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    Getzlaf et Kopitar au centre de l’attention à l’aube du duel Ducks-Kings

    vendredi 2014-05-02 / 23:06 / Ducks vs Kings - Finales de section 2014

    Par Corey Masisak - Journaliste LNH.com

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    Getzlaf et Kopitar au centre de l’attention à l’aube du duel Ducks-Kings
    Les responsabilités d’un joueur de centre no 1 dans la LNH ont changé, et la série de deuxième ronde dans l’Ouest entre les Ducks d’Anaheim et les Kings de Los Angeles devrait en être un autre exemple.

    EL SEGUNDO, Californie – Bob Gainey a remporté le trophée Selke les quatre premières fois qu’il a été remis dans la LNH, et jusqu’à tout récemment on l’a souvent octroyé à un attaquant dont les statistiques offensives ne faisaient pas partie de l’élite.

    Il y a eu des exceptions, comme Bobby Clarke en 1983, Troy Murray en 1986 et une séquence de quatre ans dans les années 1990, mais jusqu’à 2006 c’est ce qu’on observait la grande majorité du temps. Les équipes déployaient leurs joueurs de centre spécialistes en repli pour contrer les meilleurs attaquants adverses.

    Cette philosophie a changé pour plusieurs équipes autour de la LNH et ça s’est reflété dans le vote pour le trophée Selke. Rod Brind'Amour l’a remporté deux fois et Pavel Datsyuk à trois reprises, et soudainement, un trophée défensif a commencé à être remis à un très bon joueur offensif.

    Les responsabilités d’un joueur de centre no 1 dans la LNH ne sont plus les mêmes, et la série de deuxième ronde dans l’Ouest entre les Ducks d’Anaheim et les Kings de Los Angeles devrait en être un autre exemple.

    Anze Kopitar, qui en est à sa première nomination pour le Selke, est devenu un des meilleurs joueurs complets au monde et il est le centre no 1 des Kings. Ryan Getzlaf, finaliste au trophée Hart et joueur de centre no 1 pour les Ducks, fait partie d’un groupe de centres de concession qui excellent des deux côtés de la patinoire; ce groupe inclut Jonathan Toews des Blackhawks de Chicago, Patrice Bergeron des Bruins de Boston, David Backes des Blues de St. Louis, ainsi que Datsyuk et Henrik Zetterberg des Red Wings de Detroit.

    « Je pense que ça vient par vagues qu’on perçoit des similitudes entre joueurs à cause de la manière dont les joueurs sont dirigés, repêchés ou tout ce qui est en lien avec leur développement. Il y a une formule qui fonctionne alors tout le monde la suit, a déclaré le défenseur des Kings Robyn Regehr. Je pense qu’en ce moment nous sommes dans cette vague où il y a beaucoup de joueurs de centre extrêmement forts, talentueux, gros et responsables. Ils sont une partie intégrante des équipes gagnantes. Ils sont les pièces maîtresses autour desquelles les équipes se bâtissent, eux et les gardiens.

    « Je ne pourrais pas vous donner l’explication exacte pour tout cela, mais j’imagine que ç’a un lien avec le développement qui est fait avant pour que ces joueurs arrivent [dans la LNH] et qu’ils soient déjà comme ça. Ensuite ça revient à la manière dont les entraîneurs distribuent le temps de glace. Je pense que les entraîneurs les poussent à jouer de cette manière, et ils répondent bien. »

    Getzlaf et Kopitar pourraient se croiser souvent sur la glace dans cette série, qui débutera samedi au Honda Center (20 h 00 HE; RDS, TSN, NBCSN).

    Quand les Kings ont éliminé les Sharks de San Jose en première ronde dans l’Ouest, Kopitar et Mike Richards ont été les joueurs les plus utilisés contre Joe Thornton et Logan Couture, les deux meilleurs centres de San Jose. Le trio de Kopitar a surtout vu Couture, lui qui n’a amassé aucun point au cours des quatre derniers matchs de la série, tous remportés par Los Angeles.

