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    Sather savoure le parcours des Rangers jusqu’à la Finale de la Coupe Stanley

    Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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    Sather savoure le parcours des Rangers jusqu’à la Finale de la Coupe Stanley
    Sather savoure le parcours des Rangers jusqu’à la Finale de la Coupe Stanley

    LOS ANGELES – Se retrouver dans le sud de la Californie pour regarder son équipe disputer la Finale de la Coupe Stanley peut représenter des vacances de rêve pour un directeur général.

    Vous n’avez qu’à en parler au président et directeur général des Rangers de New York Glen Sather, qui a expliqué mardi ce qu’il faisait maintenant que son équipe a atteint la ronde ultime et qu’elle affrontera les Kings de Los Angeles dans le premier match mercredi (20 h (HE), NBC, CBC, RDS).

    « C’est très compliqué, a indiqué Sather. Aujourd’hui, il nous a fallu près de trois heures pour décider quel terrain de golf nous allions jouer cet après-midi, puis plus tard ce soir nous devrons régler la question du souper et de l’émission à regarder à la télévision. Est-ce que "Game of Thrones" (Trône de fer) joue ce soir? C’est très difficile. »

    Sather blaguait, enfin, plus ou moins.

    Passionné de golf, il a probablement réservé un départ pour mardi. Il a aussi fallu qu’il mange quelque part, et ce ne sont pas les options qui manquent dans la région de Los Angeles. Il y a une télévision dans sa chambre, et oui, "Game of Thrones" est à l’affiche.

    Mais décider du terrain de golf où jouer, de l’endroit où manger et de l’émission à regarder ne représentent pas décisions difficiles. Sather a pris suffisamment de ces dernières bien avant que les Rangers ne s’assurent d’une première participation en Finale de la Coupe Stanley en 20 ans en l’emportant en six rencontres contre le Canadien de Montréal en finale de l’Association de l’Est.

    Sather doit maintenant se contenter de regarder, et cela ne lui cause pas de problème.

    « Je trouve cela très amusant, a admis Sather. J’espère que notre équipe trouve cela amusant, et j’espère que nos partisans l’apprécient. C’est un moment de l’année très intense pour tout le monde. Si l’on peut composer avec cette intensité et en profiter, il s’agit d’une expérience formidable. »

    Sather compte déjà cinq conquêtes de la Coupe Stanley à sa fiche, ce qui lui a ouvert les portes du Temple de la renommée, mais il n’a pas participé à la Finale depuis 1990, alors qu’il était directeur général des Oilers d’Edmonton. Il s’est joint aux Rangers en 2000, et son mandat n’a pas été de tout repos.

    Les Rangers n’ont pas participé aux séries éliminatoires au cours de ses cinq premières campagnes à la tête de l’équipe. Ils n’ont pas franchi la deuxième ronde avant 2012. Sather a fait appel à cinq entraîneurs, incluant lui-même, avant d’embaucher Alain Vigneault pendant la Finale de la Coupe Stanley l’an dernier.

    « Je ne crois pas que mon mandat ait été mouvementé, a noté Sather. Chaque année, il n’y a que deux équipes qui ont la chance de se battre pour la Coupe Stanley, et une seule l’emporte. Il faut du temps pour se placer dans une telle position. Tous ceux qui gravitent dans l’industrie du hockey savent ce qu’il en retourne, et c’est compliqué. »

    Sather a navigué au travers les difficultés alors qu’il tentait de façonner l’alignement des Rangers. Ce ne fut pas facile.

    Il a échangé une partie de la profondeur de son équipe en expédiant Brandon Dubinsky, Artem Anisimov, Tim Erixon et un premier choix au repêchage aux Blue Jackets de Columbus en retour de Rick Nash après la saison 2011-12. D’une manière détournée, cette transaction l’a poussé à échanger Marian Gaborik aux Blue Jackets vers la fin de la dernière saison afin de regarnir cette profondeur.

    Les trois joueurs qu’il a acquis dans ce marché, Derick Brassard, Derek Dorsett et John Moore, ont tous été des joueurs réguliers au cours du parcours des Rangers en séries, mais Gaborik joue maintenant pour les Kings et pourrait venir hanter son ancienne équipe en Finale.

