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    La série Kings-Blackhawks restera dans les annales

    Par Shawn Roarke - Directeur de rédaction senior à NHL.com

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    La série Kings-Blackhawks restera dans les annales
    La série Kings-Blackhawks restera dans les annales

    LOS ANGELES – Partout autour de Jonathan Toews, les gens perdaient l’esprit, dépassés par l’importance du moment tard dans le sixième match de la finale de l’Association de l’Ouest vendredi.

    Le Staples Center a atteint un niveau sonore rarement vu pour un match de hockey au cours des 30 minutes qui venaient de s’écouler, et l’une des périodes les plus fascinantes venaient de se dérouler devant les partisans qui s’époumonaient dans tous les recoins de l’amphithéâtre. Le son qui affluait sur la patinoire enterrait bien souvent les sifflets des arbitres, et parfois même la voix de l’annonceur maison.

    Et que faisait Toews, le capitaine des Blackhawks de Chicago? Il semble qu’il essayait d’arrêter de rigoler.

    « Il restait environ une minute à faire, et je crois qu’il y avait un arrêt de jeu, et j’ai presque commencé à rire », a indiqué Toews, expliquant qu’il regardait son coéquipier Patrick Kane à ce moment précis, et qu’il s’émerveillait de l’impact que Kane avait eu sur la partie. En l’espace de 4:41 en troisième période, Kane a préparé le but égalisateur du défenseur Duncan Keith avant de marquer le but gagnant dans une victoire de 4-3.

    L’équipe de Toews détenait une avance d’un but et s’y accrochait pour survivre contre une formation, les Kings de Los Angeles, qui détenait il n’y a pas si longtemps une avance confortable de 3-1 dans la série. Toews savait qu’il devait remporter quelques mises en jeu importantes pour aider son équipe à survivre et à forcer la tenue d’un match no 7 dans cette série mémorable. Cependant, Toews n’a pu s’empêcher de repenser à tout ce qui s’était passé au cours des 59 premières minutes de la rencontre, et l’émerveillement l’a forcé à réprimer son envie de rire.

    C’est compréhensible. Il est difficile de ne pas au moins sourire, sinon de se mettre à ricaner, si l’on considère les rebondissements qui se sont produits au cours des six premiers matchs de la série.

    Ces deux équipes, les deux dernières à avoir soulevé la Coupe Stanley, ont toutes deux offert un niveau semblable de grandeur.

    Après que Chicago eût remporté la première partie, les Kings ont semblé s’imposer comme la meilleure équipe en gagnant les trois rencontres suivantes, mais les Blackhawks ont encaissé et ont répondu en signant deux gains consécutifs, mettant ainsi la table à un match ultime dimanche au United Center (20 h (HE); NBCSN, CBC, RDS).

    « Il y a un facteur 'Wow' dans cette série, surtout depuis deux matchs », a indiqué Joel Quenneville, l’entraîneur de Chicago. « Nous sommes deux équipes très compétitives qui comptent sur de l’expérience, des joueurs expérimentés, et qui ont déjà traversés ce genre de situation.

    « Ce fut une série fantastique. On ne peut pas vraiment demander mieux. »

    Ce soir-là, les deux équipes ont échangé coup pour coup toute la soirée. Elles se sont échangé les devants trois fois. La troisième période a été presque aussi intéressante que la première période de prolongation disputée deux soirs plus tôt, alors que Quenneville, qui a consacré sa vie au hockey, a qualifié cette période de 20 minutes comme l’une des meilleures périodes de prolongation qu’il avait vue.

    « Ce fut des montagnes russes d’émotions », a imagé le centre de Chicago Ben Smtih. Il faisait référence à la sixième rencontre, mais il aurait tout aussi bien pu parler de la série dans son ensemble.

    Les hauts et les bas de cette série en ont fait un spectacle de grande qualité.

    Les supervedettes ont été grandioses.

    Personne n’a mieux fait dans cette série que le défenseur des Kings Drew Doughty, qui a démontré son énorme talent encore une fois vendredi en inscrivant le but qui créait l’égalité 2-2 avant de préparer celui qui allait procurer l’avance aux siens moins de trois minutes plus tard. Kane lui a donné la réplique, le joueur des Blackhawks ayant été le meilleur patineur au cours des 72 dernières heures avec deux buts et sept points lors des deux parties où son équipe faisait face à l’élimination.

    « Nous avons assisté à plusieurs magnifiques jeux en troisième période, réalisés par plusieurs très bons joueurs », a souligné l’entraîneur de Los Angeles Darryl Sutter. « Kane en a réussi quelques-uns. Keith en a fait un. Drew en a réalisé d’autres. Leur gardien [Corey Crawford] a effectué quelques arrêts importants. »

    Ah, les gardiens.

    Ils ont été bons et mauvais, parfois dans la même rencontre. Crawford a joué comme un candidat au trophée Conn Smythe pendant le premier match, mais a été très ordinaire au cours des trois parties suivantes. Son vis-à-vis, Jonathan Quick, a effectué des arrêts incroyables à tous les matchs, mais il a aussi accordé des buts incroyablement faibles.

    Les joueurs de soutien ont eu leur moment de gloire eux aussi.

    Michal Handzus, âgé de 37 ans, a trouvé, à la surprise générale, une autre vitesse et a touché la cible en deuxième période de prolongation mercredi, pour permettre à la saison de Chicago de se poursuivre. Dwight King a donné les devants aux Kings au premier tiers vendredi. Smith a procuré à Chicago sa première avance du match en deuxième période, ratant d’abord son tir avant d’envoyer la rondelle sur l’arrière des patins de Quick, et celle-ci s’est ensuite dirigée dans le filet.

    Entre la mise en jeu initiale du premier match et le dernier sifflet de la rencontre de vendredi, les entraîneurs n’ont jamais cessé de procéder à des ajustements. Quenneville a modifié son personnel et la composition de ses trios. Sa décision de jumeler Kane avec Brandon Saad et Andrew Shaw dans le cinquième s’est révélée inspirée. Sutter a aussi apporté des modifications, mineures et majeures, afin de contrer les choses que font habituellement bien les Blackhawks. Il a réduit au silence leur jeu de puissance pendant de longs moments, et il a trouvé une faille dans le jeu en infériorité numérique de Chicago, qui avait pourtant dominé ses adversaires à ce chapitre au cours des deux premières rondes.

    Tout cela culminera maintenant dans ce que tous les partisans souhaitaient : un match ultime sera présenté au United Center, où la frénésie sera à son comble.

    Trente-huit joueurs, certains bons, d’autres excellents, sauteront sur la glace et tenteront de faire une différence, afin de propulser leur équipe vers la gloire et la Finale de la Coupe Stanley, où elle affrontera les Rangers de New York.

    Pour Chicago, il s’agit d’une chance de défendre leur couronne, qui est restée confortablement posée sur leur tête tout au long de la saison. Pour Los Angeles, il s’agit d’une chance de devenir la première équipe de l’histoire de la LNH à remporter trois matchs no 7, tous sur la route de surcroît, afin d’atteindre la ronde ultime.

    « Hey, ce fut une superbe série, a avoué Sutter. Tout repose maintenant sur un seul match. »

    Il ne reste qu’une rencontre à savourer, une conclusion appropriée pour une série qui fait partie des meilleures jamais disputées dans la riche histoire des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey.

     

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