Nous avons mis à jour nos Conditions d'utilisation et notre Politique de confidentialité.  En continuant d'utiliser les services en ligne de la LNH, vous acceptez ces documents mis à jour et l'arbitrage de différends.
Se connecter avec votre compte LNH.com:
  • Soumettre
  • Ou
  • Se connecter avec Google
 

    Une solution simple pour le Canadien : « La mettre dans le but »

    dimanche 2014-05-11 / 23:24 / Bruins vs Canadiens - Finales de section 2014

    Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

    Partagez avec vos amis


    Une solution simple pour le Canadien : « La mettre dans le but »
    Une solution simple pour le Canadien : « La mettre dans le but »

    BROSSARD – Il s’agissait surtout d’une blague, mais en réalité, cette blague résumait bien la situation dans laquelle se trouve le Canadien de Montréal.

    Il a été demandé au joueur de centre David Desharnais si le Canadien devait apporter des ajustements à l’aube du sixième match de leur série de deuxième ronde de l’Association de l’Est contre les Bruins de Boston lundi au Centre Bell (19 h 30 (HE); NBCSN, CBC, RDS), le genre de question que l’on entend sur une base quotidienne au cours des séries éliminatoires.

    « Oui, a répondu Desharnais, il faut la mettre dans le but quand nous en avons la chance. »

    Desharnais est en bonne position pour parler de ce besoin de profiter des chances de marquer lorsqu’elles se présentent.

    Peu après le but du Canadien en avantage numérique tard en deuxième période de la cinquième rencontre samedi qui réduisait l’écart à 3-1, Desharnais s’est faufilé derrière les défenseurs des Bruins et s’est présenté en échappée. Il avait la chance d’inscrire son premier but de la série et de rapprocher Montréal à un seul but avant le début du troisième tiers.

    Les espoirs de remontée du Canadien reposaient sur le bâton de Desharnais. Et ils se sont envolés aussi rapidement qu’ils étaient apparus.

    Desharnais a tenté de déjouer le gardien des Bruins Tuukka Rask et la rondelle a roulé sur son bâton avant même qu’il puisse tenter de tirer vers le but.

    Ce jeu résume bien le genre de contribution que les meilleurs joueurs offensifs du Canadien ont apportée jusqu’ici dans la série quatre-de-sept que les Bruins mènent 3-2.

    Montréal n’a pas marqué contre Rask à forces égales depuis le but de Dale Weise à 13:52 de la deuxième période du deuxième match, une sécheresse de 147:27 qui se poursuivra au début de la sixième partie jusqu’à ce que le Canadien trouve une manière de percer la défensive des Bruins, qui semble avoir retrouvé son identité en remportant les deux dernières rencontres.

    « Nous affrontons une très bonne équipe. Si l’on se fie aux statistiques, il s’agit de l’une des meilleures équipes de la ligue à 5-contre-5, a souligné Desharnais. C’est difficile, mais il faut trouver un moyen. Si nous profitons de jeux de puissance, nous devrons en tirer profit et créer du momentum afin de marquer à 5-contre-5. »

    À l’exception d’un but inscrit dans un filet désert au cours de la troisième partie, Montréal a marqué six fois à forces égales en cinq rencontres. Trois de ces buts ont été réussis par des attaquants, et aucun d’entre eux n’a été l’œuvre de Desharnais, Max Pacioretty ou Thomas Vanek.

    Avant le revers de 4-2 dans le cinquième match, l’entraîneur Michel Therrien a envoyé un message clair à ses meilleurs joueurs offensifs en affirmant qu’ils devaient s’ajuster à l’intensité des séries. S’il s’agissait d’une tactique visant à les motiver, elle n’a pas fonctionné.

    Alors lorsque Therrien a de nouveau eu l’occasion de pointer du doigt ses meilleurs joueurs dimanche, il l’a déclinée.

    « Le leadership doit provenir de tout le monde, ce n’est pas l’affaire d’un seul joueur », a fait remarquer Therrien lorsqu’on lui a demandé s’il espèrait que Vanek soit l’un des leaders de l’attaque au cours du sixième match. « Je demande à tous les joueurs qui enfilent l’uniforme, tous les joueurs qui participent à une rencontre, de faire preuve de leadership.

    « Qu’il s’agisse de sa première saison ou que cela fasse 18 ans qu’il est dans la ligue, à mes yeux, un joueur doit toujours agir comme un leader. »

    Vanek a aussi choisi de mettre l’accent sur l’équipe plutôt que sur lui-même, lui qui n’a dirigé qu’un seul tir au but à ses deux derniers matchs.

    « Je crois que cette série tourne autour de la profondeur, a analysé Vanek. Nous avons besoin de tout le monde, et je m’inclue dans ce groupe. Nous devrons évidemment élever notre jeu, moi le premier. »

    Vanek a raison lorsqu’il affirme que la profondeur a fait la différence dans cette série puisque les meilleurs joueurs de Boston en arrachent autant que ceux de Montréal. Le premier trio des Bruins composé de Jarome Iginla, David Krejci et Milan Lucic ont inscrit deux buts à forces égales, dont un dans un filet désert.

    « C’est une série serrée, où on dispose de peu d’espace », a expliqué le capitaine du Canadien Brian Gionta. « Leurs meilleurs joueurs connaissent les mêmes difficultés. C’est l’une des choses qui se produisent au cours d’une longue série.

    « J’éprouve beaucoup de confiance envers les joueurs de notre équipe; ils jouent bien et ils vont débloquer. »

    Après avoir vu les Bruins s’imposer lors des deux dernières parties en adoptant une défensive hermétique et en limitant les chances du Canadien à l’attaque, il serait difficile d’affirmer que le momentum est du côté de Montréal.

    Mais Desharnais a déclaré de manière surprenante qu’il a impression que le Canadien commence à fatiguer les Bruins, et non l’inverse.

    « Plus la série s’étire et plus nous avons l’impression qu’ils ralentissent peu à peu, a-t-il affirmé. C’est difficile pour eux, nous appliquons beaucoup de pression. C’est de plus en plus difficile, mais nous obtenons des chances. »

    Le trio de Desharnais et Pacioretty complété par Brendan Gallagher a été en mesure d’éviter le défenseur des Bruins Zdeno Chara dans la quatrième rencontre présentée à Montréal, alors que Therrien profitait du dernier changement, un avantage qu’il possédera encore lundi. Mais au cours du cinquième match à Boston, Chara était envoyé dans la mêlée systématiquement par l’entraîneur des Bruins Claude Julien pour affronter l’unité de Desharnais.

    Desharnais ne semble pas inquiété outre mesure par le fait de devoir se frotter à Chara, même si Therrien pourra dicter les affrontements au cours de la sixième partie.

    « Il est un excellent défenseur, et ce n’est vraiment pas facile de jouer contre lui, a admis Desharnais. Je crois que nous avons trouvé une manière de le fatiguer un peu [samedi], et de le mettre sous pression.

    « Lorsque l’on réussit à faire ça, il devient simplement un défenseur comme un autre. »

     

    La LNH sur Facebook