    Gaborik mènent tous les joueurs de la LNH avec 12 buts depuis le début des présentes séries.

    « J’aime beaucoup Marian. Je crois qu’il est une très bonne personne et un excellent joueur, a souligné Sather. Il nous a permis d’obtenir des joueurs de qualité, car nous avions besoin de profondeur, et cette profondeur nous a certainement aidé cette saison. »

    Cette saison, Sather s’est senti obligé d’échanger son capitaine Ryan Callahan tout juste avec la date limite des transactions de la LNH puisque les deux parties ne s’entendaient pas sur les modalités d’une prolongation de contrat. Callahan deviendra joueur autonome sans compensation le 1er juillet. Sather a obtenu les services de Martin St-Louis dans cette transaction avec le Lightning de Tampa Bay, mais même lui savait que cet échange aurait pu avoir des répercussions négatives dans le vestiaire des Rangers.

    « Nous avons pris une chance, mais cela a très bien tourné pour nous », a affirmé Sather.

    St-Louis a amassé 13 points en séries éliminatoires et les Rangers se sont ralliés autour de lui à la suite du décès de sa mère, France, le 8 mai. New York présente une fiche de 7-2 depuis cette date.

    « Se départir de notre capitaine est quelque chose dont nous avions évidemment discuté, a avoué Vigneault. Mais nous ne pouvions laisser passer la chance d’obtenir un joueur comme Martin St-Louis, en raison de son expérience et de ses qualités de leader. »

    Auparavant, deux des décisions les plus importantes prises par les Rangers depuis 2000 ont été prises, mais Sather n’y a joué qu’un rôle minime.

    Il était le directeur et président de l’équipe au repêchage de la LNH 2000, mais ce fut son ancien adjoint Don Maloney, sur les conseils de l’ancien dépisteur européen Christer Rockstrom, qui a pris la décision de sélectionner Henrik Lundqvist en septième ronde avec le 205e choix au total.

    Neuf ans plus tard, Sather a conclu une transaction avec le Canadien de Montréal qui a fait passer le centre Scott Gomez au nord de la frontière en retour du défenseur Ryan McDonagh, qui n’était à l’époque qu’un espoir très bien classé.

    « Je ne l’avais jamais vu jouer, a admis Sather en parlant de McDonagh. Le mérite revient entièrement à notre personnel de dépisteurs. [L’adjoint au directeur général] Jeff Gorton l’avait vu jouer. [Le directeur du personnel des joueurs] Gordie Clark [l’avait vu jouer]. Je n’avais aucune idée de qui il était, à part le fait d’avoir vu son nom sur le papier.

    « On en peut pas accorder le mérite d’une telle transaction au directeur général. Ce sont ceux qui travaillent sur le terrain qui nous permettent de réaliser quelque chose comme ça. »

    Sather devra prendre une autre importante décision après la Finale : conservera-t-il les services du centre Brad Richards ou va-t-il racheter son contrat à l’aide d’un rachat de contrat sans pénalité, ce qui soulagerait la masse salariale de son salaire de 6,67 millions $ et qui ferait de lui un joueur autonome sans compensation.

    Richards est devenu le capitaine de facto des Rangers depuis l’échange de Callahan. Il est une pièce essentielle du casse-tête. Cependant, il a conservé une moyenne de 0,62 point par match en saison régulière, la pire de sa carrière, et le vétéran de 34 ans est sous contrat pour six autres campagnes après celle-ci.

    « J’y ai beaucoup réfléchi, mais ce n’est pas une chose à laquelle nous pensons en ce moment, a dit Sather. Cette décision sera prise cet été. »

    L’été approche dans la LNH, dans 15 jours tout au plus, mais pour l’instant, Sather tente seulement d’apprécier le chemin parcouru, surtout si ce dernier le mène à un terrain de golf ou un bon restaurant.

    « Tout le monde est chanceux de se trouver dans cette position, a jugé Sather. Ce n’est pas toutes les équipes de la ligue qui ont la chance de participer à la Finale de la Coupe Stanley. Je gravite dans cette ligue depuis un moment, disons quelques années, et je sais ce que cela veut dire. Je sais à quel point il est difficile de se rendre là où nous sommes. »

    Suivez Dan Rosen sur Twitter : @drosennhl

     

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