Se connecter avec votre compte LNH.com:
  • Soumettre
  • Ou
  • Se connecter avec Google
 

Rosen : Les attentes seront plus élevées à Tampa

mercredi 2014-07-09 / 16:04 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

Partagez avec vos amis


Rosen : Les attentes seront plus élevées à Tampa
Rosen : Les attentes seront plus élevées à Tampa

Jon Cooper a ouvert la porte à cette question, et il le savait très bien.

Cooper, l’entraîneur du Lightning de Tampa Bay, parlait de sa progression au travers de toutes les étapes de sa carrière, progression qui l’a conduit à être finaliste au trophée Jack Adams à la cérémonie de remise de prix de la LNH en 2014. Il expliquait s’être remis en doute à chacune des étapes, avoir été en mesure de surmonter l’insécurité et d’avoir réalisé qu’il pouvait livrer la marchandise et se mesurer aux meilleurs entraîneurs de la ligue, car il appartenait maintenant à ce groupe.

DANS LE COURRIER DE ROSEN

Quelles sont les différences dans le processus d’arbitrage selon que la demande ait été faite par le joueur plutôt que par l’équipe? -- @31Mires

Il y en a plusieurs, mais j’espère pouvoir couvrir l’ensemble des informations de base avec l’explication ci-dessous :

* Si une équipe décide d’amener un joueur en arbitrage, le joueur peut décider s’il souhaite obtenir un contrat d’une ou de deux saisons. Si un joueur décide d’amener son équipe devant un arbitre, c’est l’équipe qui détermine la durée du contrat. Cependant, si le joueur n’est qu’à un an d’atteindre don autonomie complète, la durée du contrat sera automatiquement d’un an. C’est l’arbitre qui détermine la valeur du contrat.

* Dans le cas où c’est l’équipe qui a choisi d’aller en arbitrage, cette dernière possède un « droit de refus », c’est-à-dire qu’elle peut décider ne pas accorder ce contrat au joueur si la valeur du contrat est supérieure ou égale à 3,5 millions $, et le joueur deviendrait alors joueur autonome sans compensation. Si c’est le joueur qui a choisi de se présenter devant l’arbitre, il ne possède pas ce « droit de refus », et doit donc accepter le contrat qui lui est attribué.

* Lorsqu’une équipe décide d’avoir recours à l’arbitrage, les joueurs qui ont touché au moins 1,75 million $ la saison précédente doivent recevoir au moins 85 pour cent du salaire qu’ils touchaient au cours de cette saison. L’attaquant de l’Avalanche du Colorado Ryan O'Reilly et l’attaquant des Jets de Winnipeg Michael Frolik entrent dans cette catégorie cette année.

O'Reilly a empoché 6,5 millions $ la saison dernière, et l’Avalanche a décidé d’avoir recours à l’arbitrage salarial, alors l’arbitre devra lui accorder un salaire d’au moins 5,525 millions $. De son côté, Frolik a touché 1,9 million $ l’an dernier, alors son salaire sera d’au moins 1,615 million $ la saison prochaine.

Tous les autres joueurs autonomes avec compensation qui sont amenés devant l’arbitre par leur équipe se verront attribuer un salaire égal ou supérieur à celui de leur dernière année de contrat. L’attaquant des Blues de St. Louis Vladimir Sobotka (salaire de 1,4 million $ la saison dernière) est le seul joueur concerné par cette disposition cette année.

* Les joueurs qui choisissent d’avoir recours à l’arbitrage salarial ne peuvent recevoir d’offre hostile.

* Un joueur peut amener son équipe devant l’arbitre aussi souvent qu’il le souhaite, à condition qu’il respecte les conditions d’admissibilité à l’arbitrage salarial énoncées dans la convention collective. Une équipe peut amener un joueur en arbitrage salarial une seule fois.

