Bienvenue |Compte|Déconnecter 
NOUVEAUTÉ! SE CONNECTER AVEC VOTRE PROFIL DES MÉDIAS SOCIAUX
OU
Nom d’utilisateur ou courrielMot de passe
 

Jiri Sekac déterminé à jouer dans la LNH

lundi 2014-07-07 / 22:04 / LNH.com - Joueurs autonomes 2014

Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

Partagez avec vos amis


Jiri Sekac déterminé à jouer dans la LNH
L’ailier tchèque, Jiri Sekac, a refusé un lucratif contrat de la KHL parce qu’il veut jouer dans la LNH. Il obtiendra une chance de décrocher un poste avec le Canadien de Montréal, cet automne

BROSSARDJiri Sekac a tout fait pour attirer l’attention de la LNH.

Depuis le temps qu’il a quitté son domicile de Kladno en République tchèque en 2009, tout juste après avoir fêté son 17e anniversaire, pour venir jouer en Amérique du Nord, Sekac a commencé à courtiser les équipes de la LNH, une initiative qui est restée lettre morte, car pas un seul dépisteur d’une seule équipe n’a démontré le moindre intérêt envers l’ailier gauche.

Sa tentative de jouer dans un meilleur calibre en Amérique du Nord a été de courte durée. Son séjour avec les Petes de Peterborough de la Ligue de l’Ontario n’a duré que huit matchs avant de passer deux saisons avec les Phantoms de Youngstown de la United States Hockey League. Il a été ignoré aux repêchages 2010 et 2011 de la LNH.

En décembre dernier, au milieu de sa troisième saison dans la KHL, Sekac s’est vu offrir une prolongation de contrat par son équipe, le HC Lev Prague en République tchèque. L’offre lui assurait une sécurité financière après des années d’incertitude.

Sekac obtenait ainsi une sécurité, mais pas nécessairement dans la ligue qu’il espérait. Il a refusé l’offre.

« Tout le monde sait que la KHL a beaucoup d’argent, ce qui était fantastique pour moi à cette époque, a dit Sekac. Mais mes agents m’ont dit d’attendre, parce que si je continuais à jouer aussi bien, j’obtiendrais des offres d’équipes de la LNH. Tous les joueurs avec une mentalité normale veulent jouer dans la LNH. J’ai donc attendu un peu, et je crois avoir choisi la bonne équipe. »

Et il s’est vu offrir plusieurs offres comme l’avait prévu son agent Allan Walsh. Selon certains rapports, plus d’une douzaine équipes ont tenté de s’assurer les droits de Sekac, même s’il dit que c’est autour de 10 équipes.

Sekac, âgé de 22 ans, a décidé de signer un contrat de recrue de deux ans, avec le Canadien de Montréal le 1er juillet, après quelques semaines mouvementées pendant lesquelles il a dû soupeser plusieurs offres. Il a finalement réduit sa liste à « trois ou quatre équipes » et a choisi Montréal par « instinct ».

« Je suis venu visiter la ville et je me suis dit que c’est ici que je voulais jouer, a admis Sekac. Je veux jouer pour cette organisation. »

Sekac a effectué sa visite à Montréal peu de temps après le Championnat mondial disputé à Minsk en Biélorussie, et juste après l’élimination du Canadien contre les Rangers de New York dans la finale de l’Association de l’Est.

Le Canadien compte déjà sur un joueur natif de Kladno, soit le centre Tomas Plekanec, mais Sekac a insisté pour dire que cela avait très peu influencé sa décision. Il n’a pas accepté l’offre de Montréal non plus parce qu’il croyait que c’était sa meilleure opportunité de faire le saut immédiat dans la LNH.

En fait, c’est peut-être complètement le contraire.

« De toutes les équipes où j’aurais pu aller, Montréal représente probablement l’équipe la plus difficile avec laquelle je peux décrocher un poste, a révélé Sekac. Mais j’espère… non je n’espère pas, je sais que j’ai pris la bonne décision parce que mon instinct me le dicte. »

Le parcours de Sekac d’avoir la chance de gagner un poste avec le Canadien a commencé lundi à la première journée du camp de perfectionnement de l’équipe.

Sekac, 6 pieds 2 pouces pesant 182 livres, a marqué 11 buts et a totalisé 28 points en 48 matchs avec Prague en 2013-14. Il a ajouté un but et sept aides en 21 matchs dans les séries éliminatoires pour aider Prague à disputer le septième match de la finale Gagarin, où ils ont perdu contre le Metallurg de Magnitogorsk.

