela aurait été une belle expérience pour nos joueurs d’affronter Chicago, mais en même temps, notre moment n’était peut-être pas venu encore. Je crois que tout le monde en parlait aux joueurs, et ils étaient tous déçus. Je pense que cela nous a fait très mal, mais je crois aussi que nous avons beaucoup appris de cette défaite. »

Il reste à voir comment l’Avalanche réagira à cette défaite cruelle, mais les joueurs qui seront de retour au Colorado s’entendent tous sur le fait que les leçons qu’ils ont apprises de cet échec contre le Wild pourraient être un facteur clé pour leur permettre d’effectuer un plus long parcours en séries éliminatoires en 2015.

Cela commence par surmonter leur peur de devenir un aspirant légitime aux séries éliminatoires pour la première fois en tant qu’équipe. L’Avalanche n’avait pas participé aux séries éliminatoires depuis 2010. Paul Stastny, Matt Duchene, Ryan O'Reilly, Ryan Wilson et Cody McLeod étaient les seuls joueurs qui étaient avec l’équipe à cette époque.

Première leçon : Ne pas avoir peur.

« Je crois que nous allons devoir composer avec le mot peur. Je pense que nous allons devenir des gagnants, a relaté Roy. Regardez ce que Los Angeles a fait. Ils tiraient de l’arrière 0-3 dans leur série contre San Jose, mais ils n’ont pas eu peur, ils ont simplement continué à jouer à leur manière et ils ont remporté cette série. Ils ont fait la même chose lorsqu’ils se sont retrouvés en déficit 2-3 contre Anaheim. Qu’on le veuille ou non, cela prend du temps, et il s’agit d’un processus. Je crois que nous avons amorcé ce processus, et que nous apprenons tous au cours de ce processus. »

Roy a confié que l’Avalanche n’avait pas peur de connaître du succès en séries éliminatoires, mais que l’équipe devait trouver une manière de jumeler son désir d’être un aspirant à sa capacité de gagner en dépit des attentes élevées.

DANS LE COURRIER DE ROSEN

Avec leur grand nombre de jeunes attaquants et défenseurs au grand potentiel et deux gardiens capables de présenter de bonnes statistiques, comment se fait-il que les prévisions concernant les Sénateurs d’Ottawa soient si négatives? -- @pwjustin

Je ne dirais pas que les prévisions sont négatives, mais je crois qu’ils forment au mieux une équipe qui bataillera pour une place en séries. Je trouve difficile de croire qu’ils vont faire un bond important au classement après avoir perdu Jason Spezza et Ales Hemsky. Mika Zibanejad devra d’abord être prêt à assumer un plus grand rôle. Il pourrait l’être, mais il ne l’a pas encore démontré. Est-ce que Kyle Turris est un centre numéro un? Possiblement, mais nous n’avons pas encore pu le constater au cours d’une saison de 82 matchs. Êtes-vous confiants à propos de Craig Anderson et de Robin Lehner? Ils ont tous deux affiché une moyenne de buts alloués au-dessus de 3,00 la saison dernière. Cette statistique s’explique en partie par la qualité du jeu défensif déployé devant eux, surtout en infériorité numérique (22e rang de la LNH avec une efficacité de 80,7 pour cent). Seront-ils meilleurs? Est-ce que Marc Methot connaîtra une meilleure campagne que l’an dernier? Est-ce que Jared Cowen va atteindre son plein potentiel? Ce que je veux dire est qu’il y a bien des points d’interrogation, et la perte de Spezza et d’Hemsky n’aidera pas.

Ton opinion et tes prévisions pour Colin Wilson? -- @EricLGA

Je m’attends à ce que Wilson amorce la campagne à l’aile, probablement sur le premier ou le deuxième trio. Peter Laviolette possède plusieurs options maintenant qu’il ne devra obligatoirement faire évoluer Matt Cullen ou Wilson au centre en raison de l’ajout de Mike Ribeiro, Derek Roy et Olli Jokinen. Je pense que Wilson peut en offrir davantage et devenir un marqueur de 20 buts et obtenir 50 points. Je crois qu’il pourra s’approcher de ces statistiques, ou même les surpasser, sous les ordres de Laviolette.

