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    La comparaison des deux gardiens qui s’affronteront en Finale fait ressortir les contrastes

    Par Kevin Woodley - Correspondant LNH.com

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    La comparaison des deux gardiens qui s’affronteront en Finale fait ressortir les contrastes
    La comparaison des deux gardiens qui s’affronteront en Finale fait ressortir les contrastes

    Une équipe ne peut atteindre la Finale de la Coupe Stanley sans un bon gardien. En raison de la compétition très intense, les hommes qui protègent chaque filet font souvent la différence dans une série, et ce fut le cas encore une fois cette année au cours des trois premières rondes des séries éliminatoires. Nous aurons maintenant droit à un affrontement entre le gagnant de la Coupe Stanley en 2012, Jonathan Quick des Kings de Los Angeles, et le récipiendaire du trophée Vézina pour la même année, Henrik Lundqvist des Rangers de New York, afin de savoir qui aura la chance de soulever le précieux trophée plus tard au cours du mois.

    Qui possède l’avantage? Comme plusieurs entraîneurs des gardiens le font à l’aube d’une série, le correspondant du LNH.com Kevin Woodley, directeur de la rédaction à InGoal Magazine, a utilisé le logiciel '360 Save Review System' mis au point par Double Blue Sports Analytics afin d’analyser chaque but marqué contre chaque gardien au cours de la saison, et il a tiré d’intéressantes conclusions à propos des forces et des faiblesses de ces deux gardiens.

    VUE D’ENSEMBLE

    Il est difficile d’imaginer un duel de gardiens plus intéressant en Finale de la Coupe Stanley, ou encore un meilleur exemple qu’il existe plus d’un moyen d’arrêter les rondelles.

    L’affrontement entre Quick et Lundqvist met aux prises deux gardiens qui sont aux antipodes en ce qui concerne l’endroit où ils effectuent la majorité de leurs arrêts, de la manière dont ils les réalisent, et de la façon dont ils se sont rendus à cet endroit. Quick est l’un des gardiens les plus agressifs de la LNH, si ce n’est pas le plus agressif, et il défie les tireurs en sortant bien à l’extérieur de son demi-cercle. Il adopte un style d’avant vers l’arrière, reculant vers son filet en demeurant habituellement très bas, souvent même sur ses genoux. Lundqvist y va plutôt de l’arrière vers l’avant, lui qui amorce les jeux sur sa ligne des buts et qui demeure plus profondément dans son demi-cercle, attendant patiemment et demeurant debout plus longtemps que tout autre gardien dans la LNH.

    Ils ne pourraient pas être plus différents dans leur approche, ce qui rend les analyses intéressantes alors que chaque équipe cherche une manière de percer la muraille du gardien adverse.

    JONATHAN QUICK, KINGS DE LOS ANGELES

    Quick est l’un des gardiens les plus rapides de la LNH, ce qui le sert bien car il a besoin de ces déplacements explosifs pour couvrir son positionnement agressif. Il ne se contente pas seulement de défier les attaques en transition en sortant de son demi-cercle de plusieurs pieds, il quitte aussi sa zone de protection lorsque le jeu est installé dans son territoire. Il obtient du succès grâce à sa mobilité latérale et à l’excellent soutien de sa défensive. Comme nous avons pu le constater contre les Sharks de San Jose au début de la première ronde de l’Association de l’Ouest, et à quelques occasions contre les Blackhawks de Chicago en finale d’association, il est possible d’exploiter son style de jeu poussé à l’extrême si la défensive n’est pas à la hauteur.

    Quand il est à son meilleur – Certains gardiens sont à leur mieux lorsqu’ils connaissent un match relativement calme, mais Quick bouge constamment. Lorsqu’il est au sommet de son art, ses mouvements demeurent contrôlés, même lorsqu’il est sur la glace, et il glisse vers l’arrière et vers l’avant avec le tronc droit tandis que ses mains sont hautes et actives.

    Quand il n’est pas à son meilleur –Lorsque Quick demeure debout et qu’il regarde par-dessus son épaule après avoir effectué l’arrêt, cela veut généralement dire qu’il ne suit pas bien la rondelle, ce qui l’amène à tourner son tronc plutôt qu’à se déplacer avec la rondelle, et à se pencher vers l’avant davantage.

    TENDANCES DE BUTS

    C’est sans surprise que la plupart des buts qu’accorde Quick sont inscrits à la suite d’un mouvement latéral, non seulement parce que les jeux qui forcent un gardien à se déplacer mènent à un pourcentage d’arrêts inférieur, mais aussi parce que Quick se déplace davantage en raison de son positionnement.