Crois-tu qu’il sera plus facile pour les Flyers de Philadelphie d’échanger Vincent Lecavalier aux Predators de Nashville maintenant que Mike Fisher est sur la touche pour une période de quatre à six mois? -- @samfink12

J’ai entendu plusieurs rumeurs concernant le transfert de Lecavalier à Nashville, surtout de la part des partisans des Flyers, depuis que la nouvelle est tombée lundi à l’effet que Fisher avait subi une rupture du tendon d’Achille alors qu’il s’entraînait. Je comprends pourquoi plusieurs personnes en sont venues à cette conclusion. Les Predators ont besoin d’un centre, Lecavalier est un centre et les Flyers cherchent à échanger Lecavalier. Cela fait du sens, mais le contrat de Lecavalier est toujours valide pour les quatre prochaines saisons, et il touchera 18 millions $ au cours de cette période, alors que son rendement a décliné au cours des quatre dernières campagnes. Il ne sera pas plus facile de l’échanger maintenant que ce ne l’était avant que les Predators n’aient un besoin criant au centre. À moins que les Flyers acceptent de retenir une portion importante du salaire de Lecavalier, pourquoi est-ce que Nashville ferait son acquisition alors qu’il est âgé de 34 ans et que ses meilleures saisons sont clairement derrière lui?

Quelle signature de joueur autonome est la plus surprenante? -- @Cvancheri

Il s’agit soit du contrat d’un an d’une valeur de 4 millions $ de Christian Ehrhoff avec les Penguins de Pittsburgh, soit du contrat de cinq ans de Benoît Pouliot avec les Oilers d’Edmonton.

J’étais convaincu qu’Ehrhoff allait conclure une entente de plusieurs saisons avec les Red Wings, mais son contrat d’un an me paraît sensé. Il est toujours payé par les Sabres de Buffalo, et il peut maintenant rehausser sa valeur avec Pittsburgh et rechercher un contrat de plusieurs saisons l’été prochain.

Je n’aurais jamais cru que Pouliot puisse obtenir davantage qu’un contrat de trois ans après avoir joué avec cinq équipes au cours des cinq dernières années, chaque fois en vertu d’un contrat d’un an. Il s’agit d’un risque pour les Oilers, mais Pouliot respectait tous les critères que l’équipe s’était fixés, soit un gros attaquant expérimenté qui affichent de belles statistiques de possession de rondelle.

Si vous avez une question à laquelle vous souhaitez que Dan Rosen réponde, envoyez un tweet à @drosennhl. Le courrier sera une section hebdomadaire de cette rubrique.

« En prenant en considération l’ensemble de la saison, j’ai le sentiment que j’ai ma place dans cette ligue », a affirmé Cooper.

Dès qu’il a cessé de parler, la question suivante a rapidement surgi. Elle portait sur la prochaine étape, qui n’a d’autre choix que d’être la victoire en séries éliminatoires. Cooper a souri et a ri, avant d’admettre que c’était bien le cas.

Il a maintenu un pourcentage de victoire de ,593 en saison régulière (51-35-12), mais sa fiche en séries éliminatoires est de 0-4 après que le Lighting eût été balayé par le Canadien de Montréal en première ronde de l’Association de l’Est. Il croit qu’il sait pourquoi le Lightning a été éliminé en quatre matchs, et cela n’a rien à voir avec le fait que le finaliste au trophée Vézina Ben Bishop n’était pas disponible en raison d’une blessure au coude, ou que la jambe du joueur de centre vedette Steven Stamkos n’était toujours pas rétablie à 100 %.

« Je crois que nous avons trop insisté sur le fait de terminer la saison en force afin d’obtenir l’avantage de la glace, et je pense que nous avons finalement pressé le citron un peu trop fort, a admis Cooper. Nous avons tout donné au cours de la saison régulière, et je ne sais pas à quel point il nous restait des réserves pour les séries. Il s’agit d’une expérience d’apprentissage. Je crois que [Montréal] a fait un travail exceptionnel afin d’être prêt quand ça comptait. Nous avons appris de cette expérience. »

Cooper pense aussi que l’âge des joueurs du Lightning a été un facteur contre Montréal.

Ils ont utilisé 25 joueurs au cours de la série, dont 12 qui n’avaient jamais participé à un match éliminatoires, notamment les finalistes au trophée Calder Tyler Johnson et Ondrej Palat. Le gardien Anders Lindback ne comptait qu’une partie d’expérience en séries éliminatoires avant la dernière saison.