Qu’est-ce qui va arriver à Brandon Sutter à Pittsburgh? -- @jacko1616

Je ne m’attends pas à de grandes surprises. Sutter devrait s’entendre avec les Penguins et retrouver son rôle de troisième centre derrière Sidney Crosby et Evgeni Malkin. Il deviendra un rouage encore plus important si la blessure au poignet de Crosby ne guérit pas correctement. Les Penguins ont ajouté de la profondeur au cours de la saison morte, et je considère Sutter comme le joueur le plus important de leurs troisième et quatrième trios. En ce qui concerne la durée de son contrat, Sutter pourra profiter du statut de joueur autonome sans compensation dans deux ans, alors un contrat de courte durée serait intéressant pour lui. Cela pourrait aussi faire le bonheur des Penguins, à condition que l’impact sur la masse salariale soit raisonnable pour un centre de troisième trio.

Quelle équipe de l’Association de l’Est fera le bond le plus important au classement? -- @aketts15

Je suis d’avis que les Devils du New Jersey Devils se qualifieront pour les séries éliminatoires. Ils avaient besoin d’ajouter des munitions à leur attaque après avoir terminé au 27e rang au chapitre des buts marqués par rencontre la saison dernière (2,40). Ils y sont parvenus en embauchant Mike Cammalleri et Martin Havlat. Cammalleri pourrait devenir le premier marqueur de 30 buts des Devils depuis Ilya Kovalchuk et Zach Parise. Havlat représente un risque de blessure, mais il a signé un contrat d’un an, et les Devils le réuniront avec ses compatriotes Patrik Elias, Jaromir Jagr et Marek Zidlicky. L’attaque du New Jersey devrait être meilleure. Une grande part de leurs succès reposera sur la progression continue de leurs jeunes défenseurs, surtout Adam Larsson, Jon Merrill et Éric Gélinas. Cory Schneider devra aussi s’affirmer comme le gardien numéro un que tout le monde s’attend qu’il soit depuis longtemps.

Avec tous les joueurs autonomes avec compensation qui sont toujours sans contrat comme P.K. Subban, Torey Krug, Ryan Johansen et Derick Brassard, pourquoi ne voyons-nous pas plus de joueurs se faire soumettre des offres hostiles? -- @AndrewForward85

TLes équipes tiennent tellement à leurs joueurs qu’une offre hostile devra être exorbitante pour qu’elles ne les égalent pas. Cependant, avant même de déposer une telle offre hostile, une équipe doit être prête à assumer cet imposant contrat et posséder les choix nécessaires afin de les offrir en compensation en vertu de la convention collective. Même si toutes ces conditions sont réunies, il arrive plus souvent qu’autrement que l’équipe du joueur va tout de même égaler l’offre. L’Avalanche du Colorado ne voulait pas payer Ryan O'Reilly 6,5 millions $ la saison dernière, mais ne voulait pas le perdre non plus, alors l’équipe a égalé l’offre hostile qu’il avait signée avec les Flames de Calgary en janvier 2013, et ils ont été confrontés aux conséquences de cette décision récemment (le Colorado s’est entendu avec O’Reilly quelques instants avant son audience d’arbitrage salarial mercredi). Les Flyers ne croyaient pas que les Predators de Nashville allaient égaler leur offre hostile de 14 ans d’une valeur de 110 millions $ qu’ils avaient consentie à Shea Weber, mais ils se sont trompés.

De plus, les directeurs généraux ont peur de faire grimper artificiellement la valeur de certains joueurs sur le marché en raison de l’effet domino de ce genre d’offre. Une offre hostile fait augmenter la valeur des joueurs sur le marché puisqu’elle représente souvent une surenchère afin de convaincre le joueur de signer cette offre hostile, et pour décourager l’autre équipe de l’égaler.

En ce qui concerne les noms de ta liste, il faut aussi savoir que les joueurs qui décident de se prévaloir de l’arbitrage salarial ne peuvent accepter d’offre hostile. Subban et Brassard font partie des 20 joueurs qui ont décidé de se prévaloir de l’arbitrage salarial cette année.

Est-ce que les Rangers pourraient terminer au dernier rang de la section Métropolitaine cette année? -- @ndantonio8

J’en déduis que tu n’es pas séduit par les mouvements de personnel effectués par les Rangers au cours de la saison morte. Je serais choqué, estomaqué, renversé (choisis ton adjectif) si les Rangers devaient terminer la campagne au dernier rang de leur section. On peut arguer que les Devils (je l’ai déjà mentionné) les Capitals de Washington et les Islanders de New York se sont améliorés, mais ils ne vont pas tous dépasser les Rangers. De plus, les Hurricanes de la Caroline ne sont pas meilleurs que les Rangers, du moins sur papier. Henrik Lundqvist est à lui seul une raison suffisante pour empêcher les Rangers de sombrer en dernière position. Je crois qu’ils seront des prochaines séries éliminatoires. Réjouis-toi!