    Dans le passé, la ligne de pensée standard était que les équipes avaient des attaquants offensifs et des attaquants défensifs; aujourd’hui, les lignes sont embrouillées. Kopitar, Toews et Bergeron (les trois finalistes pour le Selke cette année) sont envoyés sur la glace contre les meilleurs joueurs adverses. Getzlaf n’a pas toujours été considéré comme ce genre de joueur, mais il l’est devenu.

    « [Kopitar] est un excellent joueur de hockey, a dit Getzlaf. J’ai beaucoup de respect pour lui. Il joue de la bonne façon. Il fait les bonnes choses. J’accueille ce défi à bras ouverts. Ça ressemble beaucoup à la dernière série avec [Jamie] Benn. »

    Les Kings ont plus de profondeur au centre, alors l’entraîneur Darryl Sutter n’aura pas besoin d’utiliser Kopitar contre Getzlaf, qui a terminé deuxième en saison régulière avec 87 points. Richards est considéré comme un solide centre défensif, ce qui pourrait donner la chance à Kopitar d’affronter d’autres joueurs d’Anaheim.

    L’entraîneur des Ducks, Bruce Boudreau, aura davantage d’options pour ce genre de jumelages au début de la série.

    « J’y pense encore, a dit Boudreau jeudi. Ils ont un gros trio avec [Marian] Gaborik, [Dustin] Brown et Kopitar. Et quand je dis gros, je veux dire gros. On a Getzlaf, [Corey] Perry et [Matt] Beleskey et ils sont gros eux aussi. Ça pourrait être un bon jumelage. Je vais devoir passer à travers toutes mes notes avant de prendre une décision. »

    Kopitar a été un des meilleurs joueurs de Los Angeles quand les Kings ont gagné la Coupe Stanley en 2012, et il a très bien fait lors des Jeux olympiques de Sotchi 2014 quand il a aidé la Slovénie, qui n’avait aucun autre joueur de la LNH parmi ses rangs, à gagner deux matchs et atteindre les quarts de finale.

    Kopitar a mené les Kings avec 29 buts et 70 points cette saison, et a sûrement fait partie des discussions pour l’obtention du trophée Hart.

    « Avec Anze, il est juste tellement responsable dans les trois zones, a dit Regehr. En zone défensive, il utilise son gabarit et sa force pour être responsable et se placer au bon endroit pour contrer les joueurs adverses, leur enlever la rondelle. En zone neutre, il est très amusant à regarder. Soit il fait une feinte, soit il passe le disque à la bonne personne. C’est très rare qu’il ne réussit pas à traverser la zone neutre. On s’habitue presque à son efficacité. En territoire offensif, il fait l’inverse qu’en zone défensive. Il utilise son corps pour protéger la rondelle, éloigner les autres joueurs et contrôler le disque, contrôler le jeu en fond de territoire. »

    Sutter a définitivement aimé faire jouer Kopitar contre Getzlaf en saison régulière. Le capitaine des Ducks a vu plus de temps de glace contre Kopitar que n’importe quel autre centre dans la ligue sauf Thornton, Pavelski (qui a souvent joué à l’aile de Thornton) et Sam Gagner des Oilers d’Edmonton.

    Boudreau pourrait tenter d’éviter ce jumelage. Quand Getzlaf était sur la glace en même temps que Kopitar à forces égales, les Ducks ont démontré un pourcentage de tentatives de lancers de 24,5 pour cent (Corsi).

    « Le gars est bon, tout simplement », a dit Boudreau par rapport à Kopitar. « Je pense qu’il fait partie de l’élite mondiale. Si tu joues contre lui, assure-toi d’être prêt parce qu’il peut jouer des deux sens de la patinoire, il peut tout faire. »

    Affronter Getzlaf veut aussi dire affronter son acolyte de toujours Perry. Ils forment un des duos les plus prolifiques de la LNH depuis des années.

    Perry a gagné le Hart en 2011, et Getzlaf est devenu candidat pour le titre de joueur par excellence cette saison après avoir inscrit 31 buts, un sommet en carrière.

    « Ces deux-là jouent ensemble depuis un bon moment, a évoqué le défenseur des Kings Jake Muzzin. Ils ont une belle complicité et ils savent où se trouve l’autre dans certains jeux. On devra savoir exactement où ils sont sur la patinoire et bien communiquer quand viendra le temps de contrer ce premier trio. »

     

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