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Touchette : Le sous-estimé Corey Crawford des Blackhawks

lundi 2014-05-05 / 16:05 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : Le sous-estimé Corey Crawford des Blackhawks
Derrière chaque grande équipe, il y a un grand gardien et c’est le cas pour les Blackhawks

Qui est le gardien de but le plus sous-estimé de la LNH ?

Creusez-vous les méninges un peu.

Donnez-vous votre langue au chat ?

Si vous avez répondu Corey Crawford, vous n'êtes sûrement pas loin de la vérité.

Lorsqu'il est question des retentissants succès des Blackhawks de Chicago, bien des gens évoquent les noms de Jonathan Toews, Patrick Kane et Duncan Keith avant celui du natif de Châteauguay de 29 ans, qui, faut-il le rappeler, n'est pas au nombre des finalistes au trophée Vézina.

Et quand vient le temps de dresser la liste des meilleurs gardiens du circuit, le nom de Crawford se retrouve rarement dans le top cinq.

Pire encore, il y en a qui l'oublie carrément.

Surprenant ? Oui et non. Oui parce que les Blackhawks regorgent de joueurs-vedettes, qui, quelque part, font ombrage à Crawford. Non parce que les bons gardiens sont nombreux dans la LNH.

N'empêche que Crawford n'obtient pas toujours son plein mérite malgré une feuille de route de plus en plus impressionnante.

Crawford ne gagne pas de médaille; il se contente de gagner des matches à un train d'enfer.

L'année dernière, il a été l'un des grands responsables de la conquête de la Coupe Stanley par les Blackhawks, lui qui a signé un dossier de 16-7 et une moyenne de 1,82 pendant les séries éliminatoires.

Et il est à nouveau au sommet de son art, cette année.

Les Blackhawks, à ne pas en douter, forment une formidable équipe grâce notamment à des joueurs comme Toews, Kane, Keith, Marian Hossa, Patrick Sharp, Bryan Bickell et Brent Seabrook, mais aussi grâce à un excellent gardien de but, qui occupe une bien plus grande place qu'on serait porté à le croire.

Une bien belle machine

Il s'est dit bien des choses, parfois n'importe quoi, depuis que le Canadien de Montréal a échappé une avance de 3-1 lors du second match de sa série contre les Bruins de Boston, samedi.

Mais à tout considérer, le Canadien, n'eût été des petits miracles de Carey Price dans le match initial, aurait pu facilement rentrer à Montréal avec un recul de 2-0. Et la mort dans l'âme.

« Respirons par le nez », comme dirait l'autre.

Le Canadien, faut-il le rappeler, ne joue pas contre les Hirondelles de Tombouctou, mais bien contre une sacrée grosse machine de hockey, donc une équipe capable de faire basculer un match à tout moment comme ce fut le cas samedi.

La troisième période, c'est bien connu, est souvent la meilleure période des équipes de pointe. Or il n'y a pas une équipe, qui, cette année, a mieux fait que les Bruins en troisième. Ce n'est certainement pas un hasard.

Autre constatation: le jeu de puissance du Canadien fonctionne rondement, mais à cinq contre cinq, les Bruins, jusqu'à ce jour, ont l'avantage.

Cela dit, le Canadien est toujours dans le coup. Samedi, il a préconisé un échec-avant, qui a visiblement dérangé les défenseurs des Bruins, dont Zdeno Chara. Résultat, les Bruins ont perdu plusieurs rondelles dans leur zone. Bref, sa vitesse demeure le meilleur atout du Canadien.

Une remontée mémorable

En attendant, cette grande rivalité continue de passionner le bon peuple.

À cet égard, je vous pose la question suivante: quel est votre match préféré issu de la rivalité Canadien-Bruins ?

Pas facile, en effet. Les moments forts entre ces deux équipes, je l'avoue, ne se comptent plus.

Mon choix: le match numéro deux des quarts de finale, cuvée 1971. Je m'en souviens comme si c'était hier ou avant-hier si vous préférez.

J'étais assis devant ma télé quand le match a commencé; j'étais probablement debout sur mon sofa lorsqu'il s'est terminé. Un grand thriller que je vous dis.

Les Bruins, menés par l'incomparable Bobby Orr et Phil Esposito et largement favoris pour gagner la série ayant récolté 24 points de plus que le Canadien en saison régulière, s'étaient donnés une avance de 5-1 avant de voir Henri Richard réduire l'écart à trois buts avant la fin du deuxième engagement.

Personnellement, j'avais, comme bien d'autres, d'ailleurs, fait une croix sur les chances du Canadien.

Puis en troisième, Boston, contre toute attente, a été frappé par un ouragan; le Canadien, inspiré par Jean Béliveau, a tonné pour cinq buts et l'a finalement emporté, 7-5, pour égaliser la série, 1-1. Un match de fous, un match mémorable.

Et possiblement le match qui a changé à jamais la rivalité entre ces deux concessions.

 

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