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    Richards écrit une belle histoire grâce à son retour avec les Rangers

    Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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    Richards écrit une belle histoire grâce à son retour avec les Rangers
    Richards écrit une belle histoire grâce à son retour avec les Rangers

    LOS ANGELES – Brad Richards se tenait debout près de la porte de sortie du vestiaire des visiteurs au TD Garden. Il portait déjà son veston et sa cravate, car il n’avait retiré ni l’un ni l’autre au cours du match no 5 de la deuxième ronde de l’Association de l’Est la saison dernière.

    Cette scène s’est déroulée le 25 mai 2013, et les Rangers de New York venaient tout juste d’être éliminés des séries à la suite d’un revers de 3-1 contre les Bruins de Boston. Richards avait été rayé de l’alignement ce soir-là, pour la deuxième fois en deux matchs.

    « Ce fut le moment le plus difficile de ma carrière », a admis Richards avant le premier match de la Finale de la Coupe Stanley. On ne veut jamais être mis à l’écart lorsque nos coéquipiers bataillent au cours de ce que j’appelle le meilleur moment de l’année au hockey, soit les séries éliminatoires. »

    Quelques jours plus tard, avant que les Rangers ne congédient John Tortorella, l’entraîneur qui l’avait gardé sur le banc, Richards s’est présenté devant les médias au complexe d’entraînement de l’équipe et a accepté le blâme pour son rendement au cours de la saison et pour la manière dont se sont terminées ses séries éliminatoires.

    Il a indiqué qu’il n’avait pas été bien préparé pour la saison écourtée par le lock-out, malgré le fait qu’il siégeait au comité de négociation de l’AJLNH pendant les négociations de la dernière convention collective. Richards a avoué qu’il était prêt à entreprendre la campagne en septembre, mais pas en janvier. Il s’accusait lui-même.

    Son jeu en a souffert. Son équipe en a souffert. Il a souffert. À un certain moment, Tortorella a jugé qu’il avait assez souffert, et il a alors rayé de la formation l’un de ses joueurs préférés pour les matchs no 4 et 5 contre les Bruins. Il ne savait pas quoi faire d’autre. Il ne trouvait plus de réponses, et Richards était incapable d’en fournir de son côté.

    « Ce genre de situation, lorsque nous en faisons partie, est atroce », a souligné Richards.

    La situation dans laquelle se trouvent les Rangers en ce moment est bien différente, mais pas nécessairement bien meilleure. Ils tirent de l’arrière 2-0 contre les Kings de Los Angeles dans la Finale de la Coupe Stanley, mais l’histoire de Richards, portant sur le chemin qu’il a parcouru depuis un an, en est une que lui et son équipe pourraient vouloir revisiter et tenter de recréer.

    Il s’agit d’une histoire qui parle de retour, et aucune équipe n’a davantage besoin d’un retour que les Rangers en ce moment, eux qui ont perdu les deux premières rencontres de la Finale de la Coupe Stanley en prolongation, et ce même s’ils ont détenu des avances de 2-0 dans chacune des parties, sans être en mesure de mettre le match hors de portée.

    « Il y a toujours une leçon à tirer de ces choses-là », a philosophé Richards.

    Pour Richards, il a appris une leçon portant sur l’éthique de travail, autant la bonne que la mauvaise.

    Il n’avait pas travaillé assez fort pour se préparer à la saison écourtée en 2012-13. Sa réputation en a grandement souffert, et il en a presque payé le prix avec son contrat.

    Le président et directeur général des Rangers Glen Sather aurait pu utiliser un rachat de contrat sans pénalité à l’endroit de Richards à la fin de la saison dernière, qui n’était que sa deuxième à New York depuis qu’il avait conclu une entente de neuf ans d’une valeur de 60 millions $ le 2 juillet 2011.

    Un rachat de contrat sans pénalité aurait effacé le montant de 6,66 millions $ correspondant au contrat de Richards sur la masse salariale des Rangers, et le joueur de centre serait devenu joueur autonome sans compensation. Cela aurait aussi permis aux Rangers de s’assurer de ne pas être soumis à des pénalités sur leur masse salariale dans l’éventualité où Richards prendrait sa retraite avant la fin de son contrat.

