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    Le Canadien amorce bien mal la finale de l’Est en étant humilié 7-2

    Par Emna Achour - Journaliste LNH.com

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    Le Canadien amorce bien mal la finale de l’Est en étant humilié 7-2
    Le Canadien amorce bien mal la finale de l’Est en étant humilié 7-2

    MONTRÉAL – Les partisans du Canadien de Montréal n’avaient pas trop de raisons de ce réjouir samedi après-midi.

    Mais même après une cuisante défaite de 7-2 face aux Rangers de New York lors du match no 1 de la finale de l’Est, les gens présents dans les gradins du Centre Bell – du moins, ceux qui n’avaient pas décidé de quitter avant la fin de la rencontre – se sont levés d’un bond pour applaudir quand le Québécois Martin St-Louis, aimé et adulé de tous les partisans de hockey à travers la province, a été nommé la première étoile du match.

    Oui, il a inscrit le premier but de la rencontre et a terminé avec deux points, mais ce n’est pas pour ses statistiques que St-Louis a été ovationné samedi; la foule du Centre Bell lui a plutôt rendu hommage pour son courage et sa ténacité, lui qui a perdu sa mère France la semaine dernière en raison d’une crise cardiaque.

    « Ça fait chaud au cœur. Ma mère m’a beaucoup vu jouer ici, j’ai grandi en étant un partisan du Canadien, elle était vraiment fière quand j’ai atteint la Ligue nationale et qu’elle venait me voir jouer ici au Centre Bell, a déclaré St-Louis. C’était quelque chose d’émouvant pour ma famille et [samedi] j’ai continué de jouer en son honneur. D’être ici à Montréal, d’avoir une victoire, la première étoile et une réception comme celle qu’ils m’ont donnée, ça fait chaud au cœur. »

    La journée devrait cependant être un peu moins rose pour les Rangers dimanche, eux qui assisteront en équipe aux funérailles de France St-Louis à Laval sur l’heure du midi, avant de devoir mettre tout ça de côté pour se concentrer sur le match no 2, qui aura lieu lundi soir (20 h 00 HE; RDS, CBC, NBCSN).

    « Évidemment, l’émotion est à son comble pour nous en ce moment », a évoqué l’entraîneur des Rangers, Alain Vigneault. « Plusieurs gars ont assisté à l’exposition hier (vendredi) et j’ai échangé quelques messages avec Marty hier soir pour m’assurer que tout allait bien. Il est arrivé à l’hôtel un peu avant minuit et ç’a été très émotif pour notre groupe. Mais il a géré tout ça de manière incroyable, ce qui a probablement aidé à rapprocher notre équipe.

    « Demain (dimanche) sera une journée difficile pour notre groupe [en raison des funérailles], mais on doit être là pour le soutenir, puis revenir afin de se préparer pour lundi. »

    Mais même s’ils auront le cœur lourd dimanche, les Rangers pourront quand même marcher la tête haute après leur victoire convaincante de samedi, eux qui ont infligé une sévère correction au Canadien.

    Malgré tout, St-Louis ne croit pas que son équipe ait dominé le Tricolore autant que le pointage du match l’indique.

    « C’est une très bonne équipe. Ils ont battu Boston, une équipe très dure à battre en séries, a-t-il mentionné. Non, on ne les prend pas à la légère, on les prend très au sérieux et on sait que ce sera encore plus difficile lors du prochain match. »

    N’empêche, l’entraîneur du Canadien, Michel Therrien, n’y est pas allé par quatre chemins pour expliquer la contre-performance de son équipe.

    « On n’était pas prêt ni mentalement ni physiquement à disputer ce match-là, a-t-il mentionné. Et je pense que ç’a paru dès le début du match. Des erreurs mentales, des erreurs où on n’a pas été en mesure de rivaliser, et avec le résultat qu’on connaît. »

    C’est que les Rangers ont donné le ton rapidement dans la rencontre avec deux buts en moins de deux minutes, gracieuseté de St Louis à 4:35 du premier tiers et de Mats Zuccarello à 6:27. Et après que Rene Bourque eut réduit l’écart de moitié en deuxième pour donner un peu d’espoir à son équipe, Chris Kreider et Brad Richards ont touché la cible deux fois en 49 secondes en fin de période pour scier les jambes du Canadien en portant la marque à 4-1.

