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    Touchette: Le Canadien joue à la manière de Therrien

    Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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    Touchette: Le Canadien joue à la manière de Therrien
    Touchette: Le Canadien joue à la manière de Therrien

    Il fut un temps pas si lointain où on disait que le Canadien de Montréal était devenu l'équipe de Carey Price et de P.K. Subban.

    Je n'ai jamais souscrit à cette façon de voir les choses. Jamais.

    Une équipe, une véritable équipe je dis bien, n'est et ne sera jamais l'affaire de deux ou trois joueurs, aussi talentueux soient-ils.

    Le Canadien connait du succès parce que c'est l'équipe d'un peu tout le monde; de Price, bien sûr, mais aussi de Tomas Plekanec, de David Desharnais, de Josh Gorges, de Max Pacioretty, de Brendan Gallagher, d’Andrei Markov, de Thomas Vanek, de P.K et j'en passe.

    Et c'est sans doute là la plus grande réussite de Michel Therrien depuis son retour à la barre du Canadien.

    Inviter un groupe de joueurs à jouer en équipe est une chose; les convaincre de le faire en est une autre.

    Dans la LNH, la stratégie des entraîneurs, à quelques exceptions près, se ressemble.

    « On ne réinvente pas la roue », disait l'autre.

    Donc, le plus grand défi qui attend l'entraîneur c'est de persuader tous ses joueurs de ramer dans la même direction, de s'oublier au profit du concept de l'équipe, de faire preuve d'humilité dans un système, qui glorifie ... l'équipe.

    Et de toute évidence, Therrien, jusqu'à preuve du contraire, a gagné son pari.

    L'exemple de P.K.

    Pour un, Subban, de temps à autre, a tendance à s'éloigner du concept d'équipe.

    Si ça lui arrive encore, ça lui arrive moins souvent.

    Il n'y pas si longtemps, Therrien n'hésitait pas à le clouer sur le banc, à lui envoyer une fléchette sur la place publique dès qu'il faisait fausse route. Certains observateurs étaient d'avis que cette façon de faire n'était pas la plus habile avec un joueur-vedette et gagnant du trophée Norris. Qu'elle risquait de contaminer la relation entre les deux hommes à la longue.

    Mais si elle comporte toujours un certain risque, elle a aussi ses mérites.

    En agissant de la sorte, Therrien a fait la preuve qu'il n'y avait pas de passe-droit peu importe que le joueur fautif se nomme P.K. Subban ou Johnny Robitaille.

    Son message a toujours été clair et Subban, jusqu'à nouvel ordre, ne s'en portait pas plus mal.

    Il a besoin de s'éclater

    Subban, on s'entend, ne sera jamais un joueur comme les autres. C'est un peu ce qui fait sa force et sa faiblesse.

    Par moments, il essaie, on le sait, d'en faire trop, de gagner le match à lui seul. Résultat, il est parfois victime d'un revirement, qui lui attire aussitôt les foudres d'un peu tout le monde.

    Mais ainsi va la vie avec P.K.

    De temps à autre, il a besoin de s'éclater, quitte à y aller d'un effort individuel, audacieux.

    Son riche talent lui permet d'essayer de repousser ses limites.

    Pas plus tard que dimanche soir, il a effectué une descente à la P.K., qui a mené au deuxième but du Canadien, celui de Gallagher dans le troisième match de la série contre le Lightning de Tampa Bay.

    Curieusement, personne ne lui a reproché sa folle et spectaculaire escapade en zone du Lightning.

    « Il a pris la bonne décision, a dit Therrien. Il n'a pas essayé de passer la rondelle entre trois paires de patins ».

    En termes clairs, il a laissé la dentelle de côté.

    Bref, Subban, en vertu de ses multiples talents, a le pouvoir de faire basculer un match. Mais cet immense pouvoir comporte aussi des risques.

    Dans son cas, l'un va difficilement sans l'autre.

    Therrien a déjà comparé son défenseur au style casse-cou à un pur-sang, à un cheval sauvage. On a beau dire, mais le cheval sauvage, qu'on le veuille ou non, aura toujours envie de s'évader de l'enclos !

     

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