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    Les Rangers savent qu’ils doivent faire mieux pour gagner le match no 5

    Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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    Les Rangers savent qu’ils doivent faire mieux pour gagner le match no 5
    Les Rangers savent qu’ils doivent faire mieux pour gagner le match no 5

    LOS ANGELES – Jeudi, les Rangers de New York ont pu prendre le temps d’observer le portrait global, en raison de ce à quoi ils avaient échappé mercredi.

    Les joueurs se sont réveillés jeudi matin, se sont étirés et ont collectivement réalisé que leur saison n’était toujours pas terminée, qu’ils étaient parvenus à la prolonger pour au moins deux autres journées en battant les Kings de Los Angeles 2-1 dans le quatrième match de la Finale de la Coupe Stanley au Madison Square Garden.

    Le vol à travers le pays, qui peut parfois faire grincer les dents à des joueurs fatigués, a en fait été accueilli comme un cadeau. Lorsqu’ils ont atterri, les Rangers se sont dirigés directement au Staples Center pour un entraînement complet qui s’est déroulé dans l’enthousiasme et la vigueur plutôt que dans l’appréhension et la léthargie.

    Le bonheur régnait, ce qui donnait une raison à tous de sourire et de parler de ce qui pourrait toujours arriver. Les Rangers ne sont encore morts. Ils auront une autre chance de prolonger leur saison et d’instaurer un peu plus de doute dans l’esprit des Kings vendredi lors du match no 5 présenté au Staples Center (20 h (HE), NBC, CBC, RDS), bien que les Kings mènent cette série quatre-de-sept 3-1.

    « Nous avons trouvé un moyen », a expliqué Martin St-Louis en parlant de la victoire des Rangers dans le quatrième match, « mais nous savons que nous devrons être meilleurs. »

    Être meilleurs est important dans le portrait global qui consiste à permettre à leur saison de se poursuivre et à forcer la tenue d’une sixième partie à New York lundi.

    La seule manière pour les Rangers d’être meilleurs est d’oublier le portrait global et de se concentrer sur les petits détails. New York ne peut espérer l’emporter vendredi soir au Staples Center en jouant de la même façon que mercredi au Garden.

    Les Rangers le savent très bien.

    « Je ne crois pas que l’on puisse s’attendre à ce que ce soit assez, a admis le défenseur Ryan McDonagh. On ne sait jamais ce qui peut arriver, mais nous ne sommes certainement pas satisfaits de la manière dont nous avons joué puisque nous avons accordé beaucoup de lancers et de chances de marquer en plus de gaspiller quelques chances en avantage numérique. »

    L’effort de New York dans la quatrième partie a été suffisant seulement parce que le gardien Henrik Lundqvist a été sensationnel en repoussant 40 des 41 lancers qu’il a reçus. Il a aussi reçu un peu d’aide alors que deux rondelles se sont arrêtées sur la ligne des buts et ont refusé de progresser du pouce ou deux qui aurait permis aux Kings de marquer.

    « Quand [Lundqvist] joue comme cela, nous avons toujours une chance de gagner », a souligné l’ailier gauche des Rangers Carl Hagelin.

    Mais lorsque les Rangers espèrent qu’il joue de la sorte sans lui offrir d’aide, les choses peuvent se compliquer, comme ce fut le cas mercredi. New York a été dominé 26-3 au chapitre des lancers après le but du capitaine des Kings Dustin Brown à 8:46 de la deuxième période, incluant un écart de 15-1 au troisième tiers.

    Les Rangers n’ont presque pas eu possession de la rondelle. Lorsque ce fut le cas, ils l’ont simplement dégagée hors de leur territoire avant de se diriger au banc pour un changement puisqu’ils étaient fatigués d’avoir pourchassé les Kings. Les Kings ont sans arrêt poursuivi la rondelle afin de passer plus de temps en territoire offensif.

    Rincer. Répéter. Encore et encore.

