Nous avons mis à jour nos Conditions d'utilisation et notre Politique de confidentialité.  En continuant d'utiliser les services en ligne de la LNH, vous acceptez ces documents mis à jour et l'arbitrage de différends.
Se connecter avec votre compte LNH.com:
  • Soumettre
  • Ou
  • Se connecter avec Google
 

    Ducks : Boudreau se rappelle avec émotion de son temps passé dans le système des Kings

    vendredi 2014-05-09 / 3:00 / Ducks vs Kings - Finales de section 2014

    Par Curtis Zupke - Correspondant LNH.com

    Partagez avec vos amis


    Ducks : Boudreau se rappelle avec émotion de son temps passé dans le système des Kings
    L’entraîneur d’Anaheim Bruce Boudreau s’est promené au cours de sa carrière, mais il a passé cinq années au début de la dernière décennie derrière le banc du club-école des Kings de Los Angeles dans la Ligue américaine de hockey, où il a notamment dirigé Dustin Brown.

    ANAHEIM – Au hockey, les entraîneurs sont toujours très conscients de l’heure, car leur routine est fondée sur les entraînements, les réunions et les heures diverses pour les débuts des matchs. Cependant, l’horloge semble avoir davantage d’emprise sur Bruce Boudreau que sur les autres entraîneurs.

    Plus souvent qu’autrement, lorsque Boudreau regarde un cadran, il affiche 9:11, et cela lui rappelle les attaques terroristes du 11 septembre 2001. Il était alors l’entraîneur des Monarchs de Manchester, le club-école des Kings de Los Angeles dans la Ligue américaine de hockey, et il a perdu ses amis Garnet « Ace » Bailey et Mark Bavis, deux dépisteurs de l’organisation.

    « J’ai remarqué qu’il est 9:11 très souvent lorsque je regarde l’heure, plus que jamais auparavant, a affirmé Boudreau. Il semble qu’il soit cette heure-là plus souvent au cours d’une journée. »

    Boudreau devait être sur le même avion que Bailey et Bavis, mais le destin est intervenu puisqu’un changement tardif à l’horaire l’a fait rentrer à Los Angeles une journée plus tôt.

    « J’ai une photographie d’Ace dans mon salon, et je pense à lui chaque fois que je la vois », a confié Boudreau.

    Il s’agit du lien le plus émotif, mais pas le seul lien, qui lie Boudreau à Manchester, et dans le cadre de l’odyssée de Boudreau dans le monde du hockey, il se trouve maintenant derrière le banc des Ducks d’Anaheim, qui affrontent les Kings pour la première rencontre entre ces deux équipes en séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

    Boudreau a dirigé Manchester entre 2001 et 2005, conservant un dossier de 169-118-33. Les Monarchs ont participé aux séries éliminatoires chaque année, mais chacune de ces saisons s’est terminée en première ronde des séries, notamment en 2004-05 alors que Manchester avait cumulé une fiche de 51-21-0-8, la meilleure de la LAH.

    Boudreau a été congédié et est devenu l’entraîneur des Bears de Hershey, et a plus tard mis la main sur la coupe Calder. Il a cependant qualifié son passage à Manchester comme une étape importante dans son cheminement qui l’a conduit derrière le banc d’une équipe de la LNH.

    « C’était important parce que j’ai beaucoup appris de [l’entraîneur des Kings à l’époque] Andy Murray, puisque je passais les camps d’entraînement et les camps de perfectionnement [avec lui], a souligné Boudreau. J’étais dans les rangs mineurs depuis 25 ans à cette époque. On se demande toujours si on peut atteindre la LNH. Mais on ne le sait pas. Alors lorsque je me présentais aux camps, et que je voyais qu’il prêchait les mêmes choses que moi, je me suis alors dit : “Et bien, j’ai peut-être une chance”. Il était aussi d’excellent conseil. Si j’avais besoin de quelque chose, je n’avais qu’à lui donner un coup de fil. Il a été très bon pour moi.