    Près des deux-tiers des 100 buts qu’il a accordés à forces égales en saison régulière (et près de la moitié sur le jeu de puissance) ont été inscrits à la suite d’un déplacement, et la majorité sont le résultat d’un lancer sur réception ou d’un tir rapide, que ce soit sur une passe transversale ou sur un retour. Ces tendances se sont poursuivies en séries, alors que Quick a souvent été pris en défaut quand il tentait de revenir après avoir été agressif au départ.

    Cela a entraîné davantage de buts à ras la glace depuis le début des séries que dans toute la saison régulière. Après en avoir accordé quatre de chaque côté en 49 parties de saison régulière, Quick a déjà alloué cinq buts à ras la glace du côté du bloqueur et six du côté du gant en 21 rencontres en séries éliminatoires. Quelques-uns de ces buts ont été réussis alors qu’il a curieusement été battu sur des tirs d’un angle restreint, mais la plupart ont été marqués sur des déviations faciles alors qu’il avait été pris hors position en raison de son jeu agressif, souvent sur des contre-attaques.

    Tirer haut, un plus –Contrairement à la majorité des gardiens qui parviennent difficilement à étirer la jambière dans un geste désespéré, Quick ajoute son bras au-dessus de sa jambière pour couvrir encore plus de filet. Il se déplace rarement d’un côté à l’autre à l’aveugle, et il suit bien la rondelle et conserve sa mobilité grâce à son tronc, même lorsqu’il effectue un grand écart en glissant latéralement. Il est donc important d’effectuer des lancers rapides et hauts, car Quick, en raison de ses poussées explosives et de sa flexibilité extrême, se donne une chance de stopper tous les tirs bas, transformant un but presque certain en arrêt qui fait tourner le momentum de côté.

    Parlez-en au défenseur de Chicago Brent Seabrook, qui a été frustré par Quick à l’aide d’un grand écart sur un déplacement, un arrêt qui a changé l’allure du deuxième match.

    Les équipes ont remarqué cette tendance et ont dirigé leurs tirs dans le haut du filet, ayant déjà marqué 14 fois haut du côté de la mitaine en séries éliminatoires, alors que Quick n’avait cédé qu’à 15 reprises à cet endroit en saison régulière, alors que les buts inscrits sur des tirs de hauteur moyenne à élevée du côté du bouclier sont comparables à ceux qu’il a accordés en saison régulière, en moins de la moitié des matchs.

    Feinter de lancer – En raison de la nature agressive de Quick, un joueur peut gagner du temps en feintant de lancer pour forcer ce dernier à sortir de son but avant d’effectuer une passe latérale. Les Ducks d’Anaheim ont tiré profit d’une variante de cette stratégie pour toucher la cible à quelques reprises en avantage numérique au cours de la deuxième ronde, alors que des joueurs ouverts sur le côté du filet remettaient la rondelle dans l’enclave ou de l’autre côté du but plutôt que d’essayer de battre Quick d’un tir lorsqu’il les défiait.

    Un joueur haut dans le territoire – Près du tiers des buts inscrits contre Quick à forces égales en saison régulière ont été marqués sur des contre-attaques (20). Cependant, plutôt que de réaliser de petites passes traditionnelles sur des attaques en surnombre, des passes vives à un joueur qui se trouve haut dans la zone ont eu beaucoup de succès car le positionnement agressif de Quick le force à couvrir beaucoup de distance latéralement, ce qui l’expose à accorder des buts du côté éloigné sur des tirs sur réception. Les Sharks ont poursuivi sur cette lancée en première ronde.

    Le faire paraître plus petit – En saison régulière, environ le tiers des buts réussis à forces égales contre Quick ont été le résultat d’écrans ou de déviations, ce qui le pousse à reculer davantage dans son filet qu’il ne le souhaiterait. Cette stratégie a également été utilisée au cours du tournoi printanier, les équipes lui voilant la vue en créant de la circulation devant lui, pour ensuite diriger des tirs de plus loin et ainsi profiter de sa position davantage accroupie. Cela explique également pourquoi le nombre de buts marqués sur des tirs de hauteur moyenne à élevée après 21 parties de séries éliminatoires se situe près du total accordé en saison régulière. Attaquer à l’aide de passes vers le haut de la zone en provenance de l’arrière du filet fonctionne aussi, car cela force Quick de se propulser du poteau vers le haut de son demi-cercle. Il effectue ce déplacement plus rapidement que la plupart des gardiens, mais cela augmente les chances de le surprendre en mouvement.

