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    Le gardien Jussi Markkanen peut comprendre la situation de Tokarski

    Par Tal Pinchevsky - Journaliste LNH.com

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    Le gardien Jussi Markkanen peut comprendre la situation de Tokarski
    Le gardien Jussi Markkanen peut comprendre la situation de Tokarski

    Fort d’une expérience de 10 matchs dans la LNH, le gardien du Canadien de Montréal Dustin Tokarski a repoussé 27 des 30 lancers qu’il a affrontés lundi dans une défaite de 3-1 contre les Rangers de New York dans le deuxième match de la finale de l’Association de l’Est.

    Montréal tire maintenant de l’arrière 2-0 dans cette série quatre-de-sept, qui se poursuivra mardi alors que le match no 3 aura lieu au Madison Square Garden (20 h (HE); NBCSN, CBC, RDS).

    Pour Tokarski, âgé de 24 ans, cette défaite à son premier match en carrière en séries éliminatoires a été une expérience surréaliste, une expérience que peut certainement comprendre l’ancien gardien de la LNH Jussi Markkanen.

    Plus de deux mois après sa dernière apparition dans un match de la LNH, Tokarski a été poussé sous les projecteurs des séries éliminatoires en raison de la blessure subie par le gardien du Canadien Carey Price au cours de la première rencontre.

    Markkanen sait très bien, peut-être mieux que n’importe qui au monde, quel est le sentiment ressenti quand on se retrouve soudainement sur la plus grande scène du monde du hockey.

    Évoluant maintenant avec SaiPa, l’équipe de sa ville natale dans la ligue de Finlande SM-Liiga, Markkanen n’a pas joué dans la LNH depuis la saison 2006-07. Mais lorsque les Oilers d’Edmonton ont participé à la Finale de la Coupe Stanley en 2006, il a été projeté sous les projecteurs dans des circonstances très semblables à celles de Tokarski.

    Le gardien des Oilers Dwayne Roloson a subi une entorse au genou droit au cours de la première partie lorsqu’il est entré en collision avec l’attaquant des Hurricanes de la Caroline Andrew Ladd, forçant le gardien réserviste Ty Conklin à terminer la partie, remportée 5-4 par la Caroline.

    Après avoir été rayé de l’alignement dans le premier match, Markkanen a été informé par l’entraîneur d’Edmonton Craig MacTavish que les Oilers allaient faire confiance au gardien finlandais pour le reste de la série.

    « Après la rencontre, quand Roloson s’est blessé, [MacTavish] a demandé à me voir dans son bureau. Il m’a simplement dit : "C’est ton filet, fais de ton mieux". Il m’a en quelque sorte dit qu’il me ferait confiance pour le prochain match et pour tous ceux qui allaient suivre dans la série. Il m’a aussi dit de ne pas trop m’en faire et d’en profiter, a raconté Markkanen au LNH.com. C’est arrivé tellement vite que je n’ai pas eu le temps de vraiment y penser. J’ai simplement profité du moment. Je me sentais impliqué émotionnellement, et mes coéquipiers m’ont beaucoup aidé. Ils ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour me rendre la tâche plus facile, et ils m’ont montré qu’ils avaient confiance en moi. »

    À ce moment, Markkanen n’avait pas participé à un match en plus de deux mois, et sa seule apparition en séries éliminatoires avait duré moins de 14 minutes alors qu’il était venu en relève au gardien partant Tommy Salo dans le deuxième match de la série quart de finale de l’Association de l’Ouest en 2003 contre les Stars de Dallas. Ce soir-là, les Stars avaient marqué 36 secondes après l’entrée en scène de Markkanen pour finalement l’emporter 6-1.

    Trois ans plus tard en Finale de la Coupe Stanley, Markkanen a profité au maximum de sa deuxième chance en séries éliminatoires.

    « Il faut entrer dans sa bulle de match, ce qui n’est pas facile, mais il faut au moins être prêt mentalement. J’approchais la situation en me disant qu’il s’agissait d’une chance qui ne présente qu’une fois dans une vie, et que je me devais d’en profiter afin de voir où cela allait me mener, a mentionné Markkanen. Je voyais ces gars-là chaque jour, je constatais à quel point ils avaient bataillé pour se rendre là. Je souhaitais me joindre à eux émotionnellement. Ressentir ce sentiment, savoir tout ce que ça prend pour gagner, et à quel point ils ont souffert pour nous permettre de se rendre jusque-là. Je voulais en faire partie, et tenter de profiter au maximum de cette chance. »

    Le premier départ de Markkanen en séries ne s’est pas très bien déroulé. Il a alloué cinq buts sur 26 lancers, et la Caroline a gagné le match no 2 par la marque de 5-0.

    À partir ce moment, le gardien finlandais a excellé.

    Au cours des cinq dernières parties de la Finale de la Coupe Stanley, Markkanen a maintenu une moyenne de buts alloués de 1,60 et un pourcentage d’arrêts de ,928. Alors que son équipe tirait de l’arrière 3-2 dans la série, il a repoussé les 16 tirs qu’il a affrontés dans la sixième rencontre pour signer son premier blanchissage en séries et ainsi forcer la tenue d’un septième match.

    « J’ai reçu beaucoup de soutien au cours de ces quelques jours, a raconté Markkanen. Beaucoup de personnes m’ont dit que j’avais très bien joué dans les circonstances, d’avoir pu donner une chance à mon équipe de l’emporter après avoir sauté dans l’action à froid, moi qui n’avais pas joué depuis longtemps. Nous n’aurions pas pu passer plus près. Je décris toujours ces deux semaines comme les meilleures de ma carrière, mais j’ai aussi ressenti le pire sentiment à la fin en raison de la défaite. Lorsque l’on passe aussi près, et que l’on sait tout ce qui doit tomber en place pour parvenir en finale, de s’en aller les mains vides crée un sentiment de vide. C’est la nature du sport. »

    La Caroline a rapidement pris les devants 2-0 dans le match ultime, et a tenu le coup en troisième jusqu’à ce que Justin Williams marque dans un filet désert pour permettre aux Hurricanes de l’emporter 3-1 et de mettre la main sur la Coupe Stanley. Cette défaite a mis fin à deux semaines de hauts et de bas extrêmes pour Markkanen, qui a pris le chemin de l’Europe après avoir disputé 22 parties avec les Oilers en 2006-07.

    Alors qu’il termine sa carrière en Finlande, Markkanen admet qu’il ne sait pas grand-chose à propos du cheminement particulier suivi par Tokarski pour atteindre la finale de l’Association de l’Est. Il était cependant plus qu’heureux d’offrir des conseils à Tokarski et à l’équipe du Canadien qui doit surmonter un recul de 2-0 alors qu’elle s’envole vers New York.

    « Le meilleur conseil est de tout tenter et d’en profiter. Le meilleur endroit pour jouer au hockey est en Finale de la Coupe Stanley ou en finale d’association, a-t-il dit. Il faut donc en profiter et en tirer le meilleur parti possible. Tout le reste va venir de lui-même. Tous les autres vont faire leur part, et, qui sait, ce sera peut-être suffisant. »

    Il n’y a peut-être aucun joueur dans l’histoire récente de la LNH qui est mieux placé pour le savoir que Markkanen.

     

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