Quelles sont tes pensées par rapport à la manière dont Brad Richards va s’intégrer avec les Blackhawks, et est-ce que ces derniers vont soulever la Coupe Stanley en 2014-15? -- @r0bertwaters

Richards va bien s’intégrer avec les Blackhawks, mais cela ne représente pas une inquiétude, un problème ou une question. La première question est de savoir si l’équipe comptera sur assez de profondeur au centre avec lui à bord? La deuxième question est de savoir s’il verra ses minutes être grugées par Teuvo Teravainen? Sinon, Richards est un vétéran et un leader, et il s’intégrera parfaitement dans le vestiaire de Chicago, où règne une attitude très professionnelle. Il lui faudra un peu de temps, mais il deviendra un interlocuteur que l’on entendra souvent dans le vestiaire.

Et je ne m’avancerai pas à prédire qui va remporter la Coupe Stanley. Pas encore. Il est trop tôt.

Les Devils comptent sur un excès d’attaquants. Qui pourrait être échangé afin de faire de la place à leurs jeunes espoirs? -- @C_Diercks

Les Devils comptent sur beaucoup de profondeur en attaque. La profondeur est essentielle pour connaître du succès. Le New Jersey possède deux jeunes attaquants qui sont prêts à assumer un plus grand rôle (Reid Boucher et Stephane Matteau), mais pourquoi se départir de sa profondeur simplement pour donner sa chance à un jeune? Ces joueurs auront leur chance, que ce soit en raison d’une blessure ou de leur rendement dans la Ligue américaine de hockey. Il n’y a aucune raison de brusquer les choses lorsque l’équipe respecte le plafond salarial tout en possédant une telle profondeur.

Comme l’équipe est demeurée essentiellement intacte, est-ce que les Hurricanes seront du derby Connor McDavid? Est-ce ce dont ils ont besoin? -- @dshort_0610

Toutes les équipes ont besoin d’un espoir comme McDavid, alors il serait réducteur de dire qu’il représente ce dont les Hurricanes ont besoin. Cependant, tous les mouvements de personnel effectués par les Hurricanes au cours de la saison morte ont impliqué des joueurs de soutien (Jay McClement, Brad Malone, Tim Gleason). Ce n’est pas ainsi que l’on améliore un alignement qui n’était pas assez bon l’an dernier. Ce n’est pas suffisant pour revenir en séries éliminatoires. Ce manque d’activité suggère toutefois que la Caroline s’attend à ce que les jeunes joueurs comme Elias Lindholm et Ryan Murphy élèvent leur jeu d’un cran. S’ils le font, et que l’on ajoute à leurs noms ceux de Justin Faulk et de Jeff Skinner, les Hurricanes pourraient compter sur un noyau de quatre joueurs âgés de 22 ans ou moins. Cela augure bien pour l’avenir, mais cela pourrait aussi faire en sorte que l’organisation se retrouvera dans les discussions portant sur McDavid et Eichel en route vers le repêchage 2015 de la LNH.

Deuxième leçon : Gérer en équipe des attentes qui deviendront maintenant plus élevées.

« Lorsque les attentes sont fixées, les gens s’attendent à ce que l’on affiche un certain rendement, a souligné Roy. Pour nous, les entraîneurs, la clé sera de nous assurer de motiver les joueurs et d’être à leurs côtés. Je crois que le partenariat sera encore plus important puisque l’on ne veut pas mettre de pression supplémentaire sur nos joueurs. Nous voulons qu’ils se sentent bien sur la glace, et qu’ils sentent qu’ils ne sont pas seuls, que nous sommes tous unis. Je pense que c’est de cette manière que nous allons trouver le chemin de la victoire. »

Les plus féroces compétiteurs soutiennent que seuls les faibles utilisent les blessures comme excuse, mais l’Avalanche a vu celles-ci affecter plusieurs de ses joueurs (Tyson Barrie, Duchene, John Mitchell). Même Roy, qui a soulevé la Coupe Stanley à quatre reprises et qui est reconnu comme l’un des plus féroces compétiteurs de l’histoire de la ligue, a admis que les blessures avaient joué un rôle.

Troisième leçon : La profondeur est essentielle.

L’Avalanche a le sentiment qu’elle a réglé ce problème au cours de la saison morte, surtout au sein de leurs troisième et quatrième trios avec les ajouts de Daniel Brière et de Jesse Winchester. Ils ont aussi ajouté de la profondeur à la ligne bleue en embauchant Brad Stuart et Zach Redmond.