    Ça n’a sûrement pas aidé la cause du Tricolore que son gardien Carey Price eut été ébranlé par une dure collision avec Kreider en début de deuxième, à la suite de laquelle il s’est tordu de douleur en tenant son genou droit.

    « [Rick] Nash a fait du très bon boulot pour sortir le disque de notre zone, et je pensais que [Alexei] Emelin fonçait vers moi alors j’ai poussé la rondelle devant moi. Je n’arrivais pas à la maîtriser alors j’avais la tête basse puisque je regardais vers le disque, mon tir a raté la cible et j’ai perdu l’équilibre, a expliqué Kreider. Je pensais que quelqu’un me mettait de la pression derrière moi.

    « J’ai tendance à avoir de la difficulté à rester debout dans ces situations, mais ensuite j’ai foncé patins premiers [sur Price] et j’avais un si gros élan que je ne pouvais pas vraiment l’éviter. Ça ne m’a pas fait trop de bien à moi non plus. »

    Price a cependant été en mesure de se relever rapidement et est demeuré dans le match… du moins, jusqu’au troisième tiers.

    Therrien a décidé d’envoyer son gardien auxiliaire Peter Budaj dans la mêlée pour amorcer la troisième, lui dont le dernier match remontait au 9 avril face aux Blackhawks à Chicago. Sa dernière présence en séries éliminatoires datait quant à elle du match no 5 contre les Sénateurs d’Ottawa en première ronde l’an dernier, une défaite de 6-1 qui avait envoyé le Canadien en vacances.

    Le troupier du Canadien ne croit pas que le geste de Kreider ait été intentionnel, et assure que la décision de garder Price sur le banc pour le troisième vingt n’avait rien à voir avec ça.

    « Honnêtement, je pense que c’était accidentel, a évoqué Therrien. Le fait qu’il n’ait pas joué en troisième période était davantage pour le protéger, parce qu’on ne jouait pas très bien devant lui. »

    Price a repoussé 16 des 20 rondelles qui ont été dirigées vers lui en 40 minutes de jeu.

    Mais Budaj – qui a terminé la rencontre avec cinq arrêts sur huit tirs – n’a malheureusement rien pu faire pour aider la cause de son équipe, lui qui a alloué trois autres buts aux Rangers, tous sur le jeu de puissance à cause notamment de pénalités d’indiscipline et de frustration de la part du Tricolore.

    Le défenseur Ryan McDonagh a d’abord fait 5-1 à 1:28 de l’engagement alors que P.K. Subban était au cachot pour bâton élevé, avant de voir Derek Stepan – à 5-contre-3 – et Rick Nash marquer pendant des pénalités à Max Pacioretty pour rudesse et à Brandon Prust pour coup de bâton et conduite antisportive coup sur coup.

    McDonagh a d’ailleurs ajouté trois mentions d’aide à sa fiche pour conclure le match avec quatre points, alors que Nash a inscrit son premier but des présentes séries après 14 matchs sans trouver le fond du filet.

    Le gardien Henrik Lundqvist a été solide devant le filet de New York, même s’il n’a fait face qu’à 22 lancers, réalisant 20 arrêts.

    Lars Eller l’a bien déjoué afin de réduire l’écart à 7-2 en désavantage numérique pour le Tricolore à 4:38 de la fin du troisième tiers, mais les coéquipiers de Lundqvist lui ont donné toute la marge de manœuvre du monde pour qu’il n’ait pas trop à s’en faire outre mesure.

    Le seul point positif que Therrien a réussi à soulever est la leçon que le Canadien pourra tirer de ce match à sens unique.

    « Tu ne veux jamais perdre un match, mais ça va nous ramener sur terre pour qu’on s’assure en tant que groupe d’être prêt à se battre et à jouer à tous les soirs si on veut avoir une chance de gagner, a-t-il déclaré. On met ce match derrière nous, on doit tourner la page, mais c’est une bonne leçon. »

    Les Rangers ont par ailleurs perdu les services d’un de leurs meilleurs buteurs en séries éliminatoires, le joueur de centre Derick Brassard, très tôt dans le match. Avec un peu plus de trois minutes d’écoulées à la première période, le Québécois a été durement mis en échec par le défenseur Mike Weaver en territoire des Rangers, semblant se blesser à l’épaule. Il a complété sa présence sur la patinoire, mais après le sifflet de l’arbitre, il a retraité au vestiaire et n’est jamais revenu au jeu par la suite.

     

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