« Nous avons été balayés, et il y a une raison à cela, a indiqué Cooper. Je ne peux me présenter devant vous aujourd’hui et affirmer que nous aurions dû remporter ces matchs. En fait, je suis un peu en colère contre moi-même en raison de la manière dont nous avons joué. Je dois m’assurer de mieux préparer l’équipe en vue des séries éliminatoires l’an prochain. »

La dernière partie de cette citation est la plus importante et la plus révélatrice. Les attentes que fixe Cooper envers lui-même et le Lightning ont changé drastiquement en une saison. Non seulement est-il convaincu qu’il mérite d’être là, mais il sait aussi que c’est le cas de son équipe.

« On ne peut se contenter d’une seule bonne saison, a affirmé Cooper. Les séries éliminatoires doivent devenir la norme désormais. »

Autant il se blâme pour l’élimination rapide de Tampa Bay en séries éliminatoires, Cooper avoue que le fait que le Lightning ait participé au tournoi printanier la saison dernière représente « une étape importante » pour une équipe qui avait terminé au 28e rang de la ligue en 2012-13.

Il serait désastreux si l’équipe ne parvenait pas à se qualifier à nouveau pour les séries, surtout avec les acquisitions faites par le directeur général Steve Yzerman au cours de la saison morte.

Yzerman a amélioré la jeune brigade défensive de Tampa Bay en transigeant pour obtenir Jason Garrison et en accordant à Anton Stralman un contrat de cinq ans. Il a aussi ajouté un joueur au gabarit imposant très efficace en infériorité numérique en consentant à l’attaquant Brian Boyle un contrat de trois ans. Il a aussi embauché le vétéran gardien Evgeni Nabokov afin qu’il soit l’auxiliaire de Bishop.

De plus, Jonathan Drouin, le troisième choix au total du repêchage 2013 de la LNH, devrait être en mesure de percer la formation dès la fin du camp d’entraînement et il est l’un des favoris afin de remporter le trophée Calder en 2014-15.

« Plusieurs personnes disent qu’il est facile de diriger une équipe qui compte plusieurs très bons joueurs. Je ne suis pas vraiment d’accord avec eux, a argué Cooper. Je crois qu’il est plus facile de prendre une équipe dont on attend pas grand-chose et de les faire progresser que de prendre une équipe remplie de bons joueurs et de leur faire gagner un championnat. Nous sommes rendus à un point où nous devons au minimum atteindre le niveau déjà affiché par cette équipe, et l’amener à la prochaine étape, et ce sera tout un défi.

« Je serais très fâché si nous ne formions pas une meilleure équipe. Je ne crois pas que nous devrions être comparés à notre récolte de 101 points… Il faut d’abord se rendre en séries éliminatoires, et ensuite nous devrons remporter quelques parties. »

Burns de retour à la ligne bleue

Nous ne pourrons plus parler Brent Burns des Sharks de San Jose comme d’un attaquant.

Burns est un défenseur à nouveau, comme c’était le cas au cours des huit premières saisons et demie de sa carrière. Il retourne à la ligne bleue afin de renforcer une brigade défensive qui sera plus jeune la saison prochaine en raison des départs de Dan Boyle et de Brad Stuart.

« J’ai toujours dit que je souhaitais seulement jouer, et j’ai le sentiment que je peux très bien me débrouiller aux deux positions », a indiqué Burns sur le fait d’évoluer comme attaquant ou comme défenseur. « Les joueurs [se plaignent] toujours de leur temps de jeu. Et bien ce n’est pas un problème comme défenseur. J’aime bien cela. J’aime évoluer comme défenseur. »

Burns a été muté à l’attaque à mi-chemin de la saison écourtée par le lockout en 2012-13 puisque les Sharks comptaient sur un surplus de défenseurs et qu’ils cherchaient à obtenir plus de punch, et plus de buts, de la part de leurs attaquants. Il avait alors amassé 20 points en 23 matchs, et il a établi des sommets en carrière l’an dernier avec 22 buts, 48 points et 245 lancers alors qu’il évoluait à l’attaque, principalement sur le trio de Joe Thornton.

Il retourne maintenant à la position de défenseur dans le cadre de la métamorphose tentée par les Sharks. Cette dernière semble toutefois vouloir demeurer à l’étape du projet à moins que Thornton et/ou Patrick Marleau accepte de lever sa clause de non échange.

