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    Face à face entre deux des six équipes originales de la LNH

    Par Dan Rosen et Adam Kimelman - Journalistes LNH.com

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    Face à face entre deux des six équipes originales de la LNH
    Face à face entre deux des six équipes originales de la LNH

    Canadiens de Montréal

    Rang: 446-28-8100 Pts.

    Rangers de New York

    Rang: 545-31-696 Pts.

    Carey Price et Henrik Lundqvist sont déjà passés par là. Les deux gardiens qui vont s’affronter en finale de l’Association de l’Est étaient à chaque extrémité de la patinoire lors du match pour la médaille d’or aux récents Jeux olympiques de Sotchi.

    Le Canadien de Montréal et les Rangers de New York, deux des six équipes originales de la LNH, vont s’affronter pour la 15e fois en séries de la Coupe Stanley, la première depuis 1996, et chaque équipe a gagné à sept reprises.

    Chaque équipe a aussi dû combler un déficit lors de la ronde précédente afin d’accéder à cette finale de l’Association de l’Est.

    Le Canadien tirait de l’arrière 3-2 face aux Bruins de Boston mais a pu compter sur les exploits de Price lors des deux derniers matchs. De la même façon, en déficit 3-1 face aux Penguins de Pittsburgh, les Rangers ont pu compter sur Lundqvist, appuyé par un bel effort défensif, pour accéder à la finale de l’Association de l’Est pour une deuxième fois en trois ans.

    Le Canadien a gagné deux des trois matchs entre les deux formations en saison régulière, trois matchs au cours desquels il ne s’est marqué qu’un grand total de quatre buts. Price a repoussé 74 des 75 rondelles dirigées vers lui en deux rencontres tandis que Lundqvist a concédé deux buts face à 27 lancers à sa seule sortie contre le Canadien.

    Attaquants

    Moins imposant physiquement que les attaquants des Bruins, le Canadien a trouvé d’autres moyens de s’imposer lors des sixième et septième matchs.

    Brendan Gallagher a été une petite peste qui a harcelé ses adversaires et un autre petit joueur, David Desharnais, a été bien visible et a participé au pointage lors des deux rencontres. Gallagher (4-5-9) n’est devancé que par P.K. Subban, un défenseur, en tête des pointeurs du Canadien.

    Max Pacioretty, qui complète le trio de Gallagher et Desharnais, a marqué le but victorieux du match décisif. Il avait également trompé la vigilance de Tuukka Rask deux jours plus tôt après avoir été limité à un but lors des neuf premiers matchs des séries.

    Thomas Vanek a été souvent discret mais il a néanmoins marqué quatre buts face aux Bruins. Lars Eller a été l’attaquant le plus constant, participant au pointage dans sept des 11 matchs de son équipe depuis le début des séries, et il est à égalité avec Gallagher avec une fiche de 4-5-9.

    Tomas Plekanec a marqué un but et totalisé quatre points face aux Bruins. Il en compte sept au total depuis le début des séries. Rene Bourque a entrepris les séries avec quatre buts et cinq points à ses cinq premiers matchs mais n’a aucun point depuis.

    Le quatrième trio a fait une grosse différence lors du dernier match lorsque Dale Weise, Daniel Brière et Brandon Prust ont signé le premier but puis lorsque Brière a marqué le troisième, portant son total de points à six en 10 rencontres.

    Face aux Rangers, le Canadien pourrait aussi compter sur le retour d’Alex Galchenyuk, à l’écart du jeu depuis le 9 avril en raison d’une blessure à un genou.


    Le fait qu’Alain Vigneault ait pu recourir à ses quatre trios sur une base régulière explique en bonne partie pourquoi les Rangers sont toujours en vie. Des 15 attaquants qui ont pris part à au moins un match éliminatoire, 13 d’entre eux ont joué une moyenne de plus de 10 minutes par rencontre, avec comme meneur Martin St. Louis à 18:56.

    Les quatre trios contribuent depuis le début des séries, menés par le troisième, composé de Derick Brassard au centre de Benoit Pouliot et Mats Zuccarello. Brassard a marqué quatre fois face aux Penguins, dont les buts victorieux des premier et cinquième matchs.