Jarome Iginla a été la principale acquisition de l’équipe cet été, alors que Stastny a été la perte la plus importante, mais ces mouvements de personnel pourraient avoir un effet nul si Nathan MacKinnon est muté au centre, position où il a excellé au niveau junior avec les Mooseheads d’Halifax. Iginla prendrait alors la place de MacKinnon à l’aile, et MacKinnon remplacerait Stastny au centre.

« Nous avons ajouté des joueurs imposants, robustes et expérimentés », a noté le président des opérations hockey de l’Avalanche Joe Sakic. « Tout ce que nous souhaitons faire, nous avons le sentiment d’y être parvenu. »

Peut-être pas tout, du moins pas encore. L’Avalanche est parvenue à s’attendre avec O'Reilly sur les modalités d’un contrat de deux ans, évitant ainsi in extremis leur séance d’arbitrage salariale prévue mercredi. Il ne reste maintenant qu’à conclure une entente avec Barrie, qui est joueur autonome avec compensation.

Lorsque les formalités seront complétées et que les contrats seront signés, tous les joueurs, entraîneurs et dirigeants de l’Avalanche pourront se concentrer entièrement sur la saison à venir. Ils tourneront ainsi la page sur la conclusion cauchemardesque de la dernière campagne, et ils tenteront d’utiliser celle-ci à leur avantage.

Dernière leçon : Ne pas laisser cette situation se produire à nouveau.

Hitchcock se confie au cours d’une conversation sur Twitter

Si vous n’étiez pas abonné au compte Twitter des Blues de St. Louis mardi dernier (@StLouisBlues), vous avez raté une intéressante séance d’une heure de questions et réponses avec l’entraîneur Ken Hitchcock, appelée #AskHitch.

Hitchcock a répondu à 49 questions, qui ont porté autant sur son avis par rapport à la prolongation à 3-contre-3 que sur sa bataille préférée au cours de la Guerre civile (Note : Hitchcock est féru d’histoire, et il a déclaré que s’il n’avait pas été un entraîneur au hockey il aurait probablement été professeur d’histoire). Parmi ses abonnés qui lui ont posé des questions se trouvaient T.J. Oshie et Brett Hull.

Voici certains des faits saillants de cette séance de questions :

* Hitchcock a nommé Joel Quenneville des Blackhawks de Chicago et Todd McLellan des Sharks de San Jose comme étant les entraîneurs les plus difficiles à affronter en ce qui concerne les ajustements apportés au cours d’un match.

* Il aime le nouveau format de la prolongation, soit d’évoluer à 4-contre-4 pendant quatre minutes, et de poursuivre à 3-contre-3 pendant quatre autres minutes si aucun gagnant n’a été déterminé avant d’avoir recours à la fusillade. Il est aussi d’accord avec l’idée de faire changer les équipes de côté au début de la prolongation, ce qui constituera probablement une nouvelle règle cette année.

* La bataille de Gettysburg est la bataille de la Guerre civile préférée d’Hitchcock, et April 1865 est son livre de prédilection.

* Il a indiqué préférer Wayne Gretzky à Mario Lemieux, et son alignement partant de rêve de tous les temps serait composé de Terry Sawchuk, Bobby Orr, Paul Coffey, Gretzky, Gordie Howe et Hull.

* Il a confié que les amphithéâtres où les Blues éprouvent le plus de difficultés sont le SAP Center de San Jose et le Staples Center de Los Angeles.

* Hitchcock utilise les statistiques avancées à des fins « d’affrontements et de chimie ».

* Lorsqu’on lui a demandé de donner un aperçu de ses trios pour la saison prochaine, Hitchcock a admis qu’il allait procéder par paires : T.J. Oshie avec David Backes, Jaden Schwartz avec Vladimir Tarasenko, Alexander Steen avec Joakim Lindstrom. Il a aussi indiqué que Patrik Berglund allait jouer avec Backes.

* Les joueurs qu’il a le plus aimer diriger sont Mark Recchi, Sergei Zubov, Derian Hatcher, Keith Primeau et Rick Nash. Il les a qualifiés de « joueurs qui excellent sur 200 pieds ». Il a aussi déclaré que Steen possédait les mêmes qualités que Jere Lehtinen, trois fois récipiendaire du trophée Selke avec les Stars de Dallas.

* Hitchcock a identifié Steven Stamkos et Corey Perry, dans cet ordre, comme les deux meilleurs marqueurs du hockey en ce moment.

