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    Après deux échanges, Gaborik fait une différence avec les Kings

    Par Curtis Zupke - Correspondant LNH.com

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    Après deux échanges, Gaborik fait une différence avec les Kings
    Après deux échanges, Gaborik fait une différence avec les Kings

    LOS ANGELES – Les articles qui ont été écrits à la suite de la transaction qui a fait passer Marian Gaborik des Rangers de New York aux Blue Jackets de Columbus laissaient entendre qu’il ne s’agissait pas d’une décision surprenante. Gaborik venait de connaître une saison de 41 buts, mais il souffrait souvent d’inconstance, à un point tel que l’entraîneur des Rangers John Tortorella l’a quelques fois relégué à un trio inférieur ou encore laissé de côté.

    Gaborik a toutefois exprimé un point de vue différent lorsqu’il a été questionné mardi au sujet de la première des deux transactions dans lesquelles il a été impliqué à la date limite des transactions de la LNH.

    « La première fois, quand je suis passé de New York à Columbus, ce fut vraiment une surprise », a indiqué Gaborik.

    Gaborik a été échangé, en compagnie d’espoirs, à Columbus en avril 2013 en retour de l’ailier droit Derek Dorsett, du centre Derick Brassard, du défenseur John Moore et d’un sixième choix au repêchage de la LNH 2014. Tortorella a confié aux journalistes qu’il croyait que Gaborik allait retrouver ses moyens. Après un autre échange conclu à la date limite, qui l’a cette fois envoyé aux Kings de Los Angeles au mois de mars dernier, Gaborik est devenu l’une des principales raisons qui expliquent la présence des Kings en Finale de la Coupe Stanley contre les Rangers, série qui s’amorcera mercredi au Staples Center (20 h (HE); NBC, CBC, RDS).

    « Ce fut une année que je qualifierais de montagnes russes, a mentionné Gaborik. J’ai commencé la saison à Columbus, j’ai été blessé, puis j’ai raté les Jeux olympiques avant d’être échangé à Los Angeles puis de me retrouver en Finale de la Coupe Stanley. Ce scénario me semble un peu bizarre, mais je suis de toute évidence en santé en ce moment. »

    La chimie qui s’est créée entre Gaborik et le centre des Kings Anze Kopitar a produit des résultats bien supérieurs à ceux qui ont été obtenus quand Jeff Carter a été acquis par les Kings de manière similaire en 2012. Les 12 buts de Gaborik depuis le début des présentes séries représentent un filet de plus qu’il n’en avait inscrit en 41 rencontres de saison régulière. Dans l’histoire des Kings, seul Wayne Gretzky a marqué plus de buts en une année en séries (15 buts en 1993).

    La manière dont Gaborik est parvenu à s’intégrer contredit certains observateurs qui ne croyaient pas que l’ailier droit, qui possédait la réputation de penser à lui-même d’abord et avant tout, allait bien fonctionner à Los Angeles sous les ordres de l’entraîneur Darryl Sutter, dont le système défensif rend les joueurs responsables aux deux bouts de la patinoire. Gaborik ne semblait pas être le type de joueur typique recherché par les Kings, mais son potentiel offensif a poussé le directeur général Dean Lombardi à faire son acquisition de Columbus le 5 mars en retour de l’attaquant Matt Frattin et d’un choix de deuxième ronde en 2014 ou 2015.

    Lombardi savait que Gaborik avait déjà joué sous les ordres de l’un des entraîneurs défensifs les plus exigeants des temps modernes, Jacques Lemaire du Wild du Minnesota. Lombardi avait aussi reçu des commentaires positifs de la part du dépisteur Alyn McCauley et de l’adjoint au directeur général Rob Blake. Il était aussi important pour Lombardi que Gaborik soit accepté pour d’autres raisons que son étiquette de joueur de location, et les premières semaines l’ont confirmé.