    Le deuxième trio est formé de Brad Richards au centre avec Carl Hagelin et St-Louis sur les ailes. Richards a vécu une renaissance dans les séries et marqué quatre buts, dont le victorieux du septième match contre les Penguins.

    Le quatrième trio aligne Brian Boyle et Dominic Moore avec un troisième joueur qui alterne, notamment les robustes Daniel Carcillo et Derek Dorsett. Ce trio a contribué à l’attaque tout en s’occupant de ses missions défensives. Boyle a marqué l’important premier but du septième match à Pittsburgh.

    Seul le premier trio de Derek Stepan entouré de Rick Nash et Chris Kreider n’a pas livré la marchandise jusqu’ici. Nash domine toute la compétition en séries avec 52 tirs au filet mais n’a aucun but et un seul point à ses 12 derniers matchs. Stepan n’a que deux mentions d’aide à sa fiche en sept rencontres. Kreider, remis d’une fracture à une main pour les quatre derniers matchs, a marqué un but et ajouté une passe lors du cinquième de la série à Pittsburgh.


    Défenseurs

    Le Canadien se prépare à la prochaine série avec trois duos de défenseurs efficaces.

    Le premier formé de Josh Gorges et P.K. Subban peut à peu près tout faire.

    Subban a été le meilleur joueur des siens, avec Price, depuis le début des séries. Il mène son équipe avec 12 points et une utilisation moyenne de 26:45 par match. Ils semblent bien finis les jours où Michel Therrien le laissait sur le banc dans les derniers instants d’une rencontre.

    Gorges a passé lui aussi de nombreuses minutes sur la patinoire, plus de 24 par match depuis le début des séries, et il a la responsabilité de couvrir Subban quand celui-ci fonce en zone offensive.

    Le deuxième duo d’Andrei Markov et Alexei Emelin inspire confiance à Therrien et les deux Russes entreprennent la majorité de leurs présences sur la glace dans leur propre territoire.

    Mike Weaver s’est avéré un rouage important en infériorité numérique après son arrivée à Montréal à la date limite des échanges dans ce qui semblait être une transaction mineure. Nathan Beaulieu a bien paru à ses deux premiers matchs à vie en séries, les deux derniers contre les Bruins. Moins utilisé, il a apporté des éléments de rapidité et de contrôle de la rondelle quand on a eu recours à ses services.

    Francis Bouillon ajoute de la profondeur et un autre vétéran, Douglas Murray, est une option supplémentaire, quoique moins intéressante si on veut miser sur un jeu de transition rapide.

    Le premier duo de Dan Girardi et Ryan McDonagh devra se taper les missions les plus difficiles et les deux joueurs ont montré qu’ils pouvaient relever le défi, menottant Claude Giroux en première ronde puis Sidney Crosby en deuxième. Deux des trois meilleurs compteurs en saison régulière ont ainsi été limités à un total de trois buts et neuf points en 14 rencontres.

    Girardi et McDonagh ont aussi contribué à l’attaque avec deux buts et huit points.

    Marc Staal et Anton Stralman sont les deux autres défenseurs les plus utilisés. Staal, finalement en santé après deux saisons marquées par les blessures, a trois points à sa fiche et un différentiel de plus-six depuis le début des séries. Stralman est à égalité en tête chez les Rangers avec cinq mentions d’aide et un différentiel de plus-7.

    Ces quatre défenseurs passent environ 20 minutes par match sur la patinoire, ce qui limite le temps de glace de Kevin Klein et John Moore.

    Raphael Diaz a aussi vu de l’action à l’occasion à la place de Moore et s’avère une option si on veut donner un autre look au troisième duo ou au jeu de puissance.

    Gardiens

    Price n’a jamais paniqué et n’a pratiquement montré aucune faiblesse jusqu’ici dans les séries. Il affiche une moyenne de 2,15 et un taux d’arrêts de ,926.

    Pacioretty a dit de lui qu’il était le leader de son équipe, expliquant qu’il a su demeuré calme en gardant le sourire, en faisant des blagues et en aidant à conserver l’ambiance relaxe même pendant les interruptions dans les matchs.