    L’un des joueurs de Boudreau à sa dernière saison en 2004-05 était le jeune Dustin Brown, âgé de 19 ans, lui qui est maintenant le capitaine des Kings. Brown avait disputé 31 parties avec les Kings au cours de la saison précédente, mais il était un joueur à temps partiel dans la LNH qui raffinait toujours son jeu.

    « Je crois qu’il a été le bon entraîneur au bon moment pour moi, a admis Brown. Le lockout a été une bénédiction déguisée puisque cela m’a permis de disputer toute la saison dans la LAH et de passer beaucoup de temps sur la glace, ce qui m’a permis de m’acclimater au niveau professionnel. [Cela m’a aidé] de pouvoir compter sur un entraîneur qui me donnait un peu plus de latitude en attaque.

    « Si j’avais évolué dans la LNH à 19 ans cette année-là, j’aurais pu faire des erreurs et être cloué au banc ou rétrogradé, et cela nous reste toujours à l’esprit. Toute cette situation a été une bénédiction. »

    Brown ne se souvient pas avoir entendu Boudreau utilisé le langage vulgaire pour lequel il s’est fait connaître dans la série 24/7 sur la chaîne HBO. Il n’en avait pas besoin cette année-là, puisque les Monarchs ont commencé le calendrier avec une fiche de 20-1-1 malgré la perte des trois quarts de sa production offensive et ses deux premiers défenseurs.

    « Je me souviens qu’il était un entraîneur très positif, a indiqué Brown. C’est probablement la chose qui m’a le plus marqué chez lui. Il te donne presque carte blanche en attaque, mais il s’attend à ce que l’on se replie en défensive. Une fois que l’on a traversé notre ligne bleue, il nous laisse utiliser notre talent et notre sens du hockey pour créer des jeux. »

    Le défenseur des Kings Jeff Schultz a connu une expérience similaire lorsqu’il a joué sous les ordres de Boudreau avec Hershey et avec les Capitals.

    « Je venais de terminer ma dernière saison junior et je me suis amené pour les séries éliminatoires, et je n’avais jamais eu d’entraîneur comme avant cela, s’est rappelé Schultz. Il menait des entraînements très énergiques à haute intensité. Il s’attendait à ce que ses joueurs donnent le maximum, et c’est ce qu’il obtenait.

    « Il m’a vraiment aidé à me rendre là je suis aujourd’hui… pas seulement Bruce, mais aussi [l’entraîneur-adjoint] Bob Woods, qui m’a aidé. »

    Boudreau et sa famille ont pratiquement adopté Manchester comme ville de résidence, et ils s’y sont intégrés à l’extérieur de la patinoire. Il en a parlé avec émotion, une journée après que ses Ducks se soient retrouvés en retard 2-0 dans leur série quatre de sept contre les Kings en deuxième ronde de l’Association de l’Ouest.

    « Nous avions une maison, a raconté Boudreau. J’aime tout de Manchester. Les gens, le président Jeff Eisenberg et moi nous entendions très bien, et nous sommes devenus membres de la communauté pendant cinq ans. Mon épouse s’est bâti des amitiés durables qui sont ici aujourd’hui. L’aréna était plein tous les soirs. J’aime la région de la Nouvelle-Angleterre. C’était vraiment cool. »

    Boudreau retourne à Manchester tous les étés pour le tournoi de Bailey, et il compte encore de bons amis dans la région. Boudreau, l’entraîneur itinérant, est très connu dans le monde du hockey, lui qui a passé la plupart de sa carrière de joueur et d’entraîneur dans les rangs mineurs. À ce jour, les cinq années que Boudreau a passées à Manchester représentent la plus longue période où il a vécu ailleurs que dans sa ville natale de Toronto.

    « C’est toujours mon record personnel », a-t-il conclu.

     

    La LNH sur Facebook