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    Malgré son choix tardif en 1re ronde, le Canadien veut un joueur de caractère

    jeudi 2014-06-26 / 19:54 / LNH.com - Repêchage 2014 de la LNH

    Par Emna Achour - Journaliste LNH.com

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    Malgré son choix tardif en 1re ronde, le Canadien veut un joueur de caractère
    Malgré son choix tardif en 1re ronde, le Canadien veut un joueur de caractère

    PHILADELPHIE – Après une campagne tumultueuse remplie de hauts et de bas, le Canadien de Montréal a accédé aux séries éliminatoires et connu un parcours impressionnant jusqu’à la finale de l’Est, surprenant au passage les Bruins de Boston et champions de la saison régulière.

    La « ville était hockey » jusqu’à la fin du mois de mai, une chose qui ne s’était pas vue depuis six ans.

    Tout le monde chez le Canadien était comblé de bonheur. Tout le monde… sauf peut-être le directeur du dépistage amateur du Tricolore, Trevor Timmins, pour qui de bonnes performances de l’équipe au printemps signifient plus souvent qu’autrement un rang moins intéressant en première ronde du repêchage qui suit.

    Avant le début des séries éliminatoires, le Canadien détenait le 21e rang au premier tour, mais sa participation à la finale de son association contre les Rangers de New York l’a fait glisser au 26e échelon.

    « Il y a beaucoup d’excitation quand notre équipe fait bien, qu’elle se rend dans le carré d’as », a évoqué Timmins lors d’un entretien avec les journalistes jeudi, à la veille du repêchage de la LNH 2014. « Mais ça refroidit un peu les ardeurs du personnel de dépisteurs amateurs quand on repêche au 26e rang et qu’on n’a pas de choix de deuxième tour. »

    Cette sélection de deuxième ronde, le directeur général Marc Bergevin a dû s’en départir pour faire l’acquisition de l’attaquant Thomas Vanek des Islanders de New York à la date limite des transactions en mars dernier.

    À la recherche de caractère

    Mais peu importe à quel moment de la première ronde le Canadien s’amènera au podium, ce que Timmins et ses adjoints recherchent, ce sont des joueurs de caractère.

    Qu’ils soient des attaquants de premier trio, des défenseurs défensifs ou des gardiens efficaces en style papillon, ils devront tous avoir ce trait de personnalité qui est si cher à l’équipe depuis l’arrivée de Bergevin en mai 2012.

    « Je crois qu’à partir du moment où Marc Bergevin a rejoint nos rangs et pris les commandes, on a vraiment commencé à mettre l’accent sur le caractère et la combativité, a déclaré Timmins. Ç’a avait toujours été le cas dans le passé, mais aujourd’hui on cherche vraiment à insister davantage sur cet aspect et [développer] des joueurs qui sont difficiles à affronter. »

    Mais comment réussir à percevoir quelque chose d’aussi précis et personnel que ces traits de personnalité chez des joueurs à travers seulement leurs performances sur la patinoire?

    « Habituellement, après avoir rencontré un joueur, tu retrouves une corrélation entre sa personnalité et ce que tu as vu sur la glace, a expliqué Timmins. Alors on continue de vérifier les antécédents et d’effectuer des entrevues progressives avec les joueurs.

    « Mais ce que tu vois sur la patinoire est ce qu’il y a de plus important, l’a toujours été et le sera toujours. »

    Pour aller avec le caractère et la combativité, le gabarit pourrait être un élément qui pourrait peser dans la balance quand viendra le temps pour le Canadien de faire ses sept choix de la première à la septième ronde vendredi et samedi, mais Timmins assure qu’il fera attention de ne pas non plus y accorder trop d’importance.

    « Ça fait partie de l’équation, mais on ne va pas passer par-dessus un joueur de plus petit gabarit que l’on croit aurait des chances de connaître du succès, a-t-il dit. Si on avait vu les choses de cette manière, on n’aurait peut-être pas choisi un [Brendan] Gallagher, par exemple. Mais ça fait toujours partie de l’équation et on tente évidemment toujours de se grossir, de devenir plus fort et plus rapide. »

    Faible bassin de Québécois

    Comparativement à l’an dernier, où pas moins de 22 joueurs provenant de la Belle Province avaient été sélectionnés parmi les sept rondes du repêchage, on devrait avoir droit à une récolte plus faible en 2014 alors que le meilleur espoir québécois, Nicolas Aubé-Kubel des Foreurs de Val-d’Or dans la LHJMQ, s’est classé 40e sur la liste finale des patineurs nord-américains du Bureau central de dépistage de la LNH.

    Mais Timmins n’est pas inquiet de ce phénomène, qu’il croit être parfaitement normal s’il se fie à son expérience des années passées.

    « L’an dernier était une très bonne cuvée pour les joueurs francophones et surtout pour ceux de la [LHJMQ], a-t-il dit. Mais le repêchage fonctionne par cycles; cette année il y a un creux pour les joueurs francophones, mais ça ne veut pas dire que l’an prochain ça ne se replacera pas. »

    Et Timmins se dit aussi très conscient de l’importance pour les partisans de la Sainte-Flanelle que le Canadien repêche des Québécois, un concept qu’il insiste avoir toujours en tête.

    « Nous avons fait nos devoirs et, comme toujours, nous mettons énormément l’accent sur les joueurs francophones, a-t-il indiqué. Nous avons deux dépisteurs au Québec qui assistent à de nombreux matchs, moi aussi et notre groupe de direction également. Nous avons fait nos devoirs et nous avons certains gars dans la mire. L’an dernier par exemple, nous avons été chanceux de pouvoir mettre la main sur Jérémy Grégoire, qui est aujourd’hui un des invités au camp de l’équipe canadienne junior. Si on peut en trouver un autre du genre, ça nous aiderait beaucoup. »

     

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