    Le gardien a été à son mieux lors des sixième et septième match contre les Bruins, repoussant 55 des 56 tirs en sa direction, et il avait blanchi ses adversaires pendant 103:46 lorsque Jarome Iginla l’a déjoué vers la fin de la deuxième période de la septième rencontre. Il n’a accordé qu’un seul but lors des 125:48 dernières minutes de la série, qu’il a complétée avec une moyenne de buts alloués de 2,05 et un pourcentage d’arrêts de ,936.

    Depuis le début des séries, il a été spécialement efficace en première période, au cours de laquelle il n’a été déjoué qu’à trois reprises, et à domicile, où il montre une fiche de 4-1, une moyenne de 1,59 et un taux d’arrêts de ,943.

    Il a aussi été à son mieux face aux Rangers en saison régulière, ne leur accordant qu’un but en deux rencontres et affichant une moyenne de buts alloués de 0,50 et un taux d’arrêts de ,987.

    Son auxiliaire Peter Budaj n’a pas joué des séries.

    A quel point Lundqvist a-t-il été bon face aux Penguins? Après leur avoir accordé quatre buts sur 27 tirs lors du quatrième match, il n’en a plus concédé que trois face à 105 tirs lors des trois suivants. Il a effectué 35 arrêts dans la victoire finale de 2-1.

    Lundqvist occupe le premier rang en séries avec un taux d’arrêts de ,931, à égalité avec Corey Crawford, et sa moyenne de 1,99 le place au deuxième rang derrière le gardien des Blackhawks de Chicago (1,97). De plus, Lundqvist s’améliore avec l’importance des matchs. A ses 12 derniers matchs face à l’élimination, il montre une fiche de 10-2, une moyenne de buts alloués de 1,32 et un taux d’arrêts de ,957 avec deux blanchissages.

    Lundqvist a entrepris les 80 derniers matchs éliminatoires des Rangers, le troisième gardien de l’histoire de la LNH à en avoir fait autant. Cam Talbot a été un auxiliaire solide en saison régulière mais une blessure à Lundqvist mettrait probablement fin aux chances des Rangers de mettre la main sur la Coupe Stanley.


    Entraîneurs

    Therrien était l’entraîneur des Penguins de Pittsburgh quand ceux-ci ont éliminé les Flyers de Philadelphie en 2008 à sa seule présence en demi-finales de la Coupe Stanley.

    Il a été impressionnant contre les Bruins en recourant à six formations différentes en plus d’avoir eu quelques bonnes intuitions.

    Il a laissé Brière de côté pour le cinquième match mais l’a ramené dans la formation après la défaite de 4-2 et le vétéran a marqué un but et ajouté une passe lors du septième match.

    Cherchant plus de rapidité au sein de son troisième duo de défenseurs, Therrien a fait appel à Beaulieu pour le sixième match. À sa première présence en séries, le jeune défenseur a fait la longue passe qui a mené au but de Pacioretty.

    Vigneault est un habitué des séries mais ce qu’il a vécu lors des deux premières rondes ne ressemble en rien à ce qu’il avait connu.

    Il a su garder le cap en dépit d’un jeu de puissance devenu un jeu d’impuissance, d’un premier trio inefficace et d’un calendrier qui a forcé son équipe à disputer cinq matchs en sept soirs. Il a aussi eu à vivre avec la mort subite de la mère de St-Louis avant le cinquième match à Pittsburgh, ce qui s’est finalement avéré un élément rassembleur.

    Vigneault a fait preuve de patience, limitant au minimum les changements dans sa formation. Il s’en est généralement tenu à ses éléments réguliers mais il a aussi eu droit à de belles performances de joueurs comme J.T. Miller, Carcillo et Diaz. La confiance manifestée à l’endroit de ses joueurs a gardé ceux-ci relaxes et confiants.

    Unités spéciales

    Le Canadien n’a rien fait qui vaille à ses quatre premiers avantages numériques lors du dernier match à Boston, mais à la cinquième occasion, Brière a marqué l’important but d’assurance vers la fin de la troisième période.