    Le retour des tirs d’un angle fermé – Le jeu de Quick près de ses poteaux fait habituellement l’envie des autres gardiens de la LNH, et sa technique a été largement copiée à la suite de sa conquête de la Coupe Stanley. Il se déplace d’un poteau à l’autre avec fluidité, et n’a accordé que cinq buts d’un angle fermé cette saison. Il a cependant été surpris quatre fois par des tirs décochés d’un angle restreint contre les Ducks en deuxième ronde, a permis à un joueur de Chicago de le battre en contournant le filet, et a cédé sur un autre tir en provenance de l’arrière du filet dans le septième match.

    Viser du côté du gant? – En plus des lancers voilés mentionnés précédemment, il est intéressant de noter que le pourcentage de buts marqués haut du côté du gant est en hausse en séries éliminatoires, ainsi que le nombre de buts total réussis du côté du gant. En effet, 22 pour cent des buts qu’il a accordés ont été inscrits de ce côté, comparativement à 11 pour cent en saison régulière. Il y a certainement eu des moments où Quick a eu de la difficulté à suivre le disque, ce qui l’a empêché de rejoindre des tirs de ce côté, de quoi encourager les joueurs à viser davantage à cet endroit.

    HENRIK LUNDQVIST, RANGERS DE NEW YORK

    Même Lundqvist admet qu’il « joue profondément », mais une description plus appropriée de la méthode qui lui a été enseignée par l’entraîneur des gardiens Benoît Allaire serait « de la ligne des buts vers l’avant ». Le résultat est que Lundqvist effectue davantage d’arrêts depuis le fond de son demi-cercle, et il est très confortable avec cette réalité. Il va toutefois attaquer les tirs au besoin, et il a commencé à s’avancer au-delà de sa zone de protection tôt sur les échappées avant de revenir vers son but.

    La marque de commerce de Lundqvist demeure néanmoins son positionnement creux dans son demi-cercle, ce qui lui permet de stopper les jeux latéraux en effectuer de courts mouvements rapides, et qui lui procure plus de temps pour lire les lancers et les déviations, ainsi que pour effectuer des arrêts plus instinctifs.

    Quand il est à son meilleur – Lundqvist attend patiemment le tir et lit le jeu debout sur ses patins lorsque ce dernier se déroule en périphérie, puis effectue de petits ajustements à partir de ses genoux lorsque le jeu se rapproche du filet.

    Quand il n’est pas à son meilleur – Il se fait battre sur des tirs qui ne dévient pas, ce qui est compréhensible compte tenu qu’il se tient profondément dans son demi-cercle. Si Lundqvist ne se bat pas pour voir la rondelle et ainsi avoir une chance d’effectuer des arrêts instinctifs sur le tard, il peut avoir l’air passif plutôt que patient.

    TENDANCES DE BUTS

    Les buts qu’il a accordés cette saison reflètent un bel équilibre, lui qui a alloué un nombre presque identique de filets de chaque côté. Lundqvist a indiqué au LNH.com que les difficultés qu’il a éprouvées en première moitié de saison ont été les pires de sa carrière professionnelle. Plus il tentait de se sortir de sa mauvaise séquence, plus les choses devenaient ardues, en partie parce que cela l’amenait à devenir plus agressif, ce qui l’éloignait de son style plus en profondeur.

    « Il est parfois difficile de revenir à la base lorsque l’on n’obtient pas les résultats escomptés. On tente alors d’en faire trop, a-t-il souligné vers la fin de la campagne. Ce qui fonctionne pour moi, c’est de rester profondément dans mon demi-cercle et de croire en mes habiletés. »

    Lundqvist a renouvelé sa confiance en cette philosophie tôt en 2014, et a remis sa saison sur les rails. Puisqu’il s’était tellement éloigné du style qui avait défini ses neuf premières saisons dans la LNH au cours de la première moitié de saison, l’analyse qui suit portera surtout sur les buts alloués en 2014, incluant les séries éliminatoires.

