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    Le Canadien est conscient que la dernière victoire n’est jamais facile

    Par Richard Milo - Correspondant LNH.com

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    Le Canadien est conscient que la dernière victoire n’est jamais facile
    Le Canadien est conscient que la dernière victoire n’est jamais facile

    BROSSARD – Le Canadien de Montréal n’a besoin que d’une seule autre victoire pour balayer le Lightning de Tampa Bay.

    S’il remporte le quatrième match mardi, il pourrait donc profiter d’un congé qui lui serait salutaire avant d’entreprendre le deuxième tour des séries éliminatoires de la Coupe Stanley contre le gagnant de la série présentement égale 1-1 entre les Bruins de Boston et les Red Wings de Detroit.

    C’est la première fois que le Canadien détient une avance de 3-0 depuis la finale de l’Association Prince de Galles en 1993.

    Bien qu’elle soit confiante, la troupe de l’entraîneur-chef Michel Therrien ne tient rien pour acquis.

    « Nous avons confiance, mais en même temps, nous restons humbles, a noté Lars Eller. La dernière victoire est toujours la plus difficile à remporter. Nous sommes où nous voulions être, mais il ne faut pas commettre l’erreur de penser que ce sera facile. »

    « On s’est sauvé avec la victoire hier (dimanche), mais il faut qu’on joue mieux demain (mardi) pour finir la série, a renchéri Thomas Vanek. Ce fut comme un avertissement qu’il fallait mieux jouer. »

    Évoluant au centre de Rene Bourque et Brian Gionta, Eller a récolté quatre points – un but, trois aides – lors des trois premiers matchs de la série et son trio totalise neuf points.

    « C’est un trio qui va très bien, a reconnu Therrien. J’aime leur combativité, Bourque et Lars jouent du hockey inspiré entourés de notre capitaine Brian Gionta. J’aime beaucoup ce que je vois. J’aime voir des joueurs engagés dans le match, qui sont en possession de la rondelle, qui prennent les bonnes décisions, qui s’impliquent. »

    Bourque, lui, a déjà réussi trois buts alors qu’il n’en avait marqué que neuf en 63 matchs pendant la saison régulière. Il a inscrit le premier filet de la victoire de 3-2 dimanche après seulement 11 secondes de jeu.

    « Ce sont deux joueurs – Eller et Bourque – qui ont eu des périodes difficiles au cours de la saison, a noté Therrien. Mais c’est un processus et ils sont passés par là. Par moments, il a fallu prendre des décisions et ce n’était pas facile de rayer un joueur de la formation.

    « Il y a des raisons pour ça. On sait ce dont ils sont capables et on veut qu’ils jouent comme ils sont capables. On voit les résultats maintenant. Ils répondent correctement, ils ont une bonne attitude et ils montrent qu’ils sont de bons coéquipiers. Il leur revient beaucoup de crédit. »

    De la profondeur

    Dans l’ensemble, le Canadien obtient une solide contribution de tous ses joueurs depuis le début des séries éliminatoires. À l’exception du jeune Michael Bournival, 11 des 12 attaquants de l’équipe ont noirci la feuille de pointage et cinq des six défenseurs ont des différentiels positifs. Seul Andrei Markov présente une fiche négative de moins-1.

    « Avoir de la profondeur, c’est toujours la clé à ce temps-ci de l’année », a noté Josh Gorges, dont le différentiel est le plus élevé à plus-4. « En séries éliminatoires, c’est toujours de plus en plus difficile à chaque match. »

    « Tout le monde contribue et c’est agréable », a souligné Brendan Gallagher, qui a réussi le but décisif dimanche après que le défenseur Mark Barberio lui eut écrasé et lacéré le nez dans la baie vitrée un peu plus tôt dans le match. « Tout le monde dans le vestiaire est prêt à se sacrifier pour ses coéquipiers. J’en fais autant. C’est du hockey des séries éliminatoires et c’est plaisant d’en faire partie. »

    Eller a quant à lui fait l’éloge de Gallagher.

