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    Le Comité de compétition de la LNH suggère plusieurs changements de règlements potentiels

    Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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    Le Comité de compétition de la LNH suggère plusieurs changements de règlements potentiels
    Le Comité de compétition de la LNH suggère plusieurs changements de règlements potentiels

    NEW YORK – Le Comité de compétition de la LNH a tenu une réunion de cinq heures lundi et a convenu de recommander plusieurs changements au Conseil des gouverneurs de la LNH et à l’Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey.

    Le Conseil des gouverneurs se rencontrera le 26 juin à New York, et le Comité exécutif se réunira du 16 au 19 juillet à Pebble Beach en Californie.

    Les recommandations comprennent des changements aux règles de la prolongation, aux mises en jeu après un dégagement refusé, à la distance entre les traits hachurés à l’extérieur des cercles de mises en jeu, et à la taille du trapézoïde derrière le filet.

    Si les recommandations sont acceptées par le Conseil des gouverneurs et le Conseil exécutif, ces changements entreraient en vigueur dès la saison prochaine.

    Cependant, les cinq joueurs et les cinq dirigeants qui forment le Comité de compétition n’ont pas proposé d’étendre la reprise vidéo aux buts qui sont inscrits sur des jeux qui pourraient potentiellement avoir fait l’objet d’obstruction sur le gardien.

    Les joueurs qui siègent au Comité de compétition sont Mike Cammalleri (Flames de Calgary), Daniel Winnik (Ducks d’Anaheim), Kevin Shattenkirk (Blues de St. Louis Blues), Ron Hainsey (Jets de Winnipeg) et Cory Schneider (Devils du New Jersey). Les dirigeants qui les accompagnent sont le président des Flyers de Philadelphie Ed Snider et les directeurs généraux Don Maloney (Coyotes de Phoenix), David Poile (Predators de Nashville), Ken Holland (Red Wings de Detroit) et Peter Chiarelli (Bruins de Boston).

    Le vice-président exécutif senior et directeur des opérations hockey de la LNH Colin Campbell ainsi que l’assistant spécial et directeur exécutif de l’AJLNH Mathieu Schneider sont des membres ne possédant pas le droit de vote du Comité de compétition.

    L’inquiétude soulevée par ce groupe en ce qui concerne tout élargissement de l’utilisation de la reprise vidéo est que cela ferait plus de mal que de bien, puisque cet utilisation supplémentaire serait accompagnée de l’attente de prendre la « bonne » décision, alors que celle-ci est de nature subjective.

    « Je crois que le [commissaire de la LNH] Gary [Bettman] a le mieux résumé la situation au cours de la réunion lorsqu’il a dit : "du moment que nous utilisons la reprise vidéo, on s’attend à ce que l’on prenne la bonne décision à tous les coups", a indiqué Schneider. Nous pouvons avoir deux personnes très raisonnables assises dans une pièce qui regardent la même vidéo et qui se forgent des opinions très différentes de cette-ci. Cela devient, comme l’a dit Gary, très complexe. Le sentiment qui prévaut est que, à l’heure actuelle, nous ne croyons pas que notre processus de révision vidéo nous permette de prendre la bonne décision dans 100 pour cent des cas. »

    Campbell a mentionné que le sujet de la reprise vidéo sur les cas d’obstruction potentielle sur le gardien allait être discuté à nouveau par les directeurs généraux de la LNH au cours de leur réunion à New York mercredi. Il a aussi confirmé qu’ils allaient discuter plus en profondeur de l’idée d’accorder des contestations aux entraîneurs pour les autres formes de reprise vidéo.

    S’il n’existe aucun consensus en ce qui concerne la reprise vidéo pour l’obstruction sur le gardien, Campbell a indiqué que la ligue allait fournir davantage d’explications à ce propos avant le début de la prochaine saison sous forme d’exemples vidéos aux joueurs, aux officiels aux membres des médias et aux partisans afin de clarifier ce qui constitue de l’obstruction envers le gardien. Campbell et Schneider ont reconnu que l’éducation par rapport à ce règlement allait être primordiale à l’avenir.

    « Je sais que nous sommes d’accord sur la définition de cette règle dans le livre des règlements et sur notre façon de l’interpréter, mais je crois que le processus d’éducation sera l’étape la plus importante pour les officiels et pour les joueurs, a souligné Schneider. Le processus d’éducation sera la clé, et il sera nécessaire de présenter des exemples probants. Nous avons vu Brendan [Shanahan] parler dans ses vidéos et fournir des exemples probants de ce qui constitue une mise en échec légale ou illégale. Je crois que nous devons faire la même chose en ce qui concerne l’obstruction sur le gardien. »

    Pour bien illustrer le débat, Schneider a avoué que les gens dans la salle ont été divisés lorsqu’est venu le temps d’analyser le but de l’attaquant des Kings de Los Angeles Dwight King inscrit en troisième période du deuxième match de la Finale de la Coupe Stanley.