    Mieux du côté du bloqueur? – Lundqvist a choisi de garder son gant plus haut il y a quelques années afin de tenter de dissimuler aux tireurs le filet visible en raison de son positionnement profond, et il a utilisé un gant de pratique plus rigide, qui demeurait davantage ouvert et qui semble couvrir plus d’espace. Bien qu’il ait fait preuve d’un bel équilibre au cours de la saison, Lundqvist a accordé huit buts haut du côté du gant en 47 parties en 2014, soit jusqu’à la fin de la deuxième ronde, comparativement à 14 au cours des 30 rencontres précédentes. Au cours de la même période en 2014, 31 pour cent des buts marqués contre lui ont été dirigés du côté du gant, contre 41 pour cent du côté du bloqueur. Contrairement à son gant, Lundqvist ne peut tenir son bloqueur plus haut sans compromettre la position de son bâton, et il semble être plus vulnérable haut du côté du bouclier.

    Au cours des deux premières rondes des séries éliminatoires, 16 des 27 buts qu’il a alloués ont été inscrits à l’aide de lancers d’une hauteur moyenne à élevée du côté du bloqueur, comparativement à huit du côté du gant. Au cours de la même période, la majorité de ces buts (20 sur 27) ont été marqués alors que le jeu se déroulait sur son côté droit, soit celui de son bloqueur. Néanmoins, le Canadien de Montréal a semblé viser son gant, surtout au début de la finale d’association. Au cours des deux premières parties, le Canadien a dirigé 17 tirs du côté du gant, incluant plusieurs des tirs obtenus lors de leurs plus belles chances de marquer, mais n’ont touché la cible qu’à une reprise. Toujours lors des deux premiers matchs de la série, ils ont lancé 10 fois du côté du bloqueur, marquant deux buts.

    Le forcer à s’étirer – Un positionnement plus profond permet à Lundqvist d’utiliser ses pieds pour battre les passes avec des mouvements courts et rapides. Il lui arrive toutefois de devoir s’étirer, et il a souvent tendance à tomber vers l’avant lorsqu’il se déplace d’un côté à l’autre de son filet sur des passes près de sa cage, laissant ainsi beaucoup d’espace dans le haut du filet si un tireur parvient à conserver la rondelle assez longtemps. La même remarque s’applique sur les échappées, alors que les tireurs augmentent leurs chances de succès en ajoutant un élément latéral à leur attaque, ce qui force Lundqvist à s'étirer pour maintenir sa couverture.

    Les retours sur les tirs à angle fermé – Lundqvist utilise toujours une technique verticale hybride pour couvrir ses poteaux sur les lancers d’un angle restreint ou en provenance de l’arrière de la ligne des buts. Cette technique, qui consiste à appuyer verticalement contre le poteau la jambière la plus près de la rondelle et à laisser l’autre jambière horizontalement sur la glace, lui a coûté quelques buts faibles tout au long de la campagne, notamment dans le septième match contre les Flyers de Philadelphie. Elle peut aussi entraîner des retours dangereux dans l’enclave, ce qui a entraîné directement des buts au cours des deux premiers tours.

    Se diriger vers le centre – Contre tous les gardiens, il est toujours plus facile de marquer à partir du milieu de l’enclave, mais avec 54 pour cent des buts qu’il a accordés qui provenaient de cet endroit, Lundqvist présente le pourcentage le plus élevé répertorié jusqu’à maintenant, ce qui semble aussi démontrer le risque associé à sa position profonde lorsque la couverture défensive est déficiente. Cette statistique a diminué à 41 pour cent en séries éliminatoires, ce qui explique peut-être pourquoi les Rangers et Lundqvist vont maintenant se battre pour la Coupe Stanley.

    Tirer bas – Plusieurs observateurs se demandent si les jambières plus courtes ont joué un rôle dans les 29 buts alloués entre les jambes par Lundqvist, mais comme c’est le cas pour les 21 tirs qui l’ont déjoué au ras la glace sur les côtés, le fait qu’il évolue si profondément dans son filet le force à étendre davantage les jambières pour effectuer les arrêts près de la surface de jeu, ce qui contribue à créer des ouvertures. Cela signifie aussi qu’il ne serait pas une mauvaise idée d’effectuer des tirs bas dans la circulation contre le gardien suédois.

    Retours du côté du gant – Lundqvist est excellent pour au moins toucher aux tirs qui se dirigent vers le coin supérieur du côté de sa mitaine, et il remplace souvent le style papillon traditionnel par un style demi-papillon lorsqu’il prévoit qu’un tir sera haut, gardant sa jambe gauche à la verticale. Cette capacité incroyable à réagir, combinée à son gant plus rigide qui ferme à peine, mène à plusieurs retours. Il a fait du très bon travail pour stopper et conserver la majeure partie de ces tirs en finale de l’Association de l’Est, mais les tireurs ne devraient pas se contenter d’admirer ce qu’ils croient être des lancers parfaits dans le coin supérieur.

     

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