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    Il n’aura fallu que deux ans à Marc Bergevin pour que le Canadien renaisse de ses cendres

    Par Richard Milo - Correspondant LNH.com

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    Il n’aura fallu que deux ans à Marc Bergevin pour que le Canadien renaisse de ses cendres
    Il n’aura fallu que deux ans à Marc Bergevin pour que le Canadien renaisse de ses cendres

    MONTRÉAL – Rendons à César ce qui lui appartient.

    Après avoir amassé 100 points pour la première fois depuis la saison 2007-08 et avoir franchi les deux premiers tours des séries éliminatoires, le Canadien de Montréal se retrouve maintenant en finale de l’Association de l’Est contre les Rangers de New York.

    Le Canadien a su renaître de ses cendres après avoir terminé au dernier rang de la LNH en 2011-12 et il n’y a pas que l’émergence de Carey Price ou P. K. Subban qui soient à l’origine du retour en force du club du hockey.

    Une grande part du crédit revient à Marc Bergevin.

    En deux ans depuis sa nomination à titre de directeur général le 12 mai 2012, le successeur de Pierre Gauthier a tiré les bonnes ficelles pour bâtir une équipe qui a du caractère et de la profondeur.

    Il y a quelques mois, les acquisitions de Dale Weise, Mike Weaver et Thomas Vanek ont solidifié le Canadien en vue des séries. Auparavant, il avait multiplié les bonnes décisions à tous les niveaux de l’organisation, que ce soit en optant pour Michel Therrien au poste d’entraîneur-chef ou en choisissant Stéphane Waite comme entraîneur des gardiens.

    « C’est certain qu’on est fier de ce qu’on est aujourd’hui, a dit Bergevin, souriant, lors d’un point de presse avant le premier match contre les Rangers. C’est une ligue qui est très bien équilibrée. On est ici aujourd’hui mais sans regarder trop loin à l’avant. La saison prochaine, on va recommencer à zéro. Il y a de très bonnes équipes dans la ligue.

    « Il y a deux ans, a-t-il poursuivi, les Devils sont allés en finale de la Coupe Stanley et ils n’ont pas fait les séries depuis ce temps-là. Est-ce que les Devils sont une bonne équipe? Oui mais Ils n’ont pas eu de succès. Je dis toujours que la seule garantie que je peux donner, c’est qu’il n’y a pas de garantie. »

    Les acquisitions de Weise et Weaver à la date limite des échanges ont porté fruit depuis le début des séries.

    « Tu peux avoir beaucoup de talent mais si tu n’as de caractère, tu auras de la difficulté, a expliqué Bergevin. Quand on a des périodes difficiles, on ne tu ne sautes pas en dehors du bateau. On aide plutôt à le réparer. On a des joueurs qui sont ensemble, qui sont unis, et qui ont un seul objectif : jouer pour gagner. C’est ce qui est important. Les trophées individuels ne gagnent rien. C’est le travail d’équipe. Je pense que c’est l’attitude qui règne dans le vestiaire. »

    Bergevin s’est aussi impliqué personnellement pour tisser des liens et faire de l’équipe une famille. Il est toujours en contact avec Therrien pour le soutenir et il s’implique quand c’est nécessaire.

    « Les joueurs me respectent et je crois que je les respecte, a-t-il dit. Je n’ai aucun problème à m’impliquer. Je pense que ça peut aider. Ma réputation comme joueur, c’était d’être un joueur d’équipe. J’ai pris ma retraite mais je suis encore un gars d’équipe. Je travaille en équipe et j’inclus tout le monde. Je vois une équipe spéciale, une équipe qui, quand les choses sont difficiles, se relève les manches et travaille. C’est une équipe qui s’améliore de plus en plus depuis qu’on avance dans les séries. Je suis très fier de ce groupe- là. »

    Le choix de Therrien pour effectuer un deuxième séjour à la barre du Canadien avait surpris certains observateurs lors de sa nomination et on a aussi entendu certaines critiques quand l’équipe a connu des moments difficiles mais clairement, c’était une décision éclairée.

    Sans détour, Bergevin a laissé entendre qu’il a l’intention de lui accorder un nouveau contrat.

    « Si je devais douter de Therrien à toutes les fois qu’on a des périodes difficiles, ça va être très long, a-t-il souligné. Quand j’étais à Chicago, on avait perdu 10 matchs de suite et plus tard, on a gagné la coupe. Los Angeles a eu cette année une période de cinq et peut-être aussi de trois ou quatre matchs sans victoire.

    «Il faut toujours savoir les raisons pour lesquelles ça ne fonctionne pas. Il y aura des périodes difficiles. C’est la réalité. On ne peut pas paniquer. On s’asseoit. on regarde, on analyse et on supporte les personnes avec lesquelles on travaille.»

    Un modèle

    Vendredi, le copropriétaire des Penguins de Pittsburgh, Mario Lemieux, a rendu un bel hommage à Bergevin à l’occasion du congédiement du directeur général Ray Shero en expliquant qu’il voulait que son prochain directeur général suive son modèle avec le Canadien.

    « Ce n’est pas seulement mon ami mais un des meilleurs joueur dans l'histoire du hockey, a commenté Bergevin. Je ne savais pas qu’il avait dit ça mais je savais qu’il avait congédié Shero. C’est difficile d’être directeur général. On est là pour être congédié et un jour, ce sera mon tour. Je pense que Ray a fait du bon très bon travail à Pittsburgh mais ça n’a pas fonctionné. Le fait que Mario ait dit ça, c’est agréable. Je n’ai pas de recette magique. Il y a des choses dans lesquelles on croit et on va faire des erreurs. Personne ne frappe pour une moyenne de 1,000 tout le temps mais présentement, notre groupe va bien ensemble et nous avons du succès. »

    D'autre part, Bergevin ne cache pas ses émotions depuis le début des séries éliminatoires. Il a montré qu’il était un bon danseur quand il a célébré le but vainqueur de Weise lors de la victoire de 5-4 en deuxième prolongation contre le Lightning de Tampa Bay. Il a aussi donné l’accolade à tous les joueurs et aux entraîneurs près du banc de l’équipe après la victoire décisive à Boston.

    « Je suis une personne émotive, a-t-il reconnu. Mais le mérite revient aux joueurs. C’est difficile pour moi de me cacher quand je suis dans l’amphithéâtre mais vous me trouvez. Quand on a battu les Bruins, j’étais émotif. J’étais tellement fier en raison des sacrifices de toute l’équipe et qu’on avait battu la meilleure équipe de la LNH. C’était à cause des joueurs. J’étais content pour eux et j’ai manifesté mes émotions. »

     

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