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    Après une saison parsemée d’embûches, St-Louis chérit la chance de se retrouver en Finale

    Par Emna Achour - Journaliste LNH.com

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    Après une saison parsemée d’embûches, St-Louis chérit la chance de se retrouver en Finale
    Après une saison parsemée d’embûches, St-Louis chérit la chance de se retrouver en Finale

    LOS ANGELES – D’abord, on lui a dit qu’il n’avait pas le gabarit nécessaire pour jouer dans la Ligue nationale. Ensuite, on ne lui a pas fait confiance pour représenter le Canada aux Jeux olympiques en 2010 (et presqu’en 2014!). Puis, on n’a donné aucune chance à sa nouvelle équipe de faire quoi que ce soit qui vaille en séries éliminatoires.

    Sauf que Martin St-Louis est toujours là, plus fort que jamais, avec une autre chance de remporter la Coupe Stanley 10 ans après avoir soulevé sa première.

    Mais à l’image de sa carrière dans la LNH, la saison 2013-14 du Québécois a elle aussi été parsemée d’embûches.

    Le lien de confiance qui existait entre son directeur général chez le Lightning de Tampa Bay Steve Yzerman et lui s’est d’abord brisé quand Yzerman, également d.g. pour l’équipe canadienne en vue des Jeux de Sotchi 2014, ne l’a pas choisi au départ. Et même si St-Louis s’est finalement envolé pour Sotchi pour prendre la place de son coéquipier et ami Steven Stamkos, blessé, il était trop tard.

    Au retour des J.O., St-Louis a demandé à être échangé et son vœu a été exaucé quand il est passé aux Rangers de New York à la date limite des transactions, en retour du capitaine des Blueshirts Ryan Callahan et de choix de repêchage.

    Et St-Louis ne pourrait pas moins regretter son choix.

    « Ç’a été une année difficile », a indiqué St-Louis mardi lors de la journée médias au Staples Center de Los Angeles à la veille du match no 1 de la Finale de la Coupe Stanley. « Émotionnellement, il y a eu des hauts et des bas, mais tu essaies de trouver des solutions dans les bons moments comme dans les plus difficiles. Dans un sens, venir ici a tout remis en place. Vous savez, dans la vie il y a des choses qui arrivent et qui vous affectent, et vous devez prendre une décision. Pour moi c’était une décision difficile, mais c’était la bonne décision à prendre. Je suis excité à l’idée d’avoir cette opportunité. »

    En s’amenant avec les Rangers, St-Louis ne pouvait évidemment pas se douter qu’il serait encore en train de jouer au hockey au mois de juin, mais il apprécie la chance qu’il a de se battre pour le précieux trophée, qu’il avait soulevé pour une première fois en 2004.

    « Longévité. Plus j’y pense, et plus le mot qui me vient en tête quand je pense à ce que cette chance représente est longévité, a-t-il ajouté. Ça fait 10 ans que je suis allé à la Finale de la Coupe Stanley, tu ne sais jamais si tu vas y retourner. Tu vas peut-être jouer pour de meilleures équipes sur papier [dans ta carrière], et tu ne te rendras pas là. Tu as tellement besoin qu’il y ait de la chimie, que les boys s’entendent, tellement de détails entrent en ligne de compte. Ce n’est pas toujours la meilleure équipe qui gagne et qui se rend loin; c’est celle qui joue en équipe. »

    Et du bon leadership est généralement gage de succès chez une équipe qui se rend aussi loin en séries, un élément auquel la venue de St-Louis à New York a grandement contribué.

    « Ryan [Callahan] était très respecté, c’était un très bon coéquipier », a déclaré l’entraîneur-chef Alain Vigneault. « Se débarrasser de notre capitaine est une chose dont on avait évidemment discuté. Mais avoir l’opportunité d’aller chercher un gars comme Martin St-Louis, avec son expérience et ses qualités de leader, en était une qu’on ne pouvait pas laisser passer. C’est pour cette raison qu’on a pris la décision de procéder à la transaction, ou du moins que Glen [Sather, d.g. des Rangers] a fait ce choix. »

    Pour St-Louis, que tout le monde sait très humble et réservé, la seule manière de bien s’intégrer au groupe et d’apporter un peu de leadership était de gagner le respect de ses coéquipiers.

    « Ils perdent leur capitaine, tu t’amènes, ça fait 13-14 ans que tu joues avec la même équipe, tu prends les choses pour acquis, a évoqué St-Louis. Alors il fallait que j’arrive et que je mérite le respect de mes coéquipiers. Je ne pense pas que le respect ça se donne; ça se mérite. Ça prend du temps et je pense avoir eu assez de temps pour le faire avant le début des séries. J’ai appris à connaître les gars, je comprenais qu’ils venaient de perdre leur capitaine, ils étaient très proches de lui et ce n’était sûrement pas évident pour eux comme situation.

    « Mais j’ai essayé de gagner le respect des joueurs, et évidemment en séries c’est plus facile de se rapprocher des gars, c’est plus rapide, et avec ce que j’ai vécu aussi. »

    Ce qu’il a vécu, c’est évidemment la perte de sa mère, décédée subitement le 8 mai dernier alors que St-Louis et les Rangers affrontaient les Penguins de Pittsburgh en deuxième ronde.

    En près d’un mois depuis la tragédie, St-Louis réalise de plus en plus comment les précieux conseils de sa mère ont eu un impact dans sa carrière.

    « Depuis que ma mère nous a quittés, tu commences à te rendre compte à quel point c’est vraiment elle qui m’a façonné, a dit St-Louis. Je sais que j’ai hérité de l’éthique de travail de mon père, mais je pense que ma détermination vient d’elle. Elle me regardait droit dans les yeux et elle me disait toujours de suivre mes rêves. »

    Et St-Louis aura une autre occasion de suivre les recommandations de sa mère dès mercredi soir.

     

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