    Au bout du compte, le jeu de puissance du Canadien a excellé face aux Bruins avec huit buts en 25 occasions (32,0 pour cent). Il fonctionne à 26,3 pour cent (10-en-38) après les deux premières rondes.

    Subban a trois buts et sept points en avantage numérique. Vanek a aussi marqué trois buts et tous les cinq points de Markov ont été obtenus avec le jeu de puissance. Pacioretty a aussi cinq points, dont un but, en supériorité numérique.

    Le Canadien a concédé un but en désavantage numérique lors du dernier match mais n’en a accordé que trois aux Bruins en 18 occasions. Au total des séries cependant, son taux de réussite est tout juste de 80 pour cent (20-en-25).

    Le jeu de puissance des Rangers a été spécialement anémique et a même établi un record de futilité en séries avec une séquence de 0-en-36.

    Mais il est sorti de sa torpeur au bon moment lors des trois derniers matchs contre les Penguins. Le but de Kreider en première période du cinquième match a mis fin à la panne et propulsé les Rangers vers une victoire de 5-1. Puis Richards a marqué le but victorieux de l’affrontement décisif alors que les Rangers avaient un joueur en plus sur la patinoire.

    Les Rangers ont été remarquables en infériorité numérique face aux Penguins, ne cédant qu’une fois en 20 occasions. Lundqvist a été leur meilleur joueur avec un homme en moins, mais ses coéquipiers ont réagi avec rapidité et n’ont pas craint de bloquer des lancers.

    Il pourrait faire la différence

    David Desharnais -- Desharnais a peiné à trouver le fond du filet depuis le début des séries mais s’il peut rejouer comme il l’a fait lors du dernier match à Boston, il pourrait aider le Canadien à donner le ton et imposer son style de jeu.

    Il était vite sur la rondelle à son dernier match, et son travail inlassable combiné à son talent naturel ont mené au but de Pacioretty.

    Desharnais n’a pas marqué depuis le deuxième match contre le Lightning de Tampa Bay et n’a que cinq points en 11 rencontres, mais il est rapide et élusif, et il pourrait causer des ennuis aux Rangers s’il joue d’une façon aussi assurée que mercredi à Boston.

    Derek Stepan -- Stepan est au centre du premier trio et du jeu de puissance mais on attend toujours qu’il produise comme un joueur de premier plan. Après avoir complété la meilleure saison de sa carrière avec un total de 57 points, il n’a que deux buts et six points en 14 matchs des séries. Il a disputé sept matchs sans amasser un seul point avant d’obtenir une mention d’aide à chacune de ses deux dernières rencontres. S’il peut se mettre en marche pour de bon, il pourrait aider Nash à débloquer et les Rangers pourraient compter sur quatre trios pour produire des points.


    Analyse

    Le Canadien va l'emporter si… Price continue de s’illustrer, si les défenseurs continuent de contribuer à l’attaque et si on met l’accent sur la vitesse en donnant rapidement le ton. Price est la clé. Il est certainement le pilier de son équipe, comme Lundqvist pour les Rangers, et il doit donner une chance à son équipe de gagner. Il doit être son meilleur joueur. Il devra aussi être à son mieux en début de rencontre parce que le Canadien a une fiche de 7-0 en séries quand il marque le premier but et de 6-0 quand il mène après une période. A l’opposé, sa fiche est de 1-3 quand il concède le premier but et de 0-2 quand il tire de l’arrière après 20 minutes.

    Les Rangers vont l'emporter si… ils continuent d’avoir de bons débuts de match. Les Rangers ont marqué 14 buts en première période, le deuxième meilleur total en séries, et ils ont marqué le premier but dans neuf de leurs 14 rencontres, montrant alors une fiche de 7-2. Un bon départ permet aux Rangers de miser sur leur profondeur et de garder leurs meilleurs joueurs fais et dispos, ce qui explique qu’ils soient si efficaces quand ils possèdent une avance. Ils peuvent aussi continuer d’être agressifs en attaque parce qu’ils peuvent se fier à un des meilleurs gardiens au monde derrière eux.

     

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