Peu importe ce qui se produit dans le cas de Thornton et de Marleau, la brigade défensive de San Jose sera composée des défenseurs droitiers Burns, Jason Demers et Justin Braun, et des gauchers Marc-Édouard Vlasic, Matt Irwin et peut-être du jeune de 19 ans Mirco Mueller, le 18e choix au total du repêchage 2013 de la LNH.

CE QU'ILS ONT DIT



L’entraîneur du Lightning Jon Cooper au sujet de l’attaquant Jonathan Drouin, qui devrait se tailler un poste dans la LNH cette saison, un an après avoir été retourné dans le junior pour une autre saison :


« Nous avons probablement répondu à des millions de questions pour expliquer pourquoi il n’avait pas été retenu par l’équipe l’an dernier, mais ce fut une situation gagnante pour tout le monde. Drouin a beaucoup joué et il a été dominant. Nous avons connu une excellente saison. Maintenant, je crois qu’il est plus apte et mieux préparé à s’amener avec nous. Personne ne doute de son talent, et nous avons très hâte de le compter parmi nous. »

L’entraîneur de l’Avalanche du Colorado Patrick Roy au sujet de la compétition dans la section Centrale, dont cinq des équipes ont participé aux séries éliminatoires la saison dernière :

« Je ne crois pas que les choses vont changer beaucoup… Nous allons disputer cinq parties contre chacune des équipes de notre section, dans laquelle se trouvent plusieurs bonnes formations. Je crois même que Winnipeg connaîtra une bonne campagne. »

Les Predators peu inquiets du passé disciplinaire de Neal

L’attaquant des Predators de Nashville James Neal joue de manière agressive, ce qui l’a poussé à quelques occasions à traverser la ligne qui sépare ce qui est permis de ce qui mérite une suspension. Cela n’a cependant pas empêché Nashville de faire son acquisition dans le cadre d’une transaction avec les Penguins de Pittsburgh le mois dernier.

L’entraîneur des Predators Peter Laviolette a indiqué qu’il n’était pas découragé par l’historique de Neal, qui comprend deux amendes d’un total de 7 500 $ et trois suspensions pour un total de huit matchs. Sa dernière suspension est survenue en décembre alors qu’il a été mis à l’écart pour cinq parties pour avoir donné un coup de genou à la tête de l’attaquant des Bruins de Boston Brad Marchand.

« J’aime la manière dont il joue, a affirmé Laviolette. Il joue dur. Il est agressif. Il veut gagner. Nous ne voulons certainement pas qu’il dépasse les bornes, mais je préfère devoir calmer un peu un joueur qui possède ses qualités que de devoir trouver un joueur qui les possède. Je pense que nous aimons tous la façon dont il joue. »

En plus de l’incident avec Marchand, Neal a été suspendu pour un match pour un assaut sur Claude Giroux en avril 2012 et pour deux rencontres pour une mise en échec par derrière aux dépens de Derek Dorsett en novembre 2009. Il a aussi reçu une amende de 5 000 $ en mars pour avoir servi un double-échec à Luke Glendening, et une amende de 2 500 $ en novembre 2011 pour un bâton élevé à l’endroit de P.K. Subban.

Neal a aussi marqué au moins 21 buts à chacune de ses six saisons dans la ligue, incluant la saison écourtée par le lockout en 2012-13, alors qu’il avait inscrit 21 buts en 40 parties. Il a aussi récolté 40 buts en 2011-12; Nashville n’a jamais pu compter sur un marqueur de 40 buts. En fait, les Predators n’ont pas aligné un compteur de 30 buts au cours des quatre dernières campagnes.

« J’aime prendre les joueurs pour ce qu’ils sont et pour ce qu’ils font sur la glace. Je n’aime pas essayer de changer les joueurs », a mentionné le directeur général des Predators David Poile. « Si j’avais voulu changer un joueur, je n’aurais probablement pas fait son acquisition. Il possède ses forces et ses faiblesses, peut-être quelques mauvaises habitudes, peu importe comment on veut nommer cela, mais je crois que l’une des choses qui font que James Neal est un très bon joueur, c’est qu’il joue dur en tout temps. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter : @drosennhl

 

La LNH sur Facebook