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    Les Blackhawks et les Kings s’affrontent en finale de l’Ouest une deuxième année de suite

    Par Shawn Roarke et Curtis Zupke - Journalistes LNH.com

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    Les Blackhawks et les Kings s’affrontent en finale de l’Ouest une deuxième année de suite
    Les Blackhawks et les Kings s’affrontent en finale de l’Ouest une deuxième année de suite

    Blackhawks de Chicago

    Rang: 446-28-8100 Pts.

    Kings de Los Angeles

    Rang: 545-31-696 Pts.

    Les Blackhawks de Chicago ont éliminé les Kings de Los Angeles en cinq rencontres lors de la dernière finale de l’Association de l’Ouest en route vers leur conquête de la Coupe Stanley. S’ils veulent répéter leur exploit en 2014, ils devront de nouveau se débarrasser des Kings.

    Ces deux équipes ont terminé au troisième rang de leur division et ils entreprendront leur série dimanche après-midi (15 h 00 HE; RDS, CBC, NBC) à Chicago.

    Les Blackhawks sont en congé depuis qu’ils ont éliminé le Wild en remportant le sixième match au Minnesota. Quant aux Kings, ils n’auront pas eu beaucoup de temps pour se préparer, s’étant envolés vers Chicago après avoir remporté le septième match 6-2 vendredi soir à Anaheim.

    Les Blackhawks dominent les Kings depuis deux ans. Après les avoir éliminés en cinq matchs le printemps dernier, ils ont remporté leurs trois contre eux en 2013-14 par un total combiné de 9-4. Remontant à la saison 2012-13, les Hawks sont sortis gagnants de neuf de leurs 11 confrontations avec les Kings.

    Attaquants

    Les Blackhawks de Chicago possèdent l’un des meilleurs groupes de six attaquants de la ligue, et l’entraîneur Joel Quenneville n’hésite pas modifier ses combinaisons afin d’obtenir les résultats désirés.

    Cherchant désespérément à retrouver le chemin de la victoire après que le Wild du Minnesota soit revenu dans leur série de deuxième ronde de l’Association de l’Ouest en créant l’égalité deux victoires de chaque côté, Quenneville a réuni son « gros trio » composé de Patrick Sharp, Jonathan Toews (cinq buts, 10 points) et Marian Hossa (11 points) pour les deux dernières rencontres de la série, deux gains des Blackhawks.

    Toews a inscrit le but vainqueur dans le cinquième match sur des passes de Hossa et de Sharp, et ce trio a été un véritable cauchemar pour le Minnesota au cours des deux dernières parties.

    Patrick Kane (six buts, un sommet dans l’équipe) se retrouve sur la deuxième unité, et il est probablement le marqueur le plus dynamique toujours actif en séries éliminatoires. Il a été au bon endroit au bon moment mardi soir en prolongation du sixième match, récupérant la rondelle après un bond chanceux contre la rampe avant de loger son tir dans la partie supérieure derrière le gardien Ilya Bryzgalov. Kane a déjà inscrit trois buts gagnants depuis le début des séries.

    Vers la fin de la série contre le Wild, Kane a été rejoint par Brandon Saad et Michal Handzus sur un tout nouveau deuxième trio. Bryan Bickell, qui a aussi marqué six buts, s’est retrouvé sur le troisième trio à la suite de ces modifications.

    Cependant, ce sont les deux derniers trios, à l’exception de Bickell, qui ont causé du souci aux Blackhawks, un problème qui a été exacerbé par la blessure à Andrew Shaw, qui a recommencé à patiner après avoir subi une blessure au bas du corps au cours du premier match contre le Wild.

    Peter Regin a été inséré dans la formation tard dans la série et a connu de bons moments. Kris Versteeg a été rayé de l’alignement de temps à autres depuis le début des séries, mais a inscrit le but gagnant dans la sixième rencontre contre Minnesota. Brandon Bollig a été suspendu pour les deux dernières rencontres contre le Wild, mais apporte un élément physique et de l’énergie.