    « De toute évidence, nous aurions aimé produire un peu plus d’attaque, mais ils tiraient de l’arrière et ils prenaient des chances, a expliqué St-Louis. Nous ne prenions aucune chance. Nous avons essayé de bien jouer sur toute la longueur de la patinoire. On aurait dit qu’ils nous attaquaient sans arrêt. »

    L’entraîneur des Rangers Alain Vigneault a mentionné qu’il était d’avis que son équipe s’était mieux défendue en troisième période qu’elle ne l’avait fait en deuxième, car elle n’avait pas permis autant d’attaque en surnombre. Cependant, les Rangers n’ont rien fait qui vaille à l’attaque après le but de Brown. Ce qu’ils ont accompli défensivement dépend de la définition de la défensive. Ils ont passé la majeure partie de la soirée à pourchasser la rondelle.

    « Je crois que notre exécution avec la rondelle a été notre principale faiblesse. Je ne pense pas que nous avons suffisamment bien fait circuler le disque, a avancé le centre Derick Brassard. Nous formons une équipe lorsque nous jouons rapidement et que l’on joue selon notre style. Selon moi, nous avons offert un bel effort, mais notre exécution était déficiente. »

    Les Kings méritent du crédit pour cela. Ils ont cherché à prendre possession de la rondelle sans relâche. Ils s’avançaient profondément en zone offensive, appliquaient de bonnes mises en échec et gagnaient leurs batailles pour le disque avant de bien faire circuler celui-ci dans le territoire des Rangers. Ils ont respecté leur plan de match à la lettre, et lorsque cela se produit, les adversaires de Los Angeles ne peuvent profiter du temps ou de l’espace nécessaires pour générer une réponse.

    « Ils appliquent de la pression sur chaque jeu, et ils nous forcent ensuite à prendre plusieurs décisions, et lorsqu’on a les devants, on joue parfois sur les talons car on ne veut pas faire d’erreurs, a analysé Brassard. Je crois qu’ils ont simplement très bien joué en troisième période et nous devons faire de même et être, en fonction du pointage, sur le bout des pieds et nous devons patiner. Ils nous ont vraiment dominés en troisième. »

    Il voulait probablement dire depuis le début de la série. Les Kings ont été l’équipe dominante en troisième période depuis le premier match, alors qu’ils avaient bombardé Lundqvist de 20 lancers, sans toutefois réussir à le déjouer. Ils l’avaient finalement emporté en prolongation.

    Ils ont exercé une domination semblable en troisième période du match no 2, alors qu’ils avaient effacé un retard de 4-2 en marquant deux fois au cours des premières 7:36. Encore une fois, ils ont eu le dessus en surtemps.

    Sur papier, la troisième période de la troisième rencontre semble avoir été à l’avantage des Rangers, alors que ce fut une promenade de santé pour les Kings. New York a dominé 11-2 dans la colonne des tirs, mais tout ce que Los Angeles a fait, c’est de protéger une avance de 3-0 en accordant peu ou pas de chances de qualités aux Rangers malgré leurs 11 lancers.

    Puis, dans la troisième période (en fait, dans la deuxième moitié de la rencontre) du match no 4, les Rangers étaient de leur propre aveu sur les talons et, comme l’a affirmé St-Louis, espéraient que le cadran affiche 0:00 avant qu’il ne survienne quelque chose de mal.

    Los Angeles a eu le dessus 49-22 sur les Rangers au chapitre des tirs au troisième tiers dans la série.

    « Nous devrons mieux gérer ces situations [vendredi] soir », a avoué St-Louis.

    Qu’ils aient obtenu une chance de pouvoir mieux gérer ces situations est tout ce qui compte dans le portrait d’ensemble, et c’est tout ce qui importait aux Rangers jeudi.

    Cela changera vendredi, alors que les petits détails vont redéfinir le portrait d’ensemble de New York.

    « Nous allons simplement tenter de voler un match, a dit Brassard. Nous voulons juste revenir au Garden pour le sixième match, et si nous y parvenons, tout peut arriver. »

    Suivez Dan Rosen sur Twitter : @drosennhl

     

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