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    Steven Stamkos sera du match no 4, Cooper veut s’assurer que l’ambiance demeure légère

    Par Emna Achour - Journaliste LNH.com

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    Steven Stamkos sera du match no 4, Cooper veut s’assurer que l’ambiance demeure légère
    Steven Stamkos sera du match no 4, Cooper veut s’assurer que l’ambiance demeure légère

    MONTRÉAL – Même s’il a failli perdre les services de son capitaine Steven Stamkos dimanche soir et que son équipe tire maintenant de l’arrière 0-3 dans la série de premier tour dans l’Est face au Canadien de Montréal, l’entraîneur du Lightning de Tampa Bay Jon Cooper a gardé l’ambiance légère lundi matin.

    Bouteille d’eau à la main à défaut d’avoir un vrai micro, Cooper s’est immiscé dans le point de presse de Stamkos lors de la séance d’entraînement optionnel de l’équipe et dans son personnage de journaliste, il a demandé à Stamkos comment il se sentait.

    « Ah, je me sens mieux qu’hier. Une décision sera probablement prise tout juste avant le match », a répondu Stamkos en riant.

    Un vrai reporter en a rajouté, demandant à Stamkos de dire ce qu’il pensait du travail de son entraîneur jusqu’à présent dans la série.

    « J’aimerais passer un peu plus de temps sur la patinoire, a rigolé Stamkos. Mais je ne me plains pas. On verra. »

    Il n’a cependant pas voulu se mouiller quand un journaliste lui a demandé si l’entraîneur du Canadien, Michel Therrien, se débrouillait mieux que le sien.

    « Je vais le laisser répondre à cette question », s’est contenté de répliquer Stamkos.

    L’ambiance était donc beaucoup plus détendue lundi matin que la veille, alors que le Lightning venait de s’incliner 3-2 lors du match no 3. Les joueurs étaient plus souriants et n’avaient pas l’air aussi abattus, et Cooper n’avait plus autant de fumée qui lui sortait par les oreilles.

    Mais blagues à part, Stamkos a assuré que malgré le coup qu’il a reçu à la tête dimanche soir, il était suffisamment rétabli pour être du match no 4.

    « Je me sens assez bien et je m’attends à jouer, a-t-il dit. C’était un match difficile hier (dimanche), on a travaillé fort, mais je suis prêt pour le prochain. »

    C’est que Stamkos avait donné une bonne frousse à son équipe en fin de deuxième période dimanche.

    Alors qu’il battaillait avec l’attaquant du Canadien Brandon Prust en zone neutre, Stamkos a chuté et au même moment, le défenseur Alexei Emelin s’amenait à toute vitesse vers Stamkos. En tentant de sauter par-dessus lui pour l’éviter, le genou droit d’Emelin a frappé directement la tête de Stamkos. Le joueur du Lightning a semblé sonné, perdant même l’équilibre en essayant de se relever.

    Stamkos a finalement quitté la patinoire à 16:09 de l’engagement et n’est pas revenu pour le reste de la période. Plus de peur que de mal cependant, puisqu’il était de retour à son poste pour le début du troisième tiers.

    Contrairement à Stamkos, c’est sans surprise que Cooper a confirmé que le gardien Ben Bishop, sur la touche depuis le 8 avril en raison d’une blessure au haut du corps, n’est toujours pas prêt pour un retour au jeu. Il a patiné pendant une vingtaine de minutes lundi, mais il ne sera définitivement pas du match no 4 qui aura lieu mardi soir.

    L’expérience de Carle

    Déjà que le Lightning constitue une jeune équipe en manque d’expérience et que même l’entraîneur en est à ses premières séries éliminatories dans la LNH, il n’est pas évident de trouver parmi le lot quelqu’un qui sait ce que ça prend pour combler un retard de 0-3 dans une série, la gagner et ultimement passer au tour suivant.

    Un seul a déjà vécu pareilles circonstances chez le Lightning; le défenseur Matthew Carle, alors qu’il évoluait avec les Flyers de Philadelphie en 2010. Cette année-là, les Flyers étaient devenus seulement la troisième équipe de l’histoire de la LNH à remporter une série après avoir tiré de l’arrière 0-3, et ce contre les Bruins de Boston en quarts de finale dans l’Est.

    Carle a tenté de donner le plus de conseils possibles à ses coéquipiers en se basant sur ce qu’il avait vécu.

    « Les gars m’ont posé des questions par rapport à ça, et c’est tout simplement toujours la même chose. Tu dois te concentrer sur la tâche à accomplir et essayer de gagner quatre matchs de suite, a mentionné Carle. Tu en perds trois [d’affilée] et c’est un peu comme si c’était la fin du monde. Gagner quatre matchs de suite sera assez difficile maintenant, mais tu n’as qu’à aller en chercher un et le momentum va revenir de ton côté. Ce qui est étrange, c’est que notre dernier match était probablement notre meilleur, et je ne pense pas qu’on se sente aussi mal que la plupart des gens doit le croire. On a hâte à demain (mardi).

    « C’était cependant un peu différent [avec les Flyers en 2010] parce qu’on a commencé la série sur la route, et donc le match no 4 était à domicile. Je crois que notre mentalité à l’aube de ce match-là était qu’on ne voulait pas être humilié devant nos partisans, et on voulait simplement en gagner un. On a réussi à l’emporter en prolongation ce jour-là, on est allé sur la route et ultimement on a remporté la série. »

    Cooper a mentionné à la blague qu’il n’était pas certain que cette expérience soit d’une si grande aide pour le reste de l’équipe, mais peu importe, il a dit aimait ce qu’il voyait de son groupe de joueurs.

    « Je suis certain que ça l’aide lui (Carle), mais je ne sais pas si c’est vraiment le cas pour les 19 autres joueurs qui vont jouer demain soir, a évoqué Cooper. La chose que j’apprécie vraiment de notre équipe, c’est que personne ne s’apitoie sur son propre sort, et c’est assez cool d’avoir ça dans un vestiaire avec autant de jeunes joueurs. J’entends beaucoup de ‘J’aurais aimé qu’on joue dès ce soir (lundi)’ de la bouche des joueurs. C’est assez satisfaisant de faire partie d’un groupe comme celui-là. Alors pour être honnête, j’ai assez hâte à demain. »

    Et Stamkos a non seulement hâte, mais il a aussi pleinement confiance en son équipe, qui est loin d’en être à son premier obstacle à surmonter cette saison.

    « Notre groupe a été très résilient, a-t-il déclaré. On a eu à faire face à beaucoup d’adversité. Bien sûr, on n’a jamais été dans ce genre de situation, mais dans d’autres types de circonstances on a trouvé le moyen de s’en sortir. C’est à cela que je m’attends de notre groupe, d’avoir la même mentalité, de livrer le même genre de bataille. Tout le monde nous compte pour battus, mais nous sommes toujours en vie et nous n’avons qu’à gagner un match, et ensuite on aurait la chance de revenir à la maison devant nos partisans. C’est sur cela qu’on se concentre en ce moment. »

     

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