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    Le regain de vie de Nash, un « très bon signe » pour les Rangers

    Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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    Le regain de vie de Nash, un « très bon signe » pour les Rangers
    Le regain de vie de Nash, un « très bon signe » pour les Rangers

    MONTRÉAL – L’attaquant des Rangers de New York Rick Nash ne se formalise pas de se concentrer sur un rôle défensif à l’occasion. Il apprécie son rôle en infériorité numérique, il croit qu’il est à son mieux lorsqu’il sent qu’il peut être utile sur toute la longueur de la patinoire, et il aime contribuer de différentes manières qui n’apparaissent pas toujours sur la feuille de pointage.

    Le problème est qu’au cours des 14 premiers matchs des séries éliminatoires, c’est tout ce que faisait Nash, et ce n’est pas pour ça que les Rangers le paie 7,8 millions $ par saison.

    Il est vrai que Nash générait beaucoup de chances de marquer, plus que tout autre joueur dans la formation, selon l’entraîneur Alain Vigneault, mais ces chances n’avaient jamais produit de résultat tangible. Il n’avait pas touché la cible à ses 15 dernières parties avant d’entreprendre la finale de l’Association de l’Est, la plus longue léthargie de sa carrière.

    « Il y avait évidemment beaucoup de frustration accumulée », a admis Nash.

    Son solide jeu défensif l’a aidé à s’en sortir, à combattre, mais l’esprit de Nash était sur le point d’exploser jusqu’à ce qu’il trouve finalement le fond du filet à 4:36 de la troisième période dans une victoire à sens unique de 7-2 des Rangers au cours du premier match contre le Canadien de Montréal.

    Il s’agissait du septième but de la rencontre pour New York, mais pour Nash, ce fut un soulagement total.

    Il a de nouveau marqué dans le match no 2, sur un magnifique tir sur réception qui s’est finalement avéré être le but vainqueur dans un gain de 3-1 des Rangers, ce qui leur permet d’être en avance 2-0 dans la série quatre-de-sept.

    En plus d’être le joueur le plus dangereux offensivement pour les Rangers depuis qu’il a débarqué à New York la saison dernière, Nash a toujours produit par séquences dans la LNH. Si les deux derniers matchs peuvent se révéler être le début d’une séquence fructueuse, celle-ci n’aurait pas pu arriver à un meilleur moment pour les Rangers.

    La troisième rencontre aura lieu jeudi au Madison Square Garden (20 h (HE); NBCSN, CBC, RDS).

    « C’est plaisant de voir qu’il est finalement récompensé pour son travail acharné. Il trouvait d’autres façons de contribuer, mais je crois qu’il pourrait retrouver sa touche autour du filet, a souligné Vigneault. C’est un très bon signe pour nous. »

    Vigneault a insisté sur la dernière phrase, hochant la tête d’un air presque diabolique, avec l’air de dire que le Canadien, et tous ceux qui pourraient se dresser sur le chemin des Rangers d’ici la fin des séries éliminatoires, devront se méfier du numéro 61.

    Sur une note plus légère, Vigneault a aussi fait remarquer que Nash « sourit un peu plus dernièrement ».

    Nash, qui a toujours été reconnu comme un joueur facile d’approche et jovial, souriait quand même au cours de sa léthargie, mais cela ressemblait davantage à un mécanisme de défense, et à une manière de refouler sa frustration et de ne pas montrer au monde du hockey à quel point il était ennuyé par ses déboires en attaque.

    Rappelez-vous, il s’agit d’un joueur qui a déjà remporté le trophée Rocket Richard, qui a déjà réussi deux saisons de 40 buts, cinq autres de 30 buts, et qui a récolté 47 buts en 109 parties en saison régulière avec les Rangers.

    Il est un marqueur, et non un spécialiste de la défensive. Il n’y a aucune confusion possible, et cela n’a pas changé au cours de sa léthargie.

    « Nous avons toujours su ce dont il était capable », a affirmé le défenseur des Rangers Ryan McDonagh, qui mène l’équipe avec six points depuis le début de la finale d’association. « Il l’a fait toute l’année pour nous, alors ce n’était qu’une question de temps. C’est ainsi qu’une équipe devrait fonctionner. Tout le monde ne peut pas évoluer constamment au niveau qu’ils souhaitent. Cela s’applique à moi au début des [séries éliminatoires], mais des joueurs différents doivent alors se lever. Différents joueurs ont haussé leur jeu d’un cran alors qu’il cherchait ses repères. Nous espérons maintenant qu’il a retrouvé sa confiance, ce qui semble être le cas. »

    Nash est généralement réservé quand vient le temps de parler de lui-même, mais il a été honnête à propos de ses difficultés à l’attaque au cours des présentes séries.

    Il a été dérangé par les huées des partisans au Madison Square Garden au cours de la lamentable défaite des Rangers dans la quatrième rencontre face aux Penguins de Pittsburgh en deuxième ronde. Vigneault a indiqué qu’il aurait espéré que les partisans fassent preuve de davantage de soutien, mais Nash a admis qu’il « comprenait les raisons derrière ces huées ».

    Nash ne pouvait expliquer pourquoi il ne pouvait marquer vers la fin de la deuxième ronde, soulignant qu’il obtenait des chances de marquer, au moins deux excellentes chances par rencontre.

    Il a qualifié sa léthargie « d’éléphant dans la pièce ».

    Le joueur de centre Brad Richards, qui a subi la colère des partisans des Rangers par le passé, a compati avec Nash pendant les deux premières rondes.

    « Ça nous dérange, a expliqué Richards. Il y pensait probablement un peu alors qu’il se trouvait à la maison. Qui sait ce qu’il s’imposait comme pression? On peut le voir par contre. Il est notre coéquipier, et on se sentait mal pour lui. Ce n’est pas un moment agréable, surtout à domicile avec l’allure que prenaient les choses. »

    Richards a révélé que les Rangers ont parlé d’amorcer une nouvelle vie au cours d’une nouvelle série après avoir battu les Penguins dans le septième match. Nash était l’exemple parfait de ce genre de pensée.

    « Nous avons une nouvelle chance maintenant, et on pouvait voir après la dernière série qu’il savait qu’il aurait une belle occasion de se remettre en marche, a ajouté Richards. Plus notre parcours est long [en séries éliminatoires], plus on profite d’occasions. La bonne nouvelle en ce qui concerne les léthargies, c’est qu’elles se terminent un jour. C’est ce qui s’est produit."

    Suivez Dan Rosen sur Twitter : @drosennhl

     

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