    « La chose la plus importante pour nous était qu’il est un bon coéquipier et qu’il est apprécié, a noté Lombardi. Chaque fois que l’on entend des commentaires positifs d’autres joueurs avec qui il a joué, c’est très important. On se fie à ces commentaires, et on comprend qu’il a les succès de son équipe à cœur.

    « Mais ce qui a joué le plus grand rôle pour que son acquisition fonctionne, surtout sur une aussi courte période de temps, c’est la manière dont les joueurs ont fait en sorte qu’il se sente accepté. Jeff Carter l’a abordé et lui a dit "Tu ne vas demeurer à l’hôtel." Il atterrit à Winnipeg, et le premier joueur qu’il croise est Mike Richards, [qui lui dit], "Allons déjeuner". Son acclimatation et son intégration au groupe prouvent que les joueurs dans le vestiaire l’ont accueilli de la bonne façon, d’une façon qui lui a fait sentir qu’il faisait partie de la famille, et qui lui a montré du même coup "Hey, c’est comme ça que l’on joue ici". »

    Gaborik est réservé et ne révèle pas beaucoup d’aspects de sa personnalité, ce qui cadre bien avec la description qu’a faite Sutter de son équipe en 2012, les qualifiant de « gars tranquilles et fantastiques ». Ces tasses de café bues avec Richards et le temps passé sur le divan chez Carter ont grandement contribué à faire de Gaborik un membre à part entière des Kings.

    « Ce fut très important, a admis Gaborik. Ce vestiaire est formidable. Ces gars-là m’ont beaucoup aidé à sentir que je faisais partie du groupe. En arrivant ici, je voulais m’intégrer sur la glace et en dehors de celle-ci. Je voulais m’intégrer à une culture gagnante et dans un vestiaire de gagnants. Cette équipe a été un prétendant sérieux à la Coupe Stanley au cours des dernières années, et ce fut super de pouvoir m’amener ici, de contribuer et de faire partie de tout cela. »

    Gaborik a dû s’absenter en raison d’une fracture de la clavicule plus tôt cette saison. Son succès à Los Angeles n’est pas surprenant pour certains de ses anciens coéquipiers qui l’ont vu réussir deux saisons de 40 buts à New York.

    Kopitar et Gaborik se repèrent souvent sur la glace comme s’ils jouaient ensemble depuis leur enfance, et la vitesse trompeuse de Gaborik a contribué à l’explosion offensive des Kings. De leur côté, les Rangers voient autre chose lorsqu’ils observent Gaborik.

    « Il travaille comme un forcené », a fait remarquer l’attaquant de New York Brian Boyle. « Ce gars-là veut être compétitif et gagner. »

    Si Gaborik conserve de bons souvenirs de New York, son comportement discret fait en sorte qu’il le cache bien. Il a cependant affirmé : « J’y ai eu beaucoup de plaisir, et j’y ai passé du bon temps. J’ai joué presque quatre saisons complètes dans la Grosse pomme, et j’ai participé à une finale d’association. J’ai connu plusieurs bons moments. »

    Gaborik écoule la dernière saison de son contrat et pourra exiger un salaire élevé en raison de sa production et de sa transition harmonieuse dans le vestiaire des Kings. Alors qu’il tentera de mettre la main sur sa première Coupe Stanley, il affrontera d’anciens coéquipiers sur la plus grande scène du monde du hockey.

    Il s’agit d’un autre rebondissement dans une saison légèrement surréaliste pour Gaborik, qui affrontera les Rangers pour la première fois depuis son arrivée à Los Angeles.

    « C’est un peu bizarre, évidemment, a souligné Gaborik. Mais c’est quelque chose de spécial, et le fait de les affronter en Finale rend cela encore plus spécial. Ce sera différent de retourner au [Madison Square] Garden pour la première fois. Je vais tenter de profiter de cette occasion au maximum et de tout donner sur la glace. »

     

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