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Les Bruins croient qu’ils n’ont besoin que de quelques ajustements mineurs

vendredi 2014-05-16 / 22:59 / LNH.com - Nouvelles

Par Matt Kalman - Correspondant LNH.com

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Les Bruins croient qu’ils n’ont besoin que de quelques ajustements mineurs
Les Bruins croient qu’ils n’ont besoin que de quelques ajustements mineurs

BOSTON – Deux jours après la défaite des Bruins de Boston dans le septième match de leur série de deuxième ronde de l’Association de l’Est contre le Canadien de Montréal, le centre David Krejci s’est présenté au TD Garden vendredi pour la journée de séparation, arborant toujours sa barbe des séries.

Sa pilosité faciale accentuait l’air triste de l’attaquant alors qu’il continuait de déplorer les chances qu’il a ratées, et qui aurait pu lui permettre de ne pas voir ses séries éliminatoires prendre fin sans qu’il n’ait trouvé le fond du filet, ce qui aurait pu aider les Bruins à atteindre la finale de l’Association de l’Est pour une deuxième saison consécutive.

Krejci a récolté quatre mentions d’aide en 12 rencontres en séries.

« Je pense avoir été plutôt constant tout au long de l’année, a déclaré Krejci. Je crois aussi que j’obtenais encore des chances en séries. J’avais l’impression de connaître de bons matchs. Mais au bout du compte, la rondelle n’est pas entrée dans le filet, et c’est tout ce qui importe. C’était simplement un mauvais moment pour que cela arrive. Je n’ai pas réussi à sortir de cette léthargie. J’ai fait de mon mieux, mais ce n’est pas arrivé. C’était parfois frustrant, et maintenant c’est décevant. Je ne peux cependant rien y changer. Les prochains jours seront difficiles, mais j’espère m’en remettre. »

Bien que la baisse de production de Krejci, qui est passé de meilleur pointeur de son équipe en saison régulière avec 69 points à un joueur incapable de marquer en séries, ait été stupéfiante, il est loin d’être le seul coupable de l’élimination des Bruins. Son compagnon de trio Milan Lucic n’a inscrit qu’un but (dans un filet désert) contre le Canadien, et le défenseur Zdeno Chara n’a pas touché la cible en deuxième ronde. L’ailier gauche Brad Marchand n’a pas fait vibrer les cordages une seule fois en séries. La sortie rapide des Bruins du tournoi printanier a été le résultat d’un effort d’équipe.

Boston a remporté le trophée des Présidents, menés par trois joueurs qui ont été mis en nomination pour des trophées de la LNH : le joueur de centre Patrice Bergeron (Selke), Chara (Norris) et le gardien Tuukka Rask (Vézina). Les Bruins ont aussi vaincu les Red Wings de Detroit en cinq parties en première ronde. Cependant, les Bruins ont perdu le premier match contre Montréal en deuxième période de prolongation, et n’ont pu jamais été les mêmes par la suite, même s’ils ont par la suite pris les devants 3-2 après avoir gagné le cinquième match. L’entraîneur Claude Julien a indiqué vendredi que même si le pointage final n’a pas favorisé les Bruins, cette rencontre a été la meilleure de son équipe. Boston avait dominé 51-33 au chapitre des lancers, mais s’était tout de même incliné 4-3.

En analysant la série, Julien a mis le doigt sur quelques raisons qui expliquent pourquoi Montréal a avancé à la ronde suivante.

« Nous n’avons pas offert notre meilleur effort, nous en sommes conscients, a expliqué Julien. Nous nous attendions peut-être à ce que des joueurs [blessés] reviennent au jeu, ce qui n’est pas arrivé, et nous comptions sur plusieurs jeunes joueurs. Nous avons touché 10 à 12 poteaux. Si certains de ces tirs entrent dans le filet, serions-nous en train de tenir cette conversation aujourd’hui? Les raisons sont nombreuses. Il faut que la chance soit de notre côté. Plusieurs facteurs doivent tourner à notre avantage. »

C’est pour ces raisons que Julien ne croit pas qu’une refonte majeure de l’alignement des Bruins soit nécessaire.