Sekac a aussi inscrit deux buts en 10 matchs au championnat mondial.

Le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, a déclaré le 1er juillet que Sekac aurait une chance de décrocher un poste à l’aile droite en raison des départs des joueurs autonomes, le capitaine Brian Gionta et Thomas Vanek.

« Sekac était un joueur qui était beaucoup en demande, a mentionné Bergevin. Il est un jeune joueur talentueux et il n’a pas fini de s’améliorer. Avec un jeune joueur comme lui, on tente de prévoir et on croit qu’il pourra jouer au sein de l’un des trois premiers trios. J’ai toujours dit que les joueurs prennent les décisions pour nous, mais il est un jeune joueur talentueux qui peut nous aider à cette position. Nous avons donc décidé de prendre une chance avec lui. »

Le chemin menant à Montréal a été parsemé d’obstacles pour Sekac et il a admis que ses difficultés à son arrivée en Amérique du Nord avaient été tout un défi émotionnel pour lui, soit vivre dans un pays étranger à un si jeune âge et voir son rêve se désintégrer graduellement devant ses yeux.

« Ce fut des temps difficiles pour moi, a admis Sekac. J’étais sur le point de pleurer souvent quand je parlais à mes parents. Je n’ai jamais pensé retourner à la maison, mais mon père m’a vraiment aidé. En fait, toute ma famille, mon père, ma mère, mon amie, ils m’ont tous aidé. Ils me disaient de demeurer et de passer à travers.

« Et cela a fonctionné. »

Sekac a été repêché par les Wolves de Sudbury de la LOH après sa deuxième saison à Youngstown en 2011, mais il avait aussi l’opportunité de jouer avec la formation Lev Poprad, une équipe de la KHL en Slovaquie qui a déménagé à Prague la saison suivante. Sekac a décroché un poste pour la saison 2011-12 et il a décidé qu’il serait meilleur pour lui de demeurer en Europe et de jouer contre des hommes, plutôt que de jouer junior au Canada.

Ce fut après sa première saison professionnelle dans la KHL que Sekac a finalement senti un peu d’intérêt de la part des équipes de la LNH, mais il n’a cependant reçu aucune offre.

Deux ans plus tard, l’importante offre de Prague est venue, et même si Sekac l’a refusée, ça lui a procuré une confiance en sachant qu’il pourrait gagner sa vie en jouant au hockey, et cette assurance lui a permis de s’améliorer.

« On ne me portait pas beaucoup d’attention, c’était donc bien pour moi », a dit Sekac à propos de son offre de contrat. « Je pensais déjà à ce que j’allais faire et combien ce serait agréable de jouer à la maison. Ensuite, j’ai tenté de faire ce que mes agents croyaient ce qui était le mieux pour moi à l’époque. Cela m’a vraiment aidé. Ce fut bien que je reçoive cette offre, mais je préférais jouer ici au lieu d’empocher beaucoup d’argent en Russie.

« Je n’étais pas vraiment nerveux, car je savais que j’obtiendrais un contrat de la Russie. Donc, je n’avais pas à être stressé ou nerveux, et ce fut bon pour moi et cela a aidé mon jeu. »

Sekac a terminé la saison 2013-14 de la KHL en force en marquant cinq buts et en amassant sept assistances dans ses 12 derniers matchs. Le journaliste Bob McKenzie, de TSN, a été le premier à souligner le 6 juin que plusieurs équipes rivalisaient pour obtenir ses droits dans la LNH.

Le Canadien a remporté la mise et Sekac patinera avec certains espoirs de l’équipe cette semaine, mais c’est à l’automne au camp d’entraînement de l’équipe que son vrai test surviendra. Sekac a indiqué que peu importe ce qu’il arrivera, même s’il est retranché et cédé aux Bulldogs de Hamilton de la Ligue américaine de hockey, il est prêt à se donner la chance de réaliser son rêve qui est de jouer dans la LNH.

« Je suis venu ici pour jouer dans la LNH et je ferai tout ce qui est possible pour atteindre mon objectif, a dit Sekac. Si je suis cédé à la LAH, je ne vais certainement pas rentrer à la maison tout de suite.

« Je veux rester ici aussi longtemps que possible. »

Après tout ce que Sekac a traversé pour arriver ici, vous pouvez difficilement lui reprocher.

 

La LNH sur Facebook