    Anze Kopitar et Marian Gaborik sont devenus un duo redoutable à la suite de l’arrivée du dernier à Los Angeles à la date limite des échanges.

    Kopitar a entrepris les séries avec une séquence de 10 matchs avec au moins un point et même s’il n’a pas marqué un seul but en deuxième ronde avant le septième match, il avait cumulé huit mentions d’aide. Gaborik domine la ligue avec neuf buts en 14 matchs des séries après en avoir réussi 11 en 41 durant la saison régulière. Kopitar a gagné 27 de ses 41 mises en jeu lors de ses deux derniers matchs et le duo des Kings a eu le meilleur sur celui de Ryan Getzlaf et Corey Perry, respectivement finaliste et ancien gagnant du trophée Hart.

    La production diminue sensiblement après les deux attaquants vedettes mais la contribution des autres joueurs est venue à des moments opportuns. Jeff Carter et Trevor Lewis ont quatre buts chacun, mais plusieurs d’entre eux ont été importants. Carter joue habituellement avec Tanner Pearson et Tyler Toffoli sur les ailes.

    Les deux derniers trios sont formés de joueurs travaillants et Darryl Sutter a eu une bonne idée en début de séries lorsqu’il a séparé Justin Williams et Mike Richards pour obtenir plus d’équilibre. Williams, comme d’habitude, a continué de produire quand ça compte vraiment en marquant le premier but de la victoire décisive à Anaheim.


    Défenseurs

    La brigade défensive a été l’élément salvateur pour les Blackhawks aux deux extrémités de la patinoire. Leurs deux premiers duos de défenseurs sont très efficaces dans les trois zones.

    Brent Seabrook a raté trois matchs en première ronde en raison de sa suspension pour son geste à l’endroit de David Backes des Blues de St. Louis. Il occupe tout de même le premier rang des pointeurs de l’équipe avec 11 points. Duncan Keith, qui passe 27:57 sur la glace par rencontre, a récolté huit points. Cette paire de défenseurs présente aussi un différentiel de plus-8 depuis le début des séries.

    La deuxième paire est composée de Johnny Oduya et de Niklas Hjalmarsson, et elle pourrait être plus utile que la première en raison des missions défensives qu’elle remplit. Les deux joueurs n’ont amassé qu’un total de six points en séries, mais ont neutralisé leurs adversaires. Hjalmarsson a bloqué 38 lancers, plus que tout autre défenseur depuis le début du tournoi printanier.

    Les Blackhawks ont utilisé trois défenseurs pour combler les deux dernières places à la ligne bleue. Pour l’instant, Sheldon Brookbank occupe l’une d’elle, lui qui a bien fait lorsqu’il a remplacé Seabrook pendant sa suspension, et l’autre a été attribuée à Nick Leddy et Michal Rozsival. Leddy a été laissé de côté à quelques reprises car Quenneville souhaitait voir son jeune défenseur être plus impliqué physiquement. Rozsival a été rayé de l’alignement pour les deux dernières parties contre le Minnesota après avoir commis quelques revirements au cours du quatrième match.

    Les Kings s’en remettent beaucoup au duo de Drew Doughty et Jake Muzzin compte tenu des blessures subies par Willie Mitchell et Robyn Regehr. Mitchell a recommencé à patiner mais on ignore quand il pourra revenir au jeu à la suite d’une blessure au bas du corps.

    Doughty est habitué à travailler comme une bête de somme mais les Kings se retrouvent dépourvus quand il est au banc des punitions. Muzzin joue maintenant un rôle plus important et il domine tous les défenseurs des Kings avec trois buts mais est parfois erratique. Jeff Schultz a été promu dans le deuxième duo en raison des blessures. Il est imposant physiquement, mais lent, et il pourrait en arracher face aux rapides attaquants des Blackhawks.