« Est-ce que nous devons soudainement tout changer parce que nous avons perdu contre Montréal? Non, je crois que nous devons évaluer les éléments qui peuvent être améliorés et apporter des ajustements, a noté Julien. Et certains de ces ajustements seront mineurs. De plus, certains de nos jeunes joueurs seront meilleurs l’an prochain dans des situations similaires. D’une année à l’autre, les choses changent. Je donne seulement mon opinion d’entraîneur, et ce n’est peut-être pas ce que ce que pense Peter [Chiarelli, le directeur général], mais nous savons qu’il peut être dangereux de démanteler une très bonne équipe à la suite d’une situation qui ne repose pas sur une seule raison. »

Sans les services des vétérans défenseurs Dennis Seidenberg et Adam McQuaid pendant la majeure partie de la saison régulière et pendant toutes les séries éliminatoires, les Bruins ont pu accélérer la progression des jeunes défenseurs Dougie Hamilton, Torey Krug, Matt Bartkowski et Kevan Miller. En offensive, l’attaquant de 23 ans Reilly Smith s’est emparé d’un poste sur l’un des deux premiers trios, et la recrue Matt Fraser a bien fait dans la série contre Montréal en remplacement de Chris Kelly, qui n’a pas disputé un seul match en séries en raison d’une blessure.

Malgré les difficultés éprouvées par ses vétérans à l’attaque et les erreurs effectuées par les vétérans et les jeunes joueurs, Chiarelli ne semblait pas inquiet à l’idée de tenter à nouveau de remporter la Coupe Stanley en conservant intact en grande partie son alignement, particulièrement après avoir procédé aux entrevues de fin de saison.

« Ce que je peux vous dire, même si ce ne sont pas eux qui prennent les décisions, c’est que chaque joueur que j’ai rencontré ce matin a [dit] : "Nous aurions dû aller jusqu’au bout", a raconté Chiarelli. Ou encore "Nous y arriverons l’an prochain". Maintenant, mon travail est de filtrer tout ça car je suis le directeur général, et qu’ils sont les joueurs, mais il s’agit d’une très bonne équipe. Des ajustements pourraient être apportés ici et là, mais cette équipe est très bonne. Elle est très solide au centre et devant le filet, elle possède beaucoup de caractère et possède un bon noyau. Nous avons mis la main sur le trophée des Présidents et nous avons battu Detroit en cinq matchs. Nous avons perdu en sept rencontres face à Montréal. Nous sommes très émotifs, et c’est mon travail d’analyser tout cela de manière non émotive.

« Nous comptons sur une bonne équipe, et nous devrons nous adapter à certaines tendances qui prévalent dans le hockey d’aujourd’hui. Il se peut que ces ajustements soient apportés à l’automne, à mi-chemin de la prochaine saison, au 1er juillet ou plus tôt encore. Il faut parfois laisser les choses aller. Nous n’allons cependant apporter trop de changements à cette équipe. Mais il y aura des changements. »

L’attaquant Jarome Iginla, qui a inscrit 30 buts en saison régulière et cinq en séries éliminatoires, est le seul joueur autonome sans compensation d’importance avec lequel devra négocier Chiarelli. Krug, Smith et Bartkowski font partie d’un groupe de joueurs qui seront autonomes avec compensation. Les Bruins pourront aussi compter sur le retour en santé de Kelly, McQuaid et Seidenberg, ce dernier ayant d’ailleurs révélé qu’il aurait été en mesure de jouer en finale d’association moins de cinq mois après avoir subi une opération visant à réparer deux ligaments de son genou.

Le noyau des Bruins leur a permis de remporter la Coupe Stanley en 2011, et de retourner en Finale de la Coupe Stanley en 2013. Les vétérans ont expérimenté les émotions les plus grisantes et les marasmes les plus profonds. Ils croient que leur avenir est prometteur.

« Je crois [que nous sommes des aspirants à la Coupe Stanley], et je suis convaincu que nous formons un groupe fantastique, a souligné Chara. Nous devrons tirer des leçons de ce qui est arrivé cette saison et être plus motivés et mieux préparés lors des prochaines séries éliminatoires. »

 

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