    Mais Sather ne l’a pas laissé tomber.

    « Glen m’a dit, lorsque nous nous sommes rencontrés à la fin de la saison, qu’il ne voulait pas racheter mon contrat, et que ce genre de chose pouvait se produire, a expliqué Richards. Il m’a parlé de [Mark] Messier, et m’a dit qu’il était déjà passé par là. Je me suis alors dit : "OK, ils n’abandonnent pas dans mon cas", et cela m’a en quelque sorte catapulté vers l’été. »

    Richards a ajouté que Sather ne le comparait pas à Messier, bien qu’un discours enflammé assorti d’une garantie pourrait fouetter les Rangers en vue du troisième match qui aura lieu au Madison Square Garden lundi (20 h (HE), NBCSN, CBC, RDS).

    Sather a plutôt rappelé à Richards que Messier avait dû traverser des moments difficiles à son arrivée à New York en octobre 1991.

    La première saison régulière de Messier (1991-92) a été plutôt fructueuse alors qu’il a remporté le trophée Hart et que les Rangers ont mis la main sur le trophée des Présidents, mais l’équipe a été éliminée en deuxième ronde. Les Rangers ont ensuite raté les séries éliminatoires en 1992-93; il s’agissait de la première fois où Messier ne participait pas aux séries depuis le début de sa carrière dans la LNH.

    Les Rangers ont ensuite soulevé la Coupe Stanley en 1994.

    « Il y a beaucoup d’attentes placées en nous, mais [Messier] est revenu et a corrigé le tir, a noté Richards. [Sather] ne me comparaît pas à Mark Messier ou quoi que ce soit du genre. Il me rappelait seulement que ce genre de situation s’était déjà produite auparavant, de ne pas m’en faire avec cela, et que j’allais pouvoir m’en sortir. »

    Richards a maintenant la chance de d’imiter ce que Messier a fait à sa troisième saison dans la Grosse Pomme, soit remporter la Coupe Stanley.

    Le rôle de leader de Richards avec les Rangers est similaire à celui que jouait Messier au début et au milieu des années 1990. On compte sur lui pour être la voix de l’équipe. Il a été le capitaine de facto de l’équipe depuis que Ryan Callahan a été échangé le 5 mars en retour du bon ami de Richards, Martin St-Louis.

    « Plusieurs choses se sont produites l’an dernier, et le fait qu’il ait pu revenir et jouer de la manière qu’il l’a faite cette année, et surtout en séries éliminatoires jusqu’ici, démontre bien le genre de professionnel qu’est Brad et prouve qu’il appartient à l’élite », a affirmé le centre des Rangers Derek Stepan.

    Sur la glace, Richards joue un rôle important. Il est le centre du deuxième trio, qu’il complète en compagnie de Carl Hagelin et de St-Louis. Il évolue à la pointe sur la première vague du jeu de puissance des Rangers. Il a récolté cinq buts et 11 points en 22 parties en séries.

    Cependant, Richards a été discret depuis le début de la Finale, n’obtenant pas de point et décochant six tirs en deux matchs. Il a présenté un différentiel de moins-3 dans la deuxième rencontre, perdue 5-4 en deuxième période de prolongation.

    Il devra rebondir au cours de la troisième partie. Les Rangers suivent son exemple, comme ils le font avec Henrik Lundqvist, Ryan McDonagh, Dan Girardi, Marc Staal, Rick Nash et St-Louis.

    Richards pourrait s’aider soi-même et aider les Rangers s’il repense à ce qu’il a traversé et qu’il s’en sert comme élément de motivation. Il ne pourrait pas lui faire de mal de se rappeler tout le chemin qu’il a parcouru depuis cette terrible journée à Boston.

    Tout a commencé avec un appel à St-Louis. Il s’agissait plutôt d’une requête. Richards avait besoin d’un partenaire d’entraînement, quelqu’un qui le connaissait bien, qui savait ce qu’il traversait et qui pourrait le pousser à se dépasser.

     

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