    Alec Martinez amène du punch offensif mais Slava Voynov est décevant cette saison après plusieurs années de succès en séries.

    Gardiens

    Corey Crawford est souvent oublié quand vient le temps d’analyser le succès de Chicago, et est un peu laissé de côté en raison de la quantité de patineurs de talent qui évoluent devant lui.

    Cependant, Crawford a été très bon cette saison. Il a volé des victoires plutôt que de simplement être là et laisser l’attaque dévastatrice des Hawks faire le travail.

    Il n’a pas été particulièrement brillant au cours des deux premiers matchs disputés au Minnesota, allouant huit buts au cours d’une séquence de quatre périodes s’étendant de la troisième période de la troisième rencontre à la fin du quatrième match. Il a toutefois volé les deux parties suivantes, ne permettant qu’un seul but dans chacune d’elles, y allant d’une performance magistrale dans le cinquième match, dominé par Minnesota.

    Pendant de longs moments au cours des présentes séries, Crawford a été le gardien de but dominant dont avaient besoin les Blackhawks. Son pourcentage d’arrêts de ,931 depuis le début du tournoi printanier est le même que celui de Henrik Lundqvist des Rangers de New York, à égalité au premier rang dans la LNH. Sa moyenne de buts alloués de 1,97 après 12 parties est la meilleure parmi tous les gardiens ayant participé à au moins cinq rencontres en séries. Il a repoussé 351 des 377 tirs qu’il a affrontés.

    Jonathan Quick a entrepris les séries en concédant 16 buts en trois matchs aux Sharks de San José, mais il n’en a plus accordé que 20 lors des 11 suivants. Dans cinq d’entre eux, il a donné un but ou rien du tout.

    Les Kings se sont replacés en défense et Quick a semblé avoir tout retrouvé de sa superbe dans du dernier match quand il a arrêté Perry lors d’un lancer de punition puis en échappée.


    Entraîneurs

    On ne peut pas vraiment faire mieux que Joel Quenneville, qui a mené Chicago à deux Coupe Stanley depuis 2010.

    Oui, Quenneville a à sa disposition plus de joueurs de talent appartenant à l’élite que la majeure partie de ses pairs, mais il trouve toujours le moyen d’obtenir le maximum de ceux-ci.

    Au cours des présentes séries, il a déjà dû composer avec deux suspensions différentes imposées à ses joueurs, un retard de 2-0 dans la série contre les Blues de St. Louis ainsi qu’avec la blessure à Shaw, l’un de ses attaquants les plus polyvalents.

    Il est prêt à modifier des choses au besoin, jouant parfois avec la composition de ses trios comme un savant fou, mais il obtient souvent des résultats positifs de ces expériences.

    Après avoir dirigé 174 parties de séries éliminatoires en carrière, remportant 98 d’entre elles, plus rien ne peut surprendre Quenneville à ce moment-ci de l’année.

    Sutter a l’air s’un simple paysan mais il ne reçoit probablement pas le crédit qu’il mérite pour les ajustements qu’il sait apporter. Notamment quand il a réuni les jeunes Pearson et Toffoli à Carter et relégué Richards au quatrième trio, des décisions qui se sont avérées futées.

    La défense a tenu le coup en dépit de la perte de Mitchell et Regehr, deux éléments clé en infériorité numérique, et les Kings se sont rendus jusqu’au septième match contre les Ducks sans un seul but de Doughty, Williams et Dustin Brown.

    On sait à quoi s’attendre avec une équipe dirigée par Sutter. Il envoie ses joueurs sur la patinoire sans se préoccuper de l’opposition de l’adversaire parce qu’il estime que c’est à son équipe d’imposer sa façon de jouer. L’entraîneur en sera à sa 10e série éliminatoire en trois ans.

    Unités spéciales

    Les Blackhawks forment l’équipe la plus avare de la ligue en infériorité numérique. St. Louis et Minnesota n’ont marqué que 4 buts en 46 tentatives en 12 rencontres (8,7 pour cent). Chicago a alloué un but en 19 désavantages numériques au United Center. Chicago semble aimer être puni car les Blackhawks sont l’une des équipes les plus pénalisées en séries éliminatoires.