    Le but de King a été accordé par l’arbitre Dan O'Halloran malgré les plaintes du gardien des Rangers de New York Henrik Lundqvist, qui prétendait que King avait commis de l’obstruction à son endroit sur le jeu, ce qui l’avait empêché de se déplacer convenablement dans son demi-cercle pour effectuer l’arrêt.

    Comme la reprise vidéo n’est pas permise dans un cas comme celui-là, la décision prise par O'Halloran sur la patinoire a été maintenue.

    « Nous avons déjà tenu ce genre de discussion dans notre salle [vidéo] à Toronto à de nombreuses reprises, et nous en avons souvent débattu, [et] il nous arrive toujours d’être en désaccord, a ajouté Campbell. Non, le défenseur ne l’a pas poussé dans le demi-cercle. Oui, le défenseur l’a poussé dans le demi-cercle. Non, la rondelle n’était pas derrière lui. Oui, la rondelle était derrière lui. Non, le gardien joue la comédie. Non, le gardien joue profondément dans son filet, alors le joueur peut entrer dans le demi-cercle, car il y a de l’espace de disponible. »

    Le Comité, qui travaille sur des recommandations effectuées par les directeurs généraux de la LNH, recommande que les règles concernant la prolongation soient modifiées afin de forcer les deux équipes à changer de côté après le temps réglementaire afin d’augmenter la distance à couvrir pour effectuer un changement, comme c’est le cas en deuxième période.

    Au cours du deuxième engagement, les équipes doivent défendre le but qui est le plus loin de leur banc. Historiquement, il y a eu plus de buts marqués au deuxième vingt en raison des effondrements en défensive et des difficultés éprouvées par les joueurs fatigués à quitter la patinoire en raison de la distance qu’ils doivent parcourir pour effectuer un changement en pleine action.

    De plus, le Comité de compétition recommande que l’équipe responsable de la glace dans chaque aréna nettoie la glace à sec avant la prolongation. L’objectif est de permettre aux joueurs de disputer les cinq minutes de surtemps sur une glace propre. À l’heure actuelle, la glace est nettoyée à sec avant la fusillade.

    « En théorie, nous tentons d’augmenter le nombre de buts en temps réglementaire ou à 4-contre-4, et le but est de ne pas permettre aux équipes de jouer en espérant atteindre la fusillade, a expliqué Schneider. Nous tentons de faire en sorte que plus de matchs se terminent à 5-contre-5 ou à 4-contre-4 en prolongation. »

    Le Comité de compétition recommande aussi que la distance entre les traits hachurés à l’extérieur des cercles de mises en jeu passe de trois pieds et demi à cinq pieds, ce qui correspond à la distance utilisée par la Fédération internationale de hockey sur glace.

    « Nous croyons que cette modification pourrait créer plus d’offensive, car les attaquants de l’équipe qui remporte une mise en jeu en territoire offensif auront plus d’espace et de temps pour effectuer un jeu, a analysé Schneider. D’un autre côté, cela réduira le nombre d’accrochages qui ont lieu sur les mises en jeu puisque les joueurs seront plus loin les uns des autres. »

    En outre, le comité recommande que seul un joueur soit admissible à prendre une mise en jeu après un dégagement refusé. Ce joueur aurait droit à un avertissement sur la mise en jeu, mais une deuxième violation entraînerait une pénalité mineure de banc de deux minutes pour avoir retardé le match (Règle 76.6).

    « Ce que l’on voit en ce moment est une tendance qui se développe après les dégagements refusés de désigner un ailier pour prendre la mise en jeu, et de demander à ce dernier de faire en sorte d’être chassé de celle-ci fin de gagner 10 secondes de plus, avant que le centre ne se présente [pour prendre la mise en jeu], a jugé Campbell. La possibilité de décerner une pénalité de deux minutes existe déjà, mais nous croyons qu’une pénalité devrait être appelée plus souvent. »

    Le trapézoïde, qui s’étend actuellement sur une distance de 18 pieds le long de la ligne des buts, serait agrandi à 22 pieds le long de la ligne des buts si la recommandation est acceptée.

    Schneider a expliqué que la dimension du trapézoïde le long de la rampe (28 pieds) demeurerait la même, mais que les deux pieds supplémentaires de chaque côté du but permettrait aux gardiens d’avoir davantage d’espace pour manipuler la rondelle.

    « Cela permettra aux gardiens d’avoir un peu plus d’espace pour sortir de leur filet et aider leurs défenseurs », a noté Schneider.

    Campbell a aussi insisté sur le fait que la LNH allait commencer à donner plus d’avertissement et d’amendes aux joueurs qui sont trouvés coupables d’avoir exagéré les infractions commises à leur endroit. Il a ajouté que les sanctions pourraient aussi toucher les entraîneurs et les organisations.

    « Nous avons le sentiment que l’exagération est devenu un réel problème dans notre sport, a affirmé Campbell. Nous comprenons que les joueurs tentent de provoquer des punitions, mais nous croyons que c’est hors de contrôle. »

    Suivez Dan Rosen sur Twitter : @drosennhl

     

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