* Hull voulait savoir pourquoi il n’avait pas été mentionné lorsque Hitchcock avait dressé la liste des anciens joueurs des Blues qu’il aurait aimé diriger. Hitchcock a clarifié sa position en disant qu’il avait aimé regarder Hull jouer, indiquant ainsi qu’il n’aurait peut-être pas été en mesure de le diriger.

Ce que Benning voit en Sbisa

Luca Sbisa a fait partie de transactions impliquant Chris Pronger et Ryan Kesler. Chaque fois, il a été étiqueté par l’équipe qui a fait son acquisition, d’abord par les Ducks d’Anaheim, puis récemment par les Canucks de Vancouver, comme un défenseur avec un excellent potentiel capable de faire la différence.

Les Canucks croient qu’ils pourraient être en mesure de finalement lui permettre de remplir ces promesses.

Le directeur général de Vancouver Jim Benning a déclaré qu’il avait déjà suivi Sbisa alors qu’il agissait à titre d’adjoint au directeur général des Bruins de Boston, et qu’il avait toujours été impressionné par son coup de patin, par sa capacité à effectuer une passe ferme et précise pour sortir de son territoire, et par son jeu physique.

« Je crois que si nous travaillons avec lui et que nous ajoutons un peu de structure à son jeu, lui qui est un bon coéquipier, qui se porte à la défense de ceux-ci et qui pratique un jeu physique, je pense que nous pouvons en faire un très bon joueur qui nous aidera dans le futur », a analysé Benning.

Les Flyers de Philadelphie ont sélectionné Sbisa avec le 19e choix au total du repêchage 2008 de la LNH. Il répondait à tous les critères : bon gabarit, rapide, talentueux, intelligent et calme. Il a disputé 39 parties en 2008-09 avant d’être envoyé à Anaheim dans le cadre de la transaction qui a permis à Pronger d’aboutir à Philadelphie.

Les Ducks croyaient avoir mis la main sur un joyau, mais Sbisa n’a jamais atteint les attentes placées en lui. Il a accepté un contrat de quatre ans en 2011 et a évolué à temps plein dans la LNH au cours des trois dernières saisons, mais il n’a amassé que 32 points en 151 matchs. Il n’a pris part qu’à 30 rencontres l’an dernier en raison de plusieurs blessures.

Les Canucks ont besoin qu’il joue un rôle important, eux qui ont échangé Jason Garrison pour lui faire de la place.

« Il nous apporte du jeu physique à la ligne bleue, a ajouté Benning. Il est fort, et il joue de manière solide. Je crois que son style de jeu sera bénéfique à notre groupe en raison de la section dans laquelle nous évoluons.

« Nous croyons que Sbisa va devenir un très bon défenseur pour notre équipe. »

Bowman ne veut pas numéroter ses trios

Au cours des dernières saisons, l’une des choses qui ont été reprochées aux Blackhawks de Chicago, peut-être même la seule chose qu’on a pu leur reprocher, est qu’ils ne possédaient pas de centre numéro deux. Ce qui est amusant est que le directeur général de l’équipe, Stan Bowman, est bien d’accord avec cette affirmation, mais pour des raisons différentes de celles formulées par les partisans ou les membres des médias.

Bowman est reconnu dans le milieu des médias de Chicago pour affirmer que les Blackhawks ne numérotent pas leurs trios, mais qu’ils mettent en place quatre lignes d’attaque capables de contribuer de manière similaire.

Donc, selon Bowman, il serait faux de dire que Brad Richards et Teuvo Teravainen se battent pour le poste de deuxième centre derrière Jonathan Toews et devant Andrew Shaw. Il a expliqué son mode de pensée peu de temps après avoir consenti à Richards un contrat d’un an d’une valeur de 2 millions $.

« La force de notre équipe au cours des cinq dernières années a été sa profondeur, et sa capacité de ne pas trop taxer un joueur ou un trio en particulier, a expliqué Bowman. Pour cette raison, Brad s’amène ici sans avoir à porter ce fardeau, et il pourra laisser son talent s’exprimer de cette façon. Au bout du compte, peu importe qui joue avec lui et de quelle manière l’entraîneur structure ses trios, nous recherchons un certain équilibre au sein de notre groupe d’attaquants. Nous aimons le fait que nous pouvons utiliser quatre lignes d’attaque qui peuvent menacer offensivement tout en étant responsables défensivement. Il va s’intégrer avec les autres gars et dans notre rotation à quatre trios, en espérant que cela l’aidera. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter : @drosennhl

 

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