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    Darryl Sutter espère perpétuer la tradition de sa famille

    Par Emna Achour - Journaliste LNH.com

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    Darryl Sutter espère perpétuer la tradition de sa famille
    Darryl Sutter espère perpétuer la tradition de sa famille

    NEW YORK – « Savez-vous quelle est la première chose à laquelle on pense en tant qu’entraîneur? Ces gars-là sont tous assez jeunes qu’ils doivent tenter de répéter l’exploit. »

    Ces paroles, l’entraîneur Darryl Sutter les avaient prononcées tout de suite après la victoire de ses Kings de Los Angeles en 2012 lors du match no 6 de leur série contre les Devils du New Jersey, qui leur avait permis de soulever la Coupe Stanley pour la première fois de leur histoire.

    À peine deux ans plus tard, les revoilà en Finale tel que l’avait prédit Sutter, et à un match de remporter le précieux trophée à nouveau de surcroît.

    Pour Sutter lui-même, il s’agit aussi d’une opportunité pour sa famille de faire graver pour une huitième fois le nom mythique des « Sutter » sur la Coupe Stanley. Darryl est un des six frères Sutter sur sept à avoir eu une carrière (de joueur, d’entraîneur ou de directeur général) dans la Ligue nationale, avec Duane, Brent, Brian, Rich et Ron.

    Duane (quatre) et Brent (deux) ont gagné la Coupe Stanley à six reprises au total, toutes avec les Islanders de New York comme joueurs au début des années 1980. Darryl en a par la suite ajoutée une septième comme entraîneur des Kings en 2012.

    Darryl n’a pas obtenu autant de succès que ses frères à l’époque où il était joueur, lui qui a passé toute sa carrière dans l’uniforme des Blackhawks de Chicago sans jamais remporter les grands honneurs. Mais selon lui, en aucun cas ses exploits comme entraîneur n’ont été comparés ni minimisés à côté de ceux du reste de sa famille.

    « Ils ont tous joué plus longtemps que moi. J’ai dû me tourner vers le rôle d’entraîneur à l’âge de 29 ans pour demeurer dans le monde du hockey parce que je ne pouvais plus jouer, a expliqué Darryl. Évidemment, je suis le seul de mes frères qui soit passé à travers tout le système, signifiant diriger dans les mineures puis gravir les échelons au sein d’une organisation, en commençant par être un entraîneur adjoint, puis un entraîneur-chef.

    « Mais je pense que notre famille est assez soudée. Quand ils ont gagné [la Coupe Stanley], on en a parlé que très rarement, mais nous étions tous très fiers pour mes frères. Ce qu’ils ont fait est très spécial, gagner six fois. Je suis assez fier d’eux. »

    Sutter se trouve cependant dans une assez bonne position pour que ses frères soient fiers de lui à leur tour, alors que son équipe mène la série finale 3-0. Dire que Sutter est pourtant passé bien près de ne même pas accepter l’offre du directeur général des Kings, Dean Lombardi, de rejoindre l’équipe pendant la saison 2010-11…

    C’est que Sutter, après des séjours à la barre des Blackhawks, des Sharks de San Jose et des Flames de Calgary comme entraîneur-chef, a décidé que c’en était assez en juillet 2006.

    Alors qu’il jonglait avec les rôles d’entraîneur et de directeur général à Calgary, Sutter a démissionné de son poste d’entraîneur pour se consacrer uniquement à celui de d.g. Quatre ans plus tard, il prenait la même décision quant à son rôle de d.g. pour retourner travailler à la ferme en Alberta, une vie paisible qui lui plaisait particulièrement.

    Jusqu’à ce que Lombardi prenne le téléphone et lui propose de remplacer Terry Murray, qu’il venait de congédier environ deux semaines plus tôt, en décembre 2011.

    A-t-il considéré dire non?

    « Oui. C’est la première chose que je lui ai dit », s’est rappelé Sutter en riant mardi après-midi, au lendemain de la victoire de 3-0 des siens.

    Une Coupe Stanley et trois victoires sur quatre pour aller en chercher une autre plus tard, parions qu’il ne regrette pas son choix.

    Il était aussi passé à un gain en 2004 de remporter les grands honneurs pour une première fois avec les Flames, qui s’étaient finalement inclinés en sept matchs devant le Lightning de Tampa Bay. Mais Sutter n’en a gardé aucune rancune, et selon lui c’est précisément ce qui l’aide aujourd’hui à composer avec la situation dans laquelle il se trouve.

    « J’ai tourné la page rapidement. C’est une chose dont tout le monde me parle. Tu te rends jusqu’au septième match de la Finale de la Coupe Stanley et tu te fais battre 2-1, a-t-il dit. Le meilleur et le pire dans le fait de gagner, c’est que tant que tu n’as pas vécu l’expérience d’une victoire, tu ne comprends pas vraiment ce que c’est. Puis quand tu perds, tu es assez près de comprendre ce qui en est.

    « Quiconque n’a jamais été dans une ou l’autre de ces situations ne pourra jamais comprendre, jamais. C’est pour cette raison qu’il y a des équipes qui se disent heureuses de simplement faire les séries. Ils ne comprennent pas l’aspect ‘objectif ultime’ de la chose. »

     

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