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Touchette : Le contrat de Therrien représente une victoire d’un survivant

lundi 2014-06-16 / 14:09 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : Le contrat de Therrien représente une victoire d’un survivant
Touchette : Le contrat de Therrien représente une victoire d’un survivant

Les choses évoluent rapidement, merci, dans le monde du sport.

Il n'y pas si longtemps, Michel Therrien, souvenez-vous, faisait partie du club des ex-entraîneurs ou ex-joueurs qui livrent leurs commentaires sur les ondes de RDS.

Aujourd'hui, il a en poche un contrat qui, s'il le rend à terme, lui permettra de diriger le Canadien de Montréal aussi longtemps ou presque que Scotty Bowman, le dernier homme à avoir passé au moins sept saisons derrière le banc de l'équipe.

Pas si mal pour un ex, en effet.

Si quelqu'un avait osé prédire pareil scénario, il y a trois ou quatre ans, on l'aurait sans doute traité d'illuminé pour ne pas dire autre chose.

Le Canadien, à ne pas en douter, a envoyé un message retentissant, l'autre jour, lorsqu'il a octroyé un prolongement de contrat de quatre ans à son entraîneur-chef.

Non, ce n'est pas souvent qu'un entraîneur obtient un tel prolongement.

Deux ou trois ans, peut-être, mais quatre ans ...

Ses patrons ne lui ont pas seulement donné une accolade; ils lui ont témoigné un appui sans équivoque, le genre d'appui qui permet à un entraîneur de profiter d'une importante marge de manœuvre et d'affronter les mauvais jours sans crainte de voir le tapis lui glisser sous les pieds à tout moment.

Cette entente, somme toute, est la victoire d'un survivant, qui a eu le réflexe et l'intelligence de se réinventer après un premier séjour à Montréal et un autre chez les Penguins de Pittsburgh.

Qu'on le veuille ou non, Therrien, en peu de temps, aura réussi de bien belles choses.

La situation, on s'entend, était loin d'être rose à Montréal lorsqu'il a refait surface derrière le banc du Canadien, il y a deux ans. L'équipe piquait du nez et le climat était franchement moche.

Des décisions difficiles

Non seulement Therrien, avec l'appui de ses excellents adjoints, a convaincu ses joueurs d'acheter son système, mais il n'a jamais craint de prendre des décisions tantôt difficiles, tantôt audacieuses.

Et surtout, il n'a jamais tenu deux discours, un pour les vedettes de l'équipe, un autre pour les autres.

Et ceux qui, par moments, se sont éloignés du concept d'équipe ont rapidement été rappelés à l'ordre.

P.K. Subban et quelques autres l'ont appris à leurs dépens.

Cela dit, le plus difficile reste à faire. Et les partisans du Canadien, qui, contre toute attente, ont vu leur équipe atteindre la finale de l’Association de l'Est contre les Rangers de New York, seront probablement plus exigeants, la saison prochaine.

Therrien en est parfaitement conscient. Mais l'homme a fait la preuve qu'il était de tous les défis.

Il y a deux ans, il a remis l'équipe en selle. Et cette année, il l'a amené beaucoup plus loin que prévu.

Pourra-t-il faire aussi bien, sinon mieux, l'an prochain ? Difficile à dire. Le Canadien a non seulement besoin de renfort, mais ses jeunes joueurs n'ont pas encore atteint leur pleine maturité. Un succès rapide n'est jamais garant de rien. D'autant plus que le message d'un entraîneur, qui s'apprête à attaquer sa troisième année, passe parfois plus difficilement.

Mais en attendant, on ne peut nier que l'équipe ne cesse de prendre de l'altitude. Faut croire qu'il y a un bon, un très bon pilote, dans l'avion.

Le troisième

Je ne sais trop si vous êtes comme moi, mais les dernières séries éliminatoires de la Coupe Stanley m'ont permis de découvrir une vedette que je connaissais bien mal: Anze Kopitar.

Je savais qu'il était bon, mais à ce point-là ? Pas vraiment.

Dans l'Est, on n'a pas la chance de voir à l'œuvre les ténors de l'Ouest aussi souvent qu'on le voudrait à cause, bien sûr, du décalage horaire.

Pour cette raison, les séries nous permettent souvent de mieux les apprécier, parfois de les découvrir.

Observer un joueur une fois par mois est une chose; l'observer à tous les deux ou trois jours pendant plusieurs semaines en est une autre.

Or Kopitar a été particulièrement impressionnant. Dans chacune des rondes éliminatoires, il été le meilleur ou l'un des meilleurs joueurs des Kings de Los Angeles, champions de la Coupe Stanley.

Il y a déjà quelques jours, Wayne Gretzky, qui s'y connait un peu en la matière, a déclaré que Kopitar était probablement le troisième meilleur joueur de la planète après Sidney Crosby et Jonathan Toews.

Wow !

Meilleur marqueur des séries, le gros joueur de centre n'a jamais remporté le championnat des marqueurs, ni le trophée Hart, remis au joueur le plus utile à son équipe.

Mais à son palmarès, il compte désormais quelque chose, qui vaut bien des honneurs individuels: un compliment de Wayne Gretzky s'il vous plait.

 

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