    « Il ne craint pas de se salir le nez, a-t-il dit. Il aura beaucoup de cicatrices au visage à la fin de sa carrière. »

    Therrien, lui, a rappelé qu’il appréciait la détermination de Gallagher.

    « Je n’étais pas surpris de le voir revenir au jeu. Il se dévoue corps et âme. Il s’amène pour jouer. Il a beaucoup de plaisir et il donne tout ce qu’il a à chaque présence, a évoqué Therrien. C’est un jeune formidable. Il joue avec ardeur et il paye le prix pour connaître du succès. Il s’améliore constamment. Son but, soit dit en passant, était important. Ça nous a donné du momentum pour le début de la troisième période. »

    Un leadership contagieux

    Après avoir accordé cinq buts lors du premier match, Carey Price n’en a concédé que trois lors des deux rencontres suivantes et il présente une moyenne de 2,12 buts alloués par match et un taux d’efficacité de ,914.

    Contrairement à son rival Anders Lindback, il a réalisé les arrêts qui s’imposaient pour stimuler son équipe.

    « Carey dégage tellement de confiance dans son jeu que c’est contagieux, a dit Therrien. Il apporte du leadership à sa manière. C’est un gars calme, on le sent prêt et il a une bonne mentalité. Ça amène un leadership qui est très positif. »

    Le Canadien a tenu un entraînement optionnel lundi, alors que Markov et Alexei Emelin ont eu droit à une journée de repos pour subir des traitements.

    « Markov n’a plus 20 ans et il faut être réaliste, compte tenu des minutes qu’on lui demande de jouer, a expliqué Therrien. À ce moment-ci de l’année, tous les joueurs soignent de petits bobos. Nous voulons que les deux soient au meilleur de leurs capacités mardi. »

    Markov a obtenu 26:35 de temps de glace lors du troisième match et Emelin, 21:24. La contribution d’Emelin est grandement appréciée. Il n’était pas disponible lors des séries la saison dernière en raison d’une blessure au genou gauche.

    « J’aime l’ensemble de nos défenseurs, a signalé Therrien. Cette année, on a une équipe différente en séries éliminatoires par rapport à l’an passé. Il y a l’expérience des jeunes joueurs, la venue de joueurs différents et le fait qu’Emelin soit aussi dans notre formation.

    « C’est dur de jouer contre lui (Emelin). C’est un gars physique, un gars que les joueurs doivent respecter sur la patinoire. Il est à son meilleur quand il est physique et joue bien avec la rondelle. Il y a une belle chimie entre lui et Markov. Ils sont capables de parler dans leur langue. Parfois, je ne comprends pas ce qu’ils disent (en russe), mais ça semble marcher. [Emelin] est un joueur important au sein de notre brigade défensive. »

    Therrien a aussi eu de bons mots à l’endroit du vétéran Francis Bouillon, qu’il a rayé de la formation à plusieurs reprises en saison régulière.

    « C’est un ‘gamer’, a-t-il dit. C’était difficile de le retirer de la formation compte tenu de l’histoire qui nous unit, mais il a su garder une bonne attitude et il mérite de faire partie de la formation. »

    Comme le Canadien, le Lightning a eu un entraînement optionnel lundi. Steven Stamkos était présent au Centre Bell. Il n’a pas participé à l’exercice, mais il s’attend à jouer mardi.

    Stamkos a été atteint à la tête par un coup de genou accidentel d’Emelin après avoir été projeté sur la glace par Brandon Prust dans les dernières minutes de la deuxième période lors du troisième match. Il est néanmoins revenu au début de la troisième période pour prêter main forte à ses coéquipiers.

    Ce n’est jamais fini tant que ce n’est pas fini, mais il reste que les chances du Lightning de remonter la pente sont très minces. Seulement trois équipes ont remporté une série après avoir perdu leurs trois premiers matchs – les Maple Leafs de Toronto en 1942, les Islanders de New York en 1975 et les Flyers de Philadelphie en 2010.

     

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