    Malgré toutes les armes offensives dont ils disposent, les Blackahawks sont une équipe de milieu de peloton en avantage numérique, convertissant 18,2 pour cent de leurs chances. Heureusement pour eux, la majeure partie de leurs difficultés ont été rencontrées sur la route. À domicile, leur jeu de puissance présente une efficacité de 31,2 pour cent (5-en-16), et Chicago pourra bénéficier de l’avantage de la patinoire pour une deuxième ronde consécutive en finale de l’Association de l’Ouest.

    Le jeu de puissance des Kings s’est classé 27e sur 30 en saison régulière mais est soudainement devenu efficace en séries éliminatoires. Les Kings ont marqué 11 buts en 48 avantages numériques, dans neuf matchs sur 14. Gaborik y est pour quelque chose avec ses deux buts mais surtout il complique la vie de l’adversaire qui a un joueur dangereux de plus à surveiller.

    Généralement une force en désavantage numérique, les Kings ont concédé cinq buts au jeu de puissance des Ducks du deuxième au cinquième match. Mais ils ont blanchi leurs rivaux en huit occasions pour remporter les sixième et septième matchs.

    Il pourrait faire la différence

    Sheldon Brookbank -- Ses services ne sont pas souvent sollicités, mais Brookbank a joué un rôle important jusqu’ici au cours des séries éliminatoires 2014. Depuis qu’il s’est joint à l’équipe au début de la saison 2012-13, Brookbank a disputé 74 parties de saison régulière. Au cours de la conquête de la Coupe Stanley de Chicago l’an dernier, il n’a pris part qu’à une seule rencontre. Cette saison cependant, les choses ont été différentes. Il a été en uniforme pour six matchs au cours des deux premières rondes, prenant la place de Brent Seabrook pendant sa suspension au cours de la première ronde et étant préféré à Nick Leddy et Michal Rozsival au deuxième tour. Il a adopté un style de jeu simple et fiable, amassant deux mentions d’aide et conservant un différentiel de plus-4, stabilisant une troisième paire de défenseurs instable aux yeux de Quenneville. S’il continue de jouer de cette manière, une excellente brigade défensive pourra compter sur encore plus de profondeur.

    Jeff Carter -- Gaborik a fait sa part jusqu’ici mais les Kings auront besoin d’une meilleure contribution d’autres joueurs contre les Blackhawks. C’est maintenant au tour de Carter. Il a été plutôt tranquille jusqu’ici en séries avec quatre buts en 14 rencontres et s’il peut marquer d’autres buts importants comme celui en échappée lors du dernier match à Anaheim, il rendra de grands services à son équipe.


    Analyse

    Les Blackhawks vont l'emporter si… Ils respectent le même plan de match que lors des deux premières rondes. Même s’ils n’ont présenté que le cinquième meilleur dossier de l’Association de l’Ouest et le septième à l’échelle de la ligue, les Blackhawks de Chicago sont bâtis pour gagner en séries éliminatoires. Ils sont talentueux à toutes les positions, possèdent des tonnes d’expérience dans les matchs importants, sont hyper-confiants et ont été imbattables jusqu’ici en six parties à domicile au United Center. Il s’agit d’une recette idéale pour connaître du succès tard au mois de mai et au début du mois de juin.

    Les Kings vont l'emporter si… leur brigade défensive remodelée parvient à contenir suffisamment les rapides attaquants des Blackhawks. Beaucoup dépendra de la capacité de Schultz et Matt Greene à compenser leur lenteur en limitant les chances de marquer face à un Quick qui ne pourra pas tout faire seul. Les Kings sont parvenus à vaincre une équipe rapide comme les Ducks mais les Blackhawks sont peut-être